C’est décidé, je pars vers une ferme, à moi les Poules, les Cochons, les Chèvres, les Moutons, et tous ceux qui vivent dans une ferme. Le premier que je verrai sera le bon pour passer un moment délicieux.
Le ciel est presque tout bleu, quelques nuages très haut n’arrivent pas à cacher le soleil, un peu timide, mais il est là c’est l’essentiel.
Je vois au loin un grand Oiseau, il me semble que je connais cette façon de voler, battant ses grandes ailes. Mais oui ! C’est lui, c’est Céleste ! Quelle joie de le revoir. On dirait qu’il m’a vu, car il se dirige vers moi.
– Koukïn ! Je venais te chercher.
– bonjour Céleste. Me chercher, pour aller où ?
– je te dis pas, c’est une surprise.
– une surprise, j’adore ! Mais c’est loin ?
– non, pas trop, mais en te portant on ira plus vite. Tu es prêt ?
– pour une surprise je suis on ne peut plus prêt.
Il m’attrape comme à son habitude entre ses serres, et décolle avec une grâce. On voyage à travers la région, et je reconnais au passage bien des coins. Puis il s’élance vers les plus hautes montagnes de notre contrée, des montagnes où je ne vais pas souvent, car peu accessibles, elles sont composées de rochers très abruptes.
– on est presque arrivé ?
– oui, regarde droit devant, tu vas apercevoir un nid, juste en dessus tu verras une dame Vautour, elle s’appelle Diamant, c’est ma petite femme.
– et si j’ai bien deviné, les bébés qu’elle abrite sont vos enfants.
– et oui, c’est ma surprise, je suis papa !
– félicitation ! Qu’ils sont mignons !
– et j’ai quelque chose à te demander.
– quoi ? Non, ne me dis pas ?
– si, tu as bien compris.
– quoi, tu veux dire ?
– oui, oui, tout à fait.
– c’est pas possible, tu es sûr ?
– le plus sûr que je peux l’être.
– allez, dis le. Mais c’est déjà un grand OUI !
– merci d’être le parrain de l’un d’eux. Comme tu peux les compter il y en a trois. Tu seras le parrain de Renardou, j’ai choisi Loupiot pour Loulou, et pour le petit Lapinou, ça va s’en dire que c’est lapin Magicien.
– bonjour petit Renardou, je suis enchanté de veiller sur toi tout au long de ta vie.
– je savais que tu ne refuserais pas.
– comment refuser de t’aider à l’élever. Mais j’y pense, je suis parrain du fils du roi Lion, puis d’une petite hirondelle, et pour finir celui d’une fille de Malicia. Et aujourd’hui le parrain d’un de tes fils. Ça fait quatre, deux filleuls et deux filleules maintenant, si ça continue, à ce rythme, je vais m’y perdre.
– tu n’as qu’à noter ça sur une feuille de papier.
– mais où je vais trouver ça ?
– je te fais confiance, malin comme tu es, tu vas vite trouver.
– j’y suis ! Louis, le petit berger, c’est mon ami, il va à l’école, il doit bien avoir ça !
– ben, il t’a pas fallu longtemps, gros malin !

Crédit photo : Lionel Hausseguy

La Surprise de Céleste

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