Archives de la catégorie Mars

Je me suis bien régalé hier, à jouer avec mon nouvel ami Chien, et ça me donne envie de recommencer, mais j’aimerai trouver un autre jeu, avec n’importe qui, l’essentiel est de jouer !
Le mieux pour ça c’est les animaux de compagnie, ils sont habitués à le faire avec leur maitres, donc direction un village, afin de rencontrer dans les alentours d’une maison, un Chien, ou pourquoi pas un Chat, histoire de changer.
J’arrive près d’une maison et j’entends une conversation.
– il est bien gentil ce Chat à vouloir jouer, mais il gagne toujours, c’est d’un lassant, allez viens, on s’en va, on va essayer de dénicher d’autres amis.
Quoi un Chat qui veut jouer et ses amis qui l’abandonnent ? Allons vite voir ça de plus près, moi j’ai envie de jouer !
Je grimpe sur un toit, afin d’avoir la meilleure vue, et j’aperçois le Chat en question qui cherche un compagnon de jeu, il est au beau milieu d’un pot de fleur.
– hello, le Chat ! Alors il parait que tu aimes jouer ?
– j’adore ! Mais apparemment plus personne est dans le coin, je me retrouve seul, tu veux jouer avec moi ?
– c’est pour ça que je suis là. Et à quoi tu aimes jouer ?
– à chat perché !
– bon, c’est parti, explique moi les règles de ce jeu.
– c’est super simple, quelqu’un se trouve sur le sol, les autres cherchent à se percher sur quelque chose, et si on y arrive pas, et qu’on se fait toucher par celui resté au sol, on a perdu, et on doit attraper à son tour, ainsi de suite…
– super simple, mais une question, que fais tu dans cette plante ?
– ben je suis perché, et vu que nous sommes que deux à jouer tu as perdu !
– ah, je comprends mieux les Chats que j’ai entendu tout à l’heure, tu gagnes tout le temps, bon, ben, bravo, mais attention à ne pas prendre racine quand même…

Crédit photo : Marie Moulin

Jouer à Chat Perché

Jouer à Chat Perché

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Aussitôt sorti de mon terrier, je vois sur le chemin en contrebas, quelque chose qui bouge, et quelque chose qui a quelque chose entre les dents, je sais, je sais, j’ai fait des répétitions, mais indulgence, je viens juste de me réveiller, pas facile de trouver quelque chose à dire de riche dès le lever, mais promis, je vais à la rencontre de ce quelque chose, et je fais des efforts ou quelque chose dans le genre…
C’est un Chien ! Un vrai Chien ! Avec un bâton entre les dents ! Mais quelle chance ! J’espère qu’il va être aussi joueur que mon ami Chien des montagnes.
– hello toi là bas, tu cherches quelqu’un avec qui jouer ?
– oh voui !
– ben tu as trouvé ton quelqu’un ! Tu n’as trouvé personne encore à part moi ?
– non, je suis parti ce matin avec mon bâton, car dès mon réveil, je voulais jouer, et tout ce que j’ai trouvé, c’est pas un, pas deux, mais trois, soit disant amis, qui m’ont repoussé.
– pas sympas du tout les trois amis, mais pourquoi ?
– le premier, il a dit que je l’ennuyais à toujours vouloir jouer au bâton, le deuxième m’a dit que que mon bâton était d’un bois pourri, et le troisième m’a dit qu’il en avait marre que je répète la même chose tout le temps, que j’avais que des cacarinettes dans la tête !
– c’est pas du tout gentil ça ! Mais tu tombes à pic, car moi aussi ce matin, dès mon réveil, je suis un peu comme toi, je sais pas si c’est des cacarinettes, mais je me répète aussi pas mal. Alors qui se ressemble, s’assemble, je te propose une partie de bâton d’enfer…
Les bonds de joie qu’il a fait ! Vraiment trop content, trop beau à voir !
La partie a durée des heures, j’ai trouvé là un véritable ami, vraiment il me rappelle trop mon ami Chien des montagnes, et ça promet de bons moments à passer ensemble quand on se rencontrera

Crédit photo : Clo Lachat

Mon Nouveau Ami Chien

Mon Nouveau Ami Chien

Quel vent ce matin, j’ai du mal à marcher droit, les arbres sont tout énervés, ils se balancent de droite, de gauche, en avant, en arrière, je vais les éviter de peur de recevoir une branche sur la tête.
Oh, mon Dieu, le pauvre ! Qu’est il arrivé à cet oiseau ? Il est unijambiste, je le vois là bas sur une branche, juste en dessus de l’eau, je vais lui demander s’il veut que je fasse quelque chose pour l’aider.
– bonjour toi, tu me fais de la peine à te voir avec une seule patte, si je peux me rendre utile pour t’aider, je suis là.
– oh oui, c’est gentil, je déprime tant avec une seule patte.
– mais comment as tu fais pour perdre une patte ?
– je suis né comme ça.
– que c’est triste, mais je suis là, je peux t’aider, et surtout te remonter le moral, et si tu veux, je viendrai à chaque fois que tu m’appelleras, aussi souvent que tu le décideras.
– mais c’est trop trop gentil ça !
– c’est le moins que je puisse faire.
Soudain, je l’entends qui s’esclaffe, il rit à gorge déployée, ben, pour un déprimé… J’aimerai bien que tous les déprimés soient comme lui. Puis je le vois, monsieur, à dévoiler sa deuxième patte, quel farceur !
– pourquoi tu m’as fait ça ? C’est pas marrant, je t’ai cru, et tu me faisais tant de peine. As tu une explication pour avoir dissimulé ta patte ?
– oui, en fait, j’ai froid aux pattes, et de temps en temps j’en remonte une sous mon corps pour la réchauffer, et quelques temps après je monte l’autre. Quand tu m’as vu j’étais en train de le faire, et j’ai voulu te faire une farce.
– farce réussie ! Mais je te préfère de loin avec tes deux pattes. Je te salue Ibis-qui-a-bien-deux-pattes !

Crédit photo : René Lortie

L'Ibis a bien deux Pattes

L’Ibis a bien deux Pattes

Allez hop ! Un petit tour dans une ferme, je ne me lasse pas des animaux qui vivent dans les fermes, je te l’ai déjà dit, c’est tellement marrant de les voir évoluer, ils sont si différent des animaux sauvages.
Et pour quoi pas une visite dans un enclos de Chèvres ? J’adore les Chèvres, ce sont des animaux malicieux et vifs. J’en vois une toute blanche, c’est avec elle que j’ai envie de discuter.
– bonjour 90018 ! Qu’est que tu as d’intéressant à m’apprendre ?
– 90018 ? Mais à qui tu parles ?
– à toi, tu ne t’appelles pas comme ça ?
– pas du tout, d’où te viens cette idée ?
– c’est écrit sur ton oreille.
– quoi ? Qu’est ce qui est écrit sur mon oreille ?
– ben ça : 90018, c’est pas ton nom ? C’est écrit sur une étiquette agrafée à ton oreille, à moins que ce soit une boucle d’oreille…
– mais non, gros bêta, c’est un numéro que les éleveurs mettent quand on est encore des bébés, c’est une sorte d’identité.
– ah bon, je croyais que c’était ton nom, je trouvais ça si original.
– tu vois Koukïn, tu as appris quelque chose aujourd’hui et je suis heureuse que ce soit moi, sinon mon nom c’est Barbikette. Et peut être pourrais tu me rendre service, je n’ai plus rien à me mettre sous la dent dans ma mangeoire, vas chercher le fermier et dis lui que j’ai faim, et qu’il se bouge, sinon pas de lait ce soir !
– comment tu y vas !… Je ne crois pas que le fermier m’écoute, mais je vais tout faire pour lui laisser un message, t’inquiètes pas, je trouverai un moyen , foi de Koukïn.

Crédit photo : Marie Moulin

Le Numéro de la Chèvre

Le Numéro de la Chèvre

Ah, quel bonheur ce printemps, qu’il fait bon vivre ce renouveau, c’est si beau, tout est en fleur, la nature dévoile son plus merveilleux vert, et en plus, le soleil est de la fête.
Je vais encore faire une visite près de la marre, car l’autre jour, en rencontrant la Grenouille, j’ai vu qu’il y avait des Canards, je vais leur faire un petit coucou.
Pour le moment j’en aperçois deux, il y a en un qui se marre et l’autre qui rouspète, je vais les espionner pour en savoir plus, en écoutant leur conversation.
– mais tu en as pas assez de te moquer de moi, tu commences sérieusement à m’énerver.
– c’est pas de ma faute à moi si tu es si comique avec ta houppette sur la tête.
– ben, qu’est ce que tu lui trouves à ma houppette ? Je suis né comme ça, ça n’a rien de rigolo.
– oh si ! Je trouve ça d’un ridicule à mourir de rire !
– arrêtes, tu me déprimes, vas voir là bas si j’y suis, car là j’en ai vraiment ma claque de te voir tourner autour de moi.
Là je pense qu’il est temps que j’intervienne, car ce pauvre petit Canard est en souffrance à cause des moqueries de son confrère.
– et dis moi le Canard sans houppette, je te trouve un tantinet pénible à te payer la tête de ton copain parce qu’il a une magnifique coiffure, tu devrais plutôt le jalouser, car j’ai entendu dire que les demoiselles Canards adorent ce genre de mode, essaie de trouver un coiffeur qui te fasse la même coupe, sinon tu vas finir célibataire.
– ah, bon ? C’est vrai ?
– parfaitement vrai.
– alors je file d’ici et pars à la recherche de ce coiffeur.
Et le voilà qui part à toute allure, bien contrarié de ne pas avoir lui aussi une aussi belle houppette, mais à mon avis il va avoir du mal à trouver le coiffeur en question. L’essentiel est que le pauvre petit Canard, tout à l’heure bien chahuté, retrouve toute sa fierté.
– merci Koukïn d’être intervenu pour arrêter ce Canard trop moqueur, je ne savais plus comment faire pour m’en débarrasser, tu es d’une ruse époustouflante, jamais je n’aurais pensé à ce que tu viens de lui dire pour qu’il arrête.

Crédit photo : Marie Moulin

Le Canard très Moqueur

Le Canard très Moqueur

J’ai toujours cette envie d’aller vers les fermes, la dernière fois je n’y suis pas allé, puisque j’ai rencontré le Coq et ses Poules avant que je n’y arrive, cette fois j’irai jusqu’au bout.
Ca y est, en voilà une, elle est juste en contre bas, et de là je vois qu’elle semble immense, j’aperçois une grange, une étable, une marre, un poulailler, un corps de ferme, dans la cour dort des Chiens, et sur le rebords des fenêtres sommeillent quelques Chats, et bien dis donc, elle est bien peuplé cette ferme, mais ce qui m’attire le plus c’est l’enclos où sont parqués des Cochons…
– eps ! Le Renard, tu tombes à pic, j’ai beaucoup entendu parlé de toi, tu es bien Koukïn ?
– oui, tout  juste, c’est bien moi, et que me veux tu, c’est drôle, car quand j’ai vu cette grande ferme, c’est vers ton enclos que je me suis senti attiré, télépathie ?
– télé… quoi ?
– télépathie, c’est le sens de communiquer entre les êtres par la pensée.
– ben tu es bien savant ! C’est bien pour ça que je voulais te rencontrer, j’ai un petit service à te demander, voilà j’en ai ma claque de cet enclos, je tourne en rond toute la journée, et malgré tous mes efforts je n’ai pas compris comment ouvrir la porte pour partir.
– tu veux partir ? Tu veux vivre libre dans la nature, mais c’est pas très prudent quand on a vécu toute sa vie enfermé.
– ben justement non, j’étais libre jusqu’à ce que le fermier me rencontre, j’étais perdu, encore un bébé, il m’a sauvé la vie, mais maintenant je suis grand et je veux retrouver la liberté.
– ok, je comprends mieux, je vais voir ce que je peux faire, ça doit pas être trop compliqué.
En effet, la porte tient avec un crochet très facile à manipuler pour pouvoir l’ouvrir, et voilà, la porte est ouverte en un coup de museau, et mon ami le Cochon en sort tout content.
– merci Koukïn, vive la liberté !
– dis moi Cochon, promets moi de revenir dans cette ferme si tu ne trouves pas la vie dont tu rêves, je serais plus tranquille, et puis c’est super gentil à ce fermier de t’avoir sauvé, imagine sa tristesse quand il verra que tu n’es plus là.
– pas de problème, je ferai comme ça, de toute façon je reviendrai de temps en temps pour rendre visite à mon fermier, et si c’est mieux ici je resterai.

Crédit photo : Marie Moulin

Un Cochon pas Comme les Autres

Un Cochon pas Comme les Autres

Je me rappelle d’une marre pas très loin, il doit y avoir de l’animation, ça doit grouiller en ce début de printemps, allez hop ! C’est parti pour la marre…
J’arrive près de cette étendue d’eau, elle est super claire et il y pousse tout plein de variété de végétation, je suis sur que quelqu’un se cache au milieu, voyons voir, pour le moment rien ne bouge, mais en cherchant bien, je vais trouver un nouveau copain, ou copine, on ne sait jamais.
Je rentre dans l’eau jusqu’au milieu de mes pattes, hou la la, elle est bien fraiche cette eau, je cherche, je fourre mon nez partout, et tout à coup je vois deux petits yeux noir qui brillent, mais je ne distingue pas trop ce que c’est, je m’avance et je découvre une magnifique Grenouille, je n’arrivais pas à la distinguer, car elle joue le camouflage parmi de grandes feuille vertes comme elle.
– bonjour mademoiselle, alors on se planque ?
– jusqu’à présent oui, mais tu viens de me découvrir, j’étais bien tranquille, sure de ne pas être vue, et voilà ça n’a pas duré, sacré Koukïn, on ne peut rien te cacher !
– mais je ne veux pas t’embêter, je veux juste te parler un peu, mais puisque tu es retissante, je m’en vais.
– non, non, reste, je plaisante, je voulais juste tester mon camouflage, mais ça n’a pas fonctionné je suis un peu déçue.
– t’inquiète pas, j’ai eu beaucoup de mal à te voir, on doit ça juste à ma nature curieuse, mais ne confond pas avec de la curiosité malveillante, ma curiosité est seulement pour m’enrichir, pour rencontrer tout le temps des choses nouvelles, c’est la meilleure façon de vivre que j’ai trouvé.
– c’est passionnant, et dorénavant je serais curieuse comme toi, plutôt que de me casser la tête à me cacher, avec en plus que ça ne marche pas à 100%, quelle perte de temps, merci Koukïn, tu as changé ma vie !

Crédit photo Marie Moulin

La Grenouille qui Joue au Camouflage

La Grenouille qui Joue au Camouflage

 

Aujourd’hui j’ai envie de trainer près d’une ferme, une envie pour voir des animaux domestiques, j’adore leur rendre visite, ça change tellement de nous les animaux dits sauvages.
Je n’ai pas besoin de faire des kilomètres, car dans ma région il y a beaucoup de fermes, et d’ailleurs, même pas besoin d’atteindre une ferme, car j’aperçois des Poules ! Oui des Poules et avec un Coq en plus, mais ce dernier a un comportement un peu brutal.
– allez, mesdames et mesdemoiselles, 1 – 2, on avance, allez 1 – 2… Mais qu’est ce que vous faites ? Allez 1 – 2 : ON AVANCE !!!
Ce coq est en train d’avancer sur un tronc d’arbre posé entre les deux rives d’une rivière, et d’après ce que je peux comprendre, il demande à ses Poules d’avancer, mais elles ne semblent pas du tout lui obéir, elles ont surement peur, je vais voir ce que je peux faire.
– bonjour monsieur Coq, bonjour mesdames et bonjour mesdemoiselles les Poules, puis je vous aider ?
– bonjour Koukïn, ces petites têtues ne veulent pas avancer, j’ai beau leur montrer, leur donner le rythme, elles restent plantées là, je sais plus quoi faire, alors oui je veux bien de ton aide.
– mais mon beau, tu es trop autoritaire, ta demande est trop militaire, essaie d’y aller plus en douceur, regarde je te montre.
Je demande au Coq de rester sur le côté, je commence à avancer sur le tronc d’arbre, tout en disant :
– allez mes belles, on me suit, il fait beau, les soleil brille, la vie est magnifique, on avance doucement, une patte devant l’autre, vous ne risquez rien, regardez droit devant vous, la tête haute et tout ira super bien, dans quelques minutes vous serez de l’autre côté et vous serez tellement contentes, que vous languirez de refaire le même chemin.
Les poules emboitent mon pas, impeccablement, toutes guillerettes, et le Coq en reste bouche bée !
– voilà tu vois c’est simple, beaucoup de douceur, pas mal de flatterie, et le tour est joué.
– merci Koukïn, il faut dire que je suis un jeune Coq, avec un manque d’expérience, maintenant pour diriger mes Poules j’ai compris, me reste plus qu’à utiliser la douceur, mais pour le réveil je fais comment, je sais pas chanter en douceur…
– ça c’est une autre histoire !

Photo trouvé sur le web auteur inconnu.

Le Coq un peu trop Militaire

Le Coq un peu trop Militaire

Comme je suis content d’avoir retrouvé ma région, il m’arrive souvent de penser aux montagnes et à mes amis restés là bas, ils me manquent c’est sur, mais j’ai trop à faire ici, et je sais que je les reverrai à la fin de l’année.
A l’orée du bois, dans l’herbe si fraiche de ce printemps nouveau, je vois un Daine, je crois que c’est une dame, mais peut être que je me trompe, une demoiselle ? Je vais lui demander.
– bonjour madame, ou bonjour mademoiselle ?
– et bien Koukïn tu n’arrives pas à voir la différence ?
– euh, non, je suis encore très jeune, j’ai beaucoup à apprendre, et toi aujourd’hui tu vas m’éclairer sur ça.
– ok, je suis une « madame » j’ai déjà eu des bébés, donc plus une « mademoiselle » mais je suis flattée que tu pouvais penser que je suis encore une demoiselle, ça prouve que je reste jeune.
– elle est bonne cette herbe que tu manges ?
– la meilleure herbe de l’année, elle est tendre, et son gout est subtil, tu veux gouter ?
– pourquoi pas… hum c’est drôlement bon !
– et puis je vais te dire un secret, grâce à cette herbe tu resteras en pleine forme, sans prendre le moindre kilo, tu peux en manger autant que tu veux.
– ah, mais c’est pour ça que tu es si belle, si en forme, si mince !
– merci pour tous ces compliments, mais effectivement c’est peut être ça, j’ai appris à me nourrir de la meilleure façon, et toi tu as bien su voir les résultats que ça apporte, puisque tu m’as posé la question si j’étais une dame ou demoiselle.
– reste comme ça, ne change rien, et moi je vais faire pareil et transmettre ce message à tous ceux qui ont des problèmes d’alimentation…

Crédit photo : Georges Laruelle

La Daine en Pleine Forme

La Daine en Pleine Forme

Ma première nuit chez moi a été délicieuse, et la compagnie de Filou et Malicia géniale, hier soir on a discuté très tard, je leur ai raconté mes rencontres dans les montagnes, Filou a adoré l’histoire avec le Canard, il a bien rit et aurait voulu voir ma tête quand il m’a fait la farce, et Malicia, elle a beaucoup aimé celle avec le Chaton, ah, les filles ! Ca m’étonne pas ! Toujours à s’attendrir devant des bébés.
Nous nous quittons vers midi, car on s’est endormi assez tard hier soir, impossible de s’arrêter de parler, on avait tant à se raconter. Mais tous les trois il faut bien qu’on vaque à nos occupations personnelles.
Pour ma part je me dirige vers le grand près tout à côté de mon terrier, j’ai envie de me rouler dans cette bonne herbe qui sent si bon, et j’espère rencontrer mon premier ami depuis mon retour.
C’est sur cette mer d’herbe fraiche que je rencontre un bel Escargot, il rampe à la façon de tous les Escargots, toutes cornes sorties, tâtonnant de-ci de-là cherchant le meilleur chemin, tout en mangeant de cette bonne végétation printanière en passant.
– bonjour l’Escargot, on peut parler quelques minutes ?
– bonjour Koukïn ! Comme tu nous a manqué ! Mais te voilà, tu vas bien ?
– oui, j’ai une super forme, mais dis moi on t’a jamais dit que tu ressemblais à quelque chose ?
– pas à mon souvenir, mais j’espère que c’est à quelque chose de beau…
– oui, de très beau, au milieu de ce pré si vert, si frais, et parmi ces pâquerettes, tu me fais penser à une fleur !
– une fleur ! Oh c’est un très beau compliment ! Merci pour cette comparaison, à partir de maintenant, je ne verrai plus la vie comme avant… Oh, Koukïn, je suis vraiment trop content de te revoir, tu fais tellement du bien !
– au revoir l’Escargot, balade bien et à un de ces quatre !

Crédit photo : Christophe Feliciaggi

L'Escargot qui Ressemble à une Fleur

L’Escargot qui Ressemble à une Fleur

J’ai voyagé toute la journée, je suis parti de très bonne heure ce matin, j’ai laissé mon terrier aux trois pierres blanches, je n’ai pas voulu les enlever, c’est un très bon indice pour donner cette adresse à quelqu’un qui chercherai un terrier, c’est comme ça qu’on fonctionne nous les animaux, l’entraide gratuite est primordiale.
Quand j’étais sur le point de ne plus voir les montagnes dans lesquelles j’ai vécu ces dernières semaines, j’ai tournée la tête et j’ai regardé une dernière fois ce paysage où vivent tous mes amis de cet hiver, j’ai eu la gorge serrée, mes yeux se sont brouillées de larmes, mais j’ai pris ma décision de partir, car même si c’est si triste de quitter tout ça, je sais que je vais retrouver ma famille, mes lieux habituels, et avec des foules de bonnes choses à vivre dans les prochains jours…
J’arrive tard dans l’après midi, le soleil est là tout brillant, le paysage est magnifique, les arbres sont bien en fleur, les prés parsemés de pâquerettes, et surtout d’herbe fraiche, tendre et qui sent si bon !
Je retrouve sans problème le chemin qui mène à ma maison, et je vois tout là bas son entrée, ce soir je sens que je vais dormir d’un sommeil paisible, pour pouvoir être d’attaque demain, et rencontrer de nouveaux amis, je partirai aussi à la recherche de ma famille.
J’entre dans mon terrier et une bonne surprise m’attend… Filou et Malicia sont tous les deux là, quel bonheur, mais ils n’ont plus de terrier ?
– bonjour Koukïn, comme on est content de te revoir !
– bonjour Filou, bonjour Malicia, moi aussi je suis trop content, quelle bonne surprise j’ai en rentrant. Si vous n’avez plus de terrier vous pouvez rester tous les deux aussi longtemps que vous voulez.
– non, nous avons bien tous les deux notre maison, mais on savait que tu allais arriver un de ces jours, alors on a pensé que de t’attendre dans ton terrier serait la meilleure façon de te voir le premier jour de ton arrivée.
– superbe idée ! Mais cette nuit restez avec moi, demain sera assez tôt pour regagner votre « sweet home », j’ai une foule d’histoires à vous raconter.

Crédit photo : Thomas Capelli

Le Retour de Koukïn

Le Retour de Koukïn

J’arrive au rendez vous fixé pour appeler tous mes amis des montagnes, et Renard Blanc est bien là lui aussi, apparemment il a bien dormi dans son terrier cette nuit, car je le retrouve assis, en train de me faire de grands signes.
– bonjour copain, alors c’est décidé, tu pars bien demain, et notre fête est bien pour aujourd’hui ?
– oui, je suis décidé, je suis bien ici dans ces montagnes, avec vous tous, mais je languis de retrouver ma région, mes amis, mon frère, ma soeur et ma maman !
– oui je te comprends, bon on rit ?
– allez, c’est parti !
Et je les vois tous arriver un par un, parfois en groupe, certains courent, d’autres marchent, d’autres encore volent, c’est merveilleux, cette fois je sens bien que je vais verser ma petite larme…
La fête a été grandiose, on a passé de bons moments à se raconter nos aventures, tous se rappellent très bien notre rencontre, ceux qui allaient mal vont beaucoup mieux, et ceux qui allaient bien vont encore mieux, c’est parfait !
Je ne vais pas tous te les nommer, tu les retrouveras tous, un par un à partir du 23 Janvier, avec l’Ecureuil, si tu ne te rappelles plus d’eux, relis mes histoires et tu verras comme ils sont tous si attachants, et je t’offre une photo d’eux pour que tu ne les oublies pas comme moi qui ne les oublierai jamais…
– mes amis des montagnes, il est temps que je vous quitte, mais c’est promis je reviendrai, juste après Noël, car vous comme moi fêterons Noël en famille, mais le 31 décembre c’est entre amis, et je serai là, je ne raterai ça pour rien au monde !

La Grande Fête

La Grande Fête

 

Je suis décidé, je repars dans ma région natale, et c’est aujourd’hui que je vais rejoindre Renard Blanc, car c’est avec lui qu’on va avertir tous mes amis des montagnes pour faire la fête de mon départ.
Je le retrouve bien à l’endroit qui m’avait dit, mais il est couché en boule, tout recouvert de givre, il semble dormir, il doit être complètement gelé.
– hé, hé… Renard Blanc… Tu m’entends ?
– oh, Koukïn, te voilà.
– oui je me suis décidé pour partir chez moi, mais que fais tu couché sur la neige ? Tu n’as pas dormi dans ton terrier ?
– ben non, je vais te raconter pourquoi. Hier soir en voulant rentrer dans mon terrier, sur le chemin, j’ai repéré quelque chose dans l’obscurité, un animal je pense car il avait un corps, quatre pattes et une tête, je l’ai poursuivi longtemps, mais j’ai eu du mal à voir ce que c’était, chaque fois qu’il me semblait le rattraper il repartait de plus belle, mais j’y suis arrivé, c’était l’Hermine. Elle était complètement perdue, elle ne m’avait même pas vu, je l’ai rassuré et conduite chez elle, puis sur le chemin du retour, j’ai réalisé qu’il était très tard et que mon terrier était encore très loin, je savais que tu devais me retrouver un de ces jours, alors je suis venu à l’endroit de notre rendez vous qui était tout près de là où je me trouvai, j’ai eu peur de ne pas me réveiller à temps dans mon terrier du fait que je me serai endormi très très tard, le mieux était de dormir là pour être sûr que tu me trouves.
– mais c’est trop gentil ça ! Tu es vraiment un grand ami !
– je te dois bien ça, tu as été tellement adorable avec nous tous dans ces montagnes.
– arrête gros bêta, tu vas me faire pleurer… Je suis venu pour te dire que c’est demain qu’on rit, pour avertir tout le monde que c’est la fête de mon départ, on va faire une super méga fête ! A demain Renard Blanc, j’arriverai ici même en fin de matinée.
– à demain Koukïn, tu es sûr de me retrouver là, je ne raterai ça pour rien au monde
– je t’ai dit d’arrêter de parler comme ça, car si tu continues, c’est sûr, je vais pleurer !

C'est le Grand Jour

C’est le Grand Jour

Enfin une bonne nuit, et sans cauchemar ! C’est pas du tout agréable les cauchemars, on croirait que c’est la vraie vie. Quand on fait de beaux rêves, c’est trop bien, parfois on se rend compte que c’est un rêve, et c’est si bien qu’on fait tout pour pas se réveiller, tout pour prolonger ce bon moment. Mais les mauvais rêves où on a très peur c’est pas bien du tout ! On est trop content quand on se réveille au contraire.
Je vais me promener et scruter les alentours pour trouver un nouvel ami.
Pas si bien dit, plutôt beaucoup mieux, je vois deux nouveaux amis, deux Lapins, il y en a un qui parle à l’oreille de l’autre, qu’est ce qu’il peut bien lui dire, qu’il ne veut pas que j’entende, je vais essayer de savoir.
– bonjour les gars, je ne vous dérange pas trop ?
– non Koukïn, pas du tout, pourquoi ?
– ben tu étais en train de parler à l’oreille de ton copain, alors je me disais qu’est ce que tu lui disais.
– pas du tout, je regardais dans son oreille, car il croyait qu’il y avait quelques chose, en fait il n’a rien, ça va bien.
– bon c’est parfait, je continue mon chemin, car j’ai oublié que je devais aller voir Renard Blanc.
Dès que je tourne le dos, je sens une multitude de boules de neige s’écraser sur moi !
– ah, elle est bien bonne celle là, Lapin farceur ! En fait tu étais en train de lui dire à l’oreille de me lancer ces boules de neige dès mon dos tourné c’est ça ?
– ah ! Ah ! Ah ! On t’a bien eu !
Ils sont morts de rire, à s’en rouler par terre, quels bons complices, c’est beau l’amitié, même s’il faut en payer les pots cassés… Mais ils ne savent pas à qui ils ont affaire, et une grosse bagarre de boules de neige commence, et je sens qu’elle va durer un bon moment ! Encore une journée inoubliable…

Crédit photo : Alain Pons

Les Lapins Complices

Les Lapins Complices

Comment j’ai atterris là ? Je suis en pleine savane, à perte de vue je ne vois que des herbes sèches, il fait une chaleur de plomb, le soleil brule, et j’ai oublié ma casquette, pas un seul arbre à l’horizon, mais où sont les montagnes enneigées ?
C’est vraiment bizarre, c’est même flippant, je perds la tête, bon je vais pas me démonter pour ça, je trouverai bien une explication à un moment donné, je vais aller vers là bas où je crois apercevoir des arbres, et puis je suis assoiffé, une rivière me ferait le plus grand bien, ou un lac, une mare, enfin n’importe quoi pourvu que je boives.
C’est bien des arbres, vite il faut que je me mette à l’ombre, avant d’être carbonisé, et puis si je ne me trompe pas quelque chose brille, c’est de l’eau c’est sur !
Je trouve les arbres, de l’eau dans une petite mare, mais ce qui est très étonnant ces arbres je n’en ai jamais vu, mais dans quel pays je suis ? Je m’inquiète un peu quand même.
Je suis épuisé, je vais faire une petite sieste sous un arbre, à mon réveil j’aviserai, il faut que je comprenne ou je suis, et surtout qu’est ce que je fais dans ce paysage inconnu.
Je m’endors très vite, mais pas très longtemps, j’entends des petits bruits qui m’ont réveillé d’ailleurs, je ne bouge pas, je sais pas pourquoi mais je sens un danger, j’ouvre doucement un oeil, puis deux, je ne vois rien, je soulève un peu ma tête et là… la frayeur de ma vie ! Devant moi à quelques pas : une Panthère Noire !
Comment m’en sortir, elle m’a repéré, et semble avoir très faim, que faire, monter tout en haut de l’arbre, mais les Panthères ça grimpe aux arbres, ou m’enfuir en courant très vite, mais les Panthères ça court encore plus vite que moi ! Je suis perdu ! Elle est là sur moi ! Au secours ! A l’aide ! Sauvez moi !
– Koukïn… Koukïn… Koukïn…
– qui est là ?
– c’est moi maman Chat, tu as fait un cauchemar, tu tremblais en dormant et tu criais aussi, mais voilà c’est fini.
– maman Chat ! Comme je suis content de te voir, je t’ai confondu avec mon rêve, une Panthère Noire était en train de me sauter dessus. Oh ! Maman Chat comme je suis content que ce soit toi ! Mais que fais tu ici ?
– je suis venue t’apporter un fromage.
– merci ma belle, non seulement tu m’as sauvé d’un mauvais rêve, et en plus tu m’apportes un fromage !

Photo trouvé sur le web, auteur inconnu

La Fausse Panthère Noire

La Fausse Panthère Noire

 

Aujourd’hui, il pleut, c’est un peu barbant, mais il ne fait pas du tout froid, il fait seulement mouillé ! Comme il ne pleut pas très fort, je vais monter un peu sur les rochers, au même endroit où j’avais sauvé le Bouquetin de la chute, peut être que je vais le revoir.
C’est pas un Bouquetin que j’aperçois là haut, perché sur un gros rocher, mais il lui ressemble un peu. Décidément entre hier l’Alpaga qui ressemblait à un mi-Mouton-Chèvre, c’est la loi des séries !
Je grimpe pour le rejoindre, et c’est pas sans mal, ces rochers sont vraiment abrupts, c’est très dangereux, heureusement qu’il n’y a pas de glace, ça limite les dégâts.
– et bonjour toi ! Tu es de la famille des Bouquetins ?
– non, je suis un Mouflon, notre espèce est proche de celle des Moutons, mais nous, nous sommes sauvages.
– wahou, quelle belle paire de cornes !
– n’est ce pas !
– mais dis donc en regardant bien, une de tes cornes est cassée au bout, qu’est ce qui t’est arrivé ?
– c’est une histoire d’amour.
– quoi, tu es tombé amoureux et ça t’a cassé un corne ?
– je dirai pas ça comme ça, nous les Mouflons, quand une belle demoiselle nous plait, et que nous sommes plusieurs, on se bat pour gagner son coeur.
– ah ! La maladie d’amour, parfois ça fait vraiment mal.
– comme tu dis.
– et tu as gagné, tu as eu ta demoiselle ?
– oui, j’ai eu mon histoire d’amour, la première, et cette corne cassée m’en laissera un souvenir inoubliable.
– bon, moi j’espère bien trouver ma bien aimée, mais j’y laisserai rien, pas envi d’en sortir estropié !
– tu dis ça, mais tu verras, quand elle sera devant toi, que tes yeux se feront mielleux, que ton coeur battra à tout rompre dans ta poitrine, tu oublieras tout, plus rien n’aura d’importance, seulement elle !

Le Mouflon à la Corne Cassée

Le Mouflon à la Corne Cassée

Je me lève très tôt ce matin, car hier soir juste après le repas, direct au lit, enfin au terrier, j’étais complètement épuisé d’avoir joué avec tous mes amis. Comme il fait assez froid le matin tôt comme ça, je vais descendre un peu plus bas dans la vallée, je n’y suis pas encore allé, je vais certainement découvrir quelque chose de nouveau.
Aussitôt arrivé dans la vallée, au plus loin que je peux aller car il faut penser au chemin du retour, quelque chose m’intrigue…
Qu’est ce que c’est ces animaux enfermés dans un enclos ? On dirait des animaux entre la Chèvre et le Mouton, mais beaucoup plus grand, et surtout leur cou, je vais me renseigner, j’en vois un tout près de la clôture.
– holà, brave bête, c’est la première fois que je vois un animal de ton espèce, qui es tu ?
– je suis un Alpaga, comme tous ceux que tu vois avec moi dans cet enclos.
– mais dis moi tes dents sont bizarres, tu devrais voir un dentiste.
– ah, te moques pas !
– meu non, je ne me permettrai pas.
– c’est ça j’ai bien vu ton regard, mes dents elles sont comme ça car je suis un gros mangeur, et à force de manger elles se sont tordues.
– bon c’est pas grave, ça fait un style, et si tu en as marre va voir un dentiste comme je t’ai dit, mais dis moi, excuses moi je suis curieux de nature, pourquoi êtes vous parqués ?
– nous sommes des Alpagas d’élevage, on nous tond régulièrement et avec notre fourrure les hommes fabriquent de la laine.
– ah, comme les moutons.
– oui, mais notre laine à nous est de qualité nettement supérieure à celle des moutons.
– mazette ! Et ben dis donc, c’est le luxe ici !
– le luxe nous permet d’être super bien nourrit, et bichonnés comme pas deux.
– super, bon, je suis content de t’avoir connu et discuté avec toi.
Pas un peu prétentieux l’Alpaga ? En tout cas avec une dentition pareille je la mettrai un peu en veilleuse…

La Belle Fourrure de l'Alpaga

La Belle Fourrure de l’Alpaga

Ah, j’ai bien dormi cette nuit, j’ai fait de très beaux rêves, tout ça me donne une forme olympienne, je suis sûr que je vais passer une super journée, il ne peut pas en être autrement.
Je cours pour sortir de mon terrier, et là mes yeux s’ouvrent tout grand devant ce que je découvre juste en face de l’entrée de mon terrier…
Ils sont presque tous là, mes amis des montagnes, il y a tous ceux que j’ai rencontré depuis que je suis arrivé dans les montagnes, le Cheval, les Biches, le Brocard, le Furet, les Ecureuils, l’Aigle, l’Ours, les Loups, Renard Blanc, l’Hermine, le Hérisson … Enfin relis mes histoires et tu sauras qui je n’ai pas cité, il n’en manque que quelques uns, surtout les animaux domestiques, mais mon ami le Chien est bien là avec son bâton posé devant lui.
– mais qu’est ce que vous faites tous ici ?
– on a appris que tu dois partir dans ta région natale, alors on est venu te dire au-revoir.
– mais qui vous a dit ça ?
– le Jaseur, qui veux tu d’autre !
– ah, celui là il porte bien son nom, d’ailleurs je te vois sur cette branche, tu es venu aussi ?
– comment manquer ça !
– et bien pour une fois tu as très bien fait de jaser ! Mais mes amis, je ne pars pas aujourd’hui, je pense que ça se fera cette semaine, et on fera une grande fête pour cette occasion. Et toi Renard Blanc, je te charge de rire quand je te le dirai, histoire de prévenir tout le monde, ça a si bien marché pour fêter des anniversaires.
– ok, tu me trouveras tous les matins au même endroit où on s’est rencontré la première fois.
– bon, mes amis et qu’est ce que vous direz de jouer tous ensemble dans la neige, il en reste encore pas mal, on va se régaler c’est sûr !
Nous voilà tous partis dans la prairie, pour passer de bons moments, et mon ami Chien n’a pas oublié de prendre son bâton, ça promet !

Crédit dessin : Nancy Vanadia

Une belle Journée avec tous mes Amis

Une Belle Journée avec tous mes Amis

Ce matin je vais faire un petit tour à la ferme, car j’ai envie de lait, ça m’a même réveillé, je suis donc allé voir les Vaches, enfin surtout maman Chien et ses Chiots, la gamèle était pleine de lait, j’en ai bu quelques lapées, puis je m’apprêtais à partir quand maman Chien me demande si j’aime le fromage.
– je n’ai jamais gouté, pourquoi tu me demandes ça ?
– la fermière nous a donné un beau fromage tout à l’heure quand elle a rempli la gamèle de lait, mais ni les enfants, ni moi n’aiment le fromage, si tu veux tu peux l’emporter et tu nous diras si tu as aimé.
– c’est très gentil, ok, je te dirais si j’aime, et au cas où, tu pourras m’en redonner si tu en as encore.
Je pars donc mon fromage entre les dents pour le mettre à l’abri dans mon terrier, mais qui je croise ? Un Corbeau, Le Phénix des Hôtes de ces Bois…
– bonjour Koukïn, tu tiens là un beau fromage dans ta bouche, et tu l’as trouvé où ? Car j’en ai perdu un il y a quelques temps, un coquin de ton genre m’a charmé et je l’ai laissé tomber par terre, je n’ai pas eu le temps de réagir qu’il est parti en courant. Ce ne serait pas toi et mon fromage par hasard ?
– ah, ça non, on vient juste de me le donner.
– hum, j’ai un peu de mal à te croire…
– je te jure que ce n’est pas moi, mais qui a osé te faire un tour pareil ?
– je viens de te le dire, un Renard comme toi, j’étais très haut sur mon arbre, je n’ai pas pu bien le voir, mais tu y ressembles fortement !
– non ce n’est pas moi, je te dis la vérité, mais comme je suis un gentil Renard, je t’en donne un peu, histoire de racheter la conduite de mon congénère.
– oh mais tu rigoles j’espère, je ne veux pas un bout de ce fromage, mais tout le fromage !
– mais, dis moi, on t’a jamais dit que tu étais magnifique, que tes plumes sont d’un brillant sans égal, et montre moi un peu tes ailes, déploient les et envole toi que je t’admire.
– je sais pas pourquoi mais ça me rappelle une histoire, mais bon tant de compliments me font tellement plaisir, alors regarde !
Mon beau Corbeau s’envole, je ne prends même pas le temps de le contempler, trop pressé de m’enfuir et cacher mon fromage, pauvre Corbeau, encore une fois dupé, mais bon il n’avait pas qu’à être si gourmand !

Le Phénix des Hôtes de ces Bois

Le Phénix des Hôtes de ces Bois

Le ciel est toujours bleu, c’est une excellente nouvelle, non seulement je peux rencontrer des animaux dans la forêt, dans les prairies, dans les villages, mais aussi dans le ciel, je suis vraiment sûr de dénicher un nouvel ami, et encore une belle histoire en perspective.
Au sommet d’une branche, perché au plus haut, un bel Oiseau est posé, je me demande comment il tient, comment la branche ne plie pas, il est léger, mais cette branche est si mince, je vais lui demander.
– bonjour bel Oiseau, tu fais quoi au sommet de cette branche ? Et puis comment tu arrives à tenir à son sommet ?
– je ne fais pas grand chose, si ce n’est de contempler le paysage, pour ta deuxième question, tout est une question d’équilibre.
– je ne connais pas ton espèce, peux tu m’en dire plus ?
– oui, bien sûr Koukïn, je suis un Jaseur, un genre de Passereau, je vis le plus souvent dans les montagnes, mais il m’arrive de descendre plus au sud, histoire de voyager un peu.
– et tu es allé vers le sud ces jours-ci ?
– ben justement j’arrive de là bas.
– et quel temps il fait là bas, la végétation commence t-elle à changer ?
– oh oui, des arbres bourgeonnent de toutes leurs branches, on voit les premières fleurs dans les près, l’herbe pousse d’un merveilleux vert, et il fait aussi beau qu’ici.
– les arbres bourgeonnent ! Les fleurs commencent à apparaitre ! L’herbe pousse ! Mais c’est génial ! Quelle bonne nouvelle tu m’apprends !
– et puis j’ai vu une foule d’animaux, tous sont très affairés, et beaucoup de maman vont avoir leur bébé.
– merci Jaseur, je n’en demande pas plus, je crois que je vais bientôt repartir dans ma région natale, j’ai hâte de découvrir tout ça…
Il est temps de faire le voyage de mon retour dans les prochains jours, il faut que je programme un au-revoir à tous mes amis des montagnes, et de profiter encore un peu de la neige, il y en a de moins en moins mais suffisamment pour me régaler encore, car je ne la verrai que dans 10 mois, 9 mois au mieux.

Crédit photo : Lionel Hausseguy

Le Jaseur et la Bonne  Nouvelle

Le Jaseur et la Bonne Nouvelle

Voilà la suite de l’histoire d’hier…
Petit rappel : je suis entré dans une grange, sûr de trouver quelque chose, et un adorable spectacle m’y attendait.
Un Chaton de 2 mois environ, à 1 semaine près, dort au milieu d’une botte de foin, il est vraiment trop mignon, couché sur le dos, ses deux petites pattes à côté de sa tête, il dort à « pattes fermées », mon arrivée ne l’a même pas réveillé, je m’avance sans faire de bruit pour lui faire ouvrir ses deux petits yeux, tout en douceur, pour ne pas l’effrayer, car je veux savoir ce qu’il fait ici, tout seul, c’est pas normal, il devrait être avec sa maman.
– coucou le Chaton, que fais tu dans cette grange tout seul ?
– ze dormait, ze suis arrivé par le petit trou sous la porte, z’ai joué avec les brins de paille de cette botte de foin, puis z’étais tellement fatigué que ze me suis endormi.
– ta maman doit te chercher partout, ça fait longtemps que tu arrivé ?
– z’en sait rien, ze suis trop petit pour calculer le temps.
– bien sur, c’est normal, je te propose d’aller vite auprès de ta maman, elle doit être morte d’inquiétude.
Le Chaton sort par son petit trou, et moi je saute entre le toit et le mur pour sortir, comme je suis entré d’ailleurs, il est trop rigolo ce Chaton, il sautille à côté de moi en faisant des petits bonds dans tous les sens, un rien l’amuse.
Quelques minutes plus tard, maman Chat arrive à notre rencontre.
– mais où étais tu petit coquin ? Je te cherche depuis un bon moment, et Koukïn que fais tu avec lui ?
– je viens juste de le découvrir tout endormi dans la grange, je l’ai réveillé doucement, et soucieux que tu le cherchais, j’ai pensé à te le ramener.
– oh, merci, tu es très attentionné, et toi petit insouciant, ne me refais plus jamais ça, allez viens, tes frères et soeurs t’attendent à la maison, eux aussi se font fait du soucis pour toi.
Et je la vois s’éloigner, son Chaton à côté d’elle, tout en lui donnant des petits coups de langue sur sa petite tête, pour lui montrer son soulagement de l’avoir retrouvé, et surtout pour lui donner toute sa tendresse et son amour.

Le Chaton Insouciant

Le Chaton Insouciant

C’est encore une belle journée qui se prépare, le ciel est tout bleu, sauf à l’est où j’aperçois quelques nuages, à mon avis ils ont très envie de jouer à cache cache avec le soleil, mais c’est pas pour tout de suite, ils seront là en fin d’après midi, ça me laisse de longues heures pour me promener.
Je longe la forêt, je suis sûr que tout le monde vaque à ses occupations au milieu des arbres, j’imagine les Ecureuils en train de faire leurs fameuses réserves, les Ours en quête de miel, les Loups qui vivent comme à leur habitude en meute, les Fouines, les Belettes et les Hermines, si mignonnes, aller de-ci de-là, le Canard à faire des farces, plus haut au dessus de la forêt, les Chamois, Chevreuils et Bouquetins qui s’amusent à faire de l’équilibre sur les rochers, je lève la tête, et vois l’Aigle voler en tournant au dessus de moi pour me saluer, plus loin, toujours dans le ciel la Chouette qui me fait un clin d’oeil, en bas dans le pré encore bien enneigé, Renard Blanc avec son appareil photo autour du cou, il est devenu photographe professionnel, j’aperçois aussi Lapin Blanc, cousin du Lapin Magicien, son chapeau bien fixé sur sa tête, j’aimerai bien savoir où il en est avec ses tours de magie… Et dans le jardin près de sa maison, mon ami le Chien à jouer perpétuellement au bâton !
Enfin toutes mes rencontres sont toutes là, à portée de ma vue, et c’est un vrai régal.
Si j’allais faire un tour dans cette grange que je vois là bas, je pense me glisser sans difficulté à l’intérieur, je suis curieux de savoir ce qu’il y a dedans, une bonne surprise, je sais pas, mais je le sens surtout, mon 6ème sens peut être ?
Je me hisse en sautant entre le toit et le mur, c’est facile car ce n’est pas très haut.
Oh ! Comme il est joli !
Mais quoi ?
Chut, c’est une surprise, je te raconte tout demain…

Crédit photo : Denis Girard

La Surprise de la Grange

La Surprise de la Grange

Je suis en très grande forme, prêt à faire de l’exercice, il faut que je trouve un bon moyen de me défouler aujourd’hui, donc il faut que je cherche quelqu’un pour partager une activité physique importante.
Je ne cherche pas très longtemps, un splendide Cheval se plante là devant moi, il a l’air en pleine forme aussi, je m’avance et on va voir ce qu’on peut faire tous les deux.
– bonjour le Cheval, j’ai envie de m’éclater aujourd’hui, tu n’aurais pas une bonne idée par hasard ?
– ben oui, une course tout simplement, entre toi et moi.
– une course ? Entre toi et moi ? C’est pas très équitable ça, tu vas gagner c’est sur, quand je vais faire un pas tu en feras 4 ou 5, et tu gagneras, c’est tout vu d’avance.
– on peut changer les règles, pour que tu aies toutes tes chances, par exemple, je pars après toi, ou tu pars avant moi.
– euh, c’est pas un peu pareil, que tu partes après moi ou que je parte avant toi ?
– suis-je bête ! Mais oui c’est pareil, parfois je me complique dans mes explications, mais tu es ok avec le principe ?
– oui ça me va, mais si tu veux bien je vais écrire les règles moi même, je sais pas pourquoi mais je sens que ce sera plus simple.
– pas de problème je t’écoute.
– vu que tu fais 4 pas quand j’en fais 1, on va diviser un parcours en 5, je pars en premier et quand j’arriverais au 4/5 du trajet, tu partiras, pour t’aider je te donne un repère, on pars d’ici, d’accord ? L’arrivée est à cet arbre tout seul au bout de ce grand champ, quand tu me verras au bout de la clôture, tu t’élanceras, fais moi confiance, le bout de la clôture représente le 4/5 de la course, c’est bon, t’as compris ?
– impeccable, ben dis donc on m’avait dit que les Renards étaient malins mais à ce point c’est impressionnant !
Je me lance comme un fou sur le chemin, quand j’arrive à la fin de la clôture, j’entends le Cheval qui s’élance, génial, il a compris !
Stop chrono, la course est finie, et devines qui a gagné ? Tous les 2 ! On est arrivé en même temps ! Trop contents, on se remet une médaille symbolisée par une petite pierre autour de notre cou…

Photo trouvée sur le web, crédit : Pazairdegipt

La Course avec Le Cheval

La Course avec Le Cheval

Encore une belle journée, décidément je suis gâté, c’est tellement agréable de se promener avec un temps pareil, et puis mon moral est au beau fixe tout comme le soleil.
Juste sorti de mon terrier, je vois un troupeau de Biches, elle ont l’air affolées, je vais leur demander si elles ont besoin de mon aide.
– salut mes jolies, à vous voir vous avez l’air dans tous vos états, qu’est qui vous arrive ?
– nous recherchons le bébé de l’une d’entre nous, on s’est réveillé ce matin et il n’était plus là, c’est pas son habitude, il ne nous a jamais quitté, on le cherche de partout, tu peux nous aider ?
– mais oui pas de problème, le mieux est que nous allions chacun de notre côté, rester regroupés amoindri les chances de le retrouver, moi je vais faire un tour près du village, toi à droite, toi à gauche, toi tu vas tout droit et les 2 qui restent allez vers en bas, ok ? Allez c’est parti, nous y allons, le premier qui le déniche, crie et nous nous dirigerons tous vers lui.
J’ai ma petite idée, car il me semble qu’en revenant de la ferme où j’ai bu du lait, j’ai aperçu une toute petite ombre derrière l’arbre près de l’enclos des Chiots. Voilà, qu’est ce que je te disais, il est là, mais quel spectacle attendrissant ! Le petit Faon en train de dormir au milieu des 14 Chiots et de leur maman.
– coucou petit Faon, je ne voudrai rien précipiter, mais ta maman te cherche partout avec ses copines, elles sont inquiètes, il faudrait rentrer maintenant, tu reviendras voir les Chiots un jour, mais si tu reviens, dis bien à ta maman que tu as envie de les revoir, et même elle t’accompagnera, ce sera mieux pour tout le monde.
Je repars avec le petit Faon, qui trottine à côté de moi, il est si mignon, puis je lance un cri afin d’avertir les Biches que j’ai retrouvé le petit coquin, trop insouciant, mais qui avait envie de boire du lait de Vache lui aussi, et comme je le comprends !

Crédit photo : Denis Girard

Les Biches Affolées

Les Biches Affolées

Je me lève avec une envie folle de boire du lait, peut être que je vais me mettre à faire comme les hommes à vouloir faire un petit déjeuner comme eux !
Où est ce que je pourrais bien trouver du lait ? Dénicher des Vaches et leur en demander !
Direction le village, enfin les abords du village, car les fermes sont toujours excentrées, les fermiers ont besoin d’espace et de grands champs pour y emmener leurs Vaches.
Ah, j’en vois un troupeau là bas, j’y cours le plus vite possible car j’ai trop envie de lait !
– bonjour mesdames, ça va bien ?
– bonjour Koukïn, oui nous allons très bien, il fait beau alors notre fermier nous a lâché pour qu’on se balade un peu, que nous vaut l’honneur de ta visite ?
– j’ai très envie de boire du lait, et j’ai tout de suite pensé à vous, est ce que vous pouvez m’en donner un peu ?
– on voudrait bien, mais ce n’est pas l’heure de notre traite.
– oh, dommage et à quelle heure c’est ?
– en fin de journée.
– mais je peux pas attendre ce soir, j’en meurs d’envie, là, maintenant…
– bon, on va pouvoir peut être t’aider, la Chienne de notre patron vient d’avoir des bébés, et beaucoup trop, 14 ! Elle ne peut pas les nourrir tous, la fermière leur apporte régulièrement de notre lait qu’elle verse dans leur gamelle, tu en trouveras surement.
– super ! Où puis je les trouver ces Chiots ? Enfin à quel endroit précis de votre ferme ?
– Tu vas reprendre le chemin que nous avons pris pour venir ici, en suivant nos pas dans la neige, tu tomberas directement à l’étable, juste à côté, à droite, tu verras un enclos avec une niche, c’est là que sont les Chiots et leur maman, elle est très gentille, tu ne devrais pas avoir de problème, au cas où, tu dis que tu viens de notre part.
– merci les filles ! Vraiment trop aimables, si vous avez besoin de quoi que ce soit, je serais là !
C’est sans problème que je trouve étable, enclos, niche, Chiots, Chienne et surtout gamelle de lait ! Hum qu’il est bon !

Crédit photo : Régis Moscardini

Koukïn a une Envie de Lait

Koukïn a une Envie de Lait

Bon, mon ami sanglier d’avant hier a retrouvé la trace des siens, je suis soulagé, et surtout content de savoir qu’il y aura quelqu’un en moins qui fasse du bruit de bon matin !
Je vais encore dans la forêt, c’est vrai que j’y vais souvent en ce moment, mais j’y rencontre tellement de monde, et c’est juste en disant ça que j’aperçois derrière un arbre, un très beau Brocard.
– bonjour mon ami, tu es bien un Brocard ?
– oui, tu as parfaitement deviné.
– tu ne sembles pas dans ton assiette, je me trompe ?
– non, tu as raison, en fait je boude.
– un Brocard qui boude ! Ça fait BB !
– mais non je ne suis pas un bébé !
– gros bêta, j’étais sûr que tu ferais la confusion, je voulais dire « B » pour Brocard et « B » pour boude. Alors qu’est ce qui ne va pas ?
– je suis toujours tout seul, et quand je rencontre quelqu’un il ne me comprend pas, puis j’ai des tas de questions dans ma tête, et pour finir j’aime beaucoup une Chevrette et elle m’ignore complètement, alors voilà pourquoi je boude.
– si tu ne veux pas être seul, vas à la rencontre des autres, si tu dis que personne ne te comprend, expliques toi clairement, si tu as des questions qui trottent dans ta tête, poses les simplement, et si tu aimes cette Chevrette, tout naturellement dis le lui ! On ne peut pas se mettre dans ta tête et deviner ce que tu penses, il est préférable que tu t’exprimes, c’est beaucoup mieux que bouder. Voilà c’est simple non ?
– on ne peut plus simple, tellement simple que je me sens bête de ne pas y avoir pensé, merci Koukïn !
– ne te blâmes pas, quand on boude, c’est qu’on est triste, et on a pas les idées claires pour avoir toutes les réponses, et surtout n’oublies pas que tu as des amis partout pour t’aider dans les moments difficiles, comme je viens de le faire.

Crédit Photo : Lionel Hausseguy

Le Brocard qui Boude

Le Brocard qui Boude

C’est aujourd’hui que je me décide pour aller visiter une maison d’homme, afin de voir s’il existe des peluches de Renard.
Je me dirige vers le village, je guette une maison que j’ai déjà repéré, pour savoir qu’il y a des enfants qui vivent là avec leurs parents, j’attends sagement à l’abri des regards, et surveille que tout le monde s’en aille, les parents au travail et les enfants à l’école.
C’est bon tout le monde est parti, j’avance quand même prudemment, je vais essayer de rentrer par la chatière, qui normalement est faite pour les Chats, mais là c’est une chatière pour les Chiens, on pourrait dire « chientière » ça irait plus vite, heureusement que ces habitants ont un Chien parce que je ne pourrais pas passer si c’était une chatière pour Chat.
Voilà c’est fait, le Chien de la maison m’accueille bien gentiment.
– tu ne serais pas Koukïn ?
– oui, c’est bien moi, tu me connais comment ?
– nous avons un ami en commun, le Chien qui veut jouer au bâton.
– ah, oui, tu le connais bien?
– oui, on joue souvent ensemble, mais qu’es tu venu faire chez moi ?
– je viens visiter cette maison à la recherche de peluche de Renard.
– viens, suis moi, j’ai ce qu’il te faut.
Nous montons à l’étage de la maison, là où se trouvent les chambres, mon ami ouvre une porte, et là je reste ébahit ! La pièce est remplie de peluches, de toutes sortes, des Chats, des Chiens, des Ours, des Loups, des Eléphants, des Lions, des Tigres, même des Dauphins, des Rats… Enfin presque toute la faune est représentée ! Mais le plus beau, c’est sur le lit : une peluche de Renard ! Je suis aux anges… Cet enfant a une peluche qu’il aime plus que tout et c’est un Renard ! La chance, je suis si fier.
Je suis reparti quelques heures après, nous avons bien discuté avec mon nouvel ami Chien, il est très heureux dans cette famille, il est très aimé, et ça se voit… Tout dans cette maison respire le bonheur.
Petite note aux parents : je vous conseille de faire comme ceux de cette maison, offrez des peluches à vos enfants, non seulement vous leur offrirez de la tendresse mais aussi de l’amour envers les animaux.

la Peluche de Renard

la Peluche de Renard

Quel vacarme ! Qu’est ce qui peut faire tant de bruit, j’ai été réveillé en sursaut, c’est pas comme hier où j’ai eu du mal à me lever. Impossible de se rendormir avec un tel chahut, je sors et je verrai bien qui est l’auteur, et il va m’entendre, il faut qu’il sache qu’il est tôt et qu’il a des animaux qui veulent encore dormir.
– holà, qui fait tout de tintamarre ?
– bonjour Koukïn ! C’est moi le Sanglier !
– ouais, ouais, c’est ça bonjour, mais bon pourquoi tu fais tant de bruit ?
– je suis trop, mais trop content, je viens d’apprendre que c’est bientôt le printemps.
– ben oui, mais qui te l’a dit ?
– ce sont des Perce Neige, je viens juste d’en voir, je me suis levé tôt ce matin parce que j’avais le cafard, hier soir quand je suis allé me coucher, tous mes amis Sangliers étaient partis, je sais pas où ils sont, comme il était très tard, je me suis dit que je les trouverai demain, c’est à dire aujourd’hui, c’est la tête basse que je me suis mis à leur recherche, et c’est comme ça que j’ai vu de très belles fleurs sortir de dessous la neige, elles parlaient en plus, et elles m’ont dit que si elles étaient là, c’est parce que le printemps arrive, alors je me suis mis à courir dans tous les sens en faisant des bonds parce que j’adore le printemps, voilà Koukïn, tu sais tout.
– dans ton malheur, en marchant lentement la tête basse tu as pu voir ces fleurs, c’est une chance.
– si ça pouvait être toujours le cas, je serai souvent malheureux pour avoir des attitudes qui me rendent content !
– mais c’est toujours comme ça : « après la pluie le beau temps ». Mais bon pour cette fois je ne t’en veux pas, j’adore voir les animaux heureux, et si tu veux je vais t’aider à retrouver tes amis, je pense qu’ils sont descendus plus au sud, les mamans vont avoir leur bébé, et c’est plus prudent pour elles d’aller les mettre au monde plus au chaud, allez viens, je te montre le chemin, moi je descendrai un peu plus tard, j’ai encore à faire dans ces montagnes, et je dois dire au revoir à pleins d’amis.

Photo trouvée sur le web, crédit : Radim-Urban

Le Sanglier qui a vu les Perce Neige

Le Sanglier qui a vu les Perce Neige

Il est temps que je te raconte mon cauchemar, celui que j’ai fait quand j’était tout petit.
C’était un jour comme les autres, j’avais passé la journée avec Malicia et Filou, on avait joué près de notre terrier, puis on a attendu notre maman en nous mettant à l’abri à l’intérieur de notre terrier, il faut que je te dise que dans l’après midi, j’avais vu une ombre noire, près d’un arbre, ça a son importance pour comprendre cette histoire…
Maman est revenue en fin d’après midi, et le soir venu nous voilà bien serrés les uns contre les autres, nous étions tous les 4 prêts à nous endormir.
Au milieu de la nuit j’ai fait un mauvais rêve : j’étais assis tout seul à proximité de notre terrier, Malicia et Filou étaient en train de jouer ensembles, maman était partie chercher à manger, et tout d’un coup je vois surgir derrière un arbre une ombre qui grossie, qui grossie beaucoup, et l’ombre se fait plus précise, trop précise pour que je distingue une grosse bête, toute noire, avec des yeux jaunes, je crois reconnaitre un Loup, car maman nous en a montré une fois lorsqu’on se promenai un peu loin de notre maison. Mais la chose la plus bizarre, c’est que ce Loup était sur un fond d’arc en ciel, néanmoins, j’ai eu très peur, je me suis réveillé en sursaut, tout tremblant, et aussitôt je me suis encore plus rapproché de maman, en mettant mon museau sous son ventre, si j’avais pu j’aurais mis tout mon corps sous elle, mais je suis trop grand pour pouvoir le faire maintenant.
– qu’est ce que tu as Koukïn ? Je crois deviner, tu as fait un cauchemar.
– oui, et c’était bizarre, j’ai eu peur d’un Loup tout noir avec des yeux jaunes, et en même temps il y avait un bel arc en ciel derrière lui.
– t’inquiètes pas, tout le monde fait des cauchemars un jour, il te faudra quelques jours pour l’oublier, et puis ce bel arc en ciel me dit que c’est bon signe, ce Loup n’a rien d’effrayant puisqu’il est mêlé à de belles couleurs, tu as dû voir quelque chose aujourd’hui qui ne t’a pas plu, et tu en as fait un mauvais rêve, allez reste là tout contre moi, tu vas te rendormir en ne voyant que les belles couleurs de ton rêve.
Voilà pourquoi j’étais impressionné quand je voyais des Loups, mais ma phobie a disparu depuis que j’en ai rencontré ces derniers jours, ils sont tous très gentils, ils mènent leur vie comme il doivent la mener, et le signe de l’arc en ciel c’était la façon de le dire !

Crédit dessin : Nancy Vanadia

Le Cauchemar de Koukïn

Le Cauchemar de Koukïn

Quelle flemme aujourd’hui, j’ai beaucoup de mal à me réveiller, il y a des jours comme ça, mais il faut bien me lever quand même !
Finalement c’est dur quelques minutes, et la forme revient au grand galop, et c’est en courant que je sors de mon terrier, bien pressé de rencontrer un nouvel ami.
Encore une fois je vais vers la forêt, beaucoup d’animaux s’y trouvent, car là ils sont bien à l’abri, dès qu’il y a danger, hop, dans un trou !
– oh hé, il y a a quelqu’un ?
– oui il y a moi…
– qui moi, je ne te vois pas ?
– cherche derrière ces branches devant toi, je suis juste derrière, tu verras un museau tout rose et je suis tout autour.
– un Furet ! Je suis bien content d’en rencontrer un, tu ressembles beaucoup à une Fouine, même à une Belette, et peut être à une Hermine, sauf qu’elle est toute blanche, c’est quoi ton programme Furet ?
– aujourd’hui comme tous les jours je fouine, à défaut de fureter, car j’aime mieux fouiner, c’est plus marrant de se mêler des affaires des autres plutôt que de chercher partout quelque chose, au risque de rien trouver.
– tout un programme en effet ! Mais comme l’indique ton espèce ce serait mieux de fureter, je suis sur que si tu cherches bien tu trouveras quelque chose, il y a tant à découvrir, crois moi. Par contre fouiner, laisse ça à la Fouine, c’est pas trop beau de s’introduire dans la vie des autres, ça ne crée que des histoires, crois moi aussi.
– bon d’accord Koukïn, à partir d’aujourd’hui je furèterai plutôt que de fouiner !
– bien, bien, ça te dis qu’on furète ensemble, je t’apprendrai à bien le faire et tu vas voir tout ce qu’on peut trouver.
– oui, oui, oh oui, trop bien, allons y !

Crédit photo : Laetitia Delecolle Marin

Le Furet qui Fouine

Le Furet qui Fouine

Mars, c’est le mois du printemps, ce n’est que dans 20 jours, mais c’est le mois du printemps, c’est le principal !
Il ne faut pas être trop pressé d’attendre les jours qui nous promettent quelque chose, la vie passe si vite, il faut tout profiter à fond, c’est ce que je compte bien faire encore aujourd’hui.
C’est dans la forêt que je fais mon tour, comme je l’ai dit il y a quelques jours, j’adore les arbres, pour eux mêmes, et aussi parce que je trouve des oiseaux qui sont perchés sur leurs branches.
Je lève la tête pour en trouver un, et je vois une tache noire, accrochée contre le tronc d’un arbre, elle est assez loin, je vais essayer de monter, les premières branches sont assez basses, je devrais y arriver sans problème.
Voilà j’y suis, c’est bien une oiseau, je reconnais même son espèce : un Pic Noir.
– tu sembles très affairé Pic Noir, tu fais quoi ?
– tu es bien curieux Koukïn !
– tu sais tous les jours je cherche à rencontrer de nouveaux amis, puis je raconte des histoires sur tout ce que j’ai pu croiser, et ce serait sympa de me parler un peu de toi.
– ben, là, c’est pas trop le moment, je cache quelque chose, et je voudrai pas que ça se sache.
– je serai muet comme une carpe, parole de Koukïn !
– ok, je vais te le dire alors, j’ai repéré les réserves de l’Ecureuil et je les ai mises dans ce trou que tu vois là.
– t’as volé la nourriture de l’Ecureuil ! Mais c’est pas gentil du tout !
– oui je sais, je sais, mais c’était trop tentant.
– bon je vais arranger ça, comme promis je ne dirai rien, parole de Koukïn, mais tu vas me faire le plaisir de tout rapporter à l’Ecureuil !
– ok, ok, t’énerves pas, je vais le faire.
– et ne recommences pas, imagines si on t’avait fait pareil, tu dirais quoi ?
– ah, vu comme ça, je comprends mieux, bon je rapporte tout et je cherche ma propre boustifaille…

Crédit photos : Georges Laruelle

Le Pic Noir Cachotier

Le Pic Noir Voleur

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