Archives de la catégorie Octobre

J’ai bien dormi cette nuit, trop heureux de pouvoir le faire dans mon terrier et tous mes souvenirs. La journée d’hier a été forte en émotion, j’ai pu constater tous les amis que j’ai, c’est tellement beau l’amitié.
Je pars tout joyeux gambader, en plus j’ai la chance que le soleil soit là, ça me rend encore plus heureux. Je cours comme un petit fou, comme je le suis parfois, je dance avec les hautes herbes, je fais des bonds de rochers en rochers, je tourne sur moi à toute vitesse, quand j’entends des voix furieuses.
– tu vas t’arrêter de foncer comme ça, sans regarder où tu mets les pattes !
Je stoppe net mes élucubrations, à la recherche de celui, ou celle qui s’adresse à moi.
– oui, oui, ok, je m’arrête. Qui ai je offensé ?
– baisse la tête, et sans bouger !
– voilà, j’ai baissé la tête, je ne vois que de l’herbe verte.
– ben, cherche un peu, il n’y a pas QUE de l’herbe.
– désolé de vous agacer encore, mais oui, je ne vois que de l’herbe.
– encore un qui ne fait pas la différence entre de l’herbe et nous les Trèfles à Quatre Feuilles, c’est affligeant.
– des Trèfles à Quatre Feuilles, décrivez vous, que je fasse la différence avec les brins d’herbe.
– mais on n’a rien à voir, l’herbe, c’est des tiges, plus ou moins droites. Nous, au bout d’une tige fine, on forme quatre feuilles parfaitement disposées.
– ah oui ! Oh, très jolis !
– enfin ! Merci quand même ! Et en plus on porte bonheur.
– vous voulez dire que vous pouvez donner de l’amour, de la santé, de la chance ?
– oui, le bonheur, en un seul mot.
– et si on offre des Trèfles à Quatre Feuilles à quelqu’un, ça va lui porter cette chance ?
– il faut y croire, mais oui, nous on y croit.
– bon, ok… Ça me donne une petite idée, est ce que trois d’entre vous voudraient bien venir avec moi, c’est pour vous donner un jour spécial à des êtres délicieux.
– pas de soucis, on veut bien, tu n’as qu’à choisir.
– j’ai bien fait de pas vous écraser, vous m’avez donné une idée géniale.
– tu peux nous dire à qui tu vas nous offrir ?
– chut, c’est encore une surprise…

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Les Porte Bonheur

Les Porte Bonheur

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Je suis resté avec grand père toute la journée. Je lui ai raconté toutes les histoires de la famille, il était trop content que tout le monde aille bien. Il a promis de revenir bientôt et il est parti avec une petite larme à l’oeil… Ha, la famille !
Je suis parti de bonne heure pour faire ma ballade, mais je ne sais pas trop ce que je ressens, une espèce de malaise, c’est bizarre comme sensation. Une sorte de crainte de quelque chose de pas très agréable. Enfin on verra bien…
Quelques minutes plus tard, je n’allais toujours pas bien, et décide de rentrer dans mon terrier, j’ai envie de dormir pour faire passer cette journée au plus vite.
Oh ! Mon terrier ! Qu’est il arrivé ? L’entrée est bouchée par un éboulis de pierres. Je ne peux plus rentrer chez moi, quel malheur.
J’appelle au secours très fort. Tous mes amis vont reconnaitre mon appel, et vont arriver d’un moment à l’autre. C’est Loupiot et Filou qui arrivent les premiers.
– Koukïn ! Qu’est ce qui t’arrive ? Tu as l’air bien malheureux.
– retournez vous, regardez mon terrier, il est bouché par une chute de pierre.
– oh, mais c’est pas grave, t’en fais pas, on va t’en trouver un autre.
– c’est gentil, mais il y a tous mes souvenirs dans ma maison.
– ça aussi, c’est pas grave, ce ne sont que des objets.
– des objets qui ont beaucoup de valeur pour moi. Quand je les regarde, ils me rappellent tant de bons souvenirs.
– alors, je ne vois qu’une solution, on va déboucher ton entrée.
– comment faire ?
– avec tous les amis que tu as, ça va pas être difficile. Partons tous les trois de chaque côté à la recherche d’aide.
Pas plus d’une heure après, ils sont tous là, Chance et Joyeux qui grattent très fort avec leur pattes. Les Chèvres qui dégagent les pierres avec leur cornes. Le Vaches qui les aident avec encore plus de force. Les Poules et les lapins qui font office de chefs de chantier. Et beaucoup d’autres qui aident du mieux qu’ils peuvent.
– voilà Koukïn, ton terrier est à nouveau accessible.
– un grand merci mes amis ! Jamais je n’y serais arrivé sans vous.
– et toi, combien de fois tu nous a aidé ? On considère ça comme une chance d’avoir pu te secourir.
– comme tout est bien qui fini bien, on fait une fête ? Allez, tous dans mon terrier !

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Koukïn est Malheureux

Koukïn est Malheureux

Il pleut ! Ce qui m’assure bien qu’on est en automne, c’est une petite pluie fine, qui me mouillera guère. Et je vois de gros trous dans les nuages, le ciel est bleu à travers ces trous, bonne nouvelle, la pluie ne va pas durer.
Je vais me promener dans la forêt, peut être que je verrai Malicia qui promènerai ses bébés, je languis de les revoir. Ou peut être Filou, j’ai envie de voir ma famille. Enfin on verra bien…
Qui est là haut sur le rocher. Pauvre animal, il boite, il marche la tête basse. Il semble mal en point, je vais aller l’aider.
– bonjour ! Oh, mais tu es un Renard !
– bonjour jeune homme, oui un Renard comme toi, mais un vieux Renard.
– tu ne vas pas bien ? Tu boites ? Tu as besoin de mon aide ?
– tu es un gentil petit gars toi, mais non, tout va bien, je boite parce que mes pattes on un peu de mal à grimper sur cette colline. Mais si tu veux m’aider, connaitrais tu l’adresse d’une Renarde, c’est ma fille, je sais qu’elle habite dans la région.
– pour cela, il me faudrait plus d’indications. Peux tu me la décrire ?
– elle est très belle, une tête fine, de belles couleurs rousse, avec un peu de blanc autour de son visage, comme un collier. Ce collier blanc, c’est une vraie référence pour la reconnaitre.
– oui, ça me dit quelque chose, j’en connais bien une qui a cette couleur blanche autour du visage. Mais elle n’est pas là.
– oh, dommage, j’aurais tellement voulu la revoir.
– encore une petite question pour savoir si c’est bien d’elle qu’il s’agit. Est ce qu’elle a des enfants ?
– oui, elle en a eu trois, deux garçons et une fille. Il ont un peu plus de deux ans aujourd’hui.
– est ce qu’ils ne seraient pas né au mois de juillet, le 7 exactement ?
– oui ! C’est ça, alors tu la connais ! C’est bien elle qui est parti comme tu m’as dit ?
– je crains que oui. Et une dernière question, ses enfants, ils s’appellent bien « Malicia « , Filou » et « Koukïn » ?
– oui ! Sans aucun doute, c’est elle, c’est bien elle !
– bonjour grand père !

Crédit photo : Denis Girard

Grand Père Renard

Grand Père Renard

Trois jours sans rencontrer un ami à quatre pattes, ou deux à deux pattes, il est temps que je le fasse aujourd’hui. Je me suis bien régalé avec les Colchiques, les Pommes et le beau paysage d’automne, mais aujourd’hui ça va changer, je le sens puisque je le veux.
Je vois au loin quelqu’un qui court, de là où je suis, des buissons le cache en partie, mais je peux deviner un copain à quatre pattes. Je dévale la colline et je vais le rejoindre.
– Fox ?
– Koukïn ?
– oui, tu m’as reconnu !
– et toi aussi !
– alors, tu vas bien, ? Ça fait quelques mois qu’on s’est vu.
– oui, c’était au début de l’année, tu cherchais le chemin pour voir la neige.
– et je l’ai trouvé ! J’ai fait un tas d’amis là bas.
– génial ! Et tu es allé où après ? J’ai entendu dire que tu as beaucoup voyagé.
– ça oui, j’ai bien voyagé. D’abord l’Afrique, puis quelques mois après l’Asie, pour terminer dans les Pays du Grand Nord. J’ai rencontré un tas d’amis, ils m’ont laissé des souvenirs plein la tête.
– quelle chance !
– mais tu peux y aller aussi, c’est facile, je peux te donner de bons tuyaux si tu veux.
– c’est gentil, mais je préfère rester ici.
– tu n’as pas envie de découvrir le monde ?
– ben pas trop, je suis bien ici. Je suis comment dire ? Un peu pantouflard.
– chacun son truc tu me diras. Mais dis moi, tu as voyagé dans les Alpes puisque tu m’as indiqué le chemin.
– mieux que ça, j’y suis né.
– et tu n’as pas envie de retourner chez toi ?
– pas trop, comme je te l’ai dis je suis bien ici, chez moi c’est ici.
– j’y vais pour fêter le nouvel an avec mes amis des montagnes. Tu ne voudrais pas venir avec moi ? On ferai le chemin ensemble.
– bon, ok. Je laisserai mes pantoufles quelques temps pour venir avec toi, car je n’ai rien prévu.
– super, on se donne rendez vous ici après le 26 décembre. C’est la date où je compte partir.
– dis moi Koukïn, je pourrai quand même emmener mes pantoufles ?

Crédit photo : Roland Dallanoce

Mon Cher Fox

Mon Cher Fox

Hier, avec les Colchiques j’ai parlé des saisons. Aujourd’hui je vais t’en parler à toi. Pour ça je t’emmène voir un beau paysage. Suis moi…
Voilà on y est, regarde, c’est beau hein ? Ce sont les couleurs de l’automne, on les voit de partout dans la nature, dans la forêt, dans les vignes, dans les près. Tout est orange, rouge, jaune, avec des touches de marron et de vert.
Chaque saison a ses charmes, il faut les aimer toutes en puisant dans chacune d’elles ce qu’elles ont de meilleur. Je vais te raconter, saison après saison, tout ce que j’aime.
– le printemps, c’est une renaissance, le vert est tendre, une multitudes de fleurs ouvrent leur beauté. C’est une saison que j’aime aussi pour toutes les naissances de beaucoup d’animaux. Le ciel s’éclaircit, mais les nuages apportent quelques gouttes pour bien arroser cette nature afin qu’elle soit toujours belle.
– l’été, c’est la joie, tout rit, tout est joyeux, resplendissant. Le soleil d’abord, car c’est grâce à lui. Il est immense, chaud, rayonnant, au sommet de sa forme. Puis les arbres, avec leur vert est profond, t’invitent à venir sous eux, pour t’abriter de la chaleur, avec leurs feuilles et leur doux chant au souffle d’un vent léger. Puis il y a toutes les récoltent de fruits, de légumes, et du blé. Leurs épis gorgés de rayons, donnant la même couleur doré du soleil, promettent du bon pain, et surtout de bons gâteaux, tu sais combien je suis gourmand.
– l’automne, c’est le contraire, tout s’endort doucement, la vivacité des couleurs de l’été fait place aux couleurs douces. Les nuages remplis de pluie arrosent la campagne, et les champignons succèdent aux fleurs en se nourrissant d’eau. Les bébés ont grandis, ils apprennent à vivre seul peu à peu, sous l’oeil attentif de leur maman.
– l’hiver, c’est la saison la plus calme de l’année, le soleil est très pale, alors la nature s’éclaire avec la blancheur de la neige. Beaucoup d’animaux restent restent enfermés dans leur maison, comme les hommes du reste. C’est le moment de se retrouver en famille, et de raconter les belles choses qu’on a faites tout au long de l’année, et de préparer celles qu’on fera l’année qui vient.
Voilà comment je vis les saisons, et toi ? Tu les ressens comment ? Raconte moi…

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La Beauté des Saisons

La Beauté des Saisons

« Pomme d’Amour » s’apprête à partir en vadrouille comme il le fait chaque jour. Si tu as lu mon histoire d’hier, tu sauras que c’est bien moi, Koukïn, qui va partir en vadrouille.
D’ailleurs, hier, en allant voir les Pommes, j’ai aperçu des Fleurs qui me rappèlent celles que j’ai vu dans les Alpes à la fin de l’hiver. Comment c’est possible que des Perces Neige poussent en cette saison ?
Je vais leur poser la question, peut être qu’elles fleurissent toute l’année… C’est bizarre quand même.
Je les vois, ce sont bien elles, j’avais bien vu hier, les Perces Neige sont bien là, c’était pas une hallucination.
– bonjour les Perces Neige. Je viens vous faire une petite visite.
– bonjour Renard. Merci pour ta visite, ça nous fait très plaisir, car tu vois, nous, on ne peut guère bouger. Par contre il y a une petite confusion, nous sommes des Colchiques.
– ah bon. Alors je recommence… Bonjour les Colchiques. Je viens vous faire une petite visite.
– bonjour le Renard. Merci pur ta visite, ça nous fait très plaisir, car tu vois, nous, on ne peut guère bouger.
– parfait, on a tout bien recommencé.
– dis nous Renard, puisque tu connais les Perces Neige, pourquoi tu nous a confondu avec ces fleurs?
– tout simplement, vous leur ressemblez beaucoup, des belles pétales blanches en forme de calices, montées sur une petite tige verte. Ce sont les premières fleurs de l’année. Vous n’en avez jamais vu ?
– ben non, gros beta, comment on pourrait en voir, elles du printemps, et nous de l’automne.
– ah oui, vous avez raison, je suis trop bête, j’y avais pas pensé !
– mais non, t’es pas bête, t’as pas réfléchis, c’est tout.
– vous m’avez bien cerné, parfois je m’emporte trop vite, je suis tellement curieux de la vie. J’ai envie d’en savoir tous les jours encore plus, et ça à vive allure.
– ne change rien, c’est bien d’être curieux d’apprendre. Et puisque tu connais la saison des Perces Neige. Raconte nous.
– avec plaisir. Cette saison c’est le printemps, c’est la première saison de l’année, puis vient l’été, ensuite c’est l’automne, soit la saison que nous vivons en ce moment. Et enfin vient l’hiver, la dernière saison de l’année. Et ça recommence tous les ans comme ça, depuis la nuit des temps.
– wahou ! Tu en sais des choses. Tu peux nous en raconter encore ?
– toujours avec plaisir, raconter, c’est ma spécialité.

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Les Magnifiques Colchiques

Les Magnifiques Colchiques

En sortant de mon terrier, j’ai trouvé un petit mot sous une pierre placée juste devant l’entrée, je ne pouvais pas le rater. Mais qui a laissé ça ? Pourquoi celui, ou celle qui a laissé ce message ne m’a pas réveillé, ou attendu que je me lève pour me dire ce qu’il ou elle avait à me dire ? Je vais le lire, je saurais tout après.

Koukïn, c’est maman qui t’écrit, je suis venue dans la nuit, je ne voulais pas te réveiller. Je pars auprès de ma maman, elle a besoin de moi. Je voulais te prévenir que les Pommes sont mures, tu peux aller les voir, elles sont délicieuses, elles t’attendent, je leur ai parlé de toi. Je t’embrasse, et te dis à très bientôt. Ta maman qui t’aime…

Oh, maman, toujours aussi merveilleuse. Bon, en route vers les pommiers, je sais parfaitement où ils sont plantés.
– bonjour les Pommes !
– bonjour belle Pomme d’Amour !
– belle Pomme d’Amour ? Mais je suis un Renard !
– oui, on le sait parfaitement, Koukïn, nous étions prévenues que tu allais venir.
– mais pourquoi vous m’avez appelé Pomme d’Amour ?
– parce que tu en es une, pardi !
– bon, je recommence, je suis un Renard, et vous venez de me dire que vous le savez, alors que viens faire ce « Pomme d’Amour » ? Expliquez moi.
– ok, on va t’expliquer. Dire « Pomme d’Amour » à quelqu’un , c’est lui dire qu’il a une tête qui reflète l’amour. Et toi, ta tête respire véritablement l’amour. Comme ta maman nous l’avait bien dit d’ailleurs.
– c’est super gentil ce que vous me dire. Moi une « Pomme d’Amour » j’en suis très touché.
– on ne dit que la vérité, et merci pour ta visite.
– et vous voulez que je vous dise quelque chose ?
– oui, on t’écoute.
– vous aussi vous êtes des Pommes d’Amour !

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Bonne Pomme d'Amour

Bonne Pomme d’Amour

Aujourd’hui rien ne va m’arrêter pour trouver une ferme, rien ! La première que je verrai sera la bonne, juste rester prudent pour ne pas être vu par les humains.
Je cours en direction de la vallée à la recherche d’une ferme, il y en a de toutes sortes, des grandes, des petites, certaines ont beaucoup d’animaux, d’autres un peu moins, mais toutes en ont. J’en dénicherai bien une idéale.
En voilà une, je vois des Poules dans le jardin, derrière je crois deviner que se cachent d’autres animaux, puisque j’entends plusieurs cris. J’avance prudemment pour m’assurer que les fermiers ne soient pas là. Mais j’y pense, en voyant le soleil, c’est l’heure du repas, donc ils sont tous en train de manger, puis se sera l’heure de la sieste, ce qui me laisse un bon bout de temps. Je fonce rencontrer mes amis de la ferme.
– bonjour les Poules, où sont les autres animaux ?
– viens, on t’accompagne pour les rencontrer.
Derrière la ferme, comme je l’avais prévu, je découvre des Moutons, des Chèvres, des Vaches, des Lapins, des Cochons… Wahou, la folie ! Un rêve ! Il faut que j’organise quelque chose de génial.
– les amis, ça vous direz de faire une fête entre nous ?
Un grand OUI général se fait entendre en choeur.
– alors tout le monde se mobilise pour apporter quelque chose. On va faire ça dans le pré, derrière le fourré, bien à l’abri des regards. On a quelques heures devant nous pour une fête mémorable. Depuis le temps que je voulais venir vous voir, il faut fêter ça dignement.
Quelques minutes plus tard, tout le monde arrive, les uns après les autres, avec son quelque chose. Les Chèvres ont apporté du bon fromage, les Vaches du lait… Hum ! j’en ai l’eau à la bouche. Les Moutons ont apporté des couvertures de leur laine pour s’assoir, les Poules des oeufs qui promettent d’être délicieux, les Cochons des truffes toutes fraichement ramassées ! Quel régal en perspective ! Les Canards, eux, ont apporté des chapeaux de plumes de toutes les couleurs, et les Lapins des carottes !
Et moi, qu’ai je apporté ? Plusieurs choses, mon carnet et un crayon pour noter des histoires, mon appareil photo pour immortaliser ce grand moment et… Ma bonne humeur, ma joie de vivre et mon amitié. De quoi faire une fête que personne n’oubliera…

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La Fête à la Ferme

La Fête à la Ferme

J’ai bien revu Louis ce matin, on a mangé ensemble, il avait apporté un bon repas, quel régal. Il n’a pas oublié le carnet, il est superbe, sur sa couverture il y a un beau paysage ensoleillé, le rêve ! Il m’a donné aussi une trousse avec un tas de crayons. Il n’a pas oublié non plus le paquet de mouchoirs !
Sur le chemin du retour, j’aperçois une petite bête toute triste, elle est posée sur un rocher, ses yeux en disent long sur son état mélancolique. Qu’est ce qui lui arrive la pauvrette ?
– bonjour petite, tu me sembles pas dans ton assiette. Je peux t’aider si tu veux.
– oh, non, ça va pas du tout.
– racontes moi tout, tu peux te confier, et je ferai tout mon possible pour mettre fin à tes soucis.
– j’ai le mal de mon pays.
– comment ça, tu n’es pas d’ici ?
– non, je suis arrivée il y a quelques mois, et je n’arrive pas à m’y faire dans cette région.
– et où est la tienne ?
– dans les Alpes, c’est assez loin.
– et pourquoi tu n’y retournerais pas ? C’est la seule solution que j’ai à te proposer.
– ben, je ne sais pas du tout quelle direction prendre. J’ai peur de me perdre et de me retrouver dans une région encore plus loin. C’est pourquoi je reste coincée ici.
– alors là tu tombes à pic. Regardes j’ai un carnet avec des crayons. Je connais parfaitement le chemin pour aller dans les Alpes. Je vais te dessiner un plan, et tu n’auras qu’à le suivre.
– oh, merci, tu es un génie !
– par contre, il est trop tard pour partir. Il faudra que tu attendes demain matin. Je t’invite dans mon terrier pour la nuit, je te dessinerai le plan là bas, et demain tu seras prête pour partir.
– comme je suis contente, demain soir je serai chez moi !
– et quand tu seras arrivée, je te demanderai de dire à tous mes amis que je ne les oublies pas, et que je serais bien là pour faire la grande fête qu’on a prévu pour fêter le nouvel an.
– oui, pas de problème, et dis moi je pourrai être de la fête aussi ?
– plus on est de fous, plus on rit, c’est bien connu. Alors oui, comme ça on pourra se revoir.
– te revoir un jour me rappellera combien tu as été généreux avec moi, ma nostalgie se sera envolée, et je te promets que j’aurais des yeux pétillants.
– super, et moi je te promets qu’on aura tous les yeux pétillants, pour cette grande fête…

Crédit photo : Noémie Fromy

La Loutre Nostalgique

La Loutre Nostalgique

Ben la ferme c’est pas encore pour aujourd’hui. Je dois partir à la recherche de Louis, le petit berger des Chèvres. Je connais parfaitement le chemin qu’il emprunte pour promener ses Chèvres. Et ce qui va m’aider encore plus c’est le son de leurs clochettes, inratables les petites Chèvres !
Ça y est je les aperçois, Louis est assis, la main posée sur son Chien, il regarde ses Chèvres manger.
– bonjour Louis, tu vas bien ?
– Koukïn ! Oui je vais bien. Et maintenant que je te vois je vais encore mieux !
– c’est pareil pour moi. Tu es tellement adorable. Et j’ai aussi quelque chose à te demander.
– vas y, demande moi n’importe quoi, je le ferai.
– quel charmant petit garçon ! Voilà j’ai besoin d’une feuille de papier, et d’un crayon.
– c’est tout !
– oui, pas plus.
– mais c’est vraiment pas grand chose. C’est pourquoi faire, tu veux écrire tes histoires, pour les faire imprimer.
– non, pas du tout. Mais c’est une bonne idée, je vais y penser très prochainement. J’ai besoin de cette feuille et d’un crayon, pour pouvoir noter tous les filleuls et filleules que j’ai. J’en ai quatre à ce jour, et si ça continue, je vais en avoir d’autres. Alors les noter va me faciliter la vie pour me souvenir de tous, surtout leur date d’anniversaire.
– alors, écoutes moi, je vais te donner un beau carnet, avec pleins de feuilles, et plusieurs crayons, comme ça tu ne seras jamais en panne. Ça te va ?
– si ça me va, mais c’est merveilleux ! Tu es vraiment trop gentil.
– non, c’est rien, c’est toi qui est merveilleux et trop gentil !
– et tu pourras y ajouter un paquet de mouchoirs, car avec toutes ces belles paroles, j’ai la larme à l’oeil !
– viens chercher tout ça demain, et pour le paquet de mouchoirs on le partagera…

Crédit photo : Béatrice Bianchini

La Feuille de Papier et le Crayon

La Feuille de Papier et le Crayon

C’est décidé, je pars vers une ferme, à moi les Poules, les Cochons, les Chèvres, les Moutons, et tous ceux qui vivent dans une ferme. Le premier que je verrai sera le bon pour passer un moment délicieux.
Le ciel est presque tout bleu, quelques nuages très haut n’arrivent pas à cacher le soleil, un peu timide, mais il est là c’est l’essentiel.
Je vois au loin un grand Oiseau, il me semble que je connais cette façon de voler, battant ses grandes ailes. Mais oui ! C’est lui, c’est Céleste ! Quelle joie de le revoir. On dirait qu’il m’a vu, car il se dirige vers moi.
– Koukïn ! Je venais te chercher.
– bonjour Céleste. Me chercher, pour aller où ?
– je te dis pas, c’est une surprise.
– une surprise, j’adore ! Mais c’est loin ?
– non, pas trop, mais en te portant on ira plus vite. Tu es prêt ?
– pour une surprise je suis on ne peut plus prêt.
Il m’attrape comme à son habitude entre ses serres, et décolle avec une grâce. On voyage à travers la région, et je reconnais au passage bien des coins. Puis il s’élance vers les plus hautes montagnes de notre contrée, des montagnes où je ne vais pas souvent, car peu accessibles, elles sont composées de rochers très abruptes.
– on est presque arrivé ?
– oui, regarde droit devant, tu vas apercevoir un nid, juste en dessus tu verras une dame Vautour, elle s’appelle Diamant, c’est ma petite femme.
– et si j’ai bien deviné, les bébés qu’elle abrite sont vos enfants.
– et oui, c’est ma surprise, je suis papa !
– félicitation ! Qu’ils sont mignons !
– et j’ai quelque chose à te demander.
– quoi ? Non, ne me dis pas ?
– si, tu as bien compris.
– quoi, tu veux dire ?
– oui, oui, tout à fait.
– c’est pas possible, tu es sûr ?
– le plus sûr que je peux l’être.
– allez, dis le. Mais c’est déjà un grand OUI !
– merci d’être le parrain de l’un d’eux. Comme tu peux les compter il y en a trois. Tu seras le parrain de Renardou, j’ai choisi Loupiot pour Loulou, et pour le petit Lapinou, ça va s’en dire que c’est lapin Magicien.
– bonjour petit Renardou, je suis enchanté de veiller sur toi tout au long de ta vie.
– je savais que tu ne refuserais pas.
– comment refuser de t’aider à l’élever. Mais j’y pense, je suis parrain du fils du roi Lion, puis d’une petite hirondelle, et pour finir celui d’une fille de Malicia. Et aujourd’hui le parrain d’un de tes fils. Ça fait quatre, deux filleuls et deux filleules maintenant, si ça continue, à ce rythme, je vais m’y perdre.
– tu n’as qu’à noter ça sur une feuille de papier.
– mais où je vais trouver ça ?
– je te fais confiance, malin comme tu es, tu vas vite trouver.
– j’y suis ! Louis, le petit berger, c’est mon ami, il va à l’école, il doit bien avoir ça !
– ben, il t’a pas fallu longtemps, gros malin !

Crédit photo : Lionel Hausseguy

La Surprise de Céleste

La Surprise de Céleste

Ça recommence, il pleut ! C’est vrai qu’on est en automne, il pleut souvent, mais j’aime mieux le soleil. Quand il fait beau, je peux aller où je veux, par contre quand il pleut, il vaut mieux rester dans la forêt, à l’abri sous les arbres.
Aujourd’hui, j’avais envie d’aller près d’une ferme. Hier quand j’ai vu maman Chat, j’ai réalisé que ça faisait longtemps que je n’avais pas revu mes amis des fermes. Bon, ça sera pour demain, ou après demain…
De toute façon, je viens de me rappeler que je vais bien m’amuser dans la forêt. Et tu veux que je te dises pourquoi ? Tout simplement pour courir dans les feuilles mortes qui jonchent le sol. J’adore ça, et le bruit que ça fait, j’adore encore plus.
Voilà je suis arrivé dans la forêt, à l’endroit où il y a des arbres qui perdent leurs feuilles. Il y en a des tas ! Je cours dedans comme une tornade, les feuilles volent dans tous les sens, avec un bruit infernal. C’est trop bien ! Je ne m’arrête plus, je fais des bonds, je tourne plusieurs fois en faisant de grands cercles, si je continue, je vais avoir des problèmes avec le voisinage pour faire trop de bruit.
– ça va pas bien la tête ?
Qu’est ce que je te disais, ça y est je dérange…
– heu, pardon, mais je me régale à courir dans les feuilles.
– cours dans les feuilles autant que tu veux, mais ne me fonce plus dedans !
– te foncer dedans ? Mais qui me parle au juste ?
– tu es aveugle ? Tu ne me vois pas ?
– non, à part des arbres, des feuilles et quelques pierres, je ne vois personne. Où es tu ?
– juste devant toi, j’ai deux pattes, deux ailes et un bec au bout de ma figure.
– un Oiseau !
– un Faisan plus exactement.
– oh, ça y est je te vois. Mais c’est pas étonnant que je ne t’ai pas remarqué avant. Tu as les mêmes couleurs que les feuilles d’automne. Pas étonnant non plus que je t’ai foncé dessus, je t’ai confondu avec elles. Pardon, excuses moi. Mais aussi quelle idée de ressembler à des feuilles.
– excuses moi d’exister !
– non, c’est pas ce que je voulais dire. Tu es magnifique, mais si je t’avais vu au milieu d’un pré par exemple, je t’aurai vu, et pas rentré dedans.
– ça veut dire que je dois passer ma vie dans un pré ?
– mais non, pas du tout, vas où tu veux. Mais quand tu te trouves en automne, évites les tapis de feuilles, ou alors chante, on pourra alors te voir.
– ben il faut en faire des choses pour que monsieur puisse s’amuser avec les feuilles.
– mais c’est trop marrant, tu veux pas essayer avec moi pour voir ?
– bon, je veux bien, mais tu me verras bien au moins, tu ne me fonceras plus dedans ?
– promis, mais reste devant moi, que je te vois bien quand tu bouges, sinon…
– quelque chose me dit que je devrais aller dans un pré…

Crédit photo : Denis Girard

Le Faisan d'Automne

Le Faisan d’Automne

C’était bien hier, d’avoir rencontré une des trois Chevêches. C’est un bon souvenir ces trois voeux qu’elles ont exaucés pour moi. Et comble du bonheur, je vais revoir Loupiot !
Bon, il est temps de me réveiller complètement, et de sauter dehors. Je me retourne, et… oh ! Quelle peur ! Je fais un grand bond, tous mes poils sont hérissées sur mon corps. A qui sont ces yeux, au bout de mon terrier, qui m’ont fait une telle frousse ?
– coucou, Koukïn , c’est moi ! N’aie pas peur. Tu ne me reconnais pas ?
– ah ! Loupiot, tu m’as fait une de ces peurs !
– désolé, c’était pas mon intention.
– mais comment ça se fait que tu sois là ?
– ben, je sais pas vraiment, quelque chose m’a dirigé vers toi. Je ne sais pas trop ce que c’est, ni pourquoi. Mais je suis content de te voir.
– moi, j’en ai une petite idée. Tu te rappelles des trois Chevêches, celles qui m’ont dit de faire trois voeux ? Et qu’une d’elle a réalisé mon troisième souhait, soit de rencontrer mon meilleur ami. En l’occurrence, toi !
– oui, tu m’as raconté ça. Et qu’est ce que ça a voir avec ma visite chez toi ?
– et bien, je l’ai rencontré hier, et elle m’a demandé de te présenter à elle. Elle a très envie de faire ta connaissance.
– parfait, allons y. Moi aussi ça me plairai beaucoup. Grâce à elle tu es mon meilleur ami.
– on va passer par la ferme, chercher chez maman Chat un bon fromage. J’ai promis à la Chevêche d’emmener quelque chose de bon.
Après le passage chez maman Chat, qui avait un très bon fromage à me donner, on court Loupiot et moi chez notre amie faiseuse de bons voeux.
– Hou, hou ! C’est moi Koukïn, je suis revenu comme promis. Et je t’ai emmené Loupiot, il est là, tu viens ?
– oui, je me réveille complètement, et j’arrive.
Elle passe sa tête au bord de son trou, ouvre ses grands yeux ébahis, et s’exclame :
– boudiou ! Qu’il est beau ce Loup ! Et ses yeux ! Magnifiques ! Rarement vu des yeux pareils ! Et croyez moi, les yeux c’est ma spécialité !
– ben tu vois Chevêche, ce matin, dès mon réveil, c’est exactement ce que je me suis dit ! Sacrés yeux de Loupiot…

Crédit photo : Noémie Fromy

Les Yeux de Loupiot

Les Yeux de Loupiot

Ça fait longtemps que je n’ai pas rencontré d’oiseau. Donc aujourd’hui, je pars en chercher un, c’est pas difficile, il suffit de regarder en l’air. Et dans les arbres, beaucoup se posent sur les branches. Et même dans les trous des arbres, beaucoup y nichent.
Je me promène dans la forêt, et lève la tête tout en marchant, en faisant attention de pas me cogner. J’en aperçois quelques uns, mais il sont trop haut, je continue mon chemin en espérant en trouver un à ma portée.
– Koukïn ?
– oui c’est moi, qui m’appelle ?
– regarde dans l’arbre juste devant toi, tu verras ma tête dépasser d’un trou.
– oh ! Une Chevêche ! Une des trois qui m’a dit de faire trois voeux. Je suis heureux de te revoir. Comment vont tes deux copines ?
– bien, bien. Et toi ? Surtout tes voeux se sont réalisées ?
– oui, parfaitement ! Merci, c’était un très beau cadeau.
– je me rappelle de tes trois voeux, de rencontrer ta maman, ton frère et ta soeur, et ton dernier voeu était de connaitre celui qui deviendrai ton meilleur ami. Alors qui c’est ?
– c’est un Loup, il s’appelle Loupiot, il est parfait. Je le revois souvent, dernièrement il a sauvé un Agneau. Il est vraiment adorable. Tiens si tu veux je peux te le présenter.
– volontiers, amène le ici demain à même heure. C’est moi qui avait réalisé ce dernier voeu. Mes copines avait fait les deux autres. Donc tu imagines bien que je serais heureuse de voir en chair et en os ton meilleur ami.
– ok, je connais l’endroit où il promène tous les jours. En espérant qu’il ne soit pas parti en voyage.
– tu as oublié que je sais exaucer des voeux ! Donc pas de souci, tu le trouveras.
– ah oui ! C’est vrai ! A demain donc. Et que dirais tu qu’on apporte quelques chose de bon à manger ?
– gourmande comme je suis, c’est avec plaisir !

Crédit photo : Denis Girard

La Troisième Chevêche

La Troisième Chevêche

Espérons que je croise quelqu’un que je ne réveillerai pas aujourd’hui. Je reconnais que c’est pénible de recevoir un intrus en plein milieu de son sommeil.
Je vais aller dans la forêt, il a plu toute la journée d’hier et toute la nuit, il doit y avoir beaucoup de monde à gambader après être resté cloitré à la maison. Je ne vais avoir aucun mal à me faire un bon copain.
Après quelques pas dans les bois, j’entends un joli chant, quelle belle mélodie ! A écouter plus attentivement, j’entends plusieurs voix, chouette, ils sont plusieurs à chanter ! De quoi me faire plusieurs amis, quelle chance, je te l’avais dit que je rencontrerai beaucoup de monde aujourd’hui.
– coucou… Qui chantent ? J’aimerai tant vous écouter de plus près.
– c’est nous, on est si content qu’il ait beaucoup plu, ça nous donne envie de chanter sans arrêt.
– alors, vous allez me donner quelques indications, car je ne vois rien bouger, et vos voix sont tout près.
– baisse la tête, et tu nous verras, nous sommes cinq en tout, c’est le plus grand qui te parle.
– wahou ! Des Champignons ! et d’une beauté inimaginable !
– ben, merci petit Renard, tes compliments nous touchent beaucoup.
– mais c’est vrai ! Et attendez, ne bougez pas, j’arrive dans quelques minutes, je vais chercher quelque chose.
– pour ça tu ne risques rien, on ne marche pas, tu es sûr de nous retrouver là.
Je cours vers ma maison, là j’ai un appareil photo qu’un bon ami m’a prêté. Je le mets autour de mon cou et rejoins mes nouveaux amis. Je pense que tu as deviné ce que je vais faire, mais attends de voir le résultat !
– ça y est je suis de retour. Regardez ce que j’ai apporté : un appareil photo !
– un appareil photo ? Quésaco ?
– c’est une boite qui sert à immortaliser des instants magiques. Et vous vous êtes parfait pour ça. Ne bougez plus.
– mais on t’a dit qu’on pouvait pas bouger.
– ah, oui, c’est vrai. Alors écoutez… Clic !
– c’est quoi ce clic qu’on a entendu ?
– c’est le bruit que fait l’appareil quand on prend une photo. Oh ! Magnifique, celle là, elle décorera parfaitement mes murs.
– fais voir !
– voilà, regardez…

Crédit photo : Denis Girard

Le Chant des Champignons

Le Chant des Champignons

Je suis parti avec un ciel menaçant, les nuages sont énormes, tous gonflés de pluie. Pour le moment, il ne pleut pas, alors je me mets en chemin, je gèrerai s’il pleut, il y a tant d’abris de partout. Tiens, ça me rappelle ma rencontre d’hier avec l’Araignée, un de ces jours je passerai la voir pour admirer la décoration de sa maison.
Et voilà ! Il pleut, et pas qu’un peu, de grosses gouttes d’eau tombent avec violence, il faut que je trouve un abri, car je vais être complètement trempé dans peu de temps.
Ah ! Une grotte ! Parfait, elle est profonde, et si j’allais la visiter… Il fait noir à l’intérieur, heureusement que j’ai une lampe pour m’éclairer. Je la braque tout autour des parois pour voir si quelqu’un n’habiterai pas ici.
– éteins cette lumière tout de suite !
– mais si j’éteins, je n’y vois plus rien.
– m’en fout, moi ça me fait un mal terrible.
– bon, je vais diriger ma lampe sur le côté, ça te va ?
– et mets une de tes pattes devant, ça sera encore mieux.
– mais qui es tu pour craindre à ce point la lumière ?
– je suis une Chauve Souris, et les Chauve Souris déteste la lumière.
– tu ne vis que la nuit alors.
– oui, le jour, je reste enfermée dans ma grotte, et je dors.
– dis moi, je peux diriger ma lampe vers toi juste un court moment ?
– oui, mais fait vite, une seconde ou deux, pas plus.
Quel adorable petite bête j’aperçois, accrochée au plafond de la la grotte, les deux pattes sur ses deux yeux pour se protéger. Oh, la pauvre ! Vite, j’enlève mon rayon de lumière, elle m’aime pas ça du tout.
– mais dis moi, tu es à l’envers ?
– ben oui, et je dormais.
– tu dors à l’envers ? T’as pas peur de tomber ?
– mais non gros bêta, je suis bien agrippée à la paroi.
– bon, je vais pas te déranger plus longtemps, continue ta journée, euh, ta nuit, enfin bon, ton gros dodo.
– oui, c’est ça, ciao, et éteins moi cette lampe !
– oui, oui, ça va, j’ai compris.

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La Chauve Souris à l'Envers

La Chauve Souris à l’Envers

Je suis réveillé par un rayon de soleil pointé sur un de mes yeux, c’est bien agréable, et ça promet une journée ensoleillée. Vite je saute hors de mon terrier et cours vers une nouvelle aventure.
Je m’arrête un instant pour écouter les bruits autour de moi, à l’affut du moindre son qui me prouverai que quelqu’un rode. Mais rien, tout est silencieux, j’écoute à deux fois, histoire d’insister, et j’entends quelque chose droit devant moi, vite, je fonce pour ne rien rater, je cours aussi vite que je peux.
– héla, ça va pas bien de courir si vite, tu as failli détruire ma maison !
– quelle maison ? Et puis je ne vois personne, il doit y avoir quelqu’un, puisque ce quelqu’un me parle.
– alors, tu vas bien m’écouter, tu vas te retourner doucement, tu va t’assoir, et ne plus bouger. Moi par contre je vais remuer et tu me verras.
– ah ! Je te vois ! Tu es minuscule, qui es tu ?
– je suis une Araignée, tu n’en as jamais vu ?
– non, je ne crois pas. Ou tout du moins j’ai pas vraiment fait attention. Mais tu es posé sur quelque chose que j’ai déjà vu. Des centaines de fils allant d’une branche à une autre.
– ces centaines de fils, c’est ma maison !
– ta maison ? Mais où est le toit ?
– quel toit ?
– toute les maisons ont des toits, pour se couvrir quand il pleut.
– quand il pleut je descends de ma toile et m’abrite, il y a tant d’endroits faciles à trouver, sous une feuille, dans un trou, sous une pierre… La liste est longue, mais je passe le plus clair de mon temps ici. Et tu as failli tout détruire en courant comme un fou.
– je suis désolé, mais j’avais entendu un bruit et je voulais vite voir qui c’était. Tu as entendu toi aussi ?
– ben oui, puisque c’était moi.
– ah, bon, et quel bruit faisais tu ?
– je tapais dans toutes mes pattes, et il y en a ! Huit au total, ça en fait du bruit.
– et pourquoi tu tapais dans tes pattes ?
– pour me féliciter de ma nouvelle maison que je viens juste de finir de construire.
– au fait, tu as pensé au décor ?
– quel décor ?
Je lui raconte alors, ma rencontre avec le Poulpe, qui m’a appris comment décorer sa maison. Elle est ravie de tout ce que je lui enseigne en art de décoration de maison.
– et, dis moi, l’Araignée, quand tu auras fini ton décor, on pourra apercevoir ta maison, et personne ne risquera de la détruire.
– tu es filou toi !
– non, moi je suis Koukïn, Filou c’est mon frère.

Crédit photo : Noémie Fromy

La Drôle de Maison de l'Araignée

La Drôle de Maison de l’Araignée

Comme j’ai faim ! J’entends mon ventre qui fait de grands bruits, des gargouillements qui me disent qu’il est l’heure de manger. Je vais bien trouver de quoi manger dans les bois, il y a une foule de choses si bonnes, un très grand choix. J’y cours vite, car là j’en peux plus, il faut que je mange.
Voilà de bien belles baies, et du raisin ! Quelle aubaine ! Il en y en a beaucoup dans les bois, ce sont des vignes à l’abandon, le raisin y murit chaque année, et celui là il est pour tout le monde, aucun humain ne viendra, ce sont des vignes oubliées… Mais pas pour tout le monde, en tout cas pas pour moi. Hum, que c’est bon !
Mais qui sont ces coquins qui crient comme ça ? C’est juste à côté, je vais voir de qui il s’agit. Histoire de mettre la paix, car ça paille comme je te dis pas. Je ne mets pas longtemps à le découvrir, et c’est trop rigolo : une pauvre Marmotte en train de se faire chaparder sa nourriture par quatre Oiseaux.
– eh là, les amis, laissez la manger tranquille !
– mais c’est trop bon ce qu’elle mange.
– et elle mange quoi ?
– des bonnes graines. Tu veux en gouter aussi ?
– ben, je crois qu’il va pas lui rester grand chose si je m’y mets aussi.
– ah ! Merci Koukïn ! Toi au moins tu es respectueux. Pas comme ces coquins, depuis tout à l’heure j’essaie de manger, et à chaque graine que je trouve et mets dans ma bouche, ils me les volent !
– ça suffit les Oiseaux, allez chercher votre nourriture tout seul.
– mais c’est tellement mieux dans la bouche de la Marmotte ! Elle trouve toujours les bonnes graines. C’est plus facile. Nous, on n’a pas la même chance !
– comment ça vous ne savez pas trouver à manger qui soit bon ?
– non.
– bon, ben je vais vous apprendre. Asseyiez vous autour de moi et je vais vous raconter comment faire.
J’ai rien trouvé de mieux que cette façon de les éloigner de la Marmotte, pour qu’elle puisse finir son repas tranquille. Mais j’en ai aussi profité pour leur dire comment, mais surtout où trouver de bonnes choses à manger. Une fois mon discours fini, ils paraissent dubitatifs.
– et bien c’est pas si facile que ça. On préfère manger les graines de la Marmotte.
Et lorsqu’ils se retournent, ils aperçoivent que leur amie nourricière a fini complètement son repas, ils sont furieux !
– ah, tu nous as bien eu Koukïn, tu nous a raconté tout ça pour la laisser se goinfrer toute seule. Bien joué. Et on fait comment maintenant ?
– vous prenez votre petite cervelle, vos petites pattes, vos petites ailes, et vous partez chercher votre repas tout seul, comme des grands, voilà comment vous allez faire…

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Les Petits Oiseaux Affamés

Les Petits Oiseaux Affamés

Aujourd’hui c’est la rencontre des deux Ecureuils, et peut être un mariage d’Ecureuils. Je me lève et je vais chercher mademoiselle Ecureuil Blanc, ensuite je l’emmènerai jusqu’à l’Ecureuil Roux, celui que je connais. Et toi aussi, rappelle toi, il avait trop mangé et ne pouvait plus sortir de sa maison dans un trou d’arbre.
– ohé, mademoiselle Ecureuil Blanc, tu m’entends ?
– oui Koukïn, me voilà, je suis prête à rencontrer mon futur mari.
– holà, pas si vite, il ne sera pas d’accord peut être.
– je t’ai dit que j’en faisais mon affaire.
– ok, allons y, suis moi.
On arrive au pied de l’arbre de l’Ecureuil Roux. Je vois l’entrée de son nid, espérons qu’il est chez lui.
– ohé, Ecureuil, tu es là ?
– vouich, ch’achrrive, che chuis en trainch de manchger.
Et je le vois apparaitre avec quelque chose dans sa bouche. Celui là toujours en train de manger, tout ce que j’espère c’est qu’il n’est pas trop gros pour pouvoir sortir cette fois.
– enlève ce que tu as entre tes dents, et descends, il faut que je te présente quelqu’un.
– okch, che metch ma cacachouette dans monch nich et che dechends.
En deux trois bonds, il est devant nous, c’est le moment de jouer au entremetteur.
– voilà je te présente mademoiselle Ecureuil Blanc. Elle est belle n’est ce pas ?
Là dessus je me retourne pour regarder la demoiselle en question, et je te le donne en mille, elle sort le grand jeu. Elle fait des tours très élégants sur elle même, roule ses yeux en battants des cils, et pour finir, fais une révérence irrésistible. Je pense à ce moment là que je n’ai pas grand chose à ajouter. Elle me l’avait bien dit qu’elle en ferait son affaire…
Je me retourne à nouveau pour regarder cette fois l’Ecureuil Roux, et là encore je suis complètement abasourdit. Il écarquille très grand ses deux yeux, je vois son coeur battre dans sa poitrine, et ses deux pattes avant tombées sur le sol, d’où l’expression « les bras m’en sont tombés » !
Les deux Ecureuils avancent l’un vers l’autre, mademoiselle battant de plus belle des cils, et monsieur les yeux de plus en plus grands.
– bon, je crois que je n’ai plus rien à faire ici, je crois que le mariage va se célébrer très prochainement. Hein, je dis vrai ?
– quoi, qu’est ce que tu dis ?
– rien !
Et cette fois je me retire, tout est joué, j’espère que je serai de la noce !

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Le Mariage des Ecureuils

Le Mariage des Ecureuils

Ah ! Ce matin, aucun réveil en fanfare ! C’est un régal de se réveiller doucement, de prendre son temps en s’étirant, de se retourner, de se rendormir quelques minutes, et décider le bon moment d’ouvrir les deux yeux.
C’est parti pour ma balade, et ma rencontre aujourd’hui. J’espère que je vais voir quelqu’un que je n’ai jamais vu. Un peu comme dans les pays que j’ai visité, c’est tellement bon, les surprises.
Il fait beau à nouveau, le soleil est un peu timide, je crois qu’il est impressionné par les gros nuages gris qui arrivent. Alors, vite, je voudrai profiter de ces quelques heures de soleil.
Je me promène entre les arbres, reniflant le sol pour repérer des odeurs, qui me guideraient vers ma nouveauté du jour. Soudain j’entends, des petits grignotements dans l’arbre au dessus de ma tête. C’est quelqu’un qui est en train de se régaler à manger quelque chose de bon, avec un peu de chance il partagera avec moi.
– bonjour ! Ça a l’air bon ce que tu manges.
– bonjour toi aussi, oui, c’est excellent. Tu veux gouter ?
– comme c’est gentil. Oui je veux bien. En fait, j’étais en train de me lécher les babines en entendant grignoter. Tu descends de ton arbre, ou je monte te rejoindre ?
– attends, j’arrive.
– boudiou, que tu es joli !
– heu, si je peux corriger, je dirai, joliE.
– oups, pardon Mademoiselle. Tu ressembles beaucoup à un Ecureuil.
– mais j’en suis une, je suis Mademoiselle Ecureuil Blanc.
– ah, bon, je n’avais jamais rencontré d’Ecureuil Blanc. C’est une première, et j’en suis ravi. Aujourd’hui, je me disais que j’aimerai rencontrer quelqu’un que je n’ai jamais vu, et c’est gagné. Merci la vie !
– et par hasard, tu ne connaitrais pas un Ecureuil Roux, ou de tout autre couleur sauf blanc. J’aimerai bien me marier avec l’un deux.
– et, bien, tu n’y vas pas par quatre chemins toi ! Oui, j’en connais un, je sais où est son nid. Viens avec moi demain et je te le présenterai. Parc contre, question mariage, je ne sais pas si je pourrais faire grand chose.
– pour le mariage, t’inquiète pas, j’en fais mon affaire !
– remarque avec cette robe blanche, c’est pratiquement gagné !

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Mademoiselle Ecureuil Blanc

Mademoiselle Ecureuil Blanc

De bon matin j’entends encore un cri. Cette fois, il ne m’est pas adressé personnellement, ça vient de la forêt. Et je crois le reconnaitre, mais ça commence à bien faire d’être réveillé deux matins de suite par des cris. J’aimerai bien une grâce matinée moi !
J’arrive dans la forêt, sur le lieu même d’où provient les cris, et je savais que c’était lui qui criait, enfin qu’il bramait pour être plus exact. Toi aussi tu as deviné ? Le Cerf bien sur ! Mon ami le Cerf, que j’ai rencontré il y a quelques mois. Je vais voir pourquoi il brame comme ça. Peut être il n’a pas encore trouvé la Biche de ses rêves ?
– hello le Cerf !
– oh ! Bonjour Koukïn !
– tu vas bien ?
– non !
– ah, c’est pour ça que tu brames.
– non je ne brame pas, je ne brame plus ! Je crie !
– ah, bon, mais tu m’as dit l’autre fois que ton cri était le brame.
– oui, mais c’était l’autre fois, aujourd’hui je crie !
– et tu cries pourquoi ?
– parce que je ne veux plus bramer, ça sert à rien. Et puis parce que je suis énervé.
– je crois comprendre, tu n’as pas rencontré ta Biche ?
– et oui, c’est pour ça !
– mais dis moi, si je puis me permettre bien sur, tu dis que tu cries au lieu de bramer, mais sais tu que le son qui sort de ta bouche, que ce soit bramer ou crier, est exactement le même ?
– exactement le même ?
– oh, oui, crois moi.
– alors si je comprends bien, si je brame et que personne ne vient à ma rencontre, ou si je crie parce que je suis énervé, les deux ne servent à rien.
– désolé, ben non.
– alors qu’est ce que je peux faire ?
– si tu veux vraiment rencontrer ta belle, continues à bramer, et soit patient. Et si tu es en colère ne dis rien, tape des pieds par terre très fort, tu vas voir ça te calmera. Ou prendre un bain froid. Ou encore piquer un cent mètres très vite. Enfin, faire tout un tas de chose qui te défoulera et par conséquence te calmera.
– parfait, j’ai compris. Je ne brame plus ! Donc je ne crierai plus. Et pour me défouler, je choisis le cent mètres. Tu viens avec moi ?
– bien que je ne sois pas en colère, je veux bien t’accompagner, c’est si bon de se défouler ! Et en plus je suis curieux de voir le résultat de ton défoulement, pour voir si ça a marché.
– allez, viens Koukïn, ça marche déjà !

Crédit photo : Denis Girard

Le Cerf ne Brame plus

Le Cerf ne Brame plus

Je suis réveillé par des cris, on m’appelle depuis l’entrée de mon terrier.
– Koukïn ! Koukïn ! Koukïn !
– oui je suis là, mais qui m’appelle avec tant d’insistance ?
– c’est moi Chance, tu reconnais pas ma voix ?
– maintenant oui, je dormais. Qu’est ce qui t’arrive, ça a l’air urgent.
– oui, viens vite, on a besoin de toi. Un Agneau est tombé dans la rivière. Sa maman est affolée, elle ne sait pas comment le sauver.
– allons y vite alors.
On arrive en courant à l’endroit où l’Agneau est tombé. La Brebis est dans tous ces états, elle fait peine à voir. Il faut que je la rassure vite en lui disant de ne pas s’inquiéter, on va le retrouver, le sortir de là et lui ramener.
– Chance, on va aller chercher Loupiot, il est souvent plus bas en direction du courant de la rivière, il va nous aider volontiers.
Nous partons dans le direction que j’indique, en courant le plus vite que l’on peut. Tout en criant le nom de Loupiot pour l’avertir qu’on a besoin de lui.
Ça y est, on y est presque, et par une heureuse surprise, on voit Loupiot arriver en courant.
– Loupiot ! Quelle chance que tu nous es entendu. On cherche un Agneau qui est tombé dans la rivière. Tu peux nous aider à le sauver.
– ok, pas de problème. Je vais plonger dans la rivière et nager le plus vite que je peux. Le courant va m’aider à aller plus vite.
– on te suit sur la berge, et dès qu’on l’aperçoit, on te fait signe pour que tu mettes les turbos.
Quelques minutes plus tard, on aperçoit l’Agneau en train de se débattre comme il peut pour garder la tête hors de l’eau. Pauvre chou, il est complètement affolé, il faut faire vite…
– Loupiot, il est là ! Quelque mètres et tu l’atteins, sors le vite, il est à bout de souffle.
Et voilà le petit Agneau est sauvé, Loupiot l’a sorti de l’eau, il se blotti contre lui, encore tout tremblant.
– ne bouge pas, réconforte le. Avec Chance, on va chercher sa maman.
– pas de soucis, je suis trop content de l’avoir sauvé. Et à le voir se blottir contre moi est adoable, je resterai tout le temps qu’il faudra.
– merveilleux Loupiot, tu as raison, c’est adorable de vous regarder tous les deux !

Crédit photo : Lydie De Nantes

Le Sauvetage de l'Agneau

Le Sauvetage de l’Agneau

Ma décoration avance bien, les feuilles que j’ai trouvé hier, avec la Punaise bien accrochée dessus, tapissent le fond de mon terrier. Aujourd’hui, je vais chercher des petites pierres, pour les poser tout autour à l’intérieur de mon terrier. Je trouve que ça sera de très bon gout.
Allez, c’est parti, je n’ai que l’embarras du choix, des pierres, il y en a par milliers. Des petites, des moyennes, de grosses, et de toutes les couleurs. J’en repère tout un tas au bord du grand pré, c’est là que je vais faire ma récolte.
Oh, mais j’aperçois deux longues oreilles qui dépassent des herbes, ce ne serait pas mon ami Lapin Magicien ?
– hello Koukïn, je te vois !
– oh ! Lapin Magicien, moi aussi, quelle bonne surprise. Je suis content de te revoir, ça fait si longtemps.
– t’as raison ! J’ai su que tu étais parti en Afrique, puis dans les Pays du Grand Nord. Tu es de retour ?
– oui, ça fait quelques jours maintenant. Que fais tu dans le coin ?
– je me ballade. Et toi ?
– je décore ma maison, et aujourd’hui je vais ramasser des pierres.
– quelle bonne idée. Au fait tu sais que la chasse est ouverte.
– ah, non, je savais pas. Depuis longtemps ?
– depuis quelques jours, tu n’as pas entendu les coups de feu ?
– ah, oui, t’as raison, j’en ai entendu. Il va falloir se cacher, et ne sortir que le soir, et le matin très tôt.
– oui, mais ça va pas suffire. Ces chasseurs arrivent à nous retrouver dans nos maisons.
– ah oui ? Et alors comment faire ?
– j’ai une super idée, et ça tombe bien que je te rencontre aujourd’hui, car tu vas m’aider.
– oui, je veux bien, racontes.
– tu vois ce gros rocher là bas ? Et bien d’un coup de baguette magique, je vais creuser un trou très profond. Toi, tu vas aller chercher tous les animaux, et on va tous se cacher dedans la journée.
– en voilà une idée qu’elle est bonne ! Mais les chasseurs ne vont pas nous trouver ?
– ben non, parce qu’ils ne savent pas que ce trou existe.
– sacré Lapin Magicien ! Tu es un bon toi !

Crédit photo : Christophe Feliciaggi

Sacré Lapin Magicien

Sacré Lapin Magicien

Je suis revenu chez moi aujourd’hui, ça m’a fait un bien fou ce mini séjour à la mer. Je vais retrouver mon terrier et me mettre à le décorer comme m’a appris le Poulpe. Avec des fleurs, des feuilles, des petits cailloux, enfin tout de que je pourrai trouver de joli. Une fois fini, j’inviterai ma famille et mes amis à l’inauguration de ma nouvelle maison.
Ah, j’aperçois de bien belles feuilles, elles vont commencer ma décoration. Je commence à en couper quelques unes quand j’entends crier.
– ça va pas, qu’est ce que tu fais là ?
– qui me parle ? Je ne vois personne.
– ben je suis juste sous ton nez.
– où sous mon nez ? je ne vois que des feuilles.
– justement, je suis sur une des feuilles.
– ah, bon ? Mais j’ai beau écarquiller les yeux je ne vois rien.
– attends je vais bouger.
– ça y est je te vois. Et bien dis donc, il faut te voir, tu es exactement de la même couleur que ces feuilles.
– je sais, je pensais être bien caché, et tu m’as découvert.
– excuse moi si je t’ai dérangé. Je cueillais ces feuilles pour décorer mon terrier.
– quelle bonne idée. Et que dirais tu de me laisser sur une des feuilles que tu ramasses, je pourrais compléter ta décoration.
– oui, ce serait génial. Une petite question, qui es tu ? Il faut que je le sache, pour commenter ma décoration.
– je suis une Punaise.
– ouais ! En plus comme ton nom l’indique j’aurais pas besoin de clou pour t’accrocher.
– tu sais que tu es très marrant toi !

Crédit photo : Georges Laruelle

Punaise-verte

J’ai passé une excellente nuit, j’ai dormi à la belle étoile, car il fait si doux au bord de mer. Aujourd’hui, j’ai la chance qu’il fasse très beau, je pense que je vais plonger dans l’eau et me baigner. Et pourquoi ne pas rencontrer mon nouvel ami dans l’eau.
Tiens, j’en aperçois un justement, mais ho, là, là ! Combien il a de bras, si je ne me trompe pas j’en compte huit ! Qu’est ce qu’il peut faire avec tous ces bras ?
– bonjour monsieur huit bras !
– mon nom est plutôt un Poulpe, et bonjour à toi aussi.
– et bien tu en as des bras, ou des jambes, je ne sais pas trop.
– ce sont des tentacules, mais tu peux dire bras, c’est bien.
– que fais tu en ce moment, je te vois aller et venir d’un endroit à un autre.
– je suis en train de décorer ma maison. Je cherche des objets comme des coquillages, des petites pierres, ou tout autre chose pour embellir mon chez moi.
– ben ça alors, c’est super de faire ça, il faudrait que je fasse de même.
– tu veux venir la voir ?
– avec plaisir, je pourrais prendre quelques idées comme ça.
Sa maison est magnifique, on dirait une maison de star ! Il y a mille objets décoratifs, parfaitement placés dans tous les coins, avec une harmonie que je n’ai jamais vu. C’est splendide !
– ben ça alors, tu es le roi de la déco dis moi, c’est très beau chez toi. Ça me donne encore plus envie de faire pareil dans mon terrier. Le problème est que je vais mettre un temps fou, je n’ai que la moitié de tes pattes.
– oh, mais tu as toute la vie pour le faire, et crois moi quatre pattes seront suffisant pour faire de ta maison, un palais.
– merci beaucoup le Poulpe, content de t’avoir rencontré, j’ai grâce à toi un beau projet à quatre pattes !

Crédit photo : Pixabay

Le Poulpe Décorateur

Le Poulpe Décorateur

Je vais faire un petit voyage aujourd’hui. Oh, pas très loin, ni en Afrique, ni en Asie, encore moins dans les Pays du Grand Nord. Mais un peu plus loin au sud de ma région, je vais aller voir la mer. Il fait si beau, que j’aimerai profiter du beau paysage de la côte. Je suis aussi sûr de pouvoir faire ma rencontre du jour là bas.
Le voyage m’a pris quelques heures, presque toute la matinée, je pense dormir ici cette nuit, comme ça je profiterai d’une journée de plus au bord de mer.
J’aperçois des Flamants Roses, je les reconnais, j’ai vu les mêmes en Afrique, je ne savais pas qu’il y en avait aussi dans ma région. J’en vois deux tout près, je vais aller leur dire un petit bonjour, et voilà ma rencontre d’aujourd’hui, des Oiseaux, je suis trop content.
– salut les Flamants Roses, ça baigne ?
Pas de réponse, j’entends juste des roucoul, roucoul, roucoul… Quel son bizarre. Je vais m’approcher de plus près, ils ne m’ont peut être pas entendu.
– bonjour les Flamants Roses, ça va bien ?
Toujours pas de réponse, seulement des roucoul, roucoul, roucoul… Ils sont sourds, pas tous les deux quand même. Bon j’essaie une dernière fois.
– hou, hou, les Flamants Roses ? Vous m’entendez, ? Je voudrai bien faire votre connaissance.
Et bien décidément, pas le moindre mot ne sort de leur bouche, seulement et toujours leurs roucoul, roucoul, roucoul… Je crois que je vais m’en tenir là. Je vais aller voir les autres plus loin.
– bonjour les Flamants Roses, ça va comme vous voulez ?
– bonjour bel inconnu, oui, on va tous très bien, on ballade, que faire d’autre par un temps pareil.
– dites moi, les deux là bas, ils sont sourds ?
– ah, ah, ah ! On peut dire ça comme ça.
– vous vous moquez de vos deux copains sourds ?
– non, pas du tout. D’abord, il faut dire plutôt de notre copain et de notre copine. Ils sont sourds pour quelques instants seulement.
– comment on peut être sourd pour quelques instants ?
– tout simplement quand on est amoureux. Et ces deux là, ça fait deux ou trois jours qu’ils n’ont d’yeux et d’oreilles que pour eux seuls.
– ah, bon ! Et bien ça explique tout, et ils n’arrêtent pas de dire : roucoul, roucoul, roucoul…
– ben, oui, ils roucoulent, comme tous les amoureux.
– ah, bon, on roucoule quand on est amoureux, on fait : roucoul, roucoul, roucoul… Je vais en parler à Vénus.

Crédit photo : Clo Lachat

Les Flamants Roses Amoureux

Les Flamants Roses Amoureux

Ah, il fait beau aujourd’hui ! Belle balade en perspective, dans le forêt, dans les prés, au bord de la rivière, n’importe où fera l’affaire.
J’entends des bruits de bois qui s’entrechoquent, quelqu’un en ramasse pour les feux de l’hiver qui s’annonce ? Je vais aller voir ça de plus près, et si c’est des humains, il va falloir me cacher pour les espionner.
Pas du tout, ce sont deux Daims qui se bagarrent, ils se foncent dessus tête baissée, en une fois en contact, leurs bois font ce bruit que j’ai entendu. Qu’est ce qui ne va pas chez eux pour qu’ils se disputent de la sorte ?
– héla, c’est pas bientôt fini cette querelle ?
– bonjour Koukïn, tu tombes à point pour me donner raison.
– raison de quoi ? C’est pas gagné, il faut me raconter ce qui a provoqué cette dispute.
– je me promenais tranquillement dans ce pré, quand monsieur est arrivé, et a décrété que c’est son pré à lui, et que je n’ai pas le droit d’y balader.
– quoi ? Mais ça va pas bien, le pré est à tout le monde, de quel droit tu as décidé que c’est le tien ?
– il ne t’a pas tout dit. J’ai pas dit que c’était mon pré, j’ai seulement dis que c’est le pré que je préfère, ça fait une différence non ?
– une grande différence, alors comment tu as pu croire que c’était son pré.
– parce que je l’ai entendu dire « je vais déguster cette bonne pomme dans mon pré ». Et en plus il ne veut pas me la donner.
– quelle pomme ? Ça fait deux choses pour laquelle vous vous chamaillez, en fin de compte. Tu peux m’en dire plus éventuel propriétaire de ce pré.
– j’ai bien dit ça, mais j’ai oublié de mentionner « je vais déguster cette bonne pomme dans le pré que je préfère ». Et puis c’est ma pomme, c’est moi qui l’ai trouvé.
– et le partage, tu connais pas ?
– c’est quoi le partage ? C’est un truc pour avoir la même chose ?
– presque, par exemple, c’est de faire profiter ces amis d’un endroit magnifique, et de donner la moitié de quelque chose à manger.
– si j’ai bien compris, je dois partager le pré que je préfère, et de donner la moitié de ma pomme ?
– tout à fait, et comme ton ami sera très content, la prochaine fois, ce sera à lui, de faire de même.
– ah, mais c’est une très bonne idée ça !
– et en plus ça évitera de vous disputer…

Crédit photo : Georges Laruelle

Les Daims qui se Disputent

Les Daims qui se Disputent

Et voilà, la pluie tombe de plus belle, et ça toute la journée. Des coups de tonnerre, des éclairs, les orages sont de retour. Pas moyen de sortir, il pleut trop fort, je pointe mon nez juste devant l’entrée de mon terrier, à attendre que ça cesse enfin.
Il a plu toute la journée, des trombes d’eau, vers le soir ça semble se calmer un peu, et quand la nuit est tombée, plus une goutte d’eau, l’orage est passé dans une autre région. Comme j’ai somnolé toute la journée, je suis en pleine forme, donc je vais faire ma virée, et par chance, comme il n’y a plus un seul nuage, la lune éclaire toute la contrée. On y verrait presque comme en plein jour, c’est parfait !
Je grimpe sur la colline, pour mieux profiter de ce magnifique clair de lune, presque tout en haut j’aperçois, deux cornes, un bout de museau, et un long cou. Tiens, il n’y a pas que moi qui gambade la nuit.
– bonjour, je ne te vois pas très bien, je ne sais pas qui tu es, mais un peu de compagnie, est un vrai plaisir pour moi. Et pour toi, ça te dirai.
– Koukïn ! Ben oui, avec toi, c’est un vrai plaisir.
– tu m’as reconnu dans cette pénombre ? Moi, pas encore, qui es tu ?
– je suis le Bouquetin des Alpes, tu te souviens de moi, tu m’as sauvé en me retenant, quand j’allais tomber dans le ravin.
– ah, oui ! je suis heureux de te revoir. Mais que fais tu ici ?
– je venais te voir, j’ai voyagé toute la journée d’hier. Mais aujourd’hui, je n’ai pas pu te chercher, il pleuvait trop. J’ai dormi toute la journée sous un rocher. Et puis, la pluie cessant, je suis reparti à ta recherche, et te voilà ! La chance !
– tu as fait tout ce voyage pour venir me voir ? Mais c’est trop gentil ça !
– oui, et aussi pour te rappeler de venir chez nous, pour fêter le nouvel an.
– oui, je m’en souviens, t’inquiète pas, une parole de Koukïn, est une parole sur laquelle on peut compter.
– j’en étais sûr, mais tous là bas, sont inquiets, de peur que tu n’aies oublié.
– quand tu rentreras, rassure les tous, je serais bien là. Et pour le moment on va faire la fête toute la nuit, tu es d’accord ?
– si je suis d’accord ! Pour sûr ! Plus que d’accord, complètement d’accord !
– c’est parti, suis moi, on va se régaler, une nuit mémorable, que tu raconteras à tous les copains des Alpes. Histoire de leur donner un avant gout de ce que peut être une fête avec moi…

Crédit photo : Lionel Hausseguy

Le Bouquetin Nocturne

Le Bouquetin Nocturne

Toujours de la pluie aujourd’hui, elle est plus fine, et parfois elle s’arrête quelques minutes. Le temps de vadrouiller dans la campagne. J’espère que ma Tortue d’hier restera bien à l’abri, j’ai pas envie de lui servir encore de parapluie. Je l’aime bien, mais qu’est ce qu’elle marche doucement, ça me fait penser que je suis trop content d’être un Renard, et pouvoir me déplacer en courant si j’en ai envie.
Je flaire quelque chose dessous cette terre, et puis ça bouge, qui se cache sous la terre ? Je vais gratter avec mes deux pattes avant, et déterrer ce qui est enfoui là dessous.
– héla, ça va pas bien la tête !
– oups, désolé de te déranger.
– ben, c’est fait, et en plus tu as failli me couper en deux.
– pardon, je ne voulais pas te faire de mal.
– et bien, ça a presque été le cas.
– tu peux me dire qui tu es ?
– je suis un Ver de Terre, et comme mon nom l’indique, je vis sous la terre.
– oh, mais il fait tout noir là dessous.
– ben, pas tout à fait, parfois je perce un petit trou et passe la tête dehors.
– mais pourquoi te caches tu sous la terre ?
– parce que j’ai pas envie de me faire dévorer par des Oiseaux. Ils adorent les Vers de Terre.
– ah, je comprends, mais c’est pas marrant de vivre tout le temps caché.
– t’inquiète pas, je sors la nuit, quand tout le monde est au dodo.
– et tu y vois quelque chose la nuit ? Ça doit pas te changer la vie, entre le jour sous la terre et la nuit dans le noir.
– ben je vais t’avouer quelque chose, ça ne me dérange pas plus que ça qu’il fasse jour ou nuit, j’ai pas de yeux.
– t’as pas de yeux ! Mais c’est fou ça. Comment tu fais alors pour te déplacer ?
– t’inquiète pas, j’ai des organes qui captent la lumière, c’est comme si j’avais des yeux.
– ben, ça alors, tu m’en apprends une là ! Et tu trouves bien à manger quand même ?
– t’inquiète pas, je vais très bien, j’ai tout ce qu’il me faut. Je suis très heureux, mis à part qu’aujourd’hui quelqu’un m’a dérangé.
– t’inquiète pas, ça n’arrivera plus jamais !

Photo trouvée sur internet sans crédit

Le Ver de Terre Derangé

Le Ver de Terre Derangé

Il a plu toute la nuit, et encore ce matin j’entends les gouttes qui tapent sur le sol. Par contre plus de tonnerre ni d’éclairs. Cette nuit j’ai cru que le ciel allait nous tomber sur la tête tant il tonnait fort, et les éclairs étaient si rapprochés et si lumineux qu’on se serait cru en plein jour.
Bon, il pleut, c’est pas ça qui va me faire rester dedans, comme hier je vais aller dans la forêt, les arbres me serviront de parapluies.
Mais c’est une Tortue que j’aperçois dans l’herbe, elle avance doucement comme à son habitude, et elle a l’air de mauvaise humeur. Je vais voir ce qui la tracasse.
– coucou la Tortue, quelque chose semble te déranger.
– ben, oui, il pleut et ma tête se mouille.
– mais c’est pas grave ça.
– mais oui, c’est grave !
– tu n’as que ta tête et le bout de tes pattes qui se mouillent, ton corps est bien à l’abri sous ta carapace.
– mais ça suffit à m’énerver. J’aime pas la pluie.
– mais comment faire ? Ta maison est encore loin ?
– non, pas trop, mais je marche si lentement que c’est un peu plus loin.
– logique, alors comment tu vas faire ?
– j’ai une petite idée. Tu t’appelles bien Koukïn ?
– oui, mais je ne vois pas le rapport.
– et bien je vais te dire. En tant que Koukïn, le Renard si généreux, tu vas m’aider.
– oui, je veux bien, mais comment ?
– tu vas marcher, et moi je serai sous toi, tout mon corps, mes pattes et ma tête à l’abri.
– bon, si tu veux, aller, dis moi dans quelle direction est ta maison.
– tout droit, juste après le grand arbre devant nous, à quelques mètres à peine.
– bon, mets toi à l’abri sous moi, et on avance.
Le train n’est vraiment pas très rapide, ça marche très doucement les Tortues, jamais je n’aurais imaginé aussi lentement.
– j’espère qu’on va bientôt arriver, car je commence à être sérieusement mouillé moi.
– mais c’est pas très grave la pluie qui te mouille, c’est toi qui l’as bien dit, hein ?
– ah, ah, très marrant !

Crédit photo : Marie Moulin

La Tortue qui n'Aime pas la Pluie

La Tortue qui n’Aime pas la Pluie

J’entends le tonnerre au loin, je me lève en vitesse pour profiter d’un moment au sec avant l’orage qui menace. Et si j’allais dans les bois, s’il se met à pleuvoir je serai un peu à l’abri sous les arbres. La forêt est juste à côté, donc pas de pré à traverser pour retourner à mon terrier, de toute façon un peu de pluie ne va pas me tuer.
Je me promène tranquillement, en voyant à l’horizon de gros éclairs, il pleut là bas, et si je calcule bien mon coup je devrais pouvoir balader pendant deux bonnes heures avant les premières gouttes.
– Koukïn ?
– oui, c’est moi, qui m’appelle, je ne te vois pas.
– je suis perchée sur une fleur au boutons mauves.
– ah, oui, je te vois maintenant, tu es si petite et parfaitement cachée derrière ces fleurs, qui sont de la même couleur que toi. Mais qui es tu ?
– tu ne te souviens pas de moi ?
– non, éclaire moi, raconte moi comment on s’est rencontré.
– il y a quelques mois, j’avais la patte cassée, et tu m’as soigné.
– ah, oui ! Ça y est, je m’en rappelle, la Mante Religieuse à la patte cassée. Mais tu vas bien à ce que je vois.
– oui, grâce à toi. Quelques jours ont suffi pour que je puisse sauter à nouveau.
– bof, je n’y suis pas pour grand chose, c’est toi qui a tout fait pour guérir, armée de patience et de volonté.
– tu es trop modeste mon Koukïn. Mais tu as un peu raison, il ne suffit pas qu’on nous soigne pour guérir, il faut comme tu dis, beaucoup de volonté.
– dis moi tu es magnifique, de là où je suis tu te détaches du ciel menaçant de l’orage qui arrive. Les couleurs sont superbes, toi et les fleurs mauves, saupoudré d’un peu de vert lumineux, et en fond un ciel gris mais si beau.
– il va pleuvoir ?
– retourne toi et tu verras la couleur du ciel, et parfois il est illuminé d’éclairs, et écoutes, tu entends le tonnerre ?
– hou, là, là ! Il va pleuvoir, vite je vais me protéger. Au revoir Koukïn, à bientôt !
– salut ma belle, à bientôt aussi.

Crédit photo : Denis Girard

La Mante Religieuse est Guérie

La Mante Religieuse est Guérie

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