Archives de la catégorie Avril

Levé, débarbouillé, déjeuné, je pars pour mon tour quotidien fin prêt. Je me promène tranquillement près de la route qui mène au village, quand j’entends qu’on m’appelle.
– Koukïn, Koukïn, Koukïn.
– oui, j’entends bien mon nom, mais je ne vois pas qui m’appelle.
– regarde par dessus la haie, et tu me verras, enfin le bout de mon museau.
– ça y est, j’aperçois ton museau, attends, je grimpe sur la haie pour mieux te voir.
Et hop ! Un grand bond, comme je sais si bien le faire, et me voilà sur la haie, je distingue bien qui est autour de ce beau petit museau, un petit Veau, qu’il est mignon !
– coucou, petit, pourquoi tu veux me parler ?
– pour rien, juste comme ça, je t’ai vu, et j’ai voulu te parler un peu.
– tu as bien fait, je suis prêt à t’écouter. Mais dis donc, tu en as de belles boucles d’oreilles !
– c’est pas des boucles d’oreilles, c’est des badges, les fermiers marquent toutes les bêtes de la ferme avec un numéro.
– ah, oui, c’est vrai, ça me rappelle une Chèvre qui m’a déjà raconté ça. Mais elle en avait qu’un, toi pourquoi tu en as deux ?
– ça c’est un accident, le jour du marquage, le fermier, m’a badgé une première fois, puis je me suis retourné, il a vu mon autre oreille sans marque, alors pensant qu’il avait oublié, il a mis un autre badge sur mon autre oreille.
– ben ça alors ! Remarque je trouve ça plus joli, on dirait vraiment une paire de boucles d’oreilles.
– c’est ce que je me suis dit aussi, et depuis tous les autres sont jaloux ! Mais j’ai dû quand même subir deux fois la douleur, ça fait un peu mal.
– tu sais bien qu’il faut souffrir pour être beau, petit Veau !
Hou, la, la, je fais des vers moi maintenant…

Photo trouvée sur internet, pas de crédit

Le Veau qui a deux Numéros

Le Veau qui a deux Numéros

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Hier en allant dans la ferme aux salades, j’ai vu un gros troupeau de Moutons, aujourd’hui je vais aller leur rendre visite, les Moutons semblaient agités, j’aimerai bien savoir pourquoi, histoire de faire quelque chose pour les apaiser.
Les Moutons sont encerclés dans un enclos formé de piquets où sont accrochés des filets, il est vraiment très, très grand, ils ont une place énorme, et ils sont en sécurité, alors je ne vois pas ce qui semble les inquiéter.
– bonjour les amis, ça va comme vous voulez ?
– oh ça non !
– ah bon, et pourquoi ?
– depuis quelques jours on est tous enfermés là, et on cherche la sortie.
Là dessus arrive un Chien, je pense que c’est celui qui garde ces Moutons puisqu’il est dans l’enclos avec eux.
– bonjour Koukïn, tu vas bien ?
– oui très bien, mes tes Moutons on peut pas en dire autant.
– t’inquiètes pas, c’est comme ça tout le temps, j’ai beau leur expliquer qu’ils sont dans un enclos fermé, ils veulent toujours trouver la sortie.
– et il n’y en a pas ?
– ça non ! T’imagines le boulot, s’il y avait une sortie, il faudrait que je passe mon temps à les rabattre pour qu’ils ne courent aucun danger, et comme je te dis, j’ai beau leur dire, rien ne rentre dans leur tête, tous les jours c’est pareil, il faut que je rabâche la même chose, un peu marre quand même…
– attends, je vais leur parler : Moutons, vous rester là, vous pas sortir, sinon vous danger, compris ?
Et en choeur un grand « bééé » me dit que c’est ok, bon on verra bien jusqu’à quand…

Photo trouvée sur internet site : Chataigneraie.biz

Le Troupeau de Moutons

Le Troupeau de Moutons

Il a plu toute la nuit, que c’est agréable d’écouter les gouttes de pluie, c’est une musique tantôt régulière, avec des nuances plus marquées, d’autres plus douces, de toutes les manières que ce soit, c’est une berceuse, surtout quand on est bien à l’abri.
Le soleil est revenu, ça n’a pas duré bien longtemps cette pluie, et je doute que la terre a su en profiter, mais le printemps ne fait que commencer, les jours prochains amèneront son lot de nuages avec de nouveaux concerts pluvieux.
Je marche nez contre le sol afin de dénicher de nouveaux arrivants en ce printemps, beaucoup sortent de leurs trous, et voilà que cahin caha, une Tortue fait ses petits pas habituels.
– oh, mademoiselle Tortue, te voilà de retour.
– oui, c’est ma première sortie.
– et où vas tu ?
– je meurs de faim, il a bien quelques brins qui me tentent, mais ce que j’aimerai le plus au monde, c’est une bonne salade, bien verte, bien fraiche.
– j’ai ce qu’il te faut, j’ai visité quelques fermes ces derniers jours, et j’ai vu de belles salades pousser.
– hum ! J’en ai l’eau à la bouche, et c’est où ?
– ah, c’est bien là le problème quand j’y pense, avec tes pas de Tortue, je crains que tu n’y sois que dans quelques jours.
– et tu peux m’aider peut être, je sais que tu trouves toujours de bonnes idées.
– oui, j’en ai bien une, en plus ça sera au poil, car je vais te porter entre mes dents, et t’y emmener, comme tu es dure comme un roc, je ne risque pas de te blesser.
– ni de me manger !!!
– ah ! ah ! ah ! Bien vu !

Photo trouvé sur internet sans crédit

La Première Sortie de la Tortue

La Première Sortie de la Tortue

 

Le soleil parait timide aujourd’hui, la pluie ne devrait pas tarder, de nombreux nuages arrivent de l’est, côté d’où la pluie vient toujours, j’ai remarqué ça à chaque fois qu’il a plu. Donc je vais profiter des maigres rayons de monsieur soleil avant qu’il ne disparaisse, un petit tour dans la forêt me semble parfait, car s’il se met à pleuvoir, je serai bien à l’abri, le temps de rentrer dans ma tanière.
Entre les arbres j’aperçois un Cerf, un jeune Cerf plutôt, il fait des gestes bizarres, il passe sa tête sous un tas de branches au sol, la relève, et recommence, qu’est ce qu’il est en train de faire ?
– hello, jeune homme, c’est quoi cette parade que tu nous fait là ?
– ah, tu tombes bien toi Koukïn, tu vas peut être m’aider, car j’arrive pas à faire ce que je voudrai.
– bon, expliques moi tout.
– voilà, j’essaie de mettre ces branches sur ma tête, parfois j’y arrive, mais je fais quelques pas et elles retombent aussitôt.
– quelle drôle d’idée, et pourquoi tu veux faire ça ?
– pour paraitre plus vieux, avec si peu de bois sur ma  tête, je fais jeunot, et avec quelques bois supplémentaires je ressemblerai à un Cerf adulte.
– oh, ok… Je vois, mais ça va pas la tête non ? Tu as la chance inouïe de commencer ta vie, et voilà que tu a hâte de vieillir, pourquoi une telle idée ? C’est si bien d’être jeune, tu as tout le temps de prendre des rides… heu, des bois… Vis ta vie comme elle vient en prenant le temps de tout, tu sais la vie passe si vite, et si tu précipites tout ça va être encore plus rapide.
– mais c’est pas bien d’être vieux ?
– oui c’est bien, pas de problème pour ça, tout est bien dans une vie, la naissance avec la joie que ça procure à tes parents, l’enfance avec ses apprentissages, la jeunesse et toute l’insouciance qu’il l’accompagne, puis vient l’âge adulte où on a la liberté d’accomplie tant de chose, et vient la vieillesse, avec elle la sérénité et le calme, toutes ces étapes sont belles à vivre, mais il ne faut pas les bruler, elles sont toutes pleinement à vivre !

Crédit photo : Clo Lachat

Le Jeune Cerf Pressé

Le Jeune Cerf Pressé

Ah ! Enfin ! Il pleut… Bon, c’est vrai que c’est bien le soleil, la chaleur et tout, et tout… Mais cette pauvre nature a besoin d’eau, et nous aussi en même temps.
J’entends un joli gazouillement, quel merveilleux petit Oiseau se cache derrière ce joli chant ? Il ne me reste plus qu’à marcher en levant la tête, sans faire comme Loupiot quand même, et mon bel Oiseau apparaitra.
Le voilà, délicatement posé sur une branche, vêtu d’un beau plumage de couleurs sombres, son ventre par contre est tout blanc, mais le plus beau, c’est la couleur de ses yeux, d’un bleu limpide et rare.
– mais que tu es beau !
– merci pour le compliment, je crois que je te reconnais, tu es Koukïn ?
– oui, on s’est déjà vu ?
– oui, enfin tu n’étais qu’un bébé, mon nid était dans l’arbre tout près du terrier de ta maman, je me rappelle de toi, avec ton frère et ta soeur.
– moi je ne me rappelle pas de toi, c’est surement parce que tu ne restais pas longtemps dans ton nid, car je me rappelle très bien de tous les arbres autour de notre terrier, et je n’ai aucun souvenir de toi.
– c’est normal, tous les ans quand arrive l’automne, je pars très loin, pour échapper à l’hiver, nous les Hirondelles nous ne supportons pas le grand froid.
– mais tu es allé où ?
– en Afrique.
– en Afrique ? C’est loin ? Et comment c’est ?
– non ce n’est pas très loin, enfin à vol d’oiseau, il faut traverser la mer, et on y est. L’Afrique c’est magnifique, c’est très différent de cette région, il y a une foule d’animaux, très différents aussi.
– wahou ! Je voudrais y aller !
– il ne te reste plus qu’à trouver le moyen de t’y rendre, mais tu sembles très emballé, alors fais toi confiance, tu trouveras surement un transport pour faire ce grand voyage…

Photo trouvée sur le web sans crédit
Colorisation : Marie Moulin

Le Voyage de l'Hirondelle

Le Voyage de l’Hirondelle

Quelle belle journée hier, un vrai régal, avec Loupiot on a fait une grande virée, on est allé à bien des endroits que je n’avais encore jamais vu, notre région est vraiment magnifique, on y trouve de tout, des collines, des vallées, des rivières, des forêts, enfin le top des régions !
Et on y trouve aussi une foule de villages, je vais d’ailleurs faire mon tour dans un village que je ne connais pas, je vais surement tomber sur une nouvelle rencontre.
Je longe un muret quand j’aperçois perché tout en haut un superbe Chat, mais qu’est ce qu’il a sur sa tête ?
– bonjour Chat ! Tu fais quoi avec ce drôle de chapeau sur ta tête ?
– je dois aller à l’anniversaire de mon pote, mais il m’a mal donné son adresse et je ne trouve pas, j’espère pas arriver quand ce sera fini…
– bon déjà, tu as une bonne idée de te mettre en hauteur, comme ça tu peux inspecter les environs, reste plus qu’à faire silence et repérer des bruits de fête.
Je monte à côté de lui, je scrute tout autour de moi les moindres mouvements, en faisant silence, j’écoute les moindres bruits, et rien, mais rien de rien !
Bon, ben, je crois que ce ne soit plus difficile à trouver que ce que je pensais. Puis on voit un gros Chat qui arrive, vite on fonce lui demander s’il connait le Chat qui fait son anniversaire.
– dis moi gros Chat, tu ne saurais pas où se fête l’anniversaire d’un autre Chat aujourd’hui ?
– l’anniversaire de Roméo ? Mais oui, je le connais, mais c’était hier !
– oh ! Flute ! J’ai raté l’anniversaire de mon ami, c’était hier, il va falloir attendre un an pour le fêter à nouveau…
– ne sois pas triste le Chat, mon anniversaire c’est dans pas très longtemps, au mois de juillet, on y est presque, et pour pas que tu le rates, je viendrai te chercher, alors gardes bien ton chapeau !

Crédit photo : Marie Moulin

Le Chat et l'Anniversaire

Le Chat et l’Anniversaire Raté

Par cette chaleur, qui est encore là aujourd’hui, direction la forêt, pour bénéficier d’un ombrage idéal, et je trouverai certainement une clairière pour faire ma sieste au soleil.
J’entends un appel, pas vraiment fort et affolé, mais ça ne me dit rien qui vaille, ça vient de tout droit, je fonce voir qui est en difficulté, à mon souvenir de cet endroit de la forêt, il y a beaucoup de rochers qui forment des trous plus ou moins profonds, et je crois comprendre.
– hou, hou, y a quelqu’un ?
Je me rapproche car j’entends distinctement ce que dit cet appel, c’est bien ce que je pensais, la voix sort d’un rocher, je vais avancer prudemment quand même, et je trouverai bien d’où ça vient exactement.
– HOU, HOU, Y A QUELQU’UN  ?
– oui j’arrive, je cherche encore un peu et je vais surement tomber sur toi.
Voilà j’ai trouvé, au creux du rocher je vois un grand trou béant, qui parait assez profond, la voix vient de là.
– ça y est je suis tout près, tu es tombé dans le trou ?
– Koukïn ?
– oui, c’est moi, et toi qui est tu ?
– c’est Loupiot !
– oh, Loupiot ! Mon cher ami, qu’est ce que tu fais dans ce trou.
– et bien je suis tombé dedans pardi…
– tombé dedans ? Mais comment tu as fait ton compte ?
– tout simplement en voulant jouer avec un oiseau, je courais avec lui, la tête en l’air, et pouf ! Tombé dans le trou !
– t’inquiètes pas je vais trouver une solution et te sortir de là.
Je déniche une grande branche, je vais la glisser à l’intérieur du trou, et Loupiot n’aura plus qu’à grimper dessus et sortir.
– merci mon ami ! Tu m’as sauvé !
– et comme j’en suis content !
Nous repartons tous les deux, côte à côte, je sens que cette journée va être pleine de bonheur, les meilleurs amis de la forêt, ensemble, pour toute une journée… Trop bien !

Crédit photos : Jean Paul Dauphin
Montage Gif : Marie Moulin

Koukïn et le Grand Trou

Koukïn et le Grand Trou

Ouf, ouf, ouf… Toujours aussi chaud, hier je voulais savoir si des animaux avaient connus des printemps comme ça, les Lamas étaient trop contrariés pour que je leur pose cette question, aujourd’hui je vais peut être avoir une réponse à ma question.
Puisqu’il fait si chaud, un petit tour vers la rivière, je prévois un bon bain, et une sieste au soleil afin de sécher, puis l’espoir d’une belle rencontre.
Tout en m’approchant de la rivière j’entends quelque chose d’étrange, écoute plutôt :
– 1 – 2 / 1 – 2 / 1 – 2 / 1 – 2…
Qui peut bien dire ça, et surtout pourquoi ? Je vais voir ce qui se passe sur la rivière, car ça vient bien de là. Je monte sur une butte pour mieux apercevoir qui c’est qui dit 1 – 2, et pourquoi… Et je la vois, une petite Aigrette sur un tas de branches d’arbre, au milieu du cours d’eau, allons lui demander ce qu’elle fait.
– bonjour belle petite Aigrette, que fais tu sur ce tas de bois, et pourquoi tu dis 1 – 2 ?
– premièrement c’est pas un simple tas de bois : c’est mon canoë ! Et puis je dis simplement pas 1 – 2 : je compte !
– heu, pardon, je me suis mal exprimé, raconte moi ce que tu fais sur ton canoë, et pourquoi tu comptes.
– ok, dis comme ça je veux bien te le dire, je m’entraine pour les prochains jeux olympique.
– ah, bon ! Mais c’est fantastique ! Et qui t’entraine ?
– pour le moment personne, je suis à la recherche de quelqu’un.
– tu as trouvé ton quelqu’un : moi !
– parfait, alors on commence ?
– c’est parti : 1 – 2 / 1 – 2 / 1 – 2 / 1 – 2…
Ça a duré jusqu’au soir, elle est super motivée cette petite, elle mérite bien que je m’occupe d’elle, et partie comme ça je sens qu’elle va les gagner les prochains jeux ! En plus elle est si jolie… Regarde la…

Crédit photo : David Huerta

L'Aigrette qui Pagaie

L’Aigrette qui Pagaie

Mais qu’il faut beau ! Et chaud ! Ça continue, c’est bien le printemps en avril ? Parce que là on se croirait en juin, quelle chaleur ! Je vais aller voir ce qu’en pense mes amis des fermes, ils ont plus d’expérience que moi pour les saisons, je vais leur demander s’ils ont déjà vécu des printemps aussi chaud.
Je change mes habitudes pour aller dans une autre ferme, il y en a tellement dans le coin, et avec un peu de chance, je vais rencontrer une nouvelle espèce.
En longeant une clôture, j’aperçois des animaux que je n’ai jamais vu, ils ressemblent un peu aux Alpagas dont j’ai fait connaissance dans les montagnes, mais ils ont moins de poils, enfin leur fourrure est moins longue, des Alpagas ras ? Il y en a quatre, par contre ils n’ont pas l’air content, je les entends râler entre eux.
– bonjour les ? Comment vous appelez vous ?
– moi, c’est Serge. Et j’adore chanter
– moi, Dalaï. Je médite toute la journée.
– pour moi, c’est Bernard. Ma passion c’est le foot.
– et moi c’est Perle. Comme Serge je chante sans arrêt.
– ça alors ! Quelles créatures passionnées ! Mais ma question était, je me suis mal exprimé, quelle est votre espèce ?
– Lama ! Enfin ! Serge Lama, Dalaï Lama, Bernard Lama et Perle Lama !!! Ça va de soit…
– ben oui, comment n’y ai je pas pensé ? C’est tout à fait évident… Par contre vous avez l’air ronchon, qu’est ce qui ne va pas ?
– la chaleur ! Il fait trop chaud, on est obligé de rester à l’ombre, Serge et Perle n’ont plus de voix, trop déshydratés, Bernard ne peut pas jouer au ballon, le terrain de foot est en plein soleil, et Dalaï rouspète, parce que il aime être seul sous l’abri pour mieux méditer.
– en effet, je vois, bon, ben, je vais vous laisser, je reviendrai quand il fera plus frais, histoire de vous revoir en meilleure forme…

Crédit photo : Marie Moulin

Les Lamas Ronchons

Les Lamas Ronchons

 

Quel magnifique champ de marguerites sauvages ! Il s’étend jusqu’à la rivière, je cours pour faire les cent coups dedans, et je suis certain que beaucoup auront la même idée, ça va être ma rencontre du jour fleurie !
Ben, ils sont tous passés où ? Je ne vois personne dans ce champ, c’est drôle, comment on peut passer à côté de ça, c’est si beau, bon c’est pas grave, moi je vais en profiter un maximum.
– bzzzz, bzzzz, bzzzz…
– qui fait ça  bzzzz ?
– c’est moi !
– qui moi ? Je ne vois rien, je n’entends que bzzzz…
– cherche bien, approche toi de plus en plus près de mon bruit, et tu me trouveras, je suis petite, j’ai des ailes, et ma couleur se détache très bien sur quoi je me trouve.
– ah ! Je t’ai trouvé ! Ma première Abeille !
– tu vois c’était pas difficile.
– et que fais tu, tu manges le jaune des marguerites ?
– tu ne sais pas que les abeilles recueillent le pollen des fleurs, et ensuite en font du miel ?
– maintenant que tu me le dis je le sais. Et à quoi ça sert le miel ?
– c’est délicieux, tout simplement.
– donc ça se mange ?
– oui gros bêta, ça se mange, plutôt ça se déguste !
– et bien le gros bêta voudrait bien en déguster, car tout ce qui se déguste est drôlement bon.
– pas de problème, je t’en donnerai, je crois savoir que tu connais la ferme de Barbikette ?
– oui, parfaitement.
– elle te dira où se situe notre maison, une ruche pour être plus précise, une fois arrivé je te donnerai quelques lapées de mon miel.
– rendez-vous obtenu dans les plus bref délais, je suis un grand gourmand !

Photo trouvée sur internet crédit : F. Lalevee

Ma Première Abeille

Ma Première Abeille

Je me promène tranquillement dans la forêt, quand j’entends des piaillements venant d’un arbre, je pense reconnaitre qui fait tant de grabuge, des Oiseaux, mais qu’est ce qui peuvent se dire de si important à crier comme ça ?
Je les vois très bien là haut, il y en a deux, un tout jaune et un autre les plumes teintées de toute sorte de marron, je vais monter sur cet arbre pour me rapprocher le plus près possible afin de comprendre ce qu’il se disent.
– c’est à moi !
– non c’est moi qui l’ai trouvé !
– mais moi je l’avais caché, et tu l’as trouvé…
– donc maintenant c’est à moi !
C’est le moment d’intervenir pour savoir pourquoi ils se disputent.
– et bien, c’est quoi votre problème, vous êtes en train d’ameuter tout le quartier.
– Oiseau jaune m’a chipé ma boulette !
– une boulette de quoi ?
– une boulette de pain, elle était à moi, je l’ai trouvé, et comme j’avais pas faim je l’ai caché, et j’ai pas tourné le dos que Oiseau jaune la trouve et la prend dans son bec.
– bah, Oiseau jaune a très faim, il faut lui laisser, et si toi t’as pas faim, tu en trouveras une autre.
– facile à dire, ça court pas les forêts les boulettes de pain !
– mais non, je sais où tu vas en trouver à profusion, j’ai plein d’amis dans des fermes, et les fermiers donnent de la nourriture pour tous ses animaux, il en reste souvent beaucoup, et mes amis sont si gentils qu’ils partageront leur repas, alors, toi partage le tien, donne de bon coeur ta boulette à Oiseau jaune, il meurt de faim, et toi quand tu auras faim tu iras dans une des ces fermes et tu mangeras à ta faim.
– ok, ok, allez gardes la ma boulette, je te la donne, et toi Koukïn, donne moi les adresses des fermes.
– parfait, bon pour les adresses, voilà une carte, chaque ferme est encerclée d’un trait bleu, tu n’as qu’à choisir n’importe laquelle, toutes ont un tas d’animaux de toutes espèces, tu trouveras certainement quelque chose à te mettre sous le bec…

Crédit photo : René Lortie

Les Deux Oiseaux qui se Disputent

Les Deux Oiseaux qui se Disputent

Quelle flemme aujourd’hui, il faut dire que par ce soleil si chaud, on a envie de rien faire, juste de se prélasser, c’est justement ce que je vais entreprendre, une bonne grosse sieste, sous un arbre, mi à l’ombre, mi au soleil, le rêve !
Je le trouve vite mon arbre idéal, je m’installe et m’endort aussitôt, hum… Que c’est bon, après on verra bien, je gèrerai en fonction de mon sommeil.
Je sens quelque chose qui me grimpe dessus, c’est très léger, et ça fait des petits sauts, mais je sens qu’il y a quelque chose qui fonctionne mal dans ces sautillements. J’ouvre un oeil doucement, pour apercevoir de quoi il s’agit.
Sur moi, avance péniblement une Mante Religieuse, elle semble mal en point, bon allez, adieu la sieste, je vais ouvrir les deux yeux et voir ce qui gaze pas.
– et bien dis donc, c’est pas la forme ?
– oh, non ! Je vais pas bien regarde.
– regarde quoi ?
– ma troisième patte droite.
– oh, la, la, ma pauvre ! Ta patte est cassée ! Comment tu as fait ça ?
– j’était tellement contente de ce beau temps, que j’ai sauté, mais beaucoup sauté, et de très haut, puis, bing ! Je suis mal retombée est ma patte a craqué.
– ben ma pauvre ! Mais t’inquiète pas, j’ai la solution, je vais prendre un petit bout de bois et quelques brins d’herbe, je faire attacher ce bois contre ta patte avec les herbes, j’ai vu ça à la télévision quand je suis allé rendre visite à mon ami Chien, tu vas voir au bout de quelques jours, tu enlèveras tout et ta patte sera réparée, j’en suis sûr.
– merci Koukïn, vraiment trop gentil, je viendrai te voir pour te monter quand je serai guérie, et on fera des bons de malades !

Crédit photo : Marie Moulin

La Sauterelle à la Patte Cassée

La Sauterelle à la Patte Cassée

Encore une belle journée s’annonce, pas un nuage à l’horizon, pas un souffle de vent non plus, c’est un début de printemps vraiment très chaud.
Pour me rafraîchir un peu, je vais faire une petite trempette dans la mare, je vais bien rencontrer quelqu’un qui a envie de faire comme moi, et pourquoi pas une course dans la mare, ça serait super amusant.
A peine arrivé, je découvre un magnifique Cygne, quel oiseau gracieux, et d’une blancheur totale, mis à part son bec orange avec quelques touches de noir, il est splendide, mais il a une attitude bizarre, quelle étrange façon de nager, allons voir ce qu’il fait.
– salut l’ami, tu fais quoi au juste, tu as une manière de nager pas conventionnelle.
– je nage pas, je danse !
– et ben dis donc, c’est pas mal du tout, je voulais te proposer quelque chose, mais je ne sais pas si tu seras d’accord.
– vas y, propose…
– je te propose une course dans la mare.
– une course ? Ben pourquoi pas, mais moi je vais aussi te suggérer quelque chose.
– vas y, suggère…
– une danse !
– hou, la, la, une danse ?
– oui, mais pas n’importe quelle danse : la Danse du Cygne !
– ah, oui, j’en ai entendu parlé, il parait que c’est admirable, j’en serais ravi, mais tu sais il va y avoir du travail, je suis un grand débutant en danse.
– pas grave, regarde moi, et fais pareil, de toute manière on va s’éclater !

Crédit photo : Marie Moulin

La Danse du Cygne

La Danse du Cygne

Après la journée d’hier, où je n’ai pas pu faire mon brin de causette comme je voulais, je sais où trouver quelqu’un qui adore parler, pour ça direction la ferme.
Et arrivé à la ferme je vais tout droit retrouver mes copines les Chèvres.
Je les aperçois, et il y en a trois, et un Chevreau en plus, quelle veine !
– bonjour les copines.
– bonjour Koukïn, je suis contente de te revoir.
– moi aussi, Barbikette, d’ailleurs j’ai choisi de venir vous rendre une petite visite, tant j’aime être avec vous. Et comment va ton amie qui s’était coincée la tête ?
– tu ne la vois pas ? Elle est perchée tout en haut du tas de foin !
– ah, ça ne m’étonne pas.
– et son bébé l’attend, c’est ce petit Chevreau que tu vois là près de moi.
– qu’il est mignon, et comment vas tu petitou ?
– ze vais bien, mais ma maman fait toujours que des bêtises, z’ai peur pour elle.
Ça c’est le monde à l’envers, un enfant qui a peur pour sa maman qui fait un peu trop la fofolle.
– t’inquiètes pas bébé, elle sait ce qu’elle fait, c’est sa façon de te montrer comment bien se débrouiller, et puis si elle est en danger, elle ne risque rien, puisque elle est très bien entourée, d’abord par toi, qui te soucis d’elle, puis tous ses amis toujours prêts à lui porter secours en cas de danger, sans oublier, pour te rassurer encore plus, dans ta ferme vous êtes tous en sécurité, vous avez un bon fermier qui vous protège et prend tous les jours soin de vous !
– hého, Koukïn ! Merci pour l’autre jour, j’ai pas eu le temps de te le dire, j’étais trop pressée de retrouver mon bébé, il est toujours inquiet pour tout, tu pourrais pas le rassurer un peu, toi qui sait tant de choses ?
– c’est fait petite Chèvre, c’est fait…

Crédit photo : Marie Moulin

Mes Grandes Copines

Mes Grandes Copines

Voilà mes trois voeux sont finis, les Chevêches ont assuré, il va falloir que j’aille les remercier, et puis leur demander si je peux leur envoyer des animaux qui auraient besoin d’un petit coup de main pour leur donner du bonheur.
Je vais à la rivière aujourd’hui, car j’ai entendu dire qu’il y avait beaucoup de poissons, j’ai envie de faire cette rencontre aujourd’hui.
Me voilà arrivé, je longe la rivière jusqu’à ce que j’en aperçoive, et je vois plein de taches de couleur dans les rouge, orange, jaune… Qu’est ce que ces poissons ? Je plonge la tête dans l’eau et je reconnais cette espèce : des Carpes !
– bonjour mesdames, je viens vous faire une petite visite et un brin de causette.
– ben, tu tombes mal, car on est muette comme des Carpes !
Bon, nous y revoilà, après la Fouine qui fouine, le Furet qui furète, la Marmotte qui dort… des Carpes muettes comme des Carpes !
– vous ne voulez vraiment rien me dire ?
– ben non, puisqu’on est muette comme des Carpes.
– mais vous parler bien, puisque vous me dites ça.
– on te dis seulement ça.
– bon, puisque vous ne voulez pas parler, vous pouvez peut être faire quelque chose ?
Et là elles me font la démonstration d’un ballet des plus surprenants, elles tournent entre elles, sautent hors de l’eau avec beaucoup de grâce, puis replongent en faisant des vrilles dans l’eau, vraiment magnifique !
– et bien voilà, parfait ! Bravo mesdames !

Crédit photo: Marie Moulin

Les Carpes Surprenantes

Les Carpes Surprenantes

C’est le jour de mon troisième voeu, le jour où je vais rencontrer mon meilleur ami, mon ami pour la vie. Je ne sais pas du tout de qui il s’agit, une vraie surprise, et j’adore les surprises !
Je ne sais pas vers où me diriger, dans la forêt ? Dans la prairie ? Près d’une ferme ? Vers le rivière… la mare ?
Bon j’y vais au hasard, on verra bien. J’aimerai bien que ce soit un Oiseau, il pourrait m’apprendre à voler, ou une Chèvre, elle pourrait me donner du bon lait, ou bien un Chat, ou un Chien, ces deux derniers sont tellement marrants, on s’ennuie jamais avec eux.
J’ai une idée je vais monter sur un arbre, et de là haut j’aurai une vue sur tout ce qui m’entoure, dès que j’aperçois quelqu’un qui me plait, je vais lui demander s’il veut bien être mon meilleur ami. Je m’avance un peu trop loin sur une branche car j’entends un « crac » effrayant, je me retourne doucement pour voir derrière moi d’où provient ce craquement, hou, la,la… je crois qu’il va m’arriver quelque chose de pas très agréable, la branche sur laquelle je me trouve est en train de se fendre en deux, et la chute est imminente, je panique un peu, car c’est haut, et je vais avoir des bosses de partout, et peut être plus grave, me casser quelque chose.
Je suis paralysé, sans solution, comment je vais m’en sortir, et à ce moment là j’entends qu’on m’appelle.
– et bien Koukïn, tu es mal en point.
– je ne te le fais pas dire, je suis en mauvaise position, quoi que je fasse comme geste, la branche va casser et ce sera la chute !
– non, je vais arranger ça, ne bouge pas.
Au bout de quelques minutes mon sauveteur arrive, et je le vois qu’il traine un matelas ! Génial !
– voilà, tu n’as plus qu’à sauter, et tu atterriras sur ce matelas sans te faire le moindre mal.
– oh, merci ! Mais tu es un Loup ! Comme je suis content que tu sois un Loup, depuis peu j’ai guéri ma phobie des Loups, et je languissais d’en rencontrer vite un, et te voilà, en plus tu vas être mon meilleur ami, car c’est le jour de la rencontre de mon ami pour la vie, tu es d’accord ? Tu me veux bien comme meilleur ami ? Et comment tu t’appelles ?
– j’en serais très fier, être le meilleur ami de Koukïn, c’est un honneur ! Je m’appelle Loupiot.
– allez viens Loupiot, on va commencer notre amitié…

Crédit photo : René Lortie

Le Voeu de la 3ème Chevêche

Le Voeu de la 3ème Chevêche

Quelle belle journée hier, merci les Chevêches, vraiment très réussi la réalisation de mon premier voeu. Aujourd’hui, selon la deuxième Chevêche, je vais revoir Filou et Malicia, ça ne fait pas très longtemps que je les ai vu, rappelles toi, c’était à mon retour des montagnes, mais ils me manquent toujours, après maman, c’est sans hésiter non plus que je souhaitais un tel voeu.
Je les vois tout de suite, là bas au milieu du grand pré, ils m’attendent, ils guettent les alentours pour me repérer, je suis sûr que tous les deux ils étaient au courant, bravo les Chevêches, bon boulot !
– hello ! Filou et Malicia, je suis là, si je comprends bien les Chevêches vous ont averti de nos retrouvailles ?
– exactement, on a reçu le message avant hier, d’aller dans le grand pré et que tu nous y rejoindrais.
– hier j’ai revu maman, c’était mon premier voeu.
– magnifique ! Elle va bien ?
– elle est en pleine forme, on a passé la journée ensemble, on s’est raconté beaucoup de choses, j’avais tant à lui dire, et elle aussi, puis en partant j’ai pleuré de devoir la quitter, mais elle m’a pris contre elle et m’a fait mille baisers, et d’ailleurs elle vous en envoie mille aussi à vous deux.
Filou me regarde et me dit :
– ah ! Maman, comme elle me manque aussi !
Malicia ajoute, avec une petite larme au coin des yeux :
– et moi donc, il ne passe pas une journée sans que je ne pense pas à elle.
– c’est normal, Filou et Malicia, c’est notre maman, on en a qu’une pour toute une vie, elle nous a fait le cadeau de la vie, et elle est si belle la vie qu’on mène tous les trois, elle nous appris de si belles choses qu’on découvrent tous les jours, mais elle m’a dit que malgré son absence, on est tous les trois chaque jour dans son coeur, ce n’est plus une absence, on ne doit pas être triste de ne pas la voir tous les jours.
Malicia verse des petites larmes quand je lui dit ça, elle a parfaitement compris, mais son désir de la revoir est trop grand pour se contenter de ce que je lui dit.
– ma petite soeur, ma petite Malicia adorée, ne pleure pas, je vais arranger ça, va dans la forêt, marche jusqu’à la clairière, puis tourne juste à ta droite, le premier arbre que tu verras, lève la tête et tu verras les trois Chevêches, je suis sûr qu’elles se feront un plaisir d’arranger ça.
– Oh Koukïn, merveilleux petit frère, je t’adore !

Crédit photo : Roland Dallanoce

Le Voeu de la 2ème Chevêche

Le Voeu de la 2ème Chevêche

C’est le jour du premier voeu de la 1ère Chevêche, elle m’a dit que je vais revoir ma maman aujourd’hui. Je me lève très tôt, pour la retrouver et partager avec elle des moments délicieux toute la journée.
Je sors de mon terrier, et je me laisse guider par mon instinct, je suis sûr qu’il va me conduire vers elle, c’est en bordure de forêt que je me dirige, je suis un peu en contre bas de la lisière de la forêt, et tout en courant je lève la tête pour la voir apparaitre.
La voilà, tout en haut, perchée sur sur rocher, bien droite, si belle, ses yeux scrutent tout ce qui bouge, est elle au courant ?
– oh ! Maman ! je suis tellement content de te revoir.
– moi aussi mon petit Koukïn, tu m’as tellement manqué.
– hier j’ai rencontré des Chouettes, des Chevêches exactement, elles sont fées à leurs heures, et m’ont demandé de faire trois voeux, le premier, sans hésiter une seconde a été de te revoir, et voilà tu là devant moi…
– oui, je suis au courant, j’ai reçu un message de leur part, je suis si fière de toi d’avoir choisi de tels voeux, je te reconnais bien, tu as gradé un grand coeur.
– mais maman, c’est toi qui m’a appris tout ça, tu sais je mène ma vie en semant l’aide, le réconfort, l’amitié et pleins d’autres choses toutes aussi bonnes.
– tu es merveilleux ! Et ton séjour en montagne c’est bien passé ?
– parfaitement, j’ai fait une foule d’amis, ils étaient si tristes quand je suis parti, si bien que je leur ai promis de revenir les voir, on va faire une fête géante le soir du réveillon du 31 décembre.
– comme je suis rassurée de constater que tout va bien pour toi.
On passe une journée magnifique, baignée par les rayons du soleil, on se balade, on parle beaucoup, on rit beaucoup aussi, une journée comme ça c’est le bonheur total !
Le soir arrive, et il faut que je la quitte, c’est le plus dur, mais égale à elle même elle me console en me serrant très fort dans ses bras, me disant qu’elle est tous les jours près de moi, bien à l’abri contre son coeur…

Crédit photo : Georges Laruelle

Le Voeu de la 1ère Chevêche

Le Voeu de la 1ère Chevêche

Il était une fois, trois demoiselles, trois Chouettes, ou plutôt trois Chevêches, perchées sur une branche, bien serrées les unes contre les autres.
Je les ai rencontré tout à l’heure, elles m’ont vu les premières, je marchais pour chercher ma rencontre du jour, et j’ai entendu mon nom.
– Koukïn… Koukïn… Koukïn…
– oui c’est bien moi, mais qui me parle ?
– lève la tête juste en dessus de l’arbre à ta droite et tu nous verras.
– bonjour les filles, vous avez quelque chose à me dire ?
– oui, ou plutôt à te proposer.
– je vous écoute…
– nous sommes un peu fées par moment, et on entend beaucoup parler de toi, tu es si aimable, si attentionné, on voudrait te proposer de faire trois voeux, le premier tu me le diras à moi, le deuxième à celle qui est juste à côté de moi, et le troisième à la dernière sur la branche, on réalisera à chacun notre tour tes voeux.
– bon, il faut que je me concentre, pour le premier voeu, je voudrai revoir ma maman.
– c’est fait, tu vas la voir demain.
– le deuxième voeu est de revoir Filou, mon frère, et Malicia, ma soeur. C’est trop pour un voeu, les deux à la fois ?
– non pas du tout, on va dire que c’est un lot, et c’est fait aussi, tu les verras après demain.
– et enfin le troisième, je voudrai rencontrer mon meilleur ami pour la vie.
– ça aussi c’est fait tu le rencontreras après, après demain.
– c’est tout, vous avez déjà réalisé mes trois voeux ?
– oui Koukïn, c’est fait, et si tu veux que je rajoute quelque chose, tes voeux sont magnifiques, ils sont bien de toi, à choisir le bonheur plutôt que la fortune.
– à quoi me servirait la fortune ? Par contre être entouré d’êtres chers est un trésor inégalable !

Crédit : aquarelle de Patricia Hivernat

Les Voeux des Chevêches

Les Voeux des Chevêches

Quelle chaleur ! On se croirait au mois de juin, c’est vrai qu’il n’est pas loin, dans un mois et demi, alors je profite, car ça va pas être comme ça jusqu’au mois de juin, il va y avoir des jours de pluie, et tant mieux, il faut bien arroser toute cette nature.
Qu’est ce que tu dirais si j’allais dans la forêt ? Rencontrer un copain, ou copine, faire un brin de causette comme à mon habitude, et surtout pour te faire découvrir quelqu’un de nouveau, que tu n’as encore jamais vu dans mes histoires, allez c’est parti, je vais en trouver un jusqu’à ce que je rencontre ce tout nouveau.
Je croise un Chevreuil, un Ecureuil, un Cerf, un Hibou, un Sanglier, je leur fait quand même un petit bonjour, et je passe mon chemin, j’en ai déjà rencontré plein, et je t’ai promis une nouveauté…
Et tout à coup je le vois !
Un Chat, mais pas n’importe quel Chat, il est grand, gros et fort, il n’a rien à voir avec ceux qui vivent avec les hommes, il y ressemble beaucoup, mais il est tout de même si différent.
– eh bien gros Chat, j’ai trouvé en toi ce que je cherche depuis ce matin, c’est la première fois que je vois un Chat de ton espèce, mais de quelle espèce exactement ?
– bonjour Koukïn, je suis un Chat Forestier, un Chat Sauvage.
Il est splendide, tout en me parlant, il se frotte à moi en ronronnant, ses grands yeux ont une douceur dans le fond de leurs prunelles qui me rappelle le gentil regard de maman Chat des montagnes, ses pattes ne laissent apparaitre aucune griffe, des vraies pattes de velours, ce félin est tout ce qu’il a de plus tendre.
– Chat sauvage ? Tu n’en as que le nom, tu es si affectueux, si doux, si gentil.
– oui, je sais, on me dit sauvage car je ne vis pas avec les hommes, mais dans le fond je suis exactement comme les Chats domestiques, d’ailleurs si tu cherches bien, nous sommes tous comme ça, nous, les animaux dits sauvages, on n’a aucune haine envers personne, on vit à l’écart des hommes parce que c’est notre nature, parce que depuis la nuit des temps il y a des animaux dits domestiques et des animaux dits sauvages, mais tous ont de la tendresse, de l’affection et beaucoup d’amour.
– comme c’est bien dit tout ça ! Tu as résumé en une phrase les qualités de tous les animaux, et je me reconnais bien là, comme je reconnais tous les amis que j’ai rencontré, tous sont vraiment comme tu l’as dit.

Crédit photo : David Huerta

Un Chat dit Sauvage

Un Chat dit Sauvage

Il fait toujours aussi beau, et même un peu plus chaud que la normale en ce début de printemps, idéal pour faire une bonne sieste au soleil. Je trouve un joli coin dans un fourré, bien au calme, loin de tout sentier où pourraient passer plus ou moins bruyamment quelques petits copains toujours au aguets de faire une rencontre, comme moi aussi j’aime tant en faire, mais pas tout de suite, un petit dodo et je repars en suivant.
Je dors paisiblement, en boule, pour être le plus confortablement installé possible, mais toujours une oreille qui traine, attentif au moindre bruit. C’est à ce moment précis que j’entends quelque chose qui s’approche doucement, et j’entends en même temps un petit son de clochette, je dresse la tête, je renifle, et cherche autour de moi, qui peut bien fureter tout près ? J’en crois pas mes yeux, c’est la première fois que j’en vois un de si près, devines quoi, ou plutôt qui ?
Un enfant, un petit enfant, un petit garçon, il doit avoir entre 6 et 7 ans, il s’approche tout aussi étonné que moi, que dois je faire ? Lui parler ? Il va trouver ça étrange un Renard qui parle, allez je n’ai peur de rien, je tente.
– que fais tu ici petit garçon, loin de chez toi ?
– je me promène avec mes parents, ils sont plus bas, ils se reposent au pied d’un arbre, nous avons marché longtemps, mais moi je ne suis pas fatigué, alors j’ai demandé à mes parents si je pouvais visiter ce coin sans eux, ils ont accepté à condition de faire sonner cette petite clochette de temps en temps, histoire de les rassurer que je ne suis pas loin.
– tu me parles, tout naturellement, sans trouver ça bizarre, tu es un petit garçon extraordinaire !
– tu sais, mon rêve était de rencontrer un Renard, aujourd’hui mon voeu se réalise, je n’allais pas rester sans voix et sans oreille, ce serait trop bête, j’en profite du plus que je peux.
– saches, pour moi aussi, que cette journée est exceptionnelle, je ne m’attendais pas comme toi à une telle rencontre, tu vas rester parmi mes meilleurs souvenirs, et puisque tu es là devant moi, je vais te confier un secret : je raconte des histoires tous les jours, comme tu as l’âge de savoir lire, je t’invite à les lire, mais lis ces histoires depuis le début, depuis le 1er janvier, car d’histoires en histoires tu retrouveras des amis dont j’ai déjà parlé, tu vas voir c’est amusant souvent.
– c’est plus qu’un cadeau cette journée, c’est un miracle, au revoir Renard, bien sur je vais les lire tes histoires, depuis le début, et les lirai tous les jours, comment manquer ça…

Crédit photo : Denis Girard

La Rencontre d'un Petit Garçon

La Rencontre d’un Petit Garçon

J’ai envie de jouer, à n’importe quoi, avec n’importe qui, je suis persuadé que je vais rencontrer quelqu’un qui en meurt d’envie aussi, la forêt, la prairie, une ferme… Je vais trouver, et comme beaucoup de mes merveilleuses journées, ça va être une journée magique.
Un Chevreuil ! Parfait ! je cours le rejoindre et lui proposer un jeu, en plus il a l’air jeune, et plus on est jeune, plus on aime jouer, et surtout on voudrait jamais s’arrêter, jusqu’à tomber de sommeil !
– bonjour Chevreuil, tu voudrais bien jouer avec moi ?
– impeccable, je cherchais justement un copain pour faire une partie de cache-cache, ça te vas ?
– oui, et ça me rappelle une partie de ce jeu avec un Canard, c’était pas du tout prévu, mais c’était super, allez on commence ?
– qui cherche en premier ?
– je veux bien, vas te cacher et je compte jusqu’à 10, puis je pars te trouver… 1 – 2 – 3 – 4 – 5 – 6 – 7 – 8 – 9 et 10 !
– mais où tu te caches petit coquin ? Je tourne, je retourne, je vais à droite, je vais à gauche, rien, je ne vois rien…
En fait je l’ai très bien vu, je fais semblant de faire comme si je le cherchais, pour lui donner de la valeur, pour lui faire croire qu’il est super bien caché, pour qu’il s’amuse au mieux, il est jeune, il ne connait pas les bonnes cachettes, il croit être bien dissimulé, mais quelque chose le trahi : ses deux petites oreilles et ses deux petites cornes toutes neuves… Tu le vois aussi, là bas, au milieu du blé qui pousse, il est trop rigolo, je le laisse encore un peu, il est trop content que je passe tant de temps à le dénicher.
– holà, coucou, je t’ai vu !
– et bien, tu en as mis du temps, j’étais bien caché dis ?
– c’était parfait, allez, c’est à toi, compte et retrouve moi.
La partie a duré des heures, quel régal ! Mais il est temps de rentrer chacun chez soit avec la promesse de recommencer très bientôt…

Crédit photo : Christophe Feliciaggi

La Cachette du Chevreuil

La Cachette du Chevreuil

Pour la prairie, c’est bon, j’y suis allé deux fois de suite, aujourd’hui je vais dans la forêt, je vais courir entre les arbres, j’adore faire du gymkhana, mais il faut être prudent, je ne vais pas aller trop vite, car une fois ça a été fatal, je me suis cogné à un arbre, résultat : une belle bosse !
Je cours pendant un long moment et hors d’haleine, je décide de me reposer un peu, je me couche au pied d’un gros Chêne, c’est pas mon ami le Chêne, lui il est plus au sud, mais un autre Chêne, il lui ressemble beaucoup, car je vois de nombreuses cavités dans son tronc. Puis j’entends un psss… psss…
– qui est ce qui fait psss ?
– c’est moi, lève la tête, tu me verras au bord d’un trou dans le tronc de cet arbre.
– ah oui, je te vois, tu es un Ecureuil ?
– exact, mais un Ecureuil trop gros.
– pourquoi tu dis une telle chose, tu es complexé, c’est pour ça que tu restes dans ton trou ?
– non pas du tout, gros, pas gros, ça m’est égal du moment que je vais bien, j’ai seulement un petit problème à cause de ça, mais d’abord promets moi que tu ne te moqueras pas.
– promis, parole de Koukïn !
– et bien voilà, je suis venu hier dans ce trou et j’y ai découvert tout un tas de nourriture, je me suis goinfré comme pas deux, j’ai beaucoup, mais beaucoup mangé, et ce matin en me levant et voulant sortir de ce trou : impossible, je passe plus !
– ah, ah, ah ! C’est trop drôle, ça va être dur de garder un tel secret, c’est si marrant que je me serais régalé à raconter ça à beaucoup de monde. Mais tu as ma parole, je ne dirai rien, et pour sortir de là, attends deux ou trois jours, tu vas mincir et passer à nouveau, et t’inquiètes pas, avec ce que tu as emmagasiné tu ne risques rien, il te manque juste un peu d’eau, je t’en apporte tout à l’heure, et pas de soucis je suis sûr de te trouver !

Crédit photo : Denis Girard

L'Ecureuil trop Gros

L’Ecureuil trop Gros

Je suis sûr de passer encore une bonne journée, il fait si beau, pas un brin de vent, pas une goutte, et comment il en serait autrement avec un tel soleil.
Je retourne, comme hier, près de la grande prairie, les animaux adorent s’y montrer en ce moment, un si beau soleil, on le profite à fond dans cette immense étendue d’herbe.
Allons, qui vais-je croiser ?
Levé sur ses deux pattes avant, un magnifique Lièvre vient à ma rencontre, à voir sa mine, je suis sur qu’il va me parler de quelque chose.
– bonjour Koukïn !
– bien le bonjour monsieur le Lièvre, que me vaut ce plaisir ?
– plaisir, plaisir, plaisir… Pas vraiment, je suis un peu penaud.
– comment ça penaud ?
– ben à cause de ça, je voudrait être une Tortue.
Allons bon, il va pas me faire le coup de l’Ours, enfin lui c’était plus grave il voulait être un homme, devenir une Tortue pour un Lièvre ça va être plus facile de le consoler.
– et pourquoi tu dis ça ?
– je viens de me faire lamentablement battre par une Tortue à une course que je lui avait proposé, sûr de la remporter, et puis non, c’est elle qui a gagné, alors c’est pour ça que je voudrai me transformer en Tortue.
– ah, oui, j’en ai entendu parler de cette histoire, mais c’est ton orgueil qui t’a fait perdre, tu l’as nargué, tu as pris tout temps à flâner de-ci de-la, sûr que tu pouvais la rattraper à n’importe quel moment, mais tu as été trop confiant, et elle trop concentrée, trop sérieuse, c’est une victoire méritée, il ne te reste plus qu’à proposer un défi égal, et que tu perdes ou gagnes, ta conscience sera intacte.
– ok, t’as raison, il me reste plus qu’à trouver un pote Lièvre, et si je pers j’aurais la consolation de rester un Lièvre !

Crédit photo : Roland Dallanoce

Le Lièvre veut devenir Tortue

Le Lièvre veut devenir Tortue

Aujourd’hui direction la grande prairie, je reviendrai bientôt dans une ferme, comme je te l’ai dit j’adore les animaux qui y vivent, mais j’espère rencontrer un petit sauvage, enfin un animal dit sauvage.
Au beau milieu de l’herbe, encore si verte en ce printemps, je suis trop content de ma découverte du jour, moi qui espérai rencontrer un copain, c’est deux copains qui se présentent à moi !
– ah ! Comme je suis content de vous rencontrer !
– nous aussi Koukïn !
– vous êtes des Ragondins je crois ?
– exactement, deux frères ragondins.
– deux frères ? Mais pourquoi vous êtes si différents ?
– comment ça différents ?
– ben, un est de couleur normale, et l’autre tout blanc ?
– ce n’est pas notre couleur qui doit faire une différence, rien n’est anormal, tout est bien normal, nous sommes bien frères je t’assure.
– ça alors, c’est pas comme chez les hommes, ils sont de plusieurs couleurs, et à cause de ça ils se disent différents.
– ah, les hommes… S’ils pouvaient prendre exemple sur nous les animaux… Rien n’engendre dans notre apparence qui fasse des différences, toutes les couleurs des animaux sont là seulement pour reconnaitre les espèces, et si dans une même espèce des couleurs ne sont pas les mêmes, ça ne dérange personne, et tout le monde continue sa route sans embuche à cause de ça.
– belle leçon de vie les frérots !

Crédit photo : Christophe Feliciaggi

Les Frères Ragondin

Les Frères Ragondin

Je me promenais tranquillement au milieu du champs tout près de la ferme où j’ai rencontré 90018, ou plutôt Barbikette, quand soudain j’entends crier mon nom.
– Koukïn ! Koukïn ! Koukïn !
Je vois arriver en courant ma Chèvre en question, justement, oui, 90018, ou plutôt Barbikette ! C’est elle qui crie mon nom, elle a l’air dans tous ses états, qu’est ce qu’il lui arrive ? Je fonce la rejoindre.
– je suis là, tu as l’air affolée, quelque chose ne va pas ?
– oui, je viens te chercher, il est arrivé quelque chose de grave, viens vite voir.
Nous partons tous les deux en direction de la grange, dans sa précipitation Barbikette n’a pas eu le temps de m’expliquer, mais vu sa panique, j’ai peur du pire…
Nous arrivons dans la grange et elle me conduit vers un enclos où je vois une Chèvre coincée entre les barreaux, c’est ça la tragédie ?
– mais ce n’est pas grave du tout, je m’attendais à pire.
– je t’en supplie Koukïn, dégage la vite, car son bébé l’attend, il doit être mort de faim, ça fait un moment qu’elle s’est coincée, et le fermier est parti pour la journée au marché, si le bébé ne s’alimente pas jusqu’à ce soir il risque d’être déshydraté.
– ok, pas de soucis je vais aider ta copine à sortir de là. Dis moi ma belle comment tu as fait pou rentrer ta tête entre les barreaux ?
– je m’en rappelle plus.
– respires, concertes toi, fermes les yeux, détends tous tes nerfs et tu vas te rappeler.
– ça y est je me rappelle, j’ai penche la tête à droite et je l’ai glissé entre les barreaux, je voulais gouter au bon foin qui était derrière.
– ben voilà, tu vois quand on se calme tout parait plus simple, maintenant il te reste à faire la même chose, mais à l’envers.
Elle se libère en deux secondes, part en courant retrouver son bébé, trop pressée pour ajouter quoi que ce soit, tellement elle est soucieuse de l’avoir laissé sans lait, mais surtout sans elle.
– excuses la Koukïn, mais elle a passé un sale quart d’heure, je te remercie pour elle, et passe un de ces jours, je suis sure qu’elle te remerciera d’une très belle façon.

Photo trouvé sur le web auteur inconnu.

La Chèvre Coincée

La Chèvre Coincée

Je me prélasse sur de la bonne herbe, bien tendre, un vrai tapis, et comme le soleil est là c’est l’idéal, une farniente totale, comme j’adore, comme c’est bon !
C’est pas tout, mais il faut bien que je me promène un peu, je vais entrer au milieu de ces hautes herbes, je suis sur de dénicher quelqu’un, ou tout du moins quelque chose, il y a toujours des animaux qui se cachent au milieu des herbes, bien à l’abri, bien en sécurité, mais moi grand curieux, rien ne m’échappe.
J’avance la tête tout près du sol, je renifle à la recherche d’une odeur qui va bien me conduire vers un nouvel ami. Et j’aperçois, dans un espèce de trou, pas très profond, un nid avec quatre petits oeufs à l’intérieur, pas de parents en vue, c’est pas très prudent de laisser ces oeufs tous seuls, un coquin pourrait bien les croquer.
Justement je vois un petit nez qui s’approche, au dessus de ce petit nez, une paire de yeux qui en disent longs sur l’intention de cet animal, qui veux faire de ces oeufs un bon repas. Pas le temps de voir de qui il s’agit je lui vole dans les plumes tout de suite, afin de sauver la couvée. Ouf, voilà il est parti, alors je me couche tout à côté du nid, afin de le garder jusqu’au retour des parents.
Je suis réveillé en trombe par deux grandes Grues, les parents surement, qui me crient dessus et me piquent de leur bec pour me faire fuir…
Je détale en courant très vire, car ça fait vraiment mal, et puis elles me donnent aussi de grand coups de pattes, elles ont surement cru que je voulais manger les oeufs, ah, si elles savaient…
C’est pas grave, je les comprends, je reviendrai quand elles se seront calmées, je leur expliquerai tout, pour le moment le principal est que les oeufs soient sous surveillance, et je crois que les Grues ne sont pas prêtes de partir, elles ont eu tellement peur.

Photo trouvée sur le web auteur inconnu

Les Grues très Protectrices

Les Grues très Protectrices

 

J’ai envie aujourd’hui d’aller voir de très près un arbre en fleur, de pouvoir l’admirer et sentir la bonne odeur que dégage ses fleurs, j’en vois plein en bas de la colline, je vais bien en trouver un qui est exceptionnel.
Après en avoir regardé plusieurs, mon choix se fait sur un dont les fleurs sont toutes blanches, il est complètement recouvert de fleurs, que c’est beau !
Je tourne autour de lui, je lève la tête, malheureusement je ne peux pas grimper sur ses branches, les premières sont trop hautes, c’est pas grave, je vais m’assoir et le contempler de là, et sentir sa bonne odeur. Je ferme les yeux pour encore plus me concentrer sur cette délicieuse odeur, et à ma grande surprise j’entends une voix.
– bonjour Renard, tu prends l’air ?
– wahou ! Encore un arbre qui parle !
– ben oui, bien sur, je suis vivant, donc j’arrive à communiquer.
– j’ai déjà vu un arbre qui m’a parlé, c’était un grand Chêne, d’ailleurs il va falloir que j’aille lui rendre une petite visite un de ces jours, et toi de quelle catégorie d’arbre tu fais partie ?
– je suis un Amandier.
– et tu fais des fruits, ou quelque chose dans le genre ?
– oui, je produits des Amandes, Amandier : Amandes, pas difficile à retenir, comme la plupart de tous les arbres fruitiers, Cerisier : Cerises, Pommier : Pommes, Poirier : Poires… et il y en a des tas comme ça.
– et combien tu vas avoir des fruits cette année ?
– ça je ne sais pas encore, tout dépend de la pollinisation des abeilles, j’espère beaucoup, reviens en fin d’été, et tu verras bien, et si tu as des amis qui aiment les Amandes, emmène les, j’aimerai beaucoup leur en donner.
– oh ça j’en connais beaucoup, et je me ferais un plaisir de les emmener, et pour le coup il me décortiqueront quelques Amandes pour que je les goute.
– ok, donc rendez vous en septembre, pendant ce temps je prépare mes fruits pour vous régaler.

Photo trouvée sur le web auteur inconnu

Amandier

Pas de chant d’Oiseau ce matin pour mon réveil, mais je vais surement en entendre quand je vais sortir de mon terrier, ils chantent tous les jours en ce début de printemps, ils fêtent tous les jours ce renouveau de leur plus belle voix.
Je me dirige vers la grande mare, j’ai soif de bon matin, et l’eau est si pure, je vais me régaler. Tout au long de mon chemin je suis accompagné des notes divines des Oiseaux, je le savais, qu’est ce que je t’avais dit !
Au bord de la mare, un Canard, que je ne reconnais pas, est debout en train de contempler l’étendue d’eau, je vais le voir tout de suite.
– bonjour Canard, je ne t’ai jamais vu par ici, tu cherches quelqu’un ?
– non, je me prépare à m’envoler pour atterrir dans l’eau, j’adore ça.
– en fait tu repères les lieux, mais pourquoi ?
– tout simplement pour repérer en même temps un poisson que je pourrais pécher au passage, je crois que j’en vois un, tu veux assister au spectacle ?
– ah ça oui ! Je ne voudrais pas rater ça.
Le voilà qui prend son élan, il s’envole, fais quelques tours au dessus de moi, puis plonge en tombant à pic dans l’eau, il est complètement submergé, et quelques secondes après, il ressort de l’eau et nage tranquillement, mais pas de poisson dans son bec. Et ce que je vois en suivant me laisse sans voix, il écarte lentement ses deux ailes, si belles mouillées entre le reflet de l’eau et du soleil, mouchetées de taches blanches, on dirait des étoiles… Puis il les est ouvre de plus en plus, et avec une élégance inégalable le Canard prend son envol. Je ne le quitte pas des yeux, il est splendide ! Quelques minutes de vol et il atterit tout près de moi.
– ah ! Je l’ai raté le coquin de poisson, il a filé trop profondément dans l’eau, mais je l’aurais la prochaine fois.
– tu as peut être raté ton poisson, mais moi j’ai assisté au magnifique spectacle que tu m’as donné !
– c’est toujours ça, et je suis content de t’avoir ravi, comment tu t’appelles, au cas où je voudrais te revoir ?
– Koukïn !
– et bien Koukïn tu as trouvé ce matin un nouvel ami trop fier de t’avoir procuré un bon moment…

Crédit photo : René Lortie

Le Canard dans toute sa Splendeur

Le Canard dans toute sa Splendeur

Je suis réveillé ce matin par un merveilleux chant d’Oiseau, c’est tellement mieux que par le vacarme d’un Chamois ou d’un Sanglier, si tu vois ce que je veux dire…
Je vais de ce pas le chercher, et le trouver, pour le féliciter et l’admirer, car tous les Oiseaux sont magnifiques, tellement haut en couleurs, je ne suis jamais déçu par aucun d’eux, tous ceux que j’ai vu jusqu’à aujourd’hui m’ont ravi les prunelles.
Et je le vois tout perché sur une branche, à chanter, mais surtout en m’en mettre plein la vue, quelle beauté ! Si je m’attendais à ça !
Cet Oiseau a des couleurs que je n’ai jamais vu, je ne saurais dire combien de gammes de couleur il a, on dirait même qu’il a été peint, tant c’est parfait, et plus que parfait puisque c’est la nature qui l’a gâté à ce point.
Je pense d’ailleurs que tous les peintres s’inspirent des couleurs de la nature et surtout celles des Oiseaux, je mettrai ma patte à couper que sur leur palette est agrafé une photo d’eux, pour aisément en faire leurs créations de couleur et peindre leurs tableaux.
Parlons un peu aussi de son chant, c’est d’une justesse, pas une fausse note, tout est mélodieux, harmonieux, voire symphonique, et là aussi je suis sur que des musiciens y puisent leurs compositions. Les sons me font penser tout à tour à la musique des violons, violoncelles, flutes, hautbois, harpes… écoutes bien un concert, et imagines que c’est le reflet de chants d’Oiseaux, je suis sur que tu vas y arriver, et ça va changer toute ta vision de la musique.
Je vais lui dire tout ça à ce merveilleux petit bout de vie, si petit, mais si puissant.
– magnifique créature, je viens de te décrire comme je ne l’ai jamais fait, tant je suis éblouis par toi !
– quel compliment ! J’en suis ému, si tu veux je peux venir te revoir, et t’emmener d’autres copains encore plus haut en couleur, et qui chante avec pleins d’autres notes.
– je n’espère que ça, mais si tu dis que d’autres ont encore plus de couleurs, je vais devenir aveugle par tant d’éblouissement !
– t’inquiètes pas, je t’apporterai des lunettes pour t’habituer…

Crédit photo : René Lortie

L'Oiseau de toutes les Couleurs

L’Oiseau de toutes les Couleurs

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