Archives de la catégorie Août

Me voilà tout seul sur le rivage de la mer, mon ami Flocon l’Oiseau est parti. Il m’a dit que je devrais voir des Baleines au large, alors je m’assois sur la banquise, et regarde les flots jusqu’à ce que je vois quelque chose bouger dans l’eau.
Je suis d’une telle patience lorsque je veux quelque chose, que rien ne me distrait, et je ne me suis pas aperçu, à force de ne regarder que l’horizon, que la banquise s’est détachée du bord de l’eau. Me voilà dérivant au large sur un gros bloc de glace !
Comment je vais regagner le bord, je ne me sens pas du tout l’envie de plonger et nager vers le rivage, d’abord c’est beaucoup trop loin, ensuite l’eau est surement glacée, et je serai transformé en glaçon bien avant de pouvoir marcher sur la terre ferme. Je suis dans de beaux draps…
Il ne me reste plus qu’à rencontrer un gros Poisson qui pourrait me ramener, ou encore mieux une Baleine. Et assis sur mon iceberg, je continue à scruter tout ce qui m’entoure, quand j’entends quelqu’un derrière moi qui me parle.
– qu’est ce que tu fais là ? Tu es coincé ?
Je me retourne et vois un Poisson pas très gros avec une voix enfantine, il est noir et blanc, comme les Pingouins, décidément c’est une mode ici cette couleur.
– tout juste, j’étais, il y a quelques heures au bord de cette mer, puis je ne me suis pas rendu compte qu’un bloc de glace s’est détaché, et me voilà à la dérive, sans savoir comment regagner la rive.
– t’inquiète pas, je vais chercher ma maman, elle est suffisamment forte pour diriger ce bloc de glace vers la terre.
– oh, merci, j’attends donc, et tu sauras me retrouver ?
– pas de problème, regarde, elle est juste en dessous, je plonge et te la ramène.
Quelques courtes minutes passent et voilà maman gros Poisson et son bébé qui nagent vers moi.
– bonjour madame, ton enfant t’a expliqué ma situation ?
– oui, ne bouge pas, je vais te ramener.
C’est rigolo ce bateau de glace sur lequel je suis, avec pour hélice un Poisson qui le pousse. Je vois arriver à très grande vitesse le bord de la mer, et me voilà maintenant sur la bonne terre ferme, enfin la glace ferme !
– merci beaucoup, au fait qui es tu ?
– je suis un Orque, je ressemble beaucoup à une baleine et un dauphin à la fois.
– ah oui, mais à propos de Baleine, j’en cherche une, j’aimerai beaucoup rencontrer une Baleine, il parait qu’elles sont énormes.
– pour ça oui, ce sont les plus gros habitants des mers et des océans. Si tu veux, dès que j’en croise une, je lui fais part que tu la cherches, et lui dirai ton nom.
– avec plaisir, mais comment je saurais quand elle sera là ?
– les baleines chantent, et dès que tu t’approcheras du bord de la mer, tu les entendras, tu n’auras qu’à crier ton nom et l’une d’elle viendra.
– fou de joie… Je suis fou de joie ! Mille merci !

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Le Sauvetage de l'Orque

Le Sauvetage de l’Orque

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Aujourd’hui, je vais marcher en levant la tête un maximum, et je suis sûr que tu as deviné pourquoi. Pour dénicher un Oiseau ! Vu que je ne suis pas dans la forêt, et qu’il n’y a aucun arbre dans les alentours, je pense en voir un en plein vol, ou en train d’atterrir, ou encore de s’envoler. Allez, c’est parti pour mon nouvel ami Oiseau du jour…
Des petites ailes qui s’agitent pour s’envoler, des petites pattes qui soulèvent un nuage de neige, c’est bel et bien un Oiseau, vite avant qu’il ne disparaisse dans le ciel.
– héla, petit Oiseau, ne t’en va pas, je voudrai te parler un peu.
– oui, pas de problème, je veux bien rester, tu as l’air intéressant.
– qu’est ce qu’il te fait dire ça ?
– ton attitude est leste et agile, tu portes très haut ta tête avec tes oreilles bien droites, et tes yeux sont malicieux, à l’affut de tout de qu’il se passe, en un mot, tu es curieux, et j’aime ce genre de curiosité, celle qui cherche à s’enrichir pour apprendre encore et encore.
– ben dis donc, tu m’as bien discerné toi. C’est exactement ce que je suis, j’aime à découvrir tout ce que je peux qui se trouve sur mon chemin, et surtout à me faire des tas d’amis.
– et bien, tu viens d’en trouver un autre, je veux bien faire un bout de ce chemin avec toi.
– super ! Alors dis moi comment tu t’appelles.
– mon nom est Flocon, mon espèce est le Plectrophane des Neiges, j’appartiens à la famille des Calcariidae, anciennement appelé Bruant des neiges, ou Plectrophenax Nivalis, mais pour faire plus simple un genre de Passereau.
– ouf… Qu’est ce que c’est compliqué, et difficile à retenir. Je pense que je vais me contenter de Passereau pour ton espèce, c’est le plus simple.
– oui, tu as raison, nous les Oiseaux nous avons des centaines d’appellations d’espèces, et comme tu dis le plus simple est de nous regrouper dans l’apparence que nous avons en commun. Et toi qui es tu ?
– ça va aller super vite ! Je m’appelle Koukïn, je suis un Renard Roux, appelé aussi Vulpès Roux, il excite aussi plusieurs Vulpès, mais pas autant que les Oiseaux.
– ok Koukïn, allons faire une ballade ensemble, que dirais tu au bord de la mer ? C’est pas très loin, et curieux comme tu es, tu pourras découvrir quelqu’un qui vit dans l’eau.
– super idée, d’ailleurs, j’aimerai bien rencontrer une baleine.
– alors suis moi, il y en a pleins là bas.

Crédit photo : René Lortie

Le Plectrophane des Neiges

Le Plectrophane des Neiges

Je quitte la forêt, où j’ai dormi dans un bon terrier que m’ont indiqué mes amis les Loups Blancs, et me dirige à nouveau vers la banquise. A peine sorti de l’environnement des arbres, j’aperçois un village, enfin je pense que c’en est bien un, ce n’est pas les mêmes maisons que chez moi, mais à voir la fumée qui sort des cheminées ça me prouve bien des maisons d’humains.
Comment faire pour approcher de ce village ? J’ai envie de voir à quoi ressemblent les habitants. Comme les maisons, ils doivent aussi être très différents des villageois de ma région. J’avance à petits pas, de cachettes en cachettes.
J’ai attendu un très long moment, et toujours personne à l’horizon, si bien que j’ai fini par m’endormir…
Je dormais profondément quand je sens que quelqu’un me touche doucement, une petite main sur mon pelage qui me caresse gentiment. J’ouvre les yeux et devant moi, un ravissant enfant tout emmitouflé dans son chaud manteau, se tient accroupi avec un sourire qui illumine tout son beau visage.
– bonjour petit bout.
– bonjour petite bête rousse au pelage si doux.
– tu habites dans le village ?
– oui, et toi, où est ce que tu habites ?
– le plus souvent très loin d’ici, à des centaines de kilomètres, et de temps en temps partout dans le monde.
– la chance ! Tu connais le monde entier !
– non pas encore, je ne connais que l’Afrique, l’Asie et ici, les Pays du grand Nord.
– ben, la chance quand même, moi je ne connais que mon pays, et encore pas tout entier.
– mais tu sais, tu es encore petit, et tu as toute ta vie pour visiter le monde.
– oui, je sais, mais j’y pense maintenant, et j’ai pas encore trouvé le moyen pour pouvoir visiter le monde quand je serai grand.
– ben, pour ça il suffit de trouver un métier qui te fera voyager.
– quoi comme métier ?
– hou, la, la, il y en a des tas. Pilote d’avion, grand marin, conducteur de train, travailler dans une agence de voyage, explorateur… Et bien plus encore. Ecoutes, le mieux est de lire dans le grand livre des métiers celui qui te permettra de voyager.
– ah oui, je vais aller voir ça à la bibliothèque.
– parfait, mais tu n’oublies pas quelque chose ?
– non, dis moi ce que j’oublies.
– ben, de bien travailler à l’école pardi, sinon comment veux tu apprendre un métier ?
– ah, ça ! Mais je sais le faire.
– alors tu as tout en main pour arriver à exercer le métier de tes rêves, soit celui qui te fera voyager.
– et pour le moment, tu veux qu’on fasse un mini voyage autour de mon village ?
– ça c’est super facile !

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Le Petit Esquimau

Le Petit Esquimau

Quelle grande famille il a mon nouvel ami le Phoque ! J’ai pas réussi à les compter, il y en avait de partout, sur la glace, dans l’eau, sur les rochers. Ils couraient tous dans tous les sens, ils sont si joyeux, de vrais bout en train.
Aujourd’hui je me dirige dans la forêt, j’adore découvrir qui se cachent derrière les arbres, c’est toujours une surprise, puisque on découvre tout au fur et à mesure, et puis tout d’un coup un animal apparait.
Quelques heures après une longue marche, je suis arrivé dans une forêt, des arbres immenses, des bruits de partout, voilà une bonne preuve que beaucoup vivent ici. J’ai hâte de découvrir ma prochaine rencontre.
Et je les vois, toute une meute, magnifiques, superbes, magiques ! Des Loups, mais jamais j’en ai vu comme eux, des Loups Blancs, je suis tellement content, je vais leur dire que mon meilleur ami est un Loup.
– bonjour mes amis.
– bonjour Koukïn.
– quoi ! Vous me connaissez ?
– oui, sinon comment on aurait pu dire ton nom ?
– évidemment, nigaud que je suis, mais moi, je ne vous ai jamais vu, alors comment c’est possible ? Vous avez vécu en France, dans ma région ?
– non, nous sommes d’ici, et nous n’avons pas voyagé très loin.
– ah, c’est un Ours Blanc, ou un Renard Blanc, ou encore des Pingouins, ou des Phoques, ou encore Céleste qui vous ont parlé de moi.
– non rien de tout ça, personne ici ne nous a parlé de toi.
– je donne ma langue au Chat, car je ne vois pas comment vous pourriez me connaitre.
– réfléchis bien, tu es un malin, nous sommes surs que tu vas trouver.
– ben pour une devinette, c’en est une bonne, j’ai beau me creuser les méninges, je trouve vraiment pas.
– on avoue que c’est un peu difficile, mais si on te donne un indice, tu vas trouver, c’est un très bon ami à toi.
– ça y est j’ai trouvé ! C’est Loupiot !
– bravo ! oui, c’est Loupiot, il est venu nous faire une visite il y a quelques jours, il n’a parlé pratiquement que de toi, il nous a dit que tu allais surement venir aussi. C’était donc pas difficile pour nous de savoir qui tu étais, il t’a si bien décris.
– ah ! Loupiot ! Mon très cher ami ! C’est vrai qu’il est venu, c’est vrai aussi qu’il me connait très bien et savais que je lui demanderai le chemin pour venir ici, il a tout prévu. C’est bon de vous rencontrer tous, vous me rappelez tant mon meilleur ami.
– nous aussi nous sommes ravi de te voir en chair et en os !

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La Meute de Loups Blancs

La Meute de Loups Blancs

Je continue mon chemin sur la neige et la glace, mes pattes se sont bien habituées au froid, il faut dire que mon expérience dans la montagne cet hiver m’y a bien aidé.
Je vois quelqu’un qui dort au soleil, comme il semble si bien, j’ai pas envie de le réveiller, il est affalé sur le dos, le ventre au soleil, je vais m’assoir à côté de lui et attendre patiemment son réveil. Pendant ce temps j’admire ce paysage blanc, immense et si paisible.
Bon, ça fait un sacré moment que j’attends qu’il se réveille, j’ai trop envie de faire sa connaissance, je vais essayer de le sortir de son sommeil le plus doucement que je peux.
– hou, hou, monsieur.
Rien, il dort vraiment profondément, je vais hausser un peu la voix.
– HOU, HOU, MONSIEUR.
Toujours rien, ben décidément, je vais pas crier tout de même, il risque d’avoir un mauvais réveil, comment je pourrai faire ? Le toucher légèrement ? J’ai une idée, je vais me coucher tout près de lui et avancer de plus en plus jusqu’à ce que je le touche. Mon contact au bout d’un moment va le réveiller surement.
– hum, ma chérie, c’est toi ma douce ? J’étais en train de rêver de toi, et tu es là, quel bonheur…
Il dit ses paroles tout ayant ses yeux fermés, il me prend pour sa femme, il faut qu’il se rende vite compte que c’est pas le cas.
– héla, non je ne suis pas ta chérie !
– coquine, tu as beau avoir déguisé ta voix, je sais que c’est toi, qui ça pourrait être d’autre ?
Bon, il est grand temps que je le réveille complètement…
– non, c’est pas ta promise, c’est moi, un Renard, je voulais seulement te réveiller pour faire ta connaissance.
– un Renard ! Ah, oui, je te vois, tu n’as rien d’une dame Phoque ! Excuses moi si je t’ai confondu, mais j’étais en train de rêver à ma chérie, et à sentir quelqu’un près de moi, j’ai cru que c’était elle.
– ne t’excuses pas, c’est plutôt moi qui devrait le faire, je t’ai réveillé après tout.
– aucune importance, j’ai assez dormi. Alors tu veux quoi ?
– juste te parler, savoir comment tu vis, bref, en savoir plus sur toi, enfin si tu veux bien.
– avec plaisir, et que dirais tu que je t’emmène voir toute ma famille ? Comme ça tu vas te faire la meilleure idée de la vie des Phoques.
– ça c’est parfait, j’en demandais pas tant, mais j’accepte volontiers, j’adore les familles.

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Le Phoque qui Dort trop Bien

Le Phoque qui Dort trop Bien

Finalement c’est assez loin de l’autre côté de l’étendue d’eau, le soir tombe et je n’ai pas envie de courir, je veux garder mes forces pour demain.
– dis moi Fiord, si on restait là pour ce soir, je vois un abri pour dormir, on pourrait remettre ça à demain.
– ok, je viendrai te chercher.
– j’espère que ton Chat qui se prend pour un Pingouin, ne partira pas.
– oh, ça t’inquiète pas, il est là depuis assez longtemps.
Le lendemain, Fiord vient à ma rencontre en trottinant de sa façon si rigolote, on prend un petit déjeuner ensemble, et nous voilà reparti.
Plus j’avance, plus je ne vois que des Pingouins, il est vraiment perturbé mon nouvel ami, il croit qu’il voit un Chat, mais en fait il n’y a que des Pingouins. Mais je suis assez prêt maintenant pour voir que l’un d’eux a des oreilles, ça n’a pas d’oreilles les Pingouins, c’est peu être ça qui perturbe Fiord, il n’a jamais vu d’oreilles a un Pingouin. C’est peut être une malformation, à savoir ?
Nous voilà arrivé tout près du groupe, et là stupeur c’est bien un Chat !
– que fait tu là le Chat ?
Et Fiord, trop content que je le reconnaisse me dit :
– ah ! Tu vois je te l’avais bien dit que c’était un Chat !
– oui, tu as raison, alors je te le redemande, que fais tu là le Chat ?
– ben, un jour j’ai vu un film trop beau à la télévision, chez mes maitres. C’était « la marche de l’empereur », ça parlait que de Pingouins, puis je me suis vu dans le miroir, et j’ai trouvé que j’y ressemblais beaucoup, alors j’ai décidé de venir et de faire partie des leurs.
– et comment tu es venu jusqu’ici ?
– sur le dos d’une Baleine.
– wahou, c’est super, ça me donne l’idée de faire mon retour chez moi avec une Baleine.
– tu vas surement en rencontrer, et elles sont toutes si gentilles que l’une d’elles t’emmènera volontiers.
– bon, c’est pas tout, tu es bien ici, mais as tu pensé à tes maitres ? Ils doivent être morts d’inquiétude, à ne plus te voir.
– ah, flûte, je n’y ai pas pensé, de toute façon je comptais partir un jour, il va faire très froid dans quelques semaines, et j’aimerai bien retrouver le coin de ma cheminée.
– à la bonne heure, alors profite encore un peu et repars rejoindre les tiens.
– ok, de toute façon, il y a une télévision près de la cheminée, et je pourrai revoir ce si bon film !

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Le Chat qui se Prend pour un Pingouin

Le Chat qui se Prend pour un Pingouin

La journée a fini très tard hier soir, les enfants Ours Blanc n’en avait jamais assez de mes histoires. Et les parents aussi du reste, quant à Céleste, il est reparti aussitôt, il les connait par coeur mes histoires.
Du haut d’une petite montagne, j’ai cru voir la mer, ou un grand lac. C’est vers là que je me dirige aujourd’hui, car en forçant mon regard, j’ai cru apercevoir des animaux à la démarche trop rigolote, des animaux noirs et blancs, c’est une chance qu’ils aient du noir, on les distingue vite.
Quel drôle de petite bête, pas très grand, tout blanc devant, tout noir derrière, et la tête aussi. Un bec à la façon des Oiseaux, deux petites ailes qui ne semblent pas les porter dans le ciel, mais surtout une démarche très originale.
– salut, comment tu t’appelles ?
– moi c’est Fiord, et toi ?
– moi c’est Koukïn, mais je me suis mal exprimé, je voulais savoir de quelle espèce es tu ?
– ah, je suis un Pingouin. Mais un Pingouin perturbé.
– c’est une race ça, un Pingouin perturbé ?
– mais non, nigaud, je suis bien un Pingouin, mais je suis perturbé, comment dire ? Troublé, ennuyé, dérangé… Enfin tu vois ce que je veux dire ?
– oui, j’ai compris, et pourquoi tu es perturbé ?
– parce qu’un Chat est arrivé ces jours ci, et il dit qu’il est un des nôtres. Je sais pas comment lui dire qu’il se trompe.
– un Chat ? Un vrai Chat ? Avec des moustaches, un petit nez rose, des petites oreilles pointues, et une queue ?
– oui, c’est ça, un VRAI Chat, VRAI de VRAI. Tu veux venir le voir ?
– ah ça oui, je veux bien, c’est loin ?
– non, de l’autre côté de cette étendue d’eau, d’ailleurs on peut le voir de là.
– non, je ne vois rien, je ne vois que des Pingouins comme toi.
– ah, tu vas pas t’y mettre toi aussi !
– écoutes, avançons vers ce groupes de Pingouins qu’on voit de l’autre côté, et je me ferai une vrai idée.
– ok, tu vas voir, suis moi…

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Le Pingouin Perturbé

Le Pingouin Perturbé

J’ai marché toute la journée, et pas de maman Ours Blanc, ni ses petits. La nuit tombe, je ferai bien de trouver un endroit pour dormir, demain je continuerai les recherches. Céleste allait et venait entre l’Ours Blanc et moi, mon système marche à merveille, je suis sur que très bientôt on va les retrouver.
Tiens, un igloo, je vais dormir à l’intérieur, ça me rappelle celui dans les montagnes où j’ai dormi cet hiver, on est bien dans un igloo, je vais passer une bonne nuit, à mon réveil je vais avoir une super forme, et ainsi retrouver et réunir tout la famille Ours Blanc.
Je sens les premiers rayons du soleil à travers les parois de l’igloo, je m’étire dans tous les sens et m’apprête à sortir, quand je sens renifler quelqu’un à l’entrée. Mais qui est ce ?
– coucou toi, tu as bien dormi dans cet igloo ?
– bonjour madame Ours Blanc, oui très bien.
– je voulais rentrer dans cet igloo, mais je suis trop grosse, mes petits eux, ils pouvaient, mais quand ils t’ont vu en train de bien dormir, ils n’ont pas voulu te déranger.
– tes petits ? Quels petits ?
– sors et tu les verras.
– oh ! Trop mignons ! C’est adorable les bébés, mais les bébés d’Ours Blanc c’est vraiment les plus beaux bébés du monde.
– merci, c’est gentil.
– mais dis moi, j’ai une petite question. Tu ne serais pas la maman Ours Blanc et ses petits que cherche papa Ours Blanc ?
– oui, nous aussi on le cherche partout depuis quelques jours, c’est une tempête qui nous a séparés.
– tout ça tombe à merveille, j’ai rencontré papa Ours Blanc hier, et je lui ai proposé de l’aider à te chercher. Ça c’est une super méga bonne nouvelle !
– dis nous vite où il est.
– attends, je vais appeler Céleste, mon ami Vautour, il est chargé de communication entre nous… Céleste… CELESTE.. Hou, hou, Céleste !
– je suis là.
– regarde qui j’ai retrouvé !
– wahou, super ! Je vole vers papa Ours Blanc et je le guide jusqu’à vous.
Quelques minutes plus tard, toute la famille est réunie à son grand complet, c’est magnifique de les voir, que de bisous et caresses, c’est beau une famille.
– merci Koukïn de m’avoir aidé à retrouver ma famille.
– oh, mais de rien, vraiment, quel plaisir pour moi ! Et pour clôturer cette journée, ça vous direz que je vous raconte des histoires ?
– oui, mais que des histoires qui finissent bien.
– pas de problème, de toute façon, je n’ai QUE des histoires qui finissent bien…

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Maman Ours Blanc et ses Petits Retrouvés

Maman Ours Blanc et ses Petits Retrouvés !

J’ai trouvé un bel abri pour la nuit, quand j’ai passé la montagne indiquée par le Lagopède, il y avait une belle forêt, et entre deux arbres, j’ai déniché un terrier, un terrier inhabité, le rêve. Il est temps de me lever et partir à la recherche de mon Ours Blanc.
Pas plus tôt sorti de mon terrier, je le vois ! Oh, mon Dieu ! Quel bonheur ! Quelle joie ! C’est indescriptible comme je suis content, ça fait si longtemps que j’attendais ce moment, et il est arrivé, il est là devant moi, mon bel Ours Blanc…
D’un pas nonchalant, il avance, ses grands yeux noirs pleins de douceur, ses deux oreilles rondes à l’affut du moindre bruit, ses quatre pattes imposantes portant son corps habillé d’une fourrure où on y plongerait bien son nez… Quelle beauté ! Il est encore plus beau que dans mes rêves, vite je cours l’approcher.
– comme je suis content de te rencontrer magnifique Ours Blanc !
– et bien, c’est gentil de me dire ça.
– si tu savais comme ça fait longtemps que je veux te parler, je t’ai vu plusieurs fois en rêve, et là, maintenant, aujourd’hui, tu es là, devant moi, mon rêve est devenu réalité.
– si je m’attendais, ce matin en me levant que j’allais rencontrer quelqu’un qui rêvait de me parler… J’étais bien loin de m’imaginer ça, moi qui ai tant de soucis depuis quelques jours.
– tu as des soucis ? Vite, dis moi lesquels, je me ferai un plaisir de t’aider.
– oh, tu es bien gentil, mais à te voir ici, je crois deviner que tu n’es pas du tout du coin.
– c’est vrai, je viens à peine d’arriver dans ton pays, mais je suis tellement content de te voir que je vais tout faire pour régler tes problèmes.
– bon, je vais te dire. Depuis quelques jours je cherche ma famille, une belle Ourse Blanche et mes deux petits. On était ensemble quand une tempête s’est levée, on n’y voyait pas à un mètre, j’ai marché droit devant moi. Elle a dû s’éloigner avec les enfants sans s’en rendre compte. Je les cherche tous les jours. C’est grand ici, et puis ces arbres nous cachent les uns des autres.
– j’ai une idée, maintenant on est deux à les chercher, on va partir chacun de notre côté, toi à droite, moi à gauche. Puis je vais demander à Céleste, mon ami Vautour, d’aller de l’un à l’autre. Lorsque l’un de nous les aura retrouvé, Céleste se fera une joie de nous donner rendez vous à l’endroit où se trouve ta belle Ourse Blanche et tes petits.
– tu es un génie !
– mais non, je suis plus lucide, c’est tout, toi avec ton inquiétude, tu n’as pas les idées très claires.
– allez c’est parti, à très bientôt.
– oui, c’est ça, à très, très bientôt !

Crédit photo : Alain Pons

Papa Ours Cherche sa Famille

Papa Ours Cherche sa Famille

Ma première nuit a été un peu fraiche, il faudra que je trouve un endroit un peu plus à l’abri. Il faut dire que la différence de température avec ma région est importante, il va me falloir quelques jours pour m’habituer.
C’est pas tout, je me mets en route pour ma prochaine rencontre. Quelle immensité de blanc ici ! Je ne vois que de la neige et de la glace, quelques points qui bougent, par ci, par là, le mieux est de me diriger vers l’un d’eux, je verrai bien qui se mélange à ce décor immaculé.
C’est un Oiseau, le bonheur ! Lui, il doit voler de partout, et il pourra me dire où trouver un Ours Blanc.
– bonjour bel Oiseau Blanc.
– bonjour, Renard. Tu es bien un Renard, mais tu as déteints comment ? Tu es tombé dans un pot de peinture orange ?
– ah, ah, ah ! Non, je suis un Renard Roux, naturellement roux, tu dois me confondre avec un Renard Blanc.
– ah, bon, ça existe les Renards de couleur, c’est bien la première fois que j’en vois un. Enchanté de te connaitre, que fais tu pas ici ?
– je suis en voyage, je viens rencontrer tous les animaux qui vivent ici, et tu vas peut être m’aider à en trouver un spécial, un Ours Blanc.
– tu as une chance toi !
– ah, bon, pourquoi j’ai de la chance ?
– parce que je suis bien un Oiseau, un Lagopède  exactement, et je ne vole presque pas, je marche plutôt. Et hier, j’ai vu un Ours Blanc, tout là bas, droit devant toi, juste après la montagne.
– un Oiseau qui ne vole pas ? Un Oiseau qui marche ? C’est pas de chance.
– t’inquiète, je suis très heureux comme ça, et puis je ne suis pas la seule espèce d’Oiseau qui ne vole pas.
– ah, oui, je m’en rappelle, j’ai vu des Autruches en Afrique, elles non plus ne volent pas, et elles semblaient très heureuses aussi.
– ah, tu vois !
– en tout cas merci pour la piste de l’Ours Blanc. Si tu veux on peut passer la fin de la journée ensemble, mon Ours je le verrai demain.
– ok, volontiers, on pourrait jouer à quelque chose.
– oh oui, super volontiers aussi, j’adore jouer avec les Oiseaux qui ne volent pas.
– une partie de cache-cache ?
– ah, non ! Tu ne voles peut être pas pas, mais j’ai perdu d’avance, moi roux et toi blanc, on ne verra que moi sur cette immensité blanche ! Mais dis moi tu es un malin toi !

Crédit photo : Alain Pons

Le Lagopède Malin

Le Lagopède Malin

C’est ma première journée dans les Pays du Grand Nord, je ne saurais pas dire exactement lequel, pour moi ils sont tous pareils, beaucoup de neige, de glace, et un ciel d’un bleu limpide.
Je vois au loin un masse blanche au milieu d’un peu de terre épargnée par la neige, c’est pour cette raison que je le vois si bien. Loupiot m’a dit qu’il est parfois difficile d’apercevoir les animaux ici, ils sont souvent blancs, des animaux blancs sur fond blanc, pas facile… Mais là j’ai de la chance pour mon premier jour, cet animal se voit parfaitement bien, je cours à sa rencontre.
– bonjour, mais oh ! Tu es un Renard Blanc !
– bonjour toi aussi, je ne connais pas, d’où viens tu ?
– je viens de très loin, du sud de la France, je suis en visite pour rencontrer un maximum d’animaux de la banquise et des alentours.
– et bien, sois le bienvenu !
– dis moi, mon rêve est de rencontrer des Ours Blancs, tu sais où je peux en trouver ?
– pas vraiment, je ne voyage pas trop.
– ah, bon. Mais que fais tu de tes journées alors ?
– la sieste.
– et la nuit ?
– je dors.
– en fait, le jour tu fais la sieste, et la nuit tu dors, c’est ça ?
– tout à fait.
– ben, c’est pas trop marrant comme vie, tu ne fais rien d’autre ?
– de temps en temps je mange, entre ma nuit et mes siestes.
– bon, bien… Je vais te raconter des histoires, toutes celles qui parlent de mes rencontres, après ça, tu seras peut être curieux d’en faire aussi.
– vas y, je t’écoute, et surtout je vais essayer de pas m’endormir !
Je lui narre toutes les histoires de mes amis de ma région, celles de mes amis d’Afrique, de mes amis d’Asie, sans oublier tous ceux qui vivent dans l’eau et ceux qui volent. Ces yeux se sont écarquillés au fur et à mesure, de plus en plus vifs, ses oreilles sont parfaitement dressées dans ma direction, je crois que ça lui a plu.
– alors, qu’est ce que tu en dis ?
– j’en dis que c’est fantastique tout ce que tu as vu et entendu, tous ces échanges d’amitié, ça me donne envie d’en faire de même.
– et voilà, tu n’as plus qu’à te mettre en marche et vivre tes aventures à toi.
– j’y cours de ce pas ! Adieu siestes ! Bonjour mes futurs amis !

Crédit photo : Alain Pons

Le Renard Blanc Fana de Sieste

Le Renard Blanc Fana de Sieste

 

On est parti tout de suite après notre conversation, il m’a pris dans ses serres, et s’est envolé, le bec pointé droit devant lui, semblable à un gouvernail, sûr de sa destination.
On ne peut guère parler pendant le voyage, le vent siffle fort dans les oreilles, et toute parole devient inaudible, mais on va se rattraper au sol, quand il voudra se reposer.
C’est sur une terre froide et verdoyante que Céleste décide de se poser, on a faim et sommeil tous les deux.
– dis moi, Céleste on est encore loin ?
– non, plus très loin, on sera arrivé demain. Pour le moment, un bon repas, une veillée tous les deux à se raconter des histoires, puis un bon gros dodo, et demain cap plein nord, et on sera arrivé à destination.
J’ai raconté un tas d’histoires car Céleste m’en demandait encore et encore. Un moment donné je ne l’entends plus, je me retourne vers lui, et il s’était endormi, pauvre chou, il est épuisé. C’est vrai que les histoires ça endort, c’est pourquoi les mamans et papas en racontent à leurs enfants le soir pour s’endormir paisiblement, et faire ainsi de beaux rêves.
Le lendemain, le soleil à peine levé, Céleste m’appelle doucement.
– Koukïn, c’est l’heure.
– oui, je me réveille… Hou, là, là, c’est un peu dur, hier soir je te racontais des histoires, mais tu t’es endormi sans que je m’en aperçoive tout de suite, et j’ai continuer à raconter longtemps, voilà pourquoi le réveil est difficile.
– t’inquiètes pas, tu pourras t’endormir pendant le voyage.
C’est ce que je n’ai pas tardé à faire, bercé par le mouvement de ses ailes, ça me rappelle quand je me suis assoupi sur le dos du Dromadaire en Afrique, c’est aussi doux et agréable.
– Koukïn, regarde !
– ouais ? Je dormais.
– oui, je sais, mais il temps de voir où on est. Regarde droit devant toi.
– wahou ! Les terres des Pays du Grand Nord !
– et oui, on est arrivé, tu n’as plus qu’à t’y faire un tas d’amis, et tu pourras raconter encore des tas d’histoires, et promis je m’endormirai pas…

Crédit photo : Alain Pons

Le Paysage des Pays du Grand Nord

Le Paysage des Pays du Grand Nord

A peine réveillé de mon doux rêve de l’Ours Blanc, je vois planer au dessus de moi, Céleste, dans toute la splendeur de son vol avec ses grandes ailes.
– Céleste, mais tu es là ?
– oui, je t’ai entendu m’appeler.
– alors j’ai crié ton nom tellement fort dans mon rêve, que je l’ai fait réellement.
– surement car je t’ai bien entendu. D’ailleurs je m’attendais tous les jours à t’entendre crier mon nom, je sentais que tu étais prêt pour partir voir les animaux qui vivent dans les Pays du Grand Nord.
– oui, je suis prêt. Mais dis moi, je n’avais jamais vu combien tu es beau !
– arrêtes, tu vas me faire rougir.
– non, sans blague, tu as une tête magnifique, ton bec long et brillant, égal à de la nacre, tes yeux ronds puissants et doux à la fois, le duvet soyeux de ton cou, qui donne très envie de s’y blottir, tes plumes parfaitement plantées sur un corps robuste, et enfin tes pattes aux serres dessinées à la perfection qui me portent de pays en pays, et où j’aime tant m’y trouver pour voyager en toute sécurité.
– ouf ! Et ben dis donc, que de compliments, je savais pas que j’étais comme ça.
– parce que personne ne te l’a dit, et c’est bien dommage, enfin maintenant tu sais.
– oui, maintenant je sais. Mais dis moi, tu dis pas tout ça parce qu’on est ami ?
– meuh non, je dis ça parce que c’est la vérité vraie !
– bon, ben, merci alors. Si je peux ajouter quelque chose, ça me rassure que tu me trouves beau, car j’avais plutôt l’impression d’être un peu moche, surtout mon bec et mes pattes.
– mais ça va pas la tête ! Heureusement que j’ai dit que tout est beau chez toi, sinon tu serais resté avec tes mauvaises idées. Et tu veux que j’ajoute quelque chose ?
– ben, si ça doit pas me faire rougir encore plus, je t’écoutes.
– perdu, tu vas devenir écarlate ! Ton coeur est encore plus beau que ton physique, et avec tout ce que je t’ai dit c’est pas rien.
– voilà, je suis tout rouge maintenant, je dois être affreux avec mes pommettes en feu.
– non, ne change rien, c’est encore mieux.
– bon, arrêtes… Hop, on y va…

Photo trouvée sur internet sans crédit

Céleste mon Bel Ami

Céleste mon Bel Ami

Cette nuit j’ai fait un rêve magnifique, un rêve qu’on aime tant qu’on ne veut pas se réveiller, je vais te le raconter.
J’étais assis sur la banquise, du blanc à perte de vue, j’étais tout seul, rien ne bougeait, pas un bruit, seul le soleil chantait de ses rayons dorés. Comme j’étais bien, ça m’a rappelé le désert mais en beaucoup plus froid, mais aucune importance, j’étais si bien que la froide banquise ne me donnait aucun frisson.
Puis je vois au loin une tache blanche qui avançait, un gros glaçon qui se détachait de la glace ? Non, c’est pas possible, les glaçons ça ne marchent pas, alors qu’est ce que ça peut bien être ?
Au fur et à mesure que cette chose avance, j’arrive à voir deux yeux, puis une bouche, et un gros nez noir, et je le vois apparaître peu à peu dans toute sa splendeur, un Ours Blanc…
– si tu pouvais imaginer la joie immense de t’approche, toi bel Ours de mes rêves, ça fait si longtemps que je te cherche.
– je suis là pour toi, que pour toi.
– comment est ce possible ?
– je savais que tu m’attendais, je l’ai senti dès que j’ai humé l’air, comme si le vent me disais : il y a quelqu’un qui souhaiterai tellement te rencontrer, c’est son plus grand rêve. Alors me voilà, tout entier pour toi.
Et les instants qui ont suivis ont été un pur bonheur, si immense que je ne peux le décrire, il n’y a pas de mot…
En me réveillant, j’ai compris ce que mon rêve voulais dire, il faut poursuivre sa route jusqu’à ce que tes rêves les plus fous se réalisent. Et aujourd’hui, je sais que c’est pour bientôt, mon Ours Blanc, je vais le rencontrer très vite.
– Céleste, Céleste, hou, hou, Céleste… Je suis prêt, il temps de partir vers les Pays du Grand Nord, c’est mon rêve de cette nuit qui me l’a dit !

Crédit : peinture de Patricia Hyvernat

Le Doux Rêve de l'Ours Blanc

Le Doux Rêve de l’Ours Blanc

Tiens sur la carte, il y a « Repère du Tigre », mais je l’ai déjà vu. A moins que ce soit un autre Tigre ? Je vais suivre scrupuleusement l’itinéraire, je ne voudrai rien rater, s’il a marqué ce point, il doit y avoir une bonne raison.
Voilà, j’arrive, et tout de suite, les lieux me sont familiers, c’est bien là que j’ai rencontré mon ami Tigre, je ne peux que m’en souvenir puisque c’est ma première rencontre, rappelle toi, sa grosse voix venant de derrière m’avait fait sursauter.
– ah, te voilà !
La grosse voix vient encore de derrière moi, je la reconnais, et cette fois ci, même pas peur !
En me retournant, j’aperçois mon ami Tigre pratiquement dans la même pose que je l’ai vu la première fois, toujours aussi majestueux.
– bonjour Tigre, alors c’est toi ma rencontre aujourd’hui ?
– oui, tu as vu la plupart des animaux d’Asie, je sais que tu dois partir dans les Pays du Grand Nord, c’est le moment, après il fera un peu trop froid.
– ah, oui, tu as raison. Merci beaucoup pour ta carte, j’ai rencontré tous les animaux que tu m’avais indiqué, et tous sont merveilleux. Tu veux que je te raconte ce que j’ai fait avec eux ?
– oh, oui, volontiers.
– en tout premier, le Chameau, il m’a appris comment faire la différence entre les Chameaux et les Dromadaires. Puis l’Eléphant, qui est devenu mon meilleurs ami, son histoire est trop drôle. Et le Gibbon quel poète celui là et quel acrobate, comme tous les Singes d’ailleurs. Les deux Pandas, le Panda Roux, et Panda le Noir et Blanc, tous deux adorables. Ah oui, le Yack, tu savais qu’il rêve d’être une gazelle ? Et aussi l’adorable Sitelle que j’ai dû rassurer, elle m’a comparé à un médicament, marrante elle aussi . Et enfin le Vulpes Corsac, mon confrère d’ici, très savant, et très beau dans ces couleurs doré.
– ah, ah, ah ! Le Yack, je la connais son histoire, il la raconte à tout le monde ! Quel comique, un jour je l’ai même surpris à vouloir sautiller comme une Gazelle, je te dis pas, j’étais mort de rire ! Je suis content que tu aies rencontré tous ces animaux, et surtout ravi de t’avoir rencontré, tu resteras gravé dans ma mémoire.
– pareil pour moi, pour finir en beauté cette journée, et la fin de mon séjour ici, que dirais tu d’un feu de camp, et d’un bon repas autour ?
– j’allais te dire la même chose !

Crédit photo : Alain Pons

Le Rire du Tigre

Le Rire du Tigre

Quel nom savant sur la carte : Le Vulpes Corsac, mais qu’est ce que ça peut bien être, vraiment aucune idée. Ça ne vit pas dans les arbres, puisque le Tigre aurait indiqué de regarder vers le haut, ça ne vit pas non plus dans l’eau, puisque il n’y a pas la moindre goutte d’eau par ici.
Mais je sais pas, ce nom me dit quelque chose, j’ai déjà entendu ce nom quelque part : Vulpes, mais Corsac, pas du tout, enfin j’avance on verra bien.
Qu’est ce que je vois tout près de moi ? Posé sur un rocher ? Je te le donne en mille : un Renard !
Il est fou ce Tigre, un Vulpes Corsac, il pouvait pas dire Renard, tout simplement… Oh il m’a vu, il vient vers moi, il doit être aussi content que moi de se rencontrer.
– bonjour Renard !
– bonjour Vulpes Corsac !
– et bien ça fait plaisir de rencontrer un gars de la même espèce que moi, mis à par ta couleur tu me ressembles beaucoup.
– c’est bien ce que je me disais, mais pourquoi le Tigre m’a dit que je verrai un Vulpes Corsac ? Alors que tu es un Renard.
– parce que j’en suis un, toi aussi, mais Vulpes tout simplement.
– ah, je me disais bien que j’avais déjà entendu ce nom, et dire que c’est le nom de mon espèce, quel idiot je suis !
– mais non, on peut pas toujours tout savoir sur tout, on apprend au fur et à mesure des rencontres, de ce qu’on découvre tout seul aussi. La race de Vulpès est celle de tous les Renards, il y en a pas mal de différents :  Renard de Rüppell, Renard du Bengale, Renard Polaire, Renard de Blanford, Renard du Cap, le Fennec appelé aussi Renard des Sables, Renard Corsac comme moi et Renard Roux comme toi.
– ouf, tu m’en mets plein la tête là, quel érudit tu fais.
– érudit ? Ça veut dire quoi ?
– ah, ah, ah, elle est bien bonne celle là, tu sais tant de choses, et tu ne sais pas ce que érudit veut dire. Un érudit c’est quelqu’un de savant, de cultivé.
– ben, on est deux érudits alors !
– t’as raison, pas Vulpès pour rien !

Photo trouvée sur internet

Le Vulpes Corsac

Le Vulpes Corsac

Sur la carte que je suis à la lettre, je vois que je rencontre une Sitelle aujourd’hui, mais quésako ? Encore un animal complètement inconnu, c’est bien ce pays, je découvre pratiquement tous les jours des nouveautés. En Afrique je connaissais un bon nombre d’animaux, mais ici tout est différent.
Je me mets en route sur le champ, une fois arrivé le Tigre a marqué sur ses notes de regarder en l’air, dans le ciel et les arbres. Je crois que j’ai deviné : un Oiseau, ça fait si longtemps que j’en ai pas croisé, je suis fou de joie !
– oh hé, l’Oiseau… oh hé la Sitelle…
– oui, je suis là, je suis tout bleu sur mon dos, et blanc sur mon ventre.
– ok, je te vois, c’est avec toi que j’ai rendez vous aujourd’hui.
– rendez vous ? J’en savais rien, mais puisque tu es là, reste avec moi, j’ai besoin d’un ami.
– ça tombe bien, puisque je veux bien être ami avec toi, d’autant plus que j’avais rendez vous avec toi. Alors comment tu vas ? Raconte moi un peu ta vie.
– bof, pas grand chose.
– comment ça, et pourquoi ?
– ben, j’arrive pas à prendre mon envol, donc je reste là sur mon tas de branches, c’est un peu ennuyeux.
– tes parents ne t’ont pas appris à voler ?
– si, mais quelques jours après je ne voulais plus voler.
– ah, bon, c’est bien pourtant de voler, tu peux aller à des tas d’endroits et très vite en plus.
– oui, je sais, mais j’ai une de ces peurs de voyager.
– peur de quoi ?
– de tout, des autres Oiseaux, des animaux au sol, des poissons aussi, et même des insectes.
– et bien dis donc, quelle liste… Mais pourquoi ils te font peur ?
– ben, j’ai peur qu’ils me mangent pardi !
– alors, je vais t’apprendre quelque chose, tu peux éliminer les Oiseaux, ils ne se mangent pas entre eux, les insectes aussi, ils sont beaucoup trop petits pour t’avaler, quant aux poissons, comment ils pourraient bien faire vu que les oiseaux ne nagent pas, il reste tous les autres animaux, alors mon petit conseil, dès que tu en vois un, ne t’approche pas, tu as de bonnes ailes pour t’enfuir.
– ah, oui, tu as raison, ma peur était si grande, que je n’ai pas bien réfléchis comment on pourrait me manger, tu es un véritable médicament, et tu m’as guéri de mes phobies. Comment je pourrais te remercier, mon ami.
– très simplement, envole toi devant moi, et va le plus loin possible…
Je suis un véritable médicament, on ne me l’avait jamais faite celle là ! Ah les animaux tous aussi épatants les uns que les autres !

Crédit photo : Clo Lachat

La Sitelle Peureuse

La Sitelle Peureuse

Je ne connais pas cet animal que je vais rencontrer aujourd’hui, j’ai jamais entendu parlé d’un Yack, j’en ai jamais vu, même pas en photo, sera-t-il grand ? Petit ? Il vole ? Il nage ? Tout comme moi il marche ?
Je languis de savoir, en avant à l’endroit indiqué par la carte du Tigre où m’attend le Yack, et là la surprise sera enfin dévoilée.
Mais je m’interroge, comment je vais le reconnaître, puisque je sais pas à quoi il ressemble ? Je crois que j’ai une idée, une fois sur les lieux, je vais l’appeler, et là lorsqu’il m’entendra il viendra vers moi… Rusė le Koukïn !
– Yack… Yack… Hou, hou, Yack, tu m’entends ?
Rien, personne ne me répond, mais où peut il être ? J’aperçois une espèce de Buffle, ou un Bœuf, enfin quelque chose qui y ressemble, je vais lui demander s’il n’a pas vu de Yack.
– bonjour bel inconnu, je cherche un Yack, il vit dans les environs, tu ne l’aurais pas vu ?
– non, dans les environs, il n’y a que moi, la Gazelle.
– tu as bien dit Gazelle ?
– oui, je suis une Gazelle, pourquoi en es tu surpris ?
– je connais les Gazelles, et elles n’ont rien à voir avec toi, elles sont beaucoup plus petites que toi, avec des pattes fines, un long cou, une tête au museau pointu et des petites cornes.
– c’est bien là le problème.
– quel problème ?
– que je ne sois pas une Gazelle, je suis bien le Yack que tu cherches, gros, pattes trapues, avec une tête énorme et des cornes épaisses.
– mais que me dis tu là ? Tu es un Yack et tu voudrais être une Gazelle.
– oui, elles sont tellement plus élégantes.
– hou, la, la, c’est la déprime. Pour commencer saches que je suis ravi de t’avoir trouvé, ensuite, je peux t’assurer que tu es très beau, tu n’as rien à voir avec les Gazelles certes, mais tu es tel que tu dois être, avec ta beauté a toi, la nature t’as fait comme ça, et tu dois en être fier, ne pas envier qui que ce soit, tout le monde à son charme, et toi tu en as plein !
– c’est gentil de me dire tout ça, et ça me rassure aussi, à partir de ce moment précis je vais être fier d’être un Yack. Mais dis moi un jour je serais une Gazelle ?
– ça, j’en sais strictement rien, dans une autre vie peut être…
– et c’est quand dans une autre vie ?
– ça, j’en sais aussi rien du tout, mais d’en très longtemps, vis ta vie d’aujourd’hui, laisse le futur arriver patiemment. En attendant je peux te raconter des histoires de Gazelles.
– oh ! Oui ! Des histoires de Gazelles ! Et j’attendrai le futur avec beaucoup de patience. En pensant très fort à être une Gazelle dans une autre vie.

Photo trouvée sur internet

Le Yack qui se Prend pour une Gazelle

Le Yack qui se Prend pour une Gazelle

Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit, je suis très impatient de rencontrer mon Panda, le vrai, enfin je veux pas dire que celui d’hier n’était pas vrai, mais celui d’aujourd’hui, c’est le Panda que je connais, enfin que sur des images, le noir et blanc.
Sur la carte il habite un peu plus haut, mais assez loin, alors pas de temps à perdre, je me mets sur sa trace au plus vite.
J’arrive dans un endroit rempli de roseaux, enfin si s’en est pas ça y ressemble beaucoup, et au milieu des roseaux droit devant moi, un magnifique, superbe, merveilleux Panda ! Je suis aux anges, je vais rencontrer un Panda, un vrai, un Panda noir et blanc.
– coucou, si tu savais comme je suis content de faire ta connaissance, hier j’ai vu un Panda Roux, je croyais que c’était avec un Panda comme toi que j’avais rendez vous, mais je ne suis pas déçu, celui que j’ai vu hier était tellement mignon. Mais aujourd’hui je te vois, de mes yeux grands ouverts, je te vois !
– et bien, dis donc, tu es content toi.
– oh oui ! Mais que fais tu avec ce roseau dans ta bouche, tu veux jouer à la flûte ?
– quelle droite d’idée ? Je ne sais même pas ce qu’est une flûte. Non, là je mange, c’est bon, tu veux goûter ?
– oui, je veux bien. Hum ! C’est bon dis moi. Alors tu ne sais pas ce qu’est une flûte ?
– non, pas du tout, ça sert à quoi au juste ?
– c’est un instrument de musique avec un son très romantique.
– avec un son très romantique ? Mais j’adorerai jouer de la flûte, comment faire ?
– très simple, on va se servir d’un roseau, il y en a tellement ici, qu’on va trouver le roseau idéal. Puis on va faire des trous, une fois fini, tu vas souffler dedans, et tu vas voir comme c’est beau.
Le roseau taillé en flûte est fini, le Panda le pose contre sa bouche, souffle dedans, et oh ! Quelle surprise, il se débrouille à merveille.
– dis moi tu es sûr que tu n’as jamais joué de flûte ?
– non, jamais, je te le promets.
– et bien, je peux te dire que tu es un prodige, cet instrument a été conçu pour toi. C’est vrai que la flûte est aussi douce à entendre que toi à regarder, c’est une évidence.
– alors, assieds toi devant moi et entre la douceur de mes yeux et de ma musique, je vais te faire un concert.
– je suis prêt, plus que prêt !

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Le Panda Musicien

Le Panda Musicien

Toujours d’après la carte du Tigre, je reste dans la forêt. Je vais rencontrer un Panda aujourd’hui, je sais ce que c’est, un gros ours trop mignon, noir et blanc.
J’ai hâte de lui parler, il paraît qu’ils sont très doux, avec un charme fou, je reste dans un endroit assez dégagé, et comme à mon habitude, je cherche du regard les alentours pour l’apercevoir.
Ça fait bien une heure que je suis planté là, et pas de Panda à l’horizon, juste un petit Ours, très beau du reste, tout roux comme moi, avec une tête magnifique, les couleurs de sa fourrure sont superbes, et autour de ses yeux deux cercles blancs parfaits, comme s’il portait des lunettes. Je vais me diriger vers lui pour lui demander s’il n’a pas vu de Panda dans le coin.
– bonjour charmant petit Ours, peux tu me renseigner s’il te plaît ?
– bonjour charmant Renard, oui, si je peux t’aider je le ferai volontiers.
– je suis à la recherche d’un Panda. L’autre jour, j’ai rencontré un Tigre qui m’a donné un plan pour que je fasse la connaissance de quelques animaux, et aujourd’hui, à cet endroit précis je devais voir un Panda.
– mais tu l’as devant toi !
– où ça, je ne le vois pas…
– là juste devant toi, il y a moi.
– quoi ? Tu veux dire que c’est toi le Panda ?
– mais oui, c’est moi.
– je crois que là je comprends rien du tout, le Tigre m’a bien dirigé là, pour rencontrer un Panda, et tu es là, me disant que c’est toi… Mais les Pandas c’est plus gros, beaucoup plus gros que toi, et les couleurs, c’est pas du tout ça, ils sont noir et blanc, toi tu n’as pas du tout ces couleurs. Il y a un problème.
– oui tu as raison, les Pandas sont bien noir et blanc…
– ah, tu vois, tu es peut être quelqu’un qui se prend pour un Panda.
– attends, laisse moi t’expliquer, il existe aussi des Panda de mon espèce, on les appelle des Pandas Roux.
– ah, et bien j’ai encore appris quelque chose aujourd’hui. Donc c’est bien toi que je devais rencontrer ici.
– apparemment oui, et tu rencontres tous les jours un animal différent ?
– oui, regarde ma carte du Tigre. Mais, oh ! Demain aussi il y a marqué que je rencontre un Panda, celui là je suis sûr que c’est un Panda noir et blanc.
– fais voir ta carte.
Et quand il a vu tous les lieux de mes rencontres journalières, surtout celle de demain, il me dit :
– oui, demain tu vas bien voir un Panda noir et blanc, je reconnais son lieu de vie.
– ouf, je suis content, mais pour l’instant je vais profiter pour faire connaissance avec toi, Panda Roux, et je t’assure que j’en suis très content, tu es si mignon.

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Un Panda ? Mais oui, c'est un Panda

Un Panda ? Mais oui, c’est un Panda

D’après mon plan sur la carte je reste dans la forêt, et d’après ce que je devine en voyant quel animal je vais rencontrer, je vais devoir surveiller tous les mouvements dans les arbres.
Un Oiseau ? Non, c’est pas un Oiseau, mais je connais cet animal, j’en ai vu sur un livre en Afrique, il y en a beaucoup en Afrique, mais pas de cette espèce, c’est le même genre d’animal, ils se ressemblent beaucoup, entre ceux d’Afrique et d’Asie.
Tu devines ? Non ? Alors suis moi, on part à sa rencontre…
Le voilà, il est juste sur l’arbre devant moi, il saute de branche en branche, il fait des galipettes, des acrobaties, descends comme un bolide, remonte comme une fusée. Il me rappelle bien celui que j’ai connu en Afrique. Ah, les Singes c’est bien tous les mêmes…
Et oui, c’est un Singe, je suis sûr que tu avais deviné, c’est un Gibbon exactement.
– bonjour petit Singe, ou petit Gibbon plus précisément.
– bonjour toi, et bien tu es un savant à connaitre mon espèce.
– ben tu sais, c’est pas compliqué de se cultiver, il suffit de lire. Et quand je suis allé en  Afrique, j’ai lu tout un livre qui parlait de toutes les espèces de Singes.
– là tu m’épates… Moi je ne sais faire que des bonds.
– un Gibbon qui fait des bonds, c’est pas mal non plus. D’ailleurs ça me rappelle quelques amis qui font des choses qui rythment avec leur nom.
– ah, oui, tu peux me dire qui ? Ça m’intéresse. Je trouve ça tellement poétique.
– c’est vrai tu as raison. J’ai rencontré un Loir qui dormait comme un Loir, une Fouine qui Fouine, une Chouette qui se trouvait Chouette, la Marmotte qui dort comme une Marmotte, un Jaseur qui Jase, un Furet qui Furète, la Salamandre dans les Méandres, et toi le Gibbon qui fait des Bonds, c’est à peu près tout, mais il doit en exister pleins encore.
– wahou, mais c’est super toutes ces rimes, je sens que je vais écrire un livre, c’est bien les livres non ?
– je ne te le fais pas dire, allez, ciao le poète. Et tiens moi au courant pour la parution de tes poèmes !

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Le Gibbon qui fait des Bonds

Le Gibbon qui fait des Bonds

J’ai vu qui je vais rencontrer aujourd’hui, car il y a son nom sur la carte du Tigre. Je suis tellement content, s’il est comme Fanfan, j’aurai un très bon ami en Asie. Je cours en direction de la forêt puisque c’est là bas qu’il vit.
Je suis arrivé assez vite, j’ai tellement couru, si impatient de rencontrer mon nouvel ami du jour, je me couche et attends qu’il apparaisse.
Soudain, j’entends des pas très lourds, je vois dépasser des arbres une tête, et entre les branches deux magnifiques défenses, et une belle trompe, il est là !
– bonjour Eléphant, si tu pouvais imaginer comme je suis content de te rencontrer, j’ai un ami comme toi en Afrique, et c’est devenu mon meilleur ami dans ce pays.
– salut petit Renard, je veux bien être ton meilleur ami d’Asie.
– ben ça c’est super. Mais dis moi, tu as eu un problème aux oreilles, elles sont bien petites ?
– oui, un gros problème. J’appartiens à une famille d’une tribu d’hommes juste à côté, et un jour l’un d’eux a décidé de me mettre une paire de boucle d’oreilles. C’était très joli, j’étais très content, mais quand je suis parti me promener dans la forêt, tous mes copains Eléphants se sont moqués de moi. Alors j’ai demandé à l’homme qui me les a posé, de les retirer, il a essayé à plusieurs reprises et il n’a pas pu me les enlever. Je l’ai supplié de faire quelque chose, je ne pouvais pas rester avec ça et continuer à être la risée de mes potes.
– oui, alors qu’est ce qu’il a fait ?
– il m’a coupé le bout de mes deux oreilles !
– quoi ? Un homme t’a coupé tes oreilles ? Mais il est fou !
– non, il n’est pas fou.
– alors, ça a dû te faire un mal de fou !
– non, pas un brin de mal de fou.
– mais c’est pas possible, comment ça se fait ? Si tu as une explication pour ne ressentir aucune douleur, dis moi comment c’est possible.
– ça se fait que c’est pas vrai… Ha, ha, ha !!! L’explication de mes oreilles, c’est que les Eléphants d’Asie ont des oreilles plus petites que ceux d’Afrique, c’est ce qui fait notre différence.
– tu es un grand comique toi, et tu me plais bien, comme Fanfan, décidément j’ai quelque chose de particulier avec les Eléphants.
– alors je suis ton meilleur ami d’Asie ?
– sans problème, tu es trop marrant !

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L'Eléphant trop Marrant

L’Eléphant trop Marrant

Ma première journée s’est passée à merveille, le Tigre m’a appris beaucoup de choses sur son pays, et en me donnant sa carte, il m’a dit que tous les animaux que je vais rencontrer vont m’en apprendre aussi des tas. Il m’a révélé aussi qu’il était le plus gros des félins du monde, mais ça ce n’est pas une surprise, je m’en suis rendu compte tout de suite.
Je pars en ballade en suivant le trajet de la carte du Tigre, pour ça je sors de la forêt et me dirige dans une sorte de désert, sans sable, seulement de l’herbe à perte de vue. L’animal que je dois repérer s’appelle un Chameau, pour le moment je ne vois rien à l’horizon, seulement un troupeau de Dromadaires, je vais à leur rencontre, et demander à l’un d’eux où je peux trouver un Chameau.
– bonjour, monsieur le Dromadaire, je peux vous demander un renseignement ?
– bonjour petit nouveau, oui volontiers, mais je ne suis pas un Dromadaire, d’où sors tu cette idée ?
– ben, j’ai déjà rencontré des Dromadaires en Afrique, je pensais que tu en étais un aussi.
– ah, oui, les Dromadaires d’Afrique, c’est vrai que je ressemble à un Dromadaire, mais je n’en suis pas un.
– et quelle est ton espèce alors ?
– je suis un Chameau.
– un Chameau ! Quelle chance, j’en cherchais justement un, c’est un Tigre qui m’a dit que je pourrai en voir ici.
– et bien, il a vu juste ton Tigre. Donc tu voulais rencontrer un Chameau ?
– oui, et je t’ai trouvé, j’ai bien fait de te demander où en rencontrer en te confondant avec un Dromadaire. Mais dit moi, quelle est la différence entre un Chameau et un Dromadaire ?
– tu ne le vois pas ?
– ben non, pas vraiment, éclaires moi.
– le Chameau a deux bosses sur le dos, le Dromadaire lui, n’en a qu’une.
– ah, oui, je me rappelle, mais vous avez la même allure, et surtout la même tête. Mais, une chose, c’est dur de se rappeler qui est qui, tu as un truc toi, afin que je ne vous confonde plus ?
– oui, un truc très simple. Le Chameau a deux bosses, comme deux syllabes, Cha-meau, une syllabe pour « Cha » une syllabe pour « meau », si tu identifies le Chameau avec les deux syllabes, l’autre est le Dromadaire, simple non ?
– bravo pour ces explications, non seulement je t’ai rencontré, mais en plus j’ai appris quelque chose de très important.

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es Explications du Chameau

es Explications du Chameau

Nous sommes arrivés tard hier soir en Asie, Céleste était très fatigué, à peine a-t-il pris son repas, qu’il s’est endormi le nez dans son assiette. Pauvre ami, il est épuisé, moi aussi, et je vais faire comme lui, mais pas le nez dans mon assiette !
Quand je me suis réveillé, Céleste était déjà parti, il m’a laissé un petit mot pour me souhaiter de bonnes rencontres, comme c’est attentionné.
Je m’étire lentement et commence à marcher droit devant moi, qui vais je rencontrer en premier ? C’est beau ici, il y a une végétation dense, elle est différente de chez moi, mais c’est toujours des arbres, des fourrés, des buissons, de l’herbe, des fleurs aussi. Bon, c’est pas tout, mais il faut que j’avance…
– hola, qui va là ?
Cette voix m’a fait sursauter, ça vient de derrière moi, j’ai un peu peur quand même, c’est une grosse voix, je vais me retourner doucement, et dire bonjour encore plus doucement.
– bonjour, ce n’est que moi Koukïn, petit renard inoffensif.
Et quand j’aperçois celui qui m’a parlé, qui est là couché sur le ventre avec ses deux pattes posées devant lui, il a une tête immense, des yeux superbes, des dents puissantes, j’en reste très impressionné. Ma première rencontre en Asie… C’est un très gros Chat, plus gros qu’un Lion, mais tout tigré.
– et bien, bonjour Koukïn, bienvenu dans ma forêt. Je ne t’ai jamais vu, que me vaut l’honneur de ta visite.
– je viens juste d’arriver, je suis en voyage, et tu es ma première rencontre, mon premier ami d’ici, enfin si tu veux bien.
– oui, volontiers, je m’ennuyais, et tu tombes à pic, en plus quelqu’un qui ne connais pas mon pays, je vais me faire un plaisir de t’accueillir.
– c’est super gentil, mais commence par me dire de quelle espèce tu es.
– je suis un Tigre.
– oh, j’avais vu juste, un Lion tigré, c’est un Tigre, trop facile.
– si tu veux, alors que veux tu savoir d’autre ?
– je voudrai que tu me dises où je pourrai rencontrer d’autres animaux.
– je vais te faire une carte, avec un parcours bien précis, que tu suivras chaque jour, à chaque endroit indiqué par une croix sur cette carte, tu rencontreras un animal différent, ça te va ?
– c’est parfait, mais chut, ne dis rien, car je raconte tous les jours des histoires de mes rencontres, et je ne voudrai pas qu’on sache à l’avance tous ceux que je vais connaitre.
– des histoires ! Et tu en connais beaucoup ?
– des tas !
– alors quand j’aurai fini la carte, en silence, tu m’en raconteras ?
– avec très grand plaisir, cher Tigre !

Crédit photo : Alain Pons

La Carte du Tigre

La Carte du Tigre

On a voyagé de longues heures, Céleste me propose de faire un pause, afin qu’on s’alimente et qu’on se repose. Je lui réponds de le faire dès qu’il aura repéré un joli coin, n’importe lequel, tout endroit m’ira très bien.
Puis je le vois qu’il perd de l’altitude, il a dû choisir son endroit pour se reposer tous les deux, et je vois très bien ce qu’il a choisi, j’aperçois un grand et beau lac, l’eau est limpide et les alentours si tranquilles, quel beau lieu, il a l’œil mon Vautour !
On s’est posé sur le sol, tout près de la berge, un coin où poussent des roseaux gigantesques, on va être bien là pour la soirée et la nuit.
– et bien Koukïn, bon voyage ?
– super bien, et le coin que tu as choisis est parfait, on voit que tu as l’habitude de voyager.
– tu sais c’est pas difficile pour nous les Oiseaux de choisir de bons coins, on y voit si bien d’en haut.
– ça c’est votre gros avantage sur nous pauvres terriens, parfois j’use de ruse pour savoir où aller, et je monte sur ce qu’il y a de plus haut.
– aux Oiseaux les ailes, et aux Renards la ruse, tout va bien dans le meilleur des mondes !
– t’as raison. Alors on fait un bon repas, puis une veillée tous les deux et ensuite au dodo, demain je pense qu’il y a  encore une longue route.
– oh, oui, très longue route.
– mais je serai patient tout au long, afin de rencontrer de nouveaux amis. Ah ! Mes nouveaux amis des Pays du Grand Nord !
– dis moi Koukïn, tu connais les animaux d’Asie ? Comme les Tigres par exemple ?
– non, j’ai jamais vu de Tigre, tout ce que je sais c’est qu’ils sont aussi imposants que les Lions, les Panthères aussi.
– c’est tout à fait ça, alors on va faire un petit détour vers l’Asie, on va s’y arrêter quelques jours, tu feras autant de connaissances que tu voudras, quand tu auras fini, tu n’auras qu’à m’appeler en criant très fort mon nom dans le sens du vent, et je reviendrai pour continuer le voyage jusqu’au nord.
– on t’a jamais dit que tu es merveilleux.
– non, pas trop.
– ben moi je te le dis beaucoup !

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Petite Pause près d'un Lac

Petite Pause près d’un Lac

J’ai dormi par petits bouts toute la nuit, trop excité de mon voyage dès que le jour se lèvera, je sais que Céleste sera à la porte de mon terrier dans quelques heures. J’ouvre un œil, et je vois par le trou de l’entrée de ma maison, que le soleil pointe doucement, ça y est le jour se lève, je n’ai plus qu’à m’assoir dehors et scruter le ciel pour voir arriver mon Vautour préféré.
Le voilà ! Je l’aperçois qui vole vers moi, ses grandes ailes déployées, son bec perçant l’air, ses yeux puissants qui m’ont déjà vu, il est impérial, magnifique, superbe !
– bonjour Koukïn, tu es prêt ?
– pour ça oui, je suis prêt depuis hier, quand l’Ecureuil m’a dit que tu venais aujourd’hui.
– je suis content de t’accompagner dans les Pays du Grand Nord, tu vas découvrir pleins de choses si différentes de chez toi, et de l’Afrique aussi.
– oui, j’ai hâte, sans Loupiot je n’aurais pas su que ces pays existaient, il m’a raconté tous les animaux qu’il a vu là bas, je languis moi aussi de faire leur connaissance.
– allez, c’est parti, je te souhaite bon voyage avec moi, tu vas voir on va se régaler.
– dis moi , Céleste, on pourrait faire un petit tour dans le coin afin que je fasse un petit coucou à tous les miens ?
– mais bien sur, comme on a fait quand on est parti en Afrique, on commence par qui ?
– au gré de ta fantaisie, on va voler au hasard, et dés qu’on aperçoit l’un d’eux on lui fais un signe, jusqu’à ce que je les ai tous vu.
– ok, cette fois c’est parti !
On survole ma région, je fais un petit signe tout d’abord à Chance et Joyeux, ils m’ont reconnu tous les deux et m’ont souhaité un voyage des plus merveilleux, et surtout de bien enfouir dans ma tête tout ce que je verrai et de tout raconter à mon retour. Puis c’est au tour de maman, qui me dit d’être prudent, ah, les mamans, toujours de bon conseil. Je vois ma Vénus, elle avait une petite larme au coin des yeux, mais me lance un doux baiser, en me disant qu’elle sera là à mon retour. C’est au tour de Loupiot, il a compris tout de suite que je partais, il me souhaite lui aussi un bon voyage. Puis enfin Filou et Malicia, ils étaient ensembles, ils me disent de bien repérer le chemin, car eux ils iront ensembles très prochainement dans les Pays du Grand Nord.
– voilà Céleste, c’est parti pour de bon, en avant tout, cap au nord !

Crédit photo : Lionel Hausseguy

Le Grand Départ

Le Grand Départ

Après cette superbe journée d’hier, j’ai dormi paisiblement avec de doux rêves, je vais être en pleine forme à mon réveil…
Et bien non ! Je suis réveillé par un tintamarre des plus assourdissants que j’ai jamais connu, j’entends crier mon nom, et ça sans arrêt, qui peut bien être pressé de me voir ? Et de si bon matin en plus, allez, adieu la grâce mâtiné, allons voir ce chenapan que je lui dise deux mots !
– Koukïn, Koukïn, Koukïn, Koukïn, Koukïn, Koukïn, Koukïn !!!
– oui, c’est bon, me voilà !
– j’ai une trop bonne nouvelle !
– tant mieux, car j’étais prêt à t’étrangler petit Ecureuil.
– m’étrangler ? Mais si tu le fais je ne pourrais pas te dire ma bonne nouvelle.
– j’ai dit que j’étais prêt à t’étrangler, pas que j’allais le faire, de toute façon, je ne ferai ça à personne quoi qu’il ait fait. Alors tu me la dis cette nouvelle.
– ben, j’étais en train de me promener quand… Mais dis, tu vas pas m’étrangler ?
– mais non, je t’ai dit que je ferai ça personne, allez… la bonne nouvelle…
– donc je me promenais, puis j’ai décidé d’aller sur mon arbre dans mon trou garde manger… Mais c’est sûr, tu vas pas m’étrangler ?
– mais non, je t’ai dit que non, je t’assure que non ! LA BONNE NOUVELLE TU VAS ME LA DIRE ?
– hou, là, là, tu me fais peur, à crier comme ça, t’es sûr que là tu vas pas m’étrangler ?
– bon, j’abandonne, je retourne dans mon terrier, et dès que tu es prêt, tu me fais signe pour me dire la bonne nouvelle, ok ?
– ça va, j’ai compris, je te faisais marcher, c’est trop drôle de voir l’impatience des autres. La bonne nouvelle, c’est que sur l’arbre de mon garde manger, il y avait Céleste qui se reposait sur une branche.
– Céleste ! Ça c’est une bonne nouvelle ! Et tu lui as dit que je le cherchais ?
– oui, tout le monde sait que tu cherches Céleste, il vient te chercher demain !
– viens là dans mes bras que je t’embrase petit Ecureuil !
– ben oui, j’aime mieux ça, mais dans tes bras en m’embrassant, fais gaffe de pas m’étouffer !

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Un Réveil bien Agréable

Un Réveil bien Agréable

J’ai raccompagné mes deux nouveaux amis jusqu’à chez eux, j’avais envie de voir l’enclos des Chevaux d’où s’est échappé le Poulain, et surtout sa maman, c’est trop beau une maman qui serre son bébé contre elle quand elle est soulagé de l’avoir retrouvé. Puis je suis rentré dans mon terrier, il était assez tard.
Le matin se lève et je pars aussitôt en ballade, cette fois j’espère ne pas voir un petit animal égaré, c’est si triste de voir toute sa peine et ses larmes.
Une belle histoire, voilà ce que j’aimerai découvrir, une histoire spéciale, unique, de celle qu’on oublie pas, une que je pourrai raconter à tous mes amis, ils sont si contents quand je leur raconte une histoire inoubliable.
Je vais attendre patiemment dans le pré, à l’ombre du grand arbre qui est au milieu, de là je vois tout ce qui peut arriver, d’en haut, d’en bas, de droite, de gauche, et en me penchant légèrement tout le ciel !
Tout à coup j’entends des pas, je ne vois pas encore ce que c’est, puisque ça vient de derrière les rochers qui bordent le près, là où les herbes sont très hautes, dans quelques minutes je vais le voir.
Qu’est ce que c’est que cet Oiseau, mais ça volent les Oiseaux, il semble marcher celui là, bizarre…
Oh mais quelle apparition ! C’est bien un Oiseau, mais il est posé sur une branche et il avance ! Comment c’est possible ? Je vais voir ça de plus près, c’est trop curieux comme situation.
De tout près je vois mieux ce qu’il se passe, c’est bien un Oiseau sur une branche, et oui, il avance, à l’aide d’un Chien, et bien décidément c’est la période des Chiens… Celui là il tient dans sa bouche la branche où est agrippé l’Oiseau, quel étonnant spectacle.
– bonjour vous deux, quelle drôle façon vous avez de vous balader.
– Bonjour Koukïn, oui, mais je vais t’expliquer pourquoi. Mon maitre a trouvé cette petite Chouette sur le chemin qui mène à notre maison, elle avait l’air mal en point, il l’a emmené chez le vétérinaire. La pauvre, elle a une aile brisée, elle ne peut plus voler, alors je la promène de toutes les façons que je peux trouver, et aujourd’hui cette branche d’arbre est parfaite.
– ben, pour une histoire unique, je suis gâté, jamais je n’ai vu une chose pareille ! Vous êtes magnifiques tous les deux, je vais bien caler ça dans un coin de ma tête, et le raconter à beaucoup de monde.
– oh, tu sais ce n’est pas aussi extraordinaire que ça, suffit d’un peu de bonne volonté pour aider les autres.
– oui, c’est sûr, mais surtout de beaucoup d’amour !

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Encore un Chien, Décidément !

Encore un Chien, Décidément !

Où est ce que je vais bien pouvoir aller aujourd’hui ? Bon, j’ai rien trouvé de spécial, alors je vais errer dans la campagne, suivre n’importe quel chemin, l’un d’eux me mènera vers quelqu’un, laissons faire le hasard, c’est bon quelquefois de ne rien calculer, de laisser les choses aller toutes seules.
J’en profite pour découvrir encore mieux ma région, j’ai beau marcher dans tous les sens, je passe toujours à côté de quelque chose que je n’ai pas vu, et plusieurs fois de suite en plus. Comme cette clairière par exemple, tous les arbres qui l’entoure sont d’une hauteur incroyable, l’herbe est parsemée de fleurs violette, il y en a partout, un vrai tapis vert et violet, c’est splendide.
Mais, chut ! J’entends des pleurs, ça vient de derrière un des grands arbres de la clairière, j’aperçois d’ailleurs quelqu’un, de là je ne vois qu’un bout de nez et une queue, qui dépassent du tronc, ça n’a pas l’air très grand. Je vais de ce pas consoler le petit malheureux.
– oh, mais tu es un très jeune Cheval, un Poulain exactement, et à te voir tout seul, j’ai bien l’impression que tu t’es perdu.
– oui, tout juste, c’est pour ça que je pleure, je suis perdu, je ne retrouve plus le chemin de la maison.
– t’inquiètes pas, je suis là, je vais t’aider, on va y arriver, et je te promets que ce soir tu seras chez toi.
– tu es sûr ? Tu ne connais pas ma maison.
– je vais la trouver, du moins rencontrer quelqu’un qui la connais. Mais comment tu t’es perdu ?
– j’étais dans le pré avec les autres Chevaux, et j’ai vu un Papillon, il était si beau que je voulais le voir de plus près, et c’est à cause de lui que je me suis éloigné comme ça.
– ah ! Les Papillons… Mais tu sais ce n’est pas sa faute, je pense que tu sais très bien qui ne faut pas s’éloigner de ta famille.
– oui, oui, je sais, tu crois qu’on va me gronder ?
– non, ta maman sera tellement contente de te retrouver qu’elle oubliera ton escapade. Allez viens, on se met en route, suis moi, et surtout pas de Papillon !
– promis, je ne suivrai que toi.
On marche tous les deux sur plusieurs pistes, je lui demande de ne pas faire de bruit, afin que je repère les bruits qui m’indiqueront une ferme où peuvent vivre des Chevaux. J’entends des aboiements, ce n’est pas Chance, ni Joyeux, je connais trop les leurs, c’est un autre Chien, et je le vois, il est en contrebas de là où nous sommes, il court dans tous les sens en aboyant, si j’ai bon flair, il cherche ce Poulain, en route vers lui.
– hello, le Chien, c’est un Poulain que tu cherches ?
– oui, depuis quelques heures je parcours les alentours pour le retrouver.
– ne cherches plus, il est là.
Dès que les deux amis se voient, ils se jètent dans les bras l’un de l’autre, c’est trop beau à contempler, tous les deux sont si soulagés de leurs retrouvailles que la seule chose à faire est un gros câlin !
– merci Koukïn pour l’avoir protégé et conduit vers moi. Et toi, ne t’éloigne plus comme ça, tu nous a fait une de ces peurs !
– oui, promis, plus de Papillon…

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Le Poulain Egaré

Le Poulain Egaré

C’était tellement bien la rivière hier, que j’y retourne aujourd’hui, j’ai vu au loin une belle cascade, l’eau est turquoise juste en dessous, et la nature tout autour d’un vert ! Ou plutôt d’une multitude de vert, à en couper le souffle ! Hier, je n’ai pas eu le temps d’y aller, car j’ai passé toute la journée avec mon nouvel ami le Crapaud, il était tellement content des compliments que je lui ai fait qu’il ne voulait plus que je parte !
Ça y est je suis presque arrivé, j’aperçois la cascade, et l’eau turquoise, comme c’est beau ici, et si je vois bien sur le rocher, juste en face de la cascade, un superbe gros Chat, se prélassant. Chouette, je cours le rencontrer. Sa posture en dit long sur la vie qu’il mène, super décontracté, accoudé au rocher, bien dans ses baskets… Même s’il n’en prote pas !
– bonjour le Chat.
– bonjour Renard.
– alors, c’est bien la vie de pacha ?
– la vie de pas Chat ? Mais je suis bien un Chat !
– oui, je sais, je t’ai bien reconnu, tu es bien un Chat, la vie de pacha c’est vivre comme un pacha, ça veut pas dire pas être un Chat ! Si ça se prononce pareil, ça s’écrit pas pareil. C’est un homonyme.
– homonyme ? Quésako ?
– je viens de te le dire, des mots qui se prononce pareil, mais ne s’écrivent pas pareil, et surtout qui ne veulent pas dire la même chose. Exemple « mener une vie de pacha » veut dire mener une belle vie, décontracté, sans souci, et tu as confondu avec « pas Chat ». Je te rassure tu en es bien un, aucun doute.
– boudiou, quel savant ! Tu devrais en mener une de vie de pacha toi, ça te décontracterai un peu.
– oh, mais je suis tout à fait décontracté, je t’en donne pas l’impression ?
– ben pas trop, vous les Renards vous êtes tous à l’affut de quelque chose, très malins en plus, ça te fatigue pas de courir comme ça du soir au matin, à toujours chercher quelque chose à te mettre dans la tête ? Viens plutôt t’assoir à côté de moi, on va faire quelque chose comme rien faire, à se prélasser, se raconter des histoires, puis un bain, puis un bon repas, puis quand la nuit tombera, direct au lit. Ça te dis pas ?
– parfait, je suis d’accord, en avant pour une vie de pacha à deux, entre Chat Renard…

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Le Chat qui Mène une Vie de Pacha

Le Chat qui Mène une Vie de Pacha

Il fait toujours aussi chaud, vivement mon voyage dans les Pays du Grand Nord. En attendant un bon bain dans la rivière va m’apporter toute la fraicheur dont j’ai besoin, et une bonne rencontre avec. Il y a beaucoup d’animaux qui prennent un bain en cette saison, sans compter tous les Poissons qu’on trouve dans la rivière, eux ils y vivent toute l’année. Enfin, un Poisson, ou tout autre animal sera le bienvenue dans ma liste d’ami.
– croâ… croâ… croâ…
– oui, bonjour, qui me parle ?
– c’est moi qui parle, mais pas à toi.
– je ne te vois pas, où es tu ? Si tu veux changer d’avis et me parler, moi, je veux bien, je suis friand de rencontres.
– ok, je suis posé sur une feuille qui flotte dans l’eau, juste à côté de toi.
– ah ! Je te vois ! Bonjour belle Grenouille.
– bon, mettons les choses au clair, je ne suis pas une Grenouille puisque je fais « croâ » je suis un Crapaud, et je ne suis pas beau !
– on parlera de ta beauté plus tard, tu dis que tu fais « croâ », soit ta façon de parler des Crapauds, mais comment parle les Grenouilles ?
– elles font « coâ ».
– la différence est le « r », j’ai appris quelque chose aujourd’hui, je connais le langage des Grenouilles et celui des Carpeaux, surtout à ne pas confondre ! Mais parlons de ta beauté, pourquoi tu dis que tu n’es pas beau ?
– c’est pas moi qui le dis, mais tout le monde. Quand on rencontre une Grenouille tout le monde s’exclame « oh, comme elle est belle », ou, « oh, comme elle est jolie », pour les Crapauds, c’est le contraire, tout le monde dis « berk », ou « beuh » !
– non, pas tout le monde.
– comment ça, tu en connais un toi ?
– oui, moi ! Je te trouve très beau, ta peau reflète mille couleurs, tes yeux sont charmants, tes petites pattes trop mignonnes, et ton petit bout de nez, je te dis pas, trognon comme pas deux !
– ben, je te remercie de tout ces compliments, et dire que je ne voulais pas te parler !
– si tu fais ça avec tout le monde, normal que personne ne te trouve beau, à te replier sur des commérages, tu ne peux pas te faire une vraie idée de ceux que pense les autres.
– ça, c’est vrai, je ne parle pratiquement à personne, mais grâce à tes conseils, je vais changer de comportement.
– à la bonne heure ! Et, dis moi beau Crapaud, un bain ensemble, ça te dirai ?
– complètement, je suis tellement heureux aujourd’hui, et dire que je comptais rester sur ma feuille toute la journée !
– allez, gros nigaud on plonge ensemble.

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Le Beau Crapaud

Le Beau Crapaud

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