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Comme c’était bon hier, de revoir Céleste, et de voyager entre ses serres, un régal dont je ne me lasse jamais. Notre Mouette a retrouvé son bord de mer et tous ses amis, ils étaient tous inquiets de son absence, et quand ils ont pu lui parler, ils lui ont dit de ne plus partir si loin, surtout seule. Et Céleste a fait l’admiration de tous, c’est vrai il est tellement beau mon Céleste !
On est rentré tard, aussitôt mon repas avalé, je me suis mis en boule et parti dans le pays des rêves. C’est donc tout frais, en pleine forme que je sors de mon terrier à me préparer pour ma nouvelle rencontre.
Cette fois rien ne m’arrêtera, direction, les fermes ! Non mais sans blague, je vais y arriver, cette fois. Je promets que si quelque chose, ou quelqu’un m’attire, je détourne le regard et fonce tête baissée.
Et paf ! Le contraire m‘aurait étonné, voilà que mon regard se porte dans un coin de pré, je contemple un spectacle irrésistible, impossible de passer à côté, allez, basta les fermes ! C’est pas pour aujourd’hui, car ces deux charmants lapins me laisse présager une belle rencontre, plutôt, deux nouvelles rencontres.
– bonjour, vous deux, je ne vous dérange pas ?
– un peu, me dis le Lapin roux.
– oh, désolé, je m’appelle Koukïn, et j’adore faire de nouveaux amis, et ça tous les jours depuis toujours, je suis né pour ça. Et pourquoi je vous dérange ?
– oui Koukïn, on te connait, nos parents nous ont parlé de toi, et même notre oncle le Lapin Magicien.
– oh ! Le Lapin Magicien, oui, je le connais très bien bien, mais en plus je l’aime beaucoup, certes il a fait quelques bêtises, mais c’était normal, c’était ses débuts, maintenant il est parfait. Mais j’en reviens, pourquoi je vous dérange ?
– on était en train de parler d’amour, et de se faire des bisous, dis le lapin brun.
– oh, désolé, c’est vrai qu’en amour on aime rester seuls, tous les amoureux sont seuls au monde. Bon ben, je vais pas vous déranger, de toute façon, j’avais prévus d’aller faire une visite à mes amis dans des fermes, et j’en ai beaucoup, des Vaches, des, Poules, des Lapins comme vous, les Chèvres, les Lamas, des Chiens, des Chats, enfin je ne vais pas tous les nommer, vous savez très bien ce que sont des amis de fermes. Alors je vais arrêter là mes bavardages, et vous laisser en paix avec votre amour, profitez de chaque instant, gravez le bien au plus profond dans votre mémoire, et consolidez le chaque jour, comme un cadeau, comme si vous construisez un château, et de pierre en pierre, vous serez alors à l’abri, et vous vivrez dans en paix totale.
– ça y est, t‘as fini.
– oui, pardon, je m’emporte, à pas pouvoir m’arrêter de parler, cette fois je vous laisse, mais une dernière question, comment vous appelez vous ?
– moi, le Lapin roux, je suis une fille, et je m’appelle Eve.
– et moi le Lapin brun, je suis un garçon et je m’appelle Adam.
– avec de tels noms, je peux vous promettre une longue et belle vie d’amour, et je n’ajouterai plus qu’une chose, vous allez être très heureux.
Je poursuis mon chemin… Adam et Eve ! Incroyable, Adam et Eve ! Je sens qu’à l’approche de ces fêtes magiques, l’esprit de Noël est bel et bien là, c’est sur, ces deux êtres en sont la peuve vivante, Adam et Eve… Et pour finir, ces deux là, on est pas prêt à les voir se séparer, avec de si jolis noms, des noms emblématiques, Adam et Eve, mais c’est tout simplement pour la vie…

Photo trouvé sur le web, sans crédit

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Je regarde mon calendrier, nous sommes le 12 décembre, ça va, j’ai encore quelques jours pour le cadeau de Filou, je n’ai aucun soucis, je sais très exactement où aller le chercher.
Je redescends donc vers les fermes, car hier, mon plan a été bousculé, sacré Koukïne ! Elle sait de qui tenir cette petite Renarde, sa maman a eu du flair de l’appeler par le nom féminin de Koukïn ! Elle me ressemble tellement.
Je vois une tache blanche, avec un peu de gris clair, ça ressemble à un Oiseau, mais il marche, il ne vole pas. Je m’assois un moment pour l’observer. Il y a bien une demi heure qu’il marche, en fait, je dirai même qu’il tourne en rond, j’espère qu’il n’est pas blessé, et ça expliquerai qu’il ne puisse plus voler, oh ! Non ! J’espère tant me tromper, car je n’ai jamais soigné des ailes d’Oiseaux.
Je vais à sa rencontre et je verrai bien ce qu’il en est.
– bonjour, bel Oiseau, c’est la première fois que je vois cette espèce d’Oiseau ici, tu viens d’où ?
– c’est bien là le problème, je sais pas.
– comment ça, tu ne sais pas d’où tu viens ?
– ben non, je suis parti ce matin, j’ai volé très, très longtemps, et quand j’ai vu que j’étais trop fatigué pour continuer, je me suis posé ici.
– ouf !
– quoi ouf ?
– ça fait un moment que je t’observe, j’ai cru que tu avais un problème à tes ailes.
– non, mes ailes ça va bien, mais j’ai bien un problème, je ne retrouve plus mon chemin.
– bon, détend toi, dis moi, ou plutôt décris moi la région où tu vis.
– la chose la plus importante, c’est la mer, puis encore les rochers d’où on peut voir la mer, ou des plages tout près de la mer. Et là j’ai beau tourner en rond je ne vois la mer nulle part.
– je vois, je vois, tu es un Oiseau des mers, et la mer est assez loin, mais tu tombes bien pour m’avoir rencontré, je connais parfaitement le chemin qui mène à la mer, pour m’y être rendu plusieurs fois.
– hourra ! Je vais voir mon chez moi, et comment on fait pour y aller ? Tu ne voles pas.
– là j’ai ma petite idée. Ne bouge pas, je reviens très vite.
Je monte au dessus d’un gros rocher, je repère le nid de Céleste et l’appelle aussi fort que je peux. Pas plus de dix minutes plus tard, je vois un point dans le ciel qui grossi, et me fait deviner que Céleste arrive.
– et bien Koukïn, que me vaut le plaisir de m’appeler ?
Je lui raconte la mésaventure de l’Oiseau qu’on aperçoit en bas toujours à tourner en rond. Nous descendons à sa rencontre.
– mais tu es une Mouette, je reconnais bien la ce plumage blanc et gris, ce bec jaune, et ces pattes palmées du même jaune. Alors comme ça on joue les aventurières ? Et on est perdue ?
– ben oui, tu peux arranger ça ?
– mais bien sur, allez c’est parti, suis moi, on en a pour une petite heure, et toi Koukïn, monte, tu en meurs d’envie !
– Wahououou !

Photo trouvé sur le web, sans crédit

Et si j’allais dans une ferme, ça fait un bon bout de temps que je n’ai pas vu tous mes amis, qui vivent dans certaines d’entres elles. Je vais voir comment ils vont, s’ils préparent Noël, et si certains d’entre eux n’ont pas d’idée, je me ferai une joie de les aider.
Une bonne journée en perceptive, remplie de l’esprit de Noël, cette belle fête ne se produit qu’une fois par an, pour moi c’est la fête de l‘amour pour les uns les autres.
Je descends d’un pas léger mais sur, je ne suis pas pressé, je me suis levé très tôt, car j’ai fait une longue route hier, et me suis endormi d’un sommeil qui est venu tout de suite.
Mais qu’est ce que je vois derrière ce tronc d’arbre ? J’aperçois deux petites oreilles, elles peuvent appartenir à beaucoup d’animaux. Ce ne sont pas des oreilles de Lapins, elles sont bien plus longues, pas celles non plus d’un Chat, elles sont plus petites, pas cette d’une bête à cormes, car il n’y en a pas. Bon j’arrête là mes interrogations, je vais direct voir qui se cache.
Au fur et à mesure que j’avance, je vois deux petits yeux, j’ai déjà vu ce regard, mais pour le moment je ne me souviens pas où je l’ai croisé.
Me voilà tout près du tronc d’arbre, de la paire d’oreilles, et de la paires de yeux. Et oui je la reconnais, sans aucun doute possible c’est Koukïne !
– hello ma jolie, que fais tu ici ?
– je te cherchais.
– tu me cherchais ? Mais pourquoi donc ?
– premièrement tu me manques.
– et deuxièmement ?
– deuxièmement, je voulais te voir, alors je suis partie.
– il y a un troisièmement ?
– non.
– bon c’est déjà ça, Koukïne, c’est très gentil ce que tu me dis, mais c’est pas prudent de partir toute seule, tu l’as dit à ta maman ?
– ben non.
– tu imagines son inquiétude, quand elle ne te verra pas, il faut vite retourner à ton terrier.
– je peux pas.
– et pourquoi, tu ne peux pas ?
– premièrement je veux pas te quitter.
– oh ! Comme c’est trop mignon, et deuxièmement ?
– je sais pas comment retrouver le chemin.
– moi je le connais par coeur, je vais te ramener.
– déjà ! Mais ça fait même pas deux minutes que je t’ai trouvé.
– viens, j’ai une idée.
Je remonte la colline, pour prendre le chemin du terrier de Malicia, en espérant qu’elle ne soit pas trop inquiète. J’espère aussi qu’elle est partie chercher à manger aux filles, et ne s’est pas aperçu que Koukïne n’était plus là.
Ouf, Malicia n’est pas là ! Quel soulagement, ça évite tant de soucis qu’elle aurait pu se faire.
– bon Koukïne, je vais rester un long moment, on pourra jouer tous les deux, et avec tes soeurs.
– super ! Et deuxièmement ?
– sacré coquine, tu portes bien ton nom ! Bon, ok, deuxièmement je viendrais souvent te voir, au moins une fois par semaine.
– c’est bien quand même les premièrement et les deuxièmement, non ?
– oui, sacré Koukïne.

Crédit photo : Edwin Kats

x-Renardeau(Edwin Kats)

Wahou ! Il a neigé toute la nuit pour voir tant de neige ce matin, ma journée va être un régal. Je laisse un peu tomber les cadeaux, il m’en reste que deux, papa et Filou. Pour papa laissons faire un heureux hasard, et pour Filou je sais exactement où le trouver. Alors à moi une belle journée pleine de neige.
Je gambadais doucement, profitant de chaque instant à fond, quand j’aperçois, nichée entre des sapins, une petite cabane. Pas de fumée qui sort de la cheminée, soit elle est inhabitée, soit elle attend sagement qu’un visiteur vienne lui fasse un petit coucou.
Elle est si jolie de l’extérieur, que j’imagine son intérieur aussi beau, je suis curieux de savoir quelle surprise elle cache, car ça ne peut pas en être autrement, on dirai même qu’elle m’appelle, m’invitant à pousser la porte.
J’arrive au pas de la porte, tourne doucement la poignée et ose entrer, tout est silencieux, aussi feutré que dehors, sauf, si je tends l’oreille, un tic tac se fait entendre.
Quelle est jolie ! A droite, juste en dessous d’une fenêtre je découvre une table, quatre chaises rangés autour, sur la table est posé un napperon sur lequel on a mis un chandelier à quatre bougies. A gauche trône un canapé sur lequel j’ai envie de me poser tant il semble douillet, devant un tapis épais pour donner encore plus de chaleur. Sur les murs tant de si belles décorations sont accrochées, des paysages, des photos de personnes, des photos d’animaux, et quelques petites étagères où on a disposé de si jolis objets, tout est vraiment charmant. La fameuse pendule est bien là, juste à l’entrée, à côté de l’entrée, je la vois qui fait son travail sans en perdre une seconde. Entre la table et le canapé, adossée au mur, se dresse une armoire à une porte, une clé est insérée, et quelqu’un a pendu une étiquette, je m’approche pour lire ce qui il y a écrit.
« Cette armoire contient plein de bonnes choses à manger, servez vous, prenez ce qui vous plaira, c’est fait pour ça ».
Quelle délicate attention, quelle générosité, c’est si gratifiant de penser aux autres. Je tourne la clé, la porte s’ouvre avec un léger grincement, et là c’est magique ! Un véritable trésor, du chocolat, des bonbons, des pots de miel et de confiture, même de marron, des biscuits, tout est soigneusement rangé, tout est parfaitement aligné, cette personne, qui a laissé là à disposition tant de friandises, est non seulement généreuse, mais d’un gout exquis, et couronnée d’un sens de l’ordre et de la perfection. Comme j’aimerai la rencontrer !
Je prends avec délicatesse, faisant attention à ne pas troubler l’ordre de cette armoire, un petit pot de miel, il sera pour papa, et dire qu’en prenant la route ce matin je parlais d’heureux hasard… C’est réussi !
Je referme l’armoire, sors de la maison en jetant un dernier coup d’oeil pour tout garder intact dans ma mémoire, ferme la porte doucement, et je n’ai pas oublié de laisser un petit mot :
« Merci ! »

Crédit photo : Clo Lachat

Si j’ai de la chance aujourd’hui, je pourrai continuer mes cadeaux, il reste Filou, et mes trois nièces. Pour elles, j’ai déjà trouvé quelque chose, mais il me faut mettre ce quelque chose dans des cadres. Mais je te l’ai déjà dit le premier décembre, ce sont trois trèfles à quatre feuilles pour leur porter bonheur. Il reste aussi papa, un pot de miel, ou une autre gourmandise, et mes grands parents, une couverture. Je descends dans la vallée aujourd’hui encore, et ça jusqu’à ce que j’ai tout trouvé.
Sur mon chemin, je reconnais mon ami l’Ours, tu te souviens il voulait être un homme ? Je suis content de le revoir, il a l’air dans les nuages.
– bonjour l’Ours, tu sembles bien pensif.
– je réfléchis, ça fait neuf jours exactement que je réfléchis.
– au même endroit ?
– ouais !
– ben dis donc, tu vas prendre racine, haha !
– c’est pas rigolo !
– bon, ça va j’arrête, je vais plutôt t’aider, car apparemmment tu n’as pas trouvé de solution.
– depuis le premier décembre, je me suis rendu compte que je n’avais aucune idée pour faire des cadeaux de Noël à ma famille.
– ben moi, j’y suis en plein dedans. Il me reste à compléter ceux de mes nièces, mon frère, mon papa, et mes grands parents. Mais j’ai tout planifié, il faut seulement que j’aille les chercher.
– t’as bien de la chance !
– j’ai une idée, aujourd’hui je descends dans la vallée pour compléter ma liste, viens avec moi, tu n’auras même pas à réfléchir, quand tu verras tout ce qu’on peut trouver, les idées viendront toutes seules.
– super, je te suis…
J’ai ma couverture pour mes grands parents, elle est toute douce et assez grande pour qu’ils se réchauffent tous les deux. J’ai aussi mes trois cadres, ils sont tous différents et ça ne sera que plus beau dans leur terrier. Et mon ami Ours il a tout trouvé ! Il est trop beau à voir, si content, si soulagé, et aussi très chargé, il doit avoir une grande famille.
– comment te dire merci Koukïn ? Tu m’as sauvé la mise, je n’ai plus à réfléchir, ça me fatiguait tant.
– de rien, mais je suis presque à le regretter un peu.
– t’es pas gentil, je venais juste de te remercier.
– non, je plaisante, j’étais en train de penser à ta mine que tu avais ce matin, tu étais trop marrant, appuyé sur ton tronc d’arbre, l’air complètement hagard.
– si ce n’est que ça, je peux te le refaire tant que tu veux !
– super, allez tu commences tout de suite ?
– regardes !
– haha !!!

Crédit photo : Clo Lachat

Ah, oui, je t’ai pas dit, hier quand j’étais avec le Paon, il s’est mis à neiger. Comme je l’avais prévu, je devrai me faire embaucher à un bulletin météo !
Rien ne me distraira aujourd’hui, il faut que je fasses mes cadeaux, Noël s’approche, et je ne voudrai pas être à cours de temps, et faire n’importe quoi au dernier moment. Comme hier je vais vers un village, un assez grand pour y dénicher mes cadeaux, j’en connais un où je suis sur que je vais trouver mon bonheur. Le voilà justement en contre bas, plus que quelques foulées et j’y suis.
Par où je commence à me diriger, il faut que je me fasse discret, il a beaucoup de monde. Je pense que je vais attendre l’heure du repas, il n’y aura plus personne, et je pourrai fouiner partout.
En attendant je reste perché sur un rocher qui surplombe le village, et essaie de repérer plusieurs endroits. À droite j’aperçois un grand hangar, il semble refermer beaucoup de choses. À gauche un centre commercial, avec tous derrières eux des bennes, du genre « poubelles », et je sais que les humains jètent beaucoup de choses encore très utiles. Et pour finir, je vois qu’il y a un marché sur la place principale, il est immense, une fois que les forains auront pliés leurs affaires dans leurs fourgons, j’irai faire un tour, là aussi on jette beaucoup de choses.
Ça y est tout le monde est à table, les magasins sont fermés, et le marché a laissé presque toute la place vide. Je vais commencer par le grand hangar, il est à pas plus de deux kilomètres, histoire de quelques minutes. Voilà j’y suis, oh ! Flute ! J’aurai dû m’en douter, comme pour le magasins, il est fermé. Bon c’est pas grave, maintenant direction les bennes derrières les magasins. Une fois arrivé je fouille de fond en comble toutes les bennes…
Et… Voilà le cadeau pour maman ! Un très joli panier, je le regarde de tous les côtés et ne vois pas pourquoi on l’a jeté, sinon, quelques brins de paille qui ressortent sur son fond, trois fois rien, il suffit de les couper et il sera parfait pour contenir les pommes que j’ai ramassé et gardé pour le cadeau de Noël de maman.
Le panier entre mes dents, je me dirige tout droit vers la place du marché, ça y est elle complètement vide, j’en fais le tour et mettant mon nez de partout, dans les moindres des recoins.
Et… Voilà le cadeau pour Malicia ! Un magnifique bouquet trônant parmi d’autres, mais c’est celui là que je choisis, il a de la bruyère et des roses, et d’autres fleurs, dont je ne connais pas le nom, toutes aussi belles les unes que les autre, il est parfait !
J’ai fini pour aujourd’hui, et c’est tout content que je dépose le bouquet dans le panier, et je file mettre mes emplettes dans le fond de mon terrier. Puis un bon repas, une bonne sieste, et une après-midi midi jusqu’à ce que la nuit pointe, je vais laisser mes traces dans la neige et les contempler.

Crédit photo : Marie Moulin

C’est bien beau tout ça, mais j’ai pas bouclé mes cadeaux de Noël, aujourd’hui je vais me concentrer au moins pour deux ou trois d’entre eux, par contre se sera complètement par hasard selon mes rencontres.
Je me suis levé tôt justement pour ça. Hum ! Ça sens la neige, le ciel est tout gris, ces nuages que je reconnais si bien pour être chargé de flocons prêts à tapisser la terre. Si j’ai de la chance il neigera avant que je rentre, tu sais combien j’aime la neige.
Allez en avant pour dénicher des cadeaux, je vais donc vers un village, c’est la le plus probable pour en trouver
Mais qui c’est tout juste devant moi ? On dirai un Paon, mais il ne fait pas la roue, il n’est donc pas amoureux, c’est tant mieux comme ça je ne le dérangerai pas.
– bonjour beau Paon, tu vas bien ?
– bonjour Koukïn, oui, je vais très, très bien, je suis tellement heureux.
– pourquoi donc, je serai très, très curieux de connaitre ton bonheur, histoire de le partager.
– je viens de contenter une jolie petite fille.
– ah bon, raconte moi ça.
– j’ai croisé une petite fille à l’instant, elle prépare ces cadeaux de Noël, et elle avait besoin de rencontrer un Paon pour ça.
– et ?
– sa maman adore les plumes de Paon, et elle veux en offrir à sa maman pour Noël.
– mais c’est charmant, tu es vraiment généreux, et ça te gène pas d’avoir des plumes en moins ?
– non, regarde.
Et là il me fait une roue magnifique, et vraiment personne ne verrai qu’il lui en manque, c’est vrai que c’est une bonne idée de cadeau, je sens qu’une maman va être ravie, en plus cette petite fille s’est débrouillée toute seule pour faire plaisir à sa maman.
– non, tu as raison, on ne voit pas qu’il te manque des plumes, tu es toujours aussi beau.
– merci pour ton compliment Koukïn.
– de rien Paon, et si je puis ajouter quelque chose, ton coeur est magnifique aussi, tu n’as pas hésité un instant pour donner un peu de toi.
– oh ! Merci pour tout ces compliments, et venant de toi ça me touche beaucoup.
Nous avons passé la fin de la journée ensemble, c’est tellement agréable de pouvoir partager de si bons moments avec des êtres aussi adorables, c’est vraiment l’esprit de Noël. A propos de ça mes cadeaux, je pense que je ferai ça demain, je sais, je sais, je fais de la procrastination, mais c’est pour la bonne cause, ce Paon est tellement merveilleux !

Photo trouvé sur le web, sans crédit.

C’est encore d’un bon pied que je me lève, me laissant présager une bonne journée. Je m’étire de tous les côtés, fait un peu craquer mes pattes, et c’est parti !
A peine dehors, quelle surprise ! A la porte de mon terrier, à l’abri d’un buisson, pelotonné sur lui même, semblant greloter, un Chaton dort.
Je m’approche doucement, met mon nez contre sa petite joue, il sursaute un peu en se recroquevillant encore plus.
– bonjour Chaton, n’ai pas peur, je suis un gentil Renard, et c’est une chance que je te trouve devant ma porte de bon matin, je vais pouvoir t’aider. D’où viens tu ?
– je sais pas, j’ai beaucoup marché, je me suis perdu, et puis j’étais tellement fatigué que je me suis endormi là où tu me trouves ce matin.
– oui, je vois ça, mais avant que tu prennes la route avec tes petites pattes, où étais tu
– avec ma maman, mon frère et ma soeur, on était dans un carton, là où je suis né. Puis hier, on nous a tous sortis du carton, et on nous amis dehors.
– dehors ! Mais c’est horrible, et ton frère et ta soeur, où sont ils ?
– ben, je me suis un peu éloigné d’eux, quelqu’un est passé par là et a pris mon frère et ma soeur, j’ai couru le plus vite possible, mais c’étais trop tard, ils était partis avec la personne qui les a pris tous les deux, et je suis resté tout seul, j’ai marché, je me suis perdu, puis je me suis endormi, et puis voilà.
– je vois, je comprends ce qu’il t’est arrivé, comme il arrive trop souvent, vous étiez, heu, comment dire embarrassants.
– embarrassants ? Pourquoi ?
– ben, comment dire, on ne voulait plus de vous, ta maman et trois Chatons, c’était pas possible de vous garder tous, alors la famille chez qui vous êtes nés, vous ont… heu, difficile à dire, vous ont abandonnés.
– abandonnés ! Mais ça veut dire que j’ai plus de famille ?
– malheureusement oui, mais t’inquiète pas, tu es entre de bonnes pattes, je vais t’en trouver une de famille.
J’ai marché toute la journée, de fermes en fermes, de maisons en maisons, avec mon petit Chaton à côté de moi, et rien, tout était complet. Pauvre Chaton, affamé, épuisé, et pas encore de famille, il me regarde et me dit d’une petite voix :
– ben c’est pas de chance, on a pas trouvé de famille.
– pas de chance… Chance ! Heureka ! Chance ! J’ai trouvé ta famille, comment ça m’est pas venu tout de suite.
Nous voilà devant la porte de la maison de Chance, il n’y a pas de voiture, sa maitresse n’est pas là, super ! Je tape à la porte, Chance et Joyeux m’ouvrent, et je n’ai pas eu le temps de dire ouf qu’ils ont compris.
– allez entrez tous les deux, toi le Chaton je te présente ta nouvelle maison, je suis sur que notre maitresse sera ravie, il n’y a plus de Chat dans cette maison depuis trop longtemps.
Et c’est épuisés tous les deux qu’on s’endort dans les pattes de Chance, Joyeux montant la garde pour m’avertir de partir quand la voiture de sa maitresse se garera. Pour l’instant, je ne pense pas à ça, et dort paisiblement. Quel Chance ! Quelle chance !

Photo trouvé sur le web, sans crédit.

Quelle journée hier ! J’ai vraiment hâte de raconter ça à beaucoup de mes amis, au moins s’ils vont dans ce coin, il ne se feront pas avoir comme moi.
Bon, j’espère qu’aujourd’hui, je ferai la connaissance de quelqu’un de bien vivant.
Comme presque tous les jours, je scrute droit devant moi, puis de droite, de gauche, en haut, en bas, enfin de partout. Et bien ça grouille de partout, quelle chance, vers qui je vais me diriger ?
Je vois perché sur une branche un petit Oiseau bleu, il est vraiment très beau, les oiseaux sont vraiment gâtés par la nature pour toutes ces couleurs qu’ils ont. Celui là me plait particulièrement car il a quelque chose dans le bec qui semble énorme par rapport à lui.
– bonjour, Oiseau bleu, que tiens tu dans ton bec ?
Bien sur pas de réponse, il ne peut rien dire la bouche pleine, je vais donc parler pour lui, il suffira qu’il hoche la tête pour dire « oui » ou « non ».
– si je comprends bien, tu as péché ce gros Poisson ?
Il fait signe de « oui ».
– et si je continue à bien comprendre, tu ne sais pas comment l’avaler ?
Il fait encore signe de « oui ».
– et si je continue encore à bien comprendre, tu aurais peut être besoin de mon aide ?
Il fait bien sur signe de « oui ».
– bon, je vois, je vois… La solution est toute simple, tu le poses devant toi, et je t’aide à le couper en morceaux, et tu n’auras plus qu’à le manger morceaux par petits morceaux.
Il fait cette fois signe de « non ».
– comment ça non ? T’as pas confiance ?
Il fais encore signe de « non ».
– tu peux, je t’assures.
Il me regarde l’air vraiment dubitatif, et comme il a raison. Mais ne faisant rien
paraitre de ne pas me faire confiance, foi de Renard !
– allez, pose le, tu n’as pas le choix, à moins de t’étouffer, c’est la seule solution.
Et là j’ai gagné ! Il baisse sa tête et pose le poisson devant lui. Et hop ! Le poisson saute dans l’eau trop content de retrouver sa rivière.
– là ! Tu es content Renard, c’est bien ce que tu espérais ?
– et oui, difficile de résister à la malice des Renards, mais petit Oiseau, non seulement je t’ai sauvé la vie, à éviter de t’étouffer avec un Poisson trop gros pour toi, mais en plus j’ai fais un heureux de pouvoir nager à nouveau.
– oui, je sais, maman me dis toujours que j’ai les yeux plus gros que mon ventre, mais j’ai tellement faim.
– oh ! Pauvre piou, allez viens chez moi, j’ai de bonnes réserves à la dimension de ton ventre.

Crédit photo : Clo Lachat

Après une bonne nuit de sommeil, je me lève en pleine forme. Prêt à faire une nouvelle rencontre, et de pouvoir faire un brin de causette, comme d’habitude.
Je trotte depuis quelques heures, et rien, aucun être vivant en vue, mais où sont ils donc tous passées ? Il y a bien quelques oiseaux dans le ciel, mais ils volent trop haut, même en criant très fort, aucun ne m’entendrait. Plus qu’à continuer, je vais bien tomber sur quelqu’un, allez, restons positif.
Ça y est ! Je vois, plutôt je distingue devant une forêt, car il est assez loin, un animal qui m’a l’air assez gros, et quand je plisse les yeux il y a des cornes tout autour de sa tête. Bizarre, j’en ai jamais vu de tel, chouette, aujourd’hui je vais faire la connaissance d’une toute nouvelle espèce.
Me voilà tout près, et ben dis donc, qu’est qu’il est gros ! Et c’est bien des cornes autour de sa tête, j’avance à côté de lui et commence à lui parler.
– bonjour, je me présente, je m’appelle Koukïn, et j’adore rencontrer de nouveaux amis.
Rien, aucune réponse, alors je continue.
– tu ne parles pas, tu es muet ?
Toujours rien, peut être qu’il dort ? C’est drôle car il a les yeux ouverts. Bon je ne me décourage pas, je continue la conversation.
– tu ne parles pas, c’est une évidence, tu es peut être muet, ou sourd à ne pas pouvoir m’entendre, mais c’est pas grave, je vais te raconter des histoires, et si tu es sourd je comprendrai bien à un moment ou à un autre que tu n’entends rien, car j’ai des histoires très rigolotes, et si je te vois sourire, c’est que tu n’es pas sourd. Je raconte, encore et encore, et pas un brin de signe de cette drôle de bête.
– allo, il y a quelqu’un ?
C’est vraiment bizarre quand même, je veux bien croire à ce qu’il soit muet, ou même sourd, ou les deux, mais il devrait bouger un peu, ça fait un bon bout de temps que je suis devant lui et il n’a pas bronché d’un poil.
Je m’approche tout près de lui et je vais lui donner un petit coup de patte sur son museau, là il devrait donner signe de vie.
Oh ! Mais il est dur comme de la pierre ! Mais j’y suis, il n’est pas vrai, c’est une sculpture, je me suis bien fait avoir. Il est vraiment superbe, tellement bien réalisé que j’ai vraiment cru à un vrai animal.
Il me reste qu’à visiter les alentours et je découvrirai peut être d’autres sculptures. Je fais à peine quelques mètres et pleins d’autres animaux tout aussi étranges les uns que les autres, jamais vu de telles espèces. Et puis je vois un panneau disant :
« Bienvenue dans l’ère des dinosaures ! Vous allez pouvoir admirer toutes les sculptures de ces animaux datant de plusieurs millions d’années, bonne visite ! »
Plusieurs millions d ‘années ! C’est sur qu’ils peuvent tous être sourds et muets, haha ! En tout cas je me délecte déjà, racontant cette aventure d’aujourd’hui à mes amis, tous étant en parfait état d’entendre et de parler.

Crédit photo : Clo Lachat

Je me suis baladé tout seul, toute la journée. La neige a pratiquement toute fondue, Il y a encore quelques plaques dans des endroits placés au nord. Puis, après mon repas de midi, je me suis assoupi sur un tas de foin, sous la chaleur du soleil. Hum ! Comme j’étais bien…
Puis je me suis réveillé dès qu’il a disparu derrière les collines, et je me suis rendu compte que j’étais bien loin de mon terrier, et que j’y arriverai quand il fera nuit noire.
Sauf qu’il a une belle lune, elle tombe à point celle là, je peux distinguer ma route et éviter de me tromper et perdre du temps.
Je lève la tête et je la contemple, elle est magnifique, et dire que c’est le soleil qui l’éclaire pour nous offrir ce spectacle ! Le monde est magnifique quand même !
Et à côté de la lune une étoile brille particulièrement, elle est bien plus petite, mais tout aussi brillante, sinon même plus. Je me demande comment s’appelle cette planète, j’ai tant de chose à découvrir…
A cet instant même quelqu’un me bande les yeux avec ses deux pattes. Mais qui ça peut il bien être ? Le principe de ce jeu est de deviner, mais j’ai tant d’ami que je ne sais pas vraiment. Je demande alors un indice.
Ce quelqu’un me répond en voilant sa voix, sinon ça aurait été si facile.
– je m’appelle exactement comme la petite planète à côté de la lune.
– ben zut ! J’étais justement en train de me dire que j’ignorais son nom.
– bon, alors je vais te donner un autre indice, je suis une fille.
– maman ? Non, elle déteste sortir la nuit, Malicia, non plus elle est surement à veiller sur ses filles.
– alors il reste qui ? En plus on s’aime beaucoup.
– Vénus !
– et oui, c’est moi, alors tu la trouves comment cette surprise ?
– heu comment dire, délicieuse ! Et en plus j’ai appris le nom de cette superbe étoile, tout comme toi…

Photo trouvé sur le web, sans crédit.

J’ai bien dormi, soulagé d’avoir établi ma liste de cadeaux pour ma famille pour Noël, dehors je n’entends rien, mais il me semble reconnaitre ce bruit, si on peut dire un bruit.
Et en passant la tête hors de mon terrier, je ne me suis pas trompé, ce bruit, en fait ce silence plus justement, c’est la neige !
Les gouttes de pluie se sont transformés en flocon de neige, et tu peux deviner ma joie, ce que j’aime le plus c’est les traces de mes pattes sur ce tapis blanc immaculé. Ça me donne vraiment l’impression d’exister, d’être vivant, et de profiter à fond de la vie.
Mais ce bonheur de fouler mes pas sur cette neige a été interrompu par des pleurs. Mais qui peut pleurer en une aussi belle journée ? Ça vient de plus bas, derrière ces arbres tout proches, je crois même savoir qu’une ferme est justement placée à cet endroit.
En contournant les arbres je vois qui verse ces larmes, c’est une bien jolie Dinde.
– et bien ma belle, qu’est ce qui ne va pas ?
– pour moi, et mes soeurs, et amies, c’est une période très difficile.
– ah bon, et pourquoi ?
– à l’approche des fêtes de fin d’années, les humains ont pour habitude d’en choisir quelques une d’entre nous pour nous manger, ça fait partie de leurs traditions.
– vous manger pour les fêtes de fin d’années, mais c’est absurde !
– je ne te le fais pas dire, mais c’est ainsi, alors j’ai peur de passer à la casserole plutôt que de faire la fête comme tout le monde.
– comme je te comprends, je vais réfléchir, quelques minutes et je te promets de trouver une solution pour remédier à ce sort si cruel.
Je m’isole un peu, m’assois, ferme les yeux, et passe en revue tout ce qui peut s’offrir à moi, et sauver ainsi cette pauvre Dinde, et ses soeurs et amies. Et j’ai trouvé, en fait c’était pas très difficile…
– ça y est j’ai une bonne idée !
– ah oui, et c’est quoi, dis moi, je languis de savoir.
– j’ai un ami, c’est un Lapin, il est magicien, il est très bon, parfois il fait un peu des gourdes, mais avec le temps il s’améliore, surtout quand c’est un problème sérieux à transformer, je vais le retrouver et je reviens.
Je n’ai pas mis trop de temps à le retrouver, j’ai crié son nom à plusieurs endroits où il se trouve souvent, et le voilà qui arrive.
– Koukïn, que me vaut ta visite ?
Je lui explique donc les mésaventures de la Dindes et bien sur, il a fait son tour de magie en un coup de baguette.
– allez, va vite lui dire, et à bientôt Koukïn.
Je reviens vers la Dinde et lui annonce la bonne nouvelle.
– ça y est, c’est réglé, toi et tes copines, vous n’avez plus aucun soucis.
– super ! Et comment il a fait ton Lapin magicien ?
– tout simplement en vous rendant très maigre, soit immangeable, regarde toi, tu vois comme tu es maigre. Et c’est pareil pour toutes les Dindes du monde.
– ah oui, je suis toute maigre, merci mon ami, grâce à toi nous allons toutes être détendues, et passer des fêtes comme tout le monde dans le bonheur et la joie.
– et comment ! Allez bye, la Dinde… Profite à fond !

Crédit photo : Clo Lachat

Comme j’ai bien dormi, je suis en pleine forme, je vais me balader toute la journée. Mais c’est pas la pluie que j’entends ? Ben si, justement il pleut et pas qu’un peu, c’est un véritable déluge, même promener en forêt sous les arbres ferait que je sois trempé jusqu’aux os.
Il ne me reste plus qu’à flâner dans mon terrier, faire les cents pas du fond de mon terrier jusqu’à son entrée, pour voir si la pluie a cessé. Mais c’est complètement idiot de faire ça, c’est perdre son temps alors qu’il suffit de réfléchir et de trouver quelque chose à faire d’intéressant.
Et voilà j’ai trouvé ! Je vais établir ma liste de cadeaux pour ma famille, comme ça dès demain je vais mettre tout en oeuvre pour tout préparer.
Commençons par maman, ça c’est prévu depuis quelques semaines, elle adore les pommes, plus qu’à trouver un panier pour les présenter dedans.
Puis Malicia, je pense à ma rencontre d’hier du sanglier qui ramassait des Bruyères pour les offrir à sa maman, je pense que ma soeurette serait ravie d’un pot de Bruyères.
Ensuite mes trois nièces, Foly, Kokine et Maline, j’ai aussi prévu leurs cadeaux, un trèfle à quatre feuille chacune, que je collerai dans un beau cadre.
Et pour mon frérot Filou, comme je sais que c’est un grand enfant, je vais dénicher une belle peluche, j’ai déjà ma petite idée.
Il reste papa, et comme maman c’est un gourmand, je pense à un pot de miel, ou un bon fromage, l’un ou l’autre n’est pas difficile à obtenir.
Pour finir ma grand mère et mon grand père, alors là c’est pas du tout difficile, ils se font un peu vieux, leur pelage est moins dense, une bonne couverture les tiendra bien au chaud.
Et voilà ma liste est finie ! Je mange un bout et je mets ça par écrit, pour ne rien oublier, et dès demain je pars faire mes emplettes. Quelle bonne journée, une journée de préparation de Noël !

Crédit photo : pixabay

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