Archives de la catégorie Décembre

Ce matin j’ai fait grâce matinée, pour être en forme jusqu’à tard dans la nuit, faire de cette fête un jour mémorable, et se souhaiter pleins de bonnes choses. Je flâne toute la journée, et me décide à partir le plus tard possible, je voudrai arriver le dernier et tous les voir ! Je vais te les rappeler :
– l’Ecureuil qui fait des réserves
– le Putois maladroit
– le Chamois trop content
– le cousin de Lapin Magicien
– le Cerf au clair de lune
– les problèmes du Blaireau
– un Boeuf bien douillet
– mon ami le petit Oiseau
– les frères Loups
– l’Ermine blanche
– Renard Blanc
– madame Elan
– le Chien joueur
– les Moutons à la queue leu leu
– l’Oiseau plein d’espoir
– le Chevreuil qui revient de loin
– la Marmotte copine de la Fouine
– le Canard farceur
– le Hibou qui était une Chouette
– un Copain qui pique
– un gros Chat tigré
– ma jolie petite Belette
– même pas peur du Loup noir
– le Bouquetin pas très prudent
– mon ami Ours reconnaissant
– le voyage avec l’Aigle Royal
– les Ecureuils photographes
– le Pic Noir voleur
– le Furet qui fouine
– le Sanglier qui a vu des Perce Neige
– le Brocard qui boude
– le lait des Vaches
– les Biches affolées
– la course avec le Cheval
– le Chaton insouciant
– le Jaseur et la bonne nouvelle
– le phénix des hôtes de ces bois
– la belle fourrure de l’Alpaga
– le Mouflon à la corne cassée
– les Lapins complices
– la Loutre perdue
Et bien sur Fox, le Saint Bernard et l’Elan, et il ne faut pas oublier la colonie de Chats !
La fête s’est passée à merveille, nous nous sommes tous embrassés à minuit, et au même instant une étoile filante est apparue dans le ciel, elle me présage une bonne année à venir…
Bonne année à toi aussi cher ami…

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Demain soir c’est le grand jour, il faudrait commencer à préparer cette fête, je vais essayer de retrouver Renard Blanc, et on recommencera à rire très fort afin de rassembler quelques amis participants, et voir qui apporte quoi.
Je le rencontre assez rapidement, je me rappelle les endroits où il se met et reste un moment. Je l’ai vite retrouvé le voyant scruter les alentours, j’ai bien l’impression qu’il m’attendais.
– bonjour Koukïn
– bonjour Renard Blanc !
– tu as vu je suis bien venu, comme promis, maintenant on va rire très fort et rassembler quelques amis afin de préparer la fête de demain.
– ok ! Bonne idée, allez rions.
Voilà c’est fait, beaucoup sont venus, et on s’est bien organisé, et maintenant je vais pouvoir me promener dans la neige, et qui sait, encore rencontrer des nouveaux amis, histoire d’être encore plus nombreux. C’est à ce moment là que je vois des Chats à la queue leu leu ! Décidément ! Je cours voir de quelle épidémie il s’agit.
– bonjours les Chats.
– bonjour Koukïn.
– ah oui je te reconnais, tu es le Chat qui a raté un anniversaire, et qui par contre n’a pas raté le mien, je me souviens de ton joli chapeau ! Que fais tu ici et ce sont des amis à toi qui te suivent ?
– oui, c’est bien moi, j’ai rencontré Filou ton frère, je lui ai demandé de tes nouvelles et il m’a dit que tu étais venu ici faire une grande fête, et tu sais combien j’aime les fêtes. Il y a quelques mois j’ai raté, comme tu te rappelles si bien, un anniversaire, alors pour rien au monde je ne voulais rater cette fête avec toi et j’ai emmené des copains.
– mais c’est super ! Le rendez vous de la fête est là à droite, tu vois ce gros rocher, il y a une grotte en dessous, c’est là que va se dérouler les festivités.
– parfait, et qu’est ce qu’on amène ?
– rien ! Ah, si vous !

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Mon fidèle ami le petit Oiseau a passé toute la nuit dans mon terrier, bien au chaud contre mon épaisse fourrure, maintenant je suis sur qu’il ne sera pas malade, et il s’est endormi au son de ma voix en lui racontant mes histoires.
Il est parti dès le lever du soleil, et moi aussi à la rencontre de nouveaux amis pour rallonger la liste de la fête du 31 décembre, et tout en me disant ça je vois au loin d’étranges bêtes, elles sont deux, couvertes de neige, allons bons, c’est pas encore des amis d’ici qui m’attendent, et qui l’ont fait toute la nuit comme mon ami l’Oiseau ? Je cours voir qui ça peuvent bien être.
– bonjour vous deux.
– bonjour Renard, alors on se promène ?
– oui, mais vous, que faites vous ici, complètement immobiles, vous êtes couverts de. Neige, vous n’avez pas peur d’attraper mal ?
– t’inquiètes pas pour nous on a une très épaisse laine.
– mais vous comptez rester là jusqu’à quand ?
– tu es bien curieux, mais comme tu as l’air sympathique on va te le dire.
– ça c’est gentil de me trouver sympathique, vous aussi du reste.
– on attend tout le troupeau de moutons qui doit passer par là dans quelques minutes maintenant.
– ah ! Je me souviens les moutons à la queue leu leu, je les ai vu l’année dernière ici même. Mais pourquoi vous ne les avez pas suivi hier ?
– tu es vraiment très curieux, mais bon on va te le dire, ça ne se voit pas puisqu’on est couverts de neige, mais mous sommes une fille et un garçon, et on est tombé amoureux et donc on voulait rester un peu seuls tous les deux.
– mais c’est une merveilleuses idée !
– je ne te le fais pas dire.
– et que comptez vous faire pour le réveillon après demain, venir à la fête avec tout le troupeau, ou rester seul avec un diner aux chandelles ?
– ahah ! Tu es un marrant ! oui bien sur on viendra à la fête, impossible de rater ça !

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Je pars bien sur de bon matin, quel régal de fouler la neige, je m’en lasse jamais. C’est comme mon péché mignon, haha ! On a tous un péché mignon, il y en a ce sont des gourmandises, d’autres de se procurer des dizaines d’objets, on les appellent « des collectionneurs », et encore d’autres faire la fête tous les jours, moi c’est la neige…
Pas plus de quelques minutes plus tard, je vois perché en haut d’une branche de sapin, mon ami l’Oiseau aux belles couleurs, il est resté là dans les Alpes, mais il me semble pas en forme, allons voir ce qui ne va pas.
– bonjour mon ami, tu te souviens de moi ?
– oui Koukïn, justement je t’ai attendu là toute la nuit, je savais que tu arrivais hier, et je me suis posé là sur cette branche enneigée pour pas que tu me rates.
– comme je suis content de te revoir, mais tu sembles pas en forme, qu’est ce qui ne va pas ?
– comme je te l’ai dit, j’ai passé la nuit sur cette branche et je suis frigorifié, il fait froid la nuit, et sur cette branche c’est pas l’endroit idéal pour être au chaud, je ne suis pas frileux, mais tout de même.
– tu n’es pas tombé malade au moins ?
– je sais pas, mais j’ai des frissons de partout.
– ah, j’ai bien peur que tu commences à avoir un mauvais rhume.
– je sais pas, regarde je tremble, il faudrait que je me mette au chaud pendant quelques heures, et tout ira bien, je ne voudrai pas rester au lit, et rater la belle fête du réveillon entre tous ceux qui sont invités, et ça grâce à toi.
– oh tu sais, l’idée m’est venue toute seule, comme j’ai fêté Noël en famille, je tenais à revenir ici pour le nouvel an, et puis je retournerai dans ma région, je souhaiterai ce nouvel an avec mes amis de ma région, et puis encore avec ceux d’Afrique, et encore d’Asie, sans oublier ceux des Pays du Grand Nord.
– et bien quel programme ! Et dis moi tu dois avoir des dizaines d’histoires à me raconter, ça te dirait de m’en narrer quelques unes.
– avec le plus grand plaisir mon fidèle ami petit Oiseau, viens au chaud dans mon terrier, et tout en te réchauffant je te raconterai mes plus belles histoires.

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Je me réveille assez tard, je me souviens dès que mes yeux se sont ouverts, d’un rêve étrange que j’ai fait, je vais te le raconter.
J’ai rêvé d’une bête vraiment extraordinaire, un corps de Tigre, une tête d’Aigle et des cormes de Mouflon, je ne sais pas bien interpréter les rêves, mais celui là très certainement. J’ai tant d’amis, et je suis ici pour revoir tous ceux que j’ai connu en hiver dernier ici même dans les Alpes, ce rêve m’en a fait rappeler trois, mon ami Tigre que j’ai rencontré en Asie, mon ami l’Aigle qui m’avait fait voler au dessus des belles montagnes enneigées, et mon ami le Mouflon à la corne cassée.
J’aurai tout aussi bien pu rêver à autres amis mélangés en un seul animal, mais c’est celui ci qui s’est présenté juste avant que je me réveille. Je suis même persuadé que j’ai dû faire le rêve d’autres amis en un seul, mais tu sais on ne se souvient pas de tous ses rêves, seuls les derniers qu’on fait, on s’en rappelle au réveil, quand on est prêt à se réveiller.
J’adore me rappeler de mes songes, ils me font me souvenir de bien d’évènements qui ont été un régal. Parfois je fais des cauchemars, mais c’est pas grave, j’essaie et arrive très vite à les oublier, et puis ils arrivent aussi pour prouver quelque chose. Certaines choses de pas très agréables nous arrivent dans la vie, c’est normal, tout n’est pas simple, il y a des embuches, et les surmonter fait partie de notre vie, et il faut apprendre à les surmonter, pour que ce ne soit que des souvenirs qui donnent des leçons de vie.
Mais revenons à mon animal extraordinaire, il était très beau, le mélange était parfait, il m’a même parlé.
– hello Koukïn, je vois que tu es heureux ça fait plaisir de le constater.
– oui, je suis si heureux d’être ici, je vais dès aujourd’hui rencontrer pleins d’amis et ensembles, nous allons préparer la belle fête du 31 décembre, et le lendemain une nouvelle année commencera, une nouvelle année remplie d’histoire à raconter.
– sacré Koukïn, tu ne changeras jamais, toujours à vouloir nous régaler avec tes histoires.
– oui, c’est vrai, je ne changerai jamais, j’adore les histoires, sans elles, la vie serait un ennui, grâce à elles on peut passer de si bons moments.
– alors continue, même tes rêves te le demandent.

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Je me lève dès la première lueur du jour, j’ai un long voyage jusque dans les montagnes. Tu te souviens que je devais partir ce jour là dans les Alpes, j’ai hâte de retrouver tous les amis que j’ai fait lors de mon voyage en début d’année. Et faire une fête sensationnelle pour le réveillon du jour de l’an.
Je me rappelle très bien du chemin à prendre, Fox, mon ami Renard me l’avait indiqué. D’ailleurs j’ai plusieurs rendez vous pour partir là bas, Fox justement, puis le gros chien Saint Bernard, l’Elan qui veut revoir son amie restée en France depuis le Noël dernier, et puis passer chercher la photo de la Minette pour la donner à sa maman, tu te souviens aussi de cette histoire, j’étais entré dans une grange où dormait un Chaton, elle était couchée dans la paille et je l’avais ramené à sa maman, puis elle a été adoptée dans une famille d’une ferme d’ici.
Voilà tout est près, j’ai ma photo de Minette, Fox et le Saint Bernard sont là, l’Elan, qui lui aussi est resté dans la région après la distribution des cadeaux de Noël, il a demandé la permission au Père Noël qui bien sur la lui a accordé. Il nous reste plus qu’à prendre la route, on arrivera avant que le soleil ne se couche et je pourrai enfin voir un tas de neige, moi qui l’aime tant.
Au milieu du parcours, on fait une pause, on discute et se raconte des histoires avec Fox, le Saint Bernard et l’Elan, on a bien rit, puis je tourne la tête et j’aperçois les cimes des montagnes au nord couverts de neige, on y est !
Nous arrivons comme prévu avant le coucher du soleil, mes trois amis partent chacun de leur côté, moi je poursuis ma route vers le terrier où j’ai logé tout mon séjour dernier, je le retrouve facilement, une vraie mémoire d’Eléphant ! Oh Fanfan, je pense à toi en Afrique, et je me promets d’y retourner, pour aussi revoir tous les amis que j’ai rencontré sur ce beau continent.
A mon grand bonheur la neige se met à tomber, et je reste là assis sans bouger, des centaines de flocons se posent doucement sur tout mon corps, je savoure cet instant quelques minutes, puis je vais me mettre en boule dans mon terrier, et savourer une bonne nui de sommeil, après cette merveilleuse journée de retrouvaille de ma grande amie la neige…

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Le réveillon de Noël a été magique, j’ai ramené mon petit ami le sapin, tout le monde a applaudi de joie, nous l’avons installé au milieu du terrier, et déposé tous les cadeaux pour tout le monde autour de lui, il semblait si fier ! Le père Noël a été très généreux, mes cadeaux ont beaucoup plu, maman avait même une larme à l’oeil à la vue de son panier de pommes. Papa a ouvert des yeux énormes à la vue de son pot de miel, grand mère et grand père ont été trop content de leur couverture, et mes petites nièces enchantées de savoir que ces trèfles dans leur beau cadre sont des porte bonheur, et enfin Filou a serré très fort contre lui son ours en peluche.
Pour ma part maman m’a offert des noisettes, elle sait combien je les aime, papa des amandes, il sait lui aussi combien je les aime, à mon avis ils ont été un peu de combine. Grand mère et grand père m’ont offert du chocolat, tout le monde sait vraiment combien je suis gourmand. Malicia  m’a offert un carnet, et Filou et un stylo, je vais en faire tellement un bon usage. Et pour finir mes trois nièces m’ont fait un dessin en commun, elles ont regroupé toute la famille sur un beau papier, quel beau tableau ça va faire sur un de mes murs de mon terrier ! Et une grosse surprise, il y avait sous le sapin, un cadeau pour moi de la part des Rennes que j’ai rencontré dans les Pays du Grand Nord, c’est un beau livre d’histoire sur le Père Noël, je suis au ange, qu’ils sont adorables, je me souviens qu’ils m’avaient dit me faire cette surprise.
Dans l’après midi j’ai ramené le petit sapin de Noël à sa place, j’ai bien rebouché le trou avec la terre qui était tout autour.
– merci petit sapin d’avoir si bien décoré notre réveillon, sans toi ça n’aurait vraiment pas été autant joli, et comme chacun sait, un Noël sans sapin n’est pas un Noël complètement magique.
– merci à toi Koukïn de m’avoir invité.
– à l’année prochaine, je viendrai te rendre visite, et si tu n’a pas trop grandi tu pourras à nouveau faire partie de notre prochain Noël.
– promis Koukïn, je ne mangerai pas trop de soupe !
– si, quand même suffisamment, pour que tu sois en pleine forme, en fait prends cinq ou six centimètres, ce sera bon pour tout le mode.
– alors le mieux est que tu me rendes visite tous les mois, tu me mesureras et je devrais alors prendre un demi centimètre par mois, et le compte sera bon.
– excellente idée, car je pourrait en même temps te raconter des histoires.

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On est le 24 décembre, c’est le réveillon, ça se passe chez Malicia, je vais dès mon réveil dans son terrier voir si elle a besoin d’aide. Je vais apporter tous les cadeaux, je trouverai bien un endroit où les cacher afin de les sortir au bon moment à minuit !
– coucou Malicia, tout va bien, tu as besoin d’aide pour le réveillon de ce soir ?
– non Koukin, avec maman on arrive très bien à gérer.
– bon, je vais partir me promener et souhaiter un bon réveillon à tous ceux que je vais rencontrer.
– tu peux entrer cinq minutes, je viens tout juste de préparer du café.
Le terrier est magnifiquement décoré, Malicia a trouvé pleins de décorations, certainement dans les bennes derrière les magasins. Mais ? Il n’y a pas de sapin ?
– Malicia, tu n’as pas trouvé de sapin ?
– non, tout ce que tu vois là c’est tout ce que j’ai trouvé.
– un Noël sans sapin n‘est pas un vrai Noël. Je vais essayer d’en dénicher un.
Pas question de descendre dans les villages voisins, ça doit grouiller de monde, pas question non plus d’en couper un, ça me fait mal au coeur, sans ses racines, il va perdre toutes ses aiguilles et sera tout sec, bon pour la poubelle. Alors comment faire ?
J’arpente la forêt de tous les côtés, à la recherche d’un sapin qui serait tombé tout seul, ou qu’une bête aurait déraciné sans faire exprès. Mais rien. Je m’assois au milieu de tout un tas de sapins quand j’entend une petite voix.
– eh oh, que fais tu ici assis partis nous ? Tu es perdu ?
– mais qui me parle ?
– je suis tout vert, pas plus haut que trois pommes, je suis le tout petit sapin devant toi.
– ah, oui, je te vois.
– alors que fais tu assis ici ?
– j’étais parti à la recherche d’un sapin tombé tout seul, car pas question pour moi d’en couper un, c’est pour le réveillon de ce soir dans ma famille.
– alors j’ai une idée, tu va creuser tout autour de moi, et me prendre avec le plus de racines possible, vu que je suis tout petit, tu n’auras aucun mal, puis une fois ta fête finie, tu pourras revenir me remettre dans mon trou.
– mais c’est une excellente idée ! Quel merveilleux réveillon allons nous passer grâce à toi !
– et moi aussi !

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Dès le levé du soleil, je prends mon petit déjeuné comme tous les matins, et m’installe pour écrire mes cartes de Noël à mes filleules et filleules. Si tu ne te souviens plus combien il y en a, je vais te le rappeler :
– Fripon, le fils du roi des animaux le Lion, je me souviens de cet immense honneur,
– Marguerite, la fille de l’Hirondelle, celle qui m’a fait découvrir l’Afrique,
– Koukïne, la fille de ma soeur Malicia, aussi coquine que moi,
– Renardou, le fils de mon grand ami Céleste le Vautour,
– Marcassin, tu te souviens qui était perdu, et d’ailleurs que j’ai revu hier dans la ferme jaune,
– Poulain, le bébé de la belle Jument que je croyait obèse,
– Petit Veau, le fils de mon ami le Taureau et la Vache.
Sept filleuls et filleules, je suis comblé ! Je vais poster tout ça tout de suite.
A mon retour je vois d’un peu loin, il faut le dire, c’est pour ça que c’est étrange, un Oiseau, je reconnais bien que c’est un Oiseau, car je distingue bien ses ailes et son bec typiques à tous les Oiseaux. Mais celui ci a beaucoup trop de pattes ! Que fait-il de toutes ces pattes et surtout pourquoi ? Il fait vraiment partie d’une espèce méconnue.
– bonjour, bel Oiseau, tout va bien ?
– bonjour Renard, oui, tout va parfaitement bien,
– à quelle espèce appartiens tu ?
– je suis une Caille.
– Et toutes les Cailles ont, attends que je compte, un…deux…trois…quatre…cinq…six…sept… huit pattes ?
– comme tu peux le constater.
– ben ça alors ! Je vais vite le raconter à tous mes amis pour qu’ils voient ça.
– mais non gros bêta, c’est mes trois petits qui sont au chaud sous mon ventre, ils ont deux pattes chacun, et avec les deux miennes ça fait huit.
– le compte est bon, sacré farceuse !

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Comme je te l’ai dit hier je descends dans le village, et plus précisément dans la ferme jaune, je la connais très bien, c’est celle où il y a mon filleul le Marcassin. Je suis très content de le revoir, et d’ailleurs ça me fait penser qu’il faut que je fasse des cartes de Noël à tous mes filleuls et filleules, pour leur souhaiter un joyeux Noël, il me reste encore beaucoup de feuilles que m’a donné mon ami Louis, je planifie ça pour demain afin qu’elles arrivent le jour de Noël.
Me voilà arrivé, tout est silencieux, le fermier et la fermière sont surement très occupés à prendre soin de leurs animaux, je rase les murs afin que je ne me fasse pas surprendre, on ne sait jamais ils pourraient revenir chercher quelque chose dans la maison.
Mais pourquoi, me diras-tu que je doive rentrer dans la maison ? Tout simplement le spectacle est à l’intérieur. Je rentre par une fenêtre entrouverte et appelle.
– Minette, Minette où es tu ?
Personne ne répond, pourtant je ne me suis pas trompé, c’est bien la ferme jaune, et je suis sur d’y être, il n’y a qu’une ferme jaune près de ce village. Peut être que Minette n’est pas dans la maison, mais dans la grange, ou dans la cave, ou encore dans la remise, il y a plusieurs bâtiments dans cette ferme. Je vais les visiter les uns après les autres, je finirai bien par trouver Minette !
Pas de Minette dans la grange, non plus dans la cave, ni même dans ma remise, mais où est Minette ? J’ai une idée, je vais me mettre en plein milieu de la ferme, et crier son nom, je suis sure que ni le fermier et ni la fermière sont là, je les aurais bien vu depuis.
Dès le second « Minette », elle me répond.
– je suis là Koukïn, dans la petite cabane verte, là où le fermier range les aliments pour les animaux.
– bonjour Minette, enfin te voilà, je viens voir le spectacle.
– ah, toi aussi tu es au courant, décidément tout le monde le sait, et veut venir le voir, c’est tellement beau il faut dire, et tellement rare. Viens, suis moi, ils sont couché et dorment, je vais les réveiller doucement et leur de demander de prendre la pose.
Et j’aperçois trois chatons qui dorment en rond, blottis les uns contre les autres, tous noirs et blancs, jusque là rien de spécial, jusqu’à ce que Minette dise :
– allez mes deux fistons spéciaux, prenez la pose, Koukïn est venu spécialement pour voir ça.
Et deux des chatons se couchent dos contre dos, et leur tache sur leur dos forme un coeur ! Magnifique !
Heureusement que j’ai mon appareil photo, je savais qu’il fallait immortaliser cet instant pour te le faire admirer.
Alors ?

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Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire de cette journée ? Tout le monde est bien affairé dans ces préparatifs, ou batifole, ou dort, enfin peu d’animation ce matin. Je pars dans la forêt, car c’est la que j’ai le plus de chance d’y voir des choses bouger. Dans les fermes aussi, mais j’irai demain, car hier en parlant un peu plus avec la Fouine et le Furet, ils m’ont dit que dans la ferme jaune, du village le plus près, il y a dans une maison un spectacle extraordinaire. Mais chut je t’en dit pas plus, tu sauras ça demain, c’est promis.
En effet, il y a beaucoup de monde qui grouille, j’entends des bruits venant de partout, sur le sol, dans les arbres, dans le ciel, je ne sais où donner de la tête !
Et mon attention se porte sur une branche d’arbre, le plus près de moi, où est agrippée une Chouette, la pauvre, elle est toute tordue, je vais voir si je peux pas faire quelque chose pour lui venir en aide.
– bonjour la Chouette, tu as un problème ?
– oui et non.
– comment ça ? Je vois que ta tête est complètement tordue, tu n’a pas le cou brisé ?
– oui et non.
– tu sais dire que ça oui et non ?
– oui et non.
– bon ça suffit explique moi ce qu’il t’arrive, si ton cou est brisé, je peux aller chercher Lapin Magicien, et ce sera réglé en un coup de baguette, et si tu es coincée je peux peut être t’aider à redresser ta tête. Alors répond moi, mais plus de oui et non ok !
– haha ! Je t’ai bien eu !
– comment ça tu m’a bien eu ?
– regarde, je vais compter jus’à trois, un… deux… trois…
Et à trois sa tête est complètement droite sur son corps.
– tu es une petite coquine, tu m’as joué un sacré tour, mais je préfère te savoir en forme. Mais pourquoi tu me disais oui et non ?
– tu m’as demandé si j’avais un problème, j’ai répondu oui parce que tu le croyais, et non parce que j’en avais pas. Puis tu m’as demandé si j’avais le cou brisé, j’ai répondu oui parce que ça y ressemblait et non parce que mon cou ne l’était pas. Et en dernier tu m’as demandé si je savais dire que oui et non, et dans les deux cas oui et non.
– houlala, t’es un peu compliquée la Chouette, mais ce fut quand même un régal de te rencontrer, tu es très rigolote finalement.
– oui et non.
– pffff

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Ça fait longtemps que je n’ai pas vu Loupiot, il a dû lui aussi être très occupé par ces cadeaux de Noël. Je vais le chercher, car le réveillon approche et je sais que sa famille est assez loin, il va partir un de ces jours, puis après le jour de Noël je pars en montagne comme c’est prévu, retrouver mes amis de là bas. Nous allons faire un réveillon de nouvel an tous ensemble.
Donc je ne verrai Loupiot que lorsque je reviendrai après le nouvel an, c’est pas pensable d’attendre si longtemps pour le voir, je pars de ce bon pied vers ses endroits préférés.
Je rencontre Lapin Magicien, lui demande s’il n’a pas vu Loupiot, il me répond que ça fait un bout de temps qu’il ne l’a pas vu. Puis je rencontre Céleste, lui non plus, pourtant sa vue est perçante et du haut du ciel il peut voir bien mieux que nous tous sur la terre ferme.
Mais où se cache-t-il ? J’espère qu’il n’est pas malade, il faut absolument que je le vois, je m’inquiète un peu à vrai dire. Je vais essayer de trouver mon amie la Fouine, elle a toujours son nez de partout, ou le Furet, c’est pareil.
C’est drôle je les rencontre tous les deux à la fois, qu’est ce qu’ils mijotent ensembles ?
– bonjour tous les deux, comme je sais que vous êtes au courant de beaucoup de choses j’aimerai savoir si vous n’auriez pas aperçu Loupiot ces derniers temps, je le cherche car je ne le verrai pas de quelques jours et aimerai bien passer la journée avec lui.
Je les vois ricaner tous les deux, ils mettent leur petites pattes sur leur bouche et son prêt à exploser de rire. C’est amusant et agréable de les voir comme ça mais ça ne répond pas à ma question, où peut bien être mon ami.
– mis à part de vous voir en si bonne forme, est ce que vous auriez la gentillesses de répondre à ma question ?
C’est la Fouine qui parle la première :
– ben moi je sais où il est !
Et le Furet de rajouter :
– ben moi aussi !
– ah ! alors vous allez peut être me dire où il se trouve pour que j’aille le voir.
En coeur ils me disent :
– tu le trouveras dans la forêt au dessus du village qu’on voit d’ici, il est tout prêt à l’orée de cette forêt, et pour être plus précis il est à côté du sapin le plus haut.
– merci, mais pas besoin de tant de précision, car je l’appellerai quand je serai tout près et il me rejoindra.
– on croit pas, il est très occupé, il vaut mieux que tu ailles vraiment sur ce lieu précis.
– ok ! Merci
Je reste un peu inquiet, d’habitude, quand je l’appelle et que je suis assez près de Loupiot il arrive tout de suite, enfin je pars dans cette direction et verrai bien à quoi m’en tenir.
J’arrive peu de temps au pied du plus grand sapin, comme me l’ont indiqués la Fouine et le Furet, et en effet je le voit, mais il n’est pas tout seul, il est avec un autre Loup, en plissant les yeux, je peux encore mieux voir que c’est une Louve, sacré Loupiot j,’ai tout compris, il est amoureux !
– hello mon ami, je suis heureux de te voir en si charmante compagnie, je voulais te vois pour te souhaiter de bonnes fêtes, mais d’après ce que je vois tout se prépare à merveille.
– salut Koukïn, je te présente Lilou, on s’est rencontré il y a quelques jours, c’est pour ça que tu ne m’as pas vu ces derniers jours, mais t’inquiète, je vais très bien.
– mais je le vois bien ! Sacré Loupiot, allez bonne journée, et bonnes fêtes !
– toi aussi mon ami…

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On est le 19 décembre, et il fait un temps magnifique, on ne se croirait pas à la fin d’automne, et dire que dans deux jours l’hiver commence. Il n’a plu neigé depuis la dernière fois, mais qu’importe j’ai eu le temps de doubler ma fourrure pour affronter des journées glaciales. Et il le faut bien car le 26 décembre c’est le grand départ pour les Alpes. Je languis de retrouver mes amis de l’hiver dernier et fouler des tonnes de neige !
Je me promène tranquillement dans la campagne, mange quelques bonnes choses, et décide de faire une petite sieste, bien calé dans un coin d’herbe formant un lit parfait, je vais me la jouer Monsieur Ours !
Quelques heures plus tard j’ouvre un oeil et me réveille horrifié ! Quelle peur bleue ! Mes deux yeux maintenant ouverts sont devant la tête d’une bête, qui a un air disons pas trop effrayant mais plutôt amusant, voire si je suis un peu moqueur, je sais c’est pas bien… Bon je disais que cette bête a un air un peu « benêt ». Deux grand yeux fixant je ne sais trop quoi, ni trop comment, un bec donnant une forme un peu « bécassine » à sa bouche, et pour couronner le tout des poils hirsutes sur le sommet de son crâne.
– bonjour, que me vaut l’honneur d’être regardé dans mon sommeil ?
– bonjour Koukïn, tu as l’air d’avoir peur de moi, je me trompe ?
– non, t’inquiète, j’ai été un peu surpris, faut dire que tu n’as pas une tête ordinaire, mais tu as semble adorable.
– je suis une Autruche, et je viens te demander du secours.
– oui, je t’écoute.
– voilà je suis enfermée dans un enclos, avec plusieurs de mes compagnons, on nous élève afin d’être mangé. Et j’ai entendu dire que tu avait sauvé des Dindes pour qu’elles ne finissent pas dans les assiettes des humains. Et il parait qu’il existe un lapin qui peut arranger tout ça.
– oui, c’est exact, allez partons le chercher.
Bien sur Lapin Magicien a été facile à trouver, et bien sur aussi il a fait son tour de magie qui fonctionnera c’est sur.
– merci Koukïn, je te promets de ne plus t’effrayer la prochaine fois, tu sais c’est pas de ma faute si la nature m’a donné ce physique, mais mon coeur est très beau, il peut donner plein d’amour.
– et c’est ça le plus important, je vais te dire quelque chose, les personnes qui n’ont pas été favorisés par la nature, mais qui ont une belle âme, en deviennent belles, par contre le contraire est vrai aussi, certaines créatures sont magnifiques, mais tellement imbus de leur personne, qu’elles en deviennent laides. Et toi tu fais partie des êtres les plus charmants, et maintenant je peux t’avouer quelque chose : tu es magnifique !

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J’ai très bien dormi après la satisfaction d’avoir terminé mes emplettes pour mes cadeaux de Noël, je les contemple depuis mon lit, tout est très bien aligné contre un mur de mon terrier.
Je me vois déjà savourer la joie de les offrir, et de voir dans les yeux de ma famille pétiller de bonheur. Certes, ce ne sont que des objets, mais ces objets choisis par amour, prennent une tout autre dimension, celle d’apporter de la joie et de voir des yeux briller en les découvrant.
Bon, c’est pas out, il fait jour et je sors de mon terrier. Pas plus de quelques secondes plus tard, j’entends un bruit d’un animal qui court vraiment très très vite.
Je me dirige donc en direction d’où viennent ces pas si pressés. Et j’aperçois très rapidement un Cochon d’Inde, je connais cette espèce pour en avoir déjà vu dans des fermes, et même aussi dans la vitrine d’un magasin ! Vendre des animaux ! Mais comment c’est possible ? Est ce qu’on vend des humains ? Non, alors pourquoi vendre des animaux, les humains sont vraiment devenus n’importe quoi.
Bref, allons voir ce Cochon d’Inde, il est vraiment très marrant, il court tellement vite, qu’on dirait que ces pattes ne touchent pas terre, on dirait presque qu’il vole.
– héla mon ami, où vas tu si vite ?
– ah ! Koukïn, te voilà je voulais pas te rater. Je me suis levé très tôt et j’ai couru comme un dératé, avant que tu ne partes pour ta journée, et que je ne te trouve pas.
– et bien tu as réussi, alors que me veux tu ?
– j’ai rencontré un Ours à qui tu as donné de bons conseils pour dénicher des cadeaux, c’est la raison de ma visite.
– et pourquoi il ne t’a pas dit lui même ce que je lui ai conseillé ?
– et bien, il était couché et m’a dit qu’il était très fatigué, et d’aller te voir pour que tu me le dise toi.
– il était fatigué, sacré Ours, il ne changera jamais. Mais il n’a pas tord, pourquoi pas ne rien faire et de se reposer toute la journée et contempler les paysages.
– alors tu vas aider hein ?
– mais bien sur, suis moi, tu vas tout trouver aujourd’hui même, et je t’aiderai à porter tes cadeaux jusqu’à chez toi.
– oh ! Merci tu es un génie !
– génie ? Restons humble, je ne fais que t’apporter une aide toute simple. Par contre je marche, court, galope aussi, mais je ne vole pas ! Alors partons dans un rythme en gérant notre temps de la meilleure façon, rien ne sert de courir, il faut partir à temps, et crois moi, du temps on en a plus que suffisamment.

Photo trouvée sur le web, sans crédit

Aujourd’hui, c’est décidé, je vais chercher le cadeau pour Filou, et comme je te l’ai dit, je n’ai pas de soucis pour le trouver, enfin j’espère, allez suis moi…
Tu te souviens un jour où j’ai voulu voir si des peluches de Renard existaient ? J’étais parti vers un village, et chercher un peu au hasard, je l’avoue, une maison où vive une famille, avec des enfants biens sur.
J’en avais trouvé une, j’ai attendu que toute la famille quitte la maison, pour m’y glisser à l’intérieur, et j’ai admiré beaucoup de peluches dans les chambres des enfants, et ça a été une réussite totale, puisqu’il y avait non seulement une multitude de peluches, mais qu’en plus sur le lit d’un des enfants était posé la peluche d’un renard !
Donc pas besoin de chercher ailleurs, d’autant plus que j’avais rencontré dans cette maison un Chien adorable.
Ah ! M’y voilà, le chien accourt près de moi, il m’a surement reconnu.
– hello Koukïn, je suis content de te revoir.
– bonjour trop-gentil-chien-de-la-maison-des-peluches !
– sacré Koukïn, quel joli nom tu m’as trouvé, mais pour faire simple appelle moi « Olly » c’est mon vrai nom.
– ok, Olly, mais pourquoi un tel nom ?
– parce que quand je suis arrivé dans cette maison, j’étais très très agité, et on me disait souvent «  petit chien au lit » ! Et ça a fait en plus court « Olly »
– ahah! Trop bien trouvé ce nom, en plus c’est joli.
– alors Koukïn, Que me vaut ta visite ?
– c’est bientôt Noël et j’ai pensé à offrir une peluche à mon frère Filou, c’est resté un grand enfant, et il va adorer recevoir une peluche pour Noël.
– alors là mon vieux tu tombes à pic, car hier la maman et les trois enfants de cette maison, ont mis dans des cartons tous les jouets dont ils ne se servent plus trop, pour aller les distribuer aux enfants qui sont pauvres. Viens avec moi c’est dans le garage, tu vas trouver surement ton bonheur.
En effet, il y avait trois cartons remplis de jouets, et de peluches, Koukïn inspecte chacun d’eux et tombe nez à nez avec un ourson qui semblai lu dire « choisis moi ».
– j’ai trouvé ! Cet ours sera parfait !

Crédit photo : Marie Moulin

Aujourd’hui j’ai trop envie d’allez voir Chance et Joyeux, histoire de jouer au bâton, et de prendre des nouvelles du chaton.
Je descends dans la vallée, je connais le chemin par coeur, et me dirige directement vers leur maison. Je cours très vite car je ne veux pas être attiré par quelqu’un ou quelque chose qui me ferait perdre du temps, et pourrai même me prendre la journée, je suis trop impatient de retrouver mes deux amis les chiens, et en plus maintenant le chaton.
Ah voilà j’y suis, flute, la voiture de leur maitresse est garée, et il y a même une deuxième voiture. Je ne vois ni Chance, ni Joyeux, encore moins le chaton, c’est bien connu que les chats aime rester près de la cheminée !
Bon je vais user d’un peu de ruse, je vais chercher un bâton, et en retombant par terre, je suis sur que les chiens vont l’entendre, si ça marche pas du premier coup, je suis encore plus sur que ça marchera tout de même.
Et voilà, qu’est ce que je t’avais dit, les voilà tous les deux qui arrivent en courant, et j’aperçois aussi un autre animal, mais qu’il est petit !
– bonjour Chance et Joyeux, et bonjour toi tout minus.
– bonjour Koukïn, on te présente « Lou » c’est la petite chienne d’une amie de notre maitresse, qui est venu nous rendre visite. C’est la plus petite race de chiens du monde, c’est un Chihuahua.
– bonjour Lou, enchanté de faire ta connaissance. Mais dis moi pourquoi tu portes des lunettes ? Et puis ce chapeau et ce drôle de collier ?
– tout ça c’est l’idée de ma maitresse, elle joue à la poupée avec moi, il lui arrive même de m’habiller, mais j’aime bien ça, elle s’occupe tellement bien de moi, et puis je trouve ça rigolo. Chance et Joyeux ont bien des foulards. Tout ça c’est des signes d’amour de nos maitresses, il y a tellement de chiens qui aimerait être dorlotés comme nous.
– ah, ça tu as raison, et puis c’est vrai que c’est mignon, et trop bien de vous savoir choyés comme ça.
– attends, t’as pas vu le plus beau, il fait froid et j’ai un beau manteau, je vais aller le chercher tu vas ce que tu vas voir…
Et cette jolie Lou arrive toute pimpante avec un manteau très féminin, un beau manteau rose avec quelques frou frou de-ci de-là.
– haha ! Adorable…

Crédit photo : Clo Lachat

Lors de ma promenade d’aujourd’hui, je me retrouve nez à nez avec mon ami le Hérisson, tu te souviens je t’ai déjà raconté une histoire avec lui. Mais cette fois je me ferai pas piquer le nez !
– bonjour mon ami, alors comment tu vas ?
– bonjour Koukïn, ça pourrait mieux aller.
– je suis toute ouïe, raconte ce qui pourrait mieux aller.
– ben voilà, j’adore les chatouilles, personne ne veut m’en faire, toujours à cause qu’ils ont peur de se piquer. J ‘ai bien essayé de m’en faire tout seul, mais ça n’a aucun intérêt, et aucun effet surtout.
– hum, je comprends, et pourquoi tu aimes tant les chatouilles ?
– ben tout simplement parce que ça me fait rire.
– très bonne raison, alors écoute moi j’ai deux bonnes idées, tu veux les écouter ?
– ben oui, si c’est des bonnes idées je veux bien, allez, je t’écoute.
– je suis assez fort pour te retourner et te faire des chatouilles sous ton ventre, là ou ton poil est soyeux, aucun risque de se piquer puisque tes piquants sont sur ton dos, je vais te faire des chatouilles jusqu’à que tu n’en puisse plus de rire. Et puis je te remettrai sur tes quatre pattes.
– ah, oui, trop bien ! Je n’y avait pas pensé, j’aurai pu en avoir l’idée, mais bon aujourd’hui c’est chose faite. Et la deuxième ?
– te raconter des histoires, tu sais que j’en connais des tas, je vais donc te raconter les plus rigolotes
Après deux bonnes heures passées avec mon ami le Hérisson, fou de joie d’avoir pu rire autant et de si bon coeur, ça fait tellement plaisir d’apporter du bonheur.
– tu veux que je te dise Koukïn, tu es la personne que je voudrai rencontrer le plus souvent possible.
– si c’est pour te procurer tant de bonheur, c’est avec plaisir. C’est si bon d’entendre rire, et surtout en employant de si simples moyens.

Photo trouvé sur le web, sans crédit

Comme bien souvent, je me lève tôt, surtout en cette période où les journées sont courtes. Donc allez, hop debout à sept heures, il fait déjà jour, mais à peine, on ne voit pas encore le soleil caché derrière la colline, mais sa lueur est sans cesse montante.
Et si j’allais près de l’eau, je suis sure de trouver quelqu’un, tout d’abord des poissons, puis des oiseaux qui survolent, et parfois plonge, ou barbotte dans l’eau. C’est parti pour une aventure !
J’aperçois plusieurs silhouettes, mais de là je ne vois pas leur tête, j’espère fortement qu’elles en possèdent une, sinon quel malheur !
Je m’approche, ce sont des oiseaux, car je peut distinguer des ailes, et entre leurs ailes, sont blotties leurs têtes. Ouf, me voilà soulagé ! Je vais essayer de faire connaissance, j’espère ne pas trop les déranger, vu que ces oiseaux semblent dormir, il est pratiquement dix heures du matin, c’est nettement l’heure de se lever, comme je te l’ai dit le soleil se couche tôt, vers les cinq, six heures, donc je trouve bête de pas profiter du jour.
– bonjour, je m’appelle Koukïn, et j’aimerai faire ta connaissance, dis-je au plus près de moi.
– chut ! Je dors !
– bon alors je m’adresse à celui qui est à coté.
– bonjour, je m’appelle Koukïn, et j’aimerai faire ta connaissance, dis-je au second.
– chut ! Je dors !
Bon, et bien, je vais crier très fort à tous ces oiseaux qui dorment, au moins un aura la gentillesse de me répondre.
– bonjour, je m’appelle Koukïn, et j’aimerai qu’au moins un de vous veuille bien faire ma connaissance, je vous promets que ce sera agréable.
– chut ! On dors tous !
– bon ben, tant pis, je vous aurais raconté des histoires, des drôles d’aventures que j’ai vécu, il y en a de très marrantes, mais bon je vais vous laissez à votre dodo, à une prochaines fois…
– des histoires rigolotes ! Oui on veut bien.
Et tous se réveillent et se mettent en rond autour de moi, et tout fier de moi, je leur raconte des histoires, comme j’aime tant le faire. Il se faisait tard, le soleil commencer à se cacher derrière les collines.
– là il est un peu tard, je crois que vous pouvez vous endormir.
– déjà !
Bon, je vous promets de revenir vous en raconter encore dès que je vous apercevrais, mais là, pour le coup c’est moi qui est envie de dire : chut je dors !

Crédit photo : Marie Moulin

Comme c’était bon hier, de revoir Céleste, et de voyager entre ses serres, un régal dont je ne me lasse jamais. Notre Mouette a retrouvé son bord de mer et tous ses amis, ils étaient tous inquiets de son absence, et quand ils ont pu lui parler, ils lui ont dit de ne plus partir si loin, surtout seule. Et Céleste a fait l’admiration de tous, c’est vrai il est tellement beau mon Céleste !
On est rentré tard, aussitôt mon repas avalé, je me suis mis en boule et parti dans le pays des rêves. C’est donc tout frais, en pleine forme que je sors de mon terrier à me préparer pour ma nouvelle rencontre.
Cette fois rien ne m’arrêtera, direction, les fermes ! Non mais sans blague, je vais y arriver, cette fois. Je promets que si quelque chose, ou quelqu’un m’attire, je détourne le regard et fonce tête baissée.
Et paf ! Le contraire m‘aurait étonné, voilà que mon regard se porte dans un coin de pré, je contemple un spectacle irrésistible, impossible de passer à côté, allez, basta les fermes ! C’est pas pour aujourd’hui, car ces deux charmants lapins me laisse présager une belle rencontre, plutôt, deux nouvelles rencontres.
– bonjour, vous deux, je ne vous dérange pas ?
– un peu, me dis le Lapin roux.
– oh, désolé, je m’appelle Koukïn, et j’adore faire de nouveaux amis, et ça tous les jours depuis toujours, je suis né pour ça. Et pourquoi je vous dérange ?
– oui Koukïn, on te connait, nos parents nous ont parlé de toi, et même notre oncle le Lapin Magicien.
– oh ! Le Lapin Magicien, oui, je le connais très bien bien, mais en plus je l’aime beaucoup, certes il a fait quelques bêtises, mais c’était normal, c’était ses débuts, maintenant il est parfait. Mais j’en reviens, pourquoi je vous dérange ?
– on était en train de parler d’amour, et de se faire des bisous, dis le lapin brun.
– oh, désolé, c’est vrai qu’en amour on aime rester seuls, tous les amoureux sont seuls au monde. Bon ben, je vais pas vous déranger, de toute façon, j’avais prévus d’aller faire une visite à mes amis dans des fermes, et j’en ai beaucoup, des Vaches, des, Poules, des Lapins comme vous, les Chèvres, les Lamas, des Chiens, des Chats, enfin je ne vais pas tous les nommer, vous savez très bien ce que sont des amis de fermes. Alors je vais arrêter là mes bavardages, et vous laisser en paix avec votre amour, profitez de chaque instant, gravez le bien au plus profond dans votre mémoire, et consolidez le chaque jour, comme un cadeau, comme si vous construisez un château, et de pierre en pierre, vous serez alors à l’abri, et vous vivrez dans en paix totale.
– ça y est, t‘as fini.
– oui, pardon, je m’emporte, à pas pouvoir m’arrêter de parler, cette fois je vous laisse, mais une dernière question, comment vous appelez vous ?
– moi, le Lapin roux, je suis une fille, et je m’appelle Eve.
– et moi le Lapin brun, je suis un garçon et je m’appelle Adam.
– avec de tels noms, je peux vous promettre une longue et belle vie d’amour, et je n’ajouterai plus qu’une chose, vous allez être très heureux.
Je poursuis mon chemin… Adam et Eve ! Incroyable, Adam et Eve ! Je sens qu’à l’approche de ces fêtes magiques, l’esprit de Noël est bel et bien là, c’est sur, ces deux êtres en sont la peuve vivante, Adam et Eve… Et pour finir, ces deux là, on est pas prêt à les voir se séparer, avec de si jolis noms, des noms emblématiques, Adam et Eve, mais c’est tout simplement pour la vie…

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Je regarde mon calendrier, nous sommes le 12 décembre, ça va, j’ai encore quelques jours pour le cadeau de Filou, je n’ai aucun soucis, je sais très exactement où aller le chercher.
Je redescends donc vers les fermes, car hier, mon plan a été bousculé, sacré Koukïne ! Elle sait de qui tenir cette petite Renarde, sa maman a eu du flair de l’appeler par le nom féminin de Koukïn ! Elle me ressemble tellement.
Je vois une tache blanche, avec un peu de gris clair, ça ressemble à un Oiseau, mais il marche, il ne vole pas. Je m’assois un moment pour l’observer. Il y a bien une demi heure qu’il marche, en fait, je dirai même qu’il tourne en rond, j’espère qu’il n’est pas blessé, et ça expliquerai qu’il ne puisse plus voler, oh ! Non ! J’espère tant me tromper, car je n’ai jamais soigné des ailes d’Oiseaux.
Je vais à sa rencontre et je verrai bien ce qu’il en est.
– bonjour, bel Oiseau, c’est la première fois que je vois cette espèce d’Oiseau ici, tu viens d’où ?
– c’est bien là le problème, je sais pas.
– comment ça, tu ne sais pas d’où tu viens ?
– ben non, je suis parti ce matin, j’ai volé très, très longtemps, et quand j’ai vu que j’étais trop fatigué pour continuer, je me suis posé ici.
– ouf !
– quoi ouf ?
– ça fait un moment que je t’observe, j’ai cru que tu avais un problème à tes ailes.
– non, mes ailes ça va bien, mais j’ai bien un problème, je ne retrouve plus mon chemin.
– bon, détend toi, dis moi, ou plutôt décris moi la région où tu vis.
– la chose la plus importante, c’est la mer, puis encore les rochers d’où on peut voir la mer, ou des plages tout près de la mer. Et là j’ai beau tourner en rond je ne vois la mer nulle part.
– je vois, je vois, tu es un Oiseau des mers, et la mer est assez loin, mais tu tombes bien pour m’avoir rencontré, je connais parfaitement le chemin qui mène à la mer, pour m’y être rendu plusieurs fois.
– hourra ! Je vais voir mon chez moi, et comment on fait pour y aller ? Tu ne voles pas.
– là j’ai ma petite idée. Ne bouge pas, je reviens très vite.
Je monte au dessus d’un gros rocher, je repère le nid de Céleste et l’appelle aussi fort que je peux. Pas plus de dix minutes plus tard, je vois un point dans le ciel qui grossi, et me fait deviner que Céleste arrive.
– et bien Koukïn, que me vaut le plaisir de m’appeler ?
Je lui raconte la mésaventure de l’Oiseau qu’on aperçoit en bas toujours à tourner en rond. Nous descendons à sa rencontre.
– mais tu es une Mouette, je reconnais bien la ce plumage blanc et gris, ce bec jaune, et ces pattes palmées du même jaune. Alors comme ça on joue les aventurières ? Et on est perdue ?
– ben oui, tu peux arranger ça ?
– mais bien sur, allez c’est parti, suis moi, on en a pour une petite heure, et toi Koukïn, monte, tu en meurs d’envie !
– Wahououou !

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Et si j’allais dans une ferme, ça fait un bon bout de temps que je n’ai pas vu tous mes amis, qui vivent dans certaines d’entres elles. Je vais voir comment ils vont, s’ils préparent Noël, et si certains d’entre eux n’ont pas d’idée, je me ferai une joie de les aider.
Une bonne journée en perceptive, remplie de l’esprit de Noël, cette belle fête ne se produit qu’une fois par an, pour moi c’est la fête de l‘amour pour les uns les autres.
Je descends d’un pas léger mais sur, je ne suis pas pressé, je me suis levé très tôt, car j’ai fait une longue route hier, et me suis endormi d’un sommeil qui est venu tout de suite.
Mais qu’est ce que je vois derrière ce tronc d’arbre ? J’aperçois deux petites oreilles, elles peuvent appartenir à beaucoup d’animaux. Ce ne sont pas des oreilles de Lapins, elles sont bien plus longues, pas celles non plus d’un Chat, elles sont plus petites, pas cette d’une bête à cormes, car il n’y en a pas. Bon j’arrête là mes interrogations, je vais direct voir qui se cache.
Au fur et à mesure que j’avance, je vois deux petits yeux, j’ai déjà vu ce regard, mais pour le moment je ne me souviens pas où je l’ai croisé.
Me voilà tout près du tronc d’arbre, de la paire d’oreilles, et de la paires de yeux. Et oui je la reconnais, sans aucun doute possible c’est Koukïne !
– hello ma jolie, que fais tu ici ?
– je te cherchais.
– tu me cherchais ? Mais pourquoi donc ?
– premièrement tu me manques.
– et deuxièmement ?
– deuxièmement, je voulais te voir, alors je suis partie.
– il y a un troisièmement ?
– non.
– bon c’est déjà ça, Koukïne, c’est très gentil ce que tu me dis, mais c’est pas prudent de partir toute seule, tu l’as dit à ta maman ?
– ben non.
– tu imagines son inquiétude, quand elle ne te verra pas, il faut vite retourner à ton terrier.
– je peux pas.
– et pourquoi, tu ne peux pas ?
– premièrement je veux pas te quitter.
– oh ! Comme c’est trop mignon, et deuxièmement ?
– je sais pas comment retrouver le chemin.
– moi je le connais par coeur, je vais te ramener.
– déjà ! Mais ça fait même pas deux minutes que je t’ai trouvé.
– viens, j’ai une idée.
Je remonte la colline, pour prendre le chemin du terrier de Malicia, en espérant qu’elle ne soit pas trop inquiète. J’espère aussi qu’elle est partie chercher à manger aux filles, et ne s’est pas aperçu que Koukïne n’était plus là.
Ouf, Malicia n’est pas là ! Quel soulagement, ça évite tant de soucis qu’elle aurait pu se faire.
– bon Koukïne, je vais rester un long moment, on pourra jouer tous les deux, et avec tes soeurs.
– super ! Et deuxièmement ?
– sacré coquine, tu portes bien ton nom ! Bon, ok, deuxièmement je viendrais souvent te voir, au moins une fois par semaine.
– c’est bien quand même les premièrement et les deuxièmement, non ?
– oui, sacré Koukïne.

Crédit photo : Edwin Kats

x-Renardeau(Edwin Kats)

Wahou ! Il a neigé toute la nuit pour voir tant de neige ce matin, ma journée va être un régal. Je laisse un peu tomber les cadeaux, il m’en reste que deux, papa et Filou. Pour papa laissons faire un heureux hasard, et pour Filou je sais exactement où le trouver. Alors à moi une belle journée pleine de neige.
Je gambadais doucement, profitant de chaque instant à fond, quand j’aperçois, nichée entre des sapins, une petite cabane. Pas de fumée qui sort de la cheminée, soit elle est inhabitée, soit elle attend sagement qu’un visiteur vienne lui fasse un petit coucou.
Elle est si jolie de l’extérieur, que j’imagine son intérieur aussi beau, je suis curieux de savoir quelle surprise elle cache, car ça ne peut pas en être autrement, on dirai même qu’elle m’appelle, m’invitant à pousser la porte.
J’arrive au pas de la porte, tourne doucement la poignée et ose entrer, tout est silencieux, aussi feutré que dehors, sauf, si je tends l’oreille, un tic tac se fait entendre.
Quelle est jolie ! A droite, juste en dessous d’une fenêtre je découvre une table, quatre chaises rangés autour, sur la table est posé un napperon sur lequel on a mis un chandelier à quatre bougies. A gauche trône un canapé sur lequel j’ai envie de me poser tant il semble douillet, devant un tapis épais pour donner encore plus de chaleur. Sur les murs tant de si belles décorations sont accrochées, des paysages, des photos de personnes, des photos d’animaux, et quelques petites étagères où on a disposé de si jolis objets, tout est vraiment charmant. La fameuse pendule est bien là, juste à l’entrée, à côté de l’entrée, je la vois qui fait son travail sans en perdre une seconde. Entre la table et le canapé, adossée au mur, se dresse une armoire à une porte, une clé est insérée, et quelqu’un a pendu une étiquette, je m’approche pour lire ce qui il y a écrit.
« Cette armoire contient plein de bonnes choses à manger, servez vous, prenez ce qui vous plaira, c’est fait pour ça ».
Quelle délicate attention, quelle générosité, c’est si gratifiant de penser aux autres. Je tourne la clé, la porte s’ouvre avec un léger grincement, et là c’est magique ! Un véritable trésor, du chocolat, des bonbons, des pots de miel et de confiture, même de marron, des biscuits, tout est soigneusement rangé, tout est parfaitement aligné, cette personne, qui a laissé là à disposition tant de friandises, est non seulement généreuse, mais d’un gout exquis, et couronnée d’un sens de l’ordre et de la perfection. Comme j’aimerai la rencontrer !
Je prends avec délicatesse, faisant attention à ne pas troubler l’ordre de cette armoire, un petit pot de miel, il sera pour papa, et dire qu’en prenant la route ce matin je parlais d’heureux hasard… C’est réussi !
Je referme l’armoire, sors de la maison en jetant un dernier coup d’oeil pour tout garder intact dans ma mémoire, ferme la porte doucement, et je n’ai pas oublié de laisser un petit mot :
« Merci ! »

Crédit photo : Clo Lachat

Si j’ai de la chance aujourd’hui, je pourrai continuer mes cadeaux, il reste Filou, et mes trois nièces. Pour elles, j’ai déjà trouvé quelque chose, mais il me faut mettre ce quelque chose dans des cadres. Mais je te l’ai déjà dit le premier décembre, ce sont trois trèfles à quatre feuilles pour leur porter bonheur. Il reste aussi papa, un pot de miel, ou une autre gourmandise, et mes grands parents, une couverture. Je descends dans la vallée aujourd’hui encore, et ça jusqu’à ce que j’ai tout trouvé.
Sur mon chemin, je reconnais mon ami l’Ours, tu te souviens il voulait être un homme ? Je suis content de le revoir, il a l’air dans les nuages.
– bonjour l’Ours, tu sembles bien pensif.
– je réfléchis, ça fait neuf jours exactement que je réfléchis.
– au même endroit ?
– ouais !
– ben dis donc, tu vas prendre racine, haha !
– c’est pas rigolo !
– bon, ça va j’arrête, je vais plutôt t’aider, car apparemmment tu n’as pas trouvé de solution.
– depuis le premier décembre, je me suis rendu compte que je n’avais aucune idée pour faire des cadeaux de Noël à ma famille.
– ben moi, j’y suis en plein dedans. Il me reste à compléter ceux de mes nièces, mon frère, mon papa, et mes grands parents. Mais j’ai tout planifié, il faut seulement que j’aille les chercher.
– t’as bien de la chance !
– j’ai une idée, aujourd’hui je descends dans la vallée pour compléter ma liste, viens avec moi, tu n’auras même pas à réfléchir, quand tu verras tout ce qu’on peut trouver, les idées viendront toutes seules.
– super, je te suis…
J’ai ma couverture pour mes grands parents, elle est toute douce et assez grande pour qu’ils se réchauffent tous les deux. J’ai aussi mes trois cadres, ils sont tous différents et ça ne sera que plus beau dans leur terrier. Et mon ami Ours il a tout trouvé ! Il est trop beau à voir, si content, si soulagé, et aussi très chargé, il doit avoir une grande famille.
– comment te dire merci Koukïn ? Tu m’as sauvé la mise, je n’ai plus à réfléchir, ça me fatiguait tant.
– de rien, mais je suis presque à le regretter un peu.
– t’es pas gentil, je venais juste de te remercier.
– non, je plaisante, j’étais en train de penser à ta mine que tu avais ce matin, tu étais trop marrant, appuyé sur ton tronc d’arbre, l’air complètement hagard.
– si ce n’est que ça, je peux te le refaire tant que tu veux !
– super, allez tu commences tout de suite ?
– regardes !
– haha !!!

Crédit photo : Clo Lachat

Ah, oui, je t’ai pas dit, hier quand j’étais avec le Paon, il s’est mis à neiger. Comme je l’avais prévu, je devrai me faire embaucher à un bulletin météo !
Rien ne me distraira aujourd’hui, il faut que je fasses mes cadeaux, Noël s’approche, et je ne voudrai pas être à cours de temps, et faire n’importe quoi au dernier moment. Comme hier je vais vers un village, un assez grand pour y dénicher mes cadeaux, j’en connais un où je suis sur que je vais trouver mon bonheur. Le voilà justement en contre bas, plus que quelques foulées et j’y suis.
Par où je commence à me diriger, il faut que je me fasse discret, il a beaucoup de monde. Je pense que je vais attendre l’heure du repas, il n’y aura plus personne, et je pourrai fouiner partout.
En attendant je reste perché sur un rocher qui surplombe le village, et essaie de repérer plusieurs endroits. À droite j’aperçois un grand hangar, il semble refermer beaucoup de choses. À gauche un centre commercial, avec tous derrières eux des bennes, du genre « poubelles », et je sais que les humains jètent beaucoup de choses encore très utiles. Et pour finir, je vois qu’il y a un marché sur la place principale, il est immense, une fois que les forains auront pliés leurs affaires dans leurs fourgons, j’irai faire un tour, là aussi on jette beaucoup de choses.
Ça y est tout le monde est à table, les magasins sont fermés, et le marché a laissé presque toute la place vide. Je vais commencer par le grand hangar, il est à pas plus de deux kilomètres, histoire de quelques minutes. Voilà j’y suis, oh ! Flute ! J’aurai dû m’en douter, comme pour le magasins, il est fermé. Bon c’est pas grave, maintenant direction les bennes derrières les magasins. Une fois arrivé je fouille de fond en comble toutes les bennes…
Et… Voilà le cadeau pour maman ! Un très joli panier, je le regarde de tous les côtés et ne vois pas pourquoi on l’a jeté, sinon, quelques brins de paille qui ressortent sur son fond, trois fois rien, il suffit de les couper et il sera parfait pour contenir les pommes que j’ai ramassé et gardé pour le cadeau de Noël de maman.
Le panier entre mes dents, je me dirige tout droit vers la place du marché, ça y est elle complètement vide, j’en fais le tour et mettant mon nez de partout, dans les moindres des recoins.
Et… Voilà le cadeau pour Malicia ! Un magnifique bouquet trônant parmi d’autres, mais c’est celui là que je choisis, il a de la bruyère et des roses, et d’autres fleurs, dont je ne connais pas le nom, toutes aussi belles les unes que les autre, il est parfait !
J’ai fini pour aujourd’hui, et c’est tout content que je dépose le bouquet dans le panier, et je file mettre mes emplettes dans le fond de mon terrier. Puis un bon repas, une bonne sieste, et une après-midi midi jusqu’à ce que la nuit pointe, je vais laisser mes traces dans la neige et les contempler.

Crédit photo : Marie Moulin

C’est bien beau tout ça, mais j’ai pas bouclé mes cadeaux de Noël, aujourd’hui je vais me concentrer au moins pour deux ou trois d’entre eux, par contre se sera complètement par hasard selon mes rencontres.
Je me suis levé tôt justement pour ça. Hum ! Ça sens la neige, le ciel est tout gris, ces nuages que je reconnais si bien pour être chargé de flocons prêts à tapisser la terre. Si j’ai de la chance il neigera avant que je rentre, tu sais combien j’aime la neige.
Allez en avant pour dénicher des cadeaux, je vais donc vers un village, c’est la le plus probable pour en trouver
Mais qui c’est tout juste devant moi ? On dirai un Paon, mais il ne fait pas la roue, il n’est donc pas amoureux, c’est tant mieux comme ça je ne le dérangerai pas.
– bonjour beau Paon, tu vas bien ?
– bonjour Koukïn, oui, je vais très, très bien, je suis tellement heureux.
– pourquoi donc, je serai très, très curieux de connaitre ton bonheur, histoire de le partager.
– je viens de contenter une jolie petite fille.
– ah bon, raconte moi ça.
– j’ai croisé une petite fille à l’instant, elle prépare ces cadeaux de Noël, et elle avait besoin de rencontrer un Paon pour ça.
– et ?
– sa maman adore les plumes de Paon, et elle veux en offrir à sa maman pour Noël.
– mais c’est charmant, tu es vraiment généreux, et ça te gène pas d’avoir des plumes en moins ?
– non, regarde.
Et là il me fait une roue magnifique, et vraiment personne ne verrai qu’il lui en manque, c’est vrai que c’est une bonne idée de cadeau, je sens qu’une maman va être ravie, en plus cette petite fille s’est débrouillée toute seule pour faire plaisir à sa maman.
– non, tu as raison, on ne voit pas qu’il te manque des plumes, tu es toujours aussi beau.
– merci pour ton compliment Koukïn.
– de rien Paon, et si je puis ajouter quelque chose, ton coeur est magnifique aussi, tu n’as pas hésité un instant pour donner un peu de toi.
– oh ! Merci pour tout ces compliments, et venant de toi ça me touche beaucoup.
Nous avons passé la fin de la journée ensemble, c’est tellement agréable de pouvoir partager de si bons moments avec des êtres aussi adorables, c’est vraiment l’esprit de Noël. A propos de ça mes cadeaux, je pense que je ferai ça demain, je sais, je sais, je fais de la procrastination, mais c’est pour la bonne cause, ce Paon est tellement merveilleux !

Photo trouvé sur le web, sans crédit.

C’est encore d’un bon pied que je me lève, me laissant présager une bonne journée. Je m’étire de tous les côtés, fait un peu craquer mes pattes, et c’est parti !
A peine dehors, quelle surprise ! A la porte de mon terrier, à l’abri d’un buisson, pelotonné sur lui même, semblant greloter, un Chaton dort.
Je m’approche doucement, met mon nez contre sa petite joue, il sursaute un peu en se recroquevillant encore plus.
– bonjour Chaton, n’ai pas peur, je suis un gentil Renard, et c’est une chance que je te trouve devant ma porte de bon matin, je vais pouvoir t’aider. D’où viens tu ?
– je sais pas, j’ai beaucoup marché, je me suis perdu, et puis j’étais tellement fatigué que je me suis endormi là où tu me trouves ce matin.
– oui, je vois ça, mais avant que tu prennes la route avec tes petites pattes, où étais tu
– avec ma maman, mon frère et ma soeur, on était dans un carton, là où je suis né. Puis hier, on nous a tous sortis du carton, et on nous amis dehors.
– dehors ! Mais c’est horrible, et ton frère et ta soeur, où sont ils ?
– ben, je me suis un peu éloigné d’eux, quelqu’un est passé par là et a pris mon frère et ma soeur, j’ai couru le plus vite possible, mais c’étais trop tard, ils était partis avec la personne qui les a pris tous les deux, et je suis resté tout seul, j’ai marché, je me suis perdu, puis je me suis endormi, et puis voilà.
– je vois, je comprends ce qu’il t’est arrivé, comme il arrive trop souvent, vous étiez, heu, comment dire embarrassants.
– embarrassants ? Pourquoi ?
– ben, comment dire, on ne voulait plus de vous, ta maman et trois Chatons, c’était pas possible de vous garder tous, alors la famille chez qui vous êtes nés, vous ont… heu, difficile à dire, vous ont abandonnés.
– abandonnés ! Mais ça veut dire que j’ai plus de famille ?
– malheureusement oui, mais t’inquiète pas, tu es entre de bonnes pattes, je vais t’en trouver une de famille.
J’ai marché toute la journée, de fermes en fermes, de maisons en maisons, avec mon petit Chaton à côté de moi, et rien, tout était complet. Pauvre Chaton, affamé, épuisé, et pas encore de famille, il me regarde et me dit d’une petite voix :
– ben c’est pas de chance, on a pas trouvé de famille.
– pas de chance… Chance ! Heureka ! Chance ! J’ai trouvé ta famille, comment ça m’est pas venu tout de suite.
Nous voilà devant la porte de la maison de Chance, il n’y a pas de voiture, sa maitresse n’est pas là, super ! Je tape à la porte, Chance et Joyeux m’ouvrent, et je n’ai pas eu le temps de dire ouf qu’ils ont compris.
– allez entrez tous les deux, toi le Chaton je te présente ta nouvelle maison, je suis sur que notre maitresse sera ravie, il n’y a plus de Chat dans cette maison depuis trop longtemps.
Et c’est épuisés tous les deux qu’on s’endort dans les pattes de Chance, Joyeux montant la garde pour m’avertir de partir quand la voiture de sa maitresse se garera. Pour l’instant, je ne pense pas à ça, et dort paisiblement. Quel Chance ! Quelle chance !

Photo trouvé sur le web, sans crédit.

Quelle journée hier ! J’ai vraiment hâte de raconter ça à beaucoup de mes amis, au moins s’ils vont dans ce coin, il ne se feront pas avoir comme moi.
Bon, j’espère qu’aujourd’hui, je ferai la connaissance de quelqu’un de bien vivant.
Comme presque tous les jours, je scrute droit devant moi, puis de droite, de gauche, en haut, en bas, enfin de partout. Et bien ça grouille de partout, quelle chance, vers qui je vais me diriger ?
Je vois perché sur une branche un petit Oiseau bleu, il est vraiment très beau, les oiseaux sont vraiment gâtés par la nature pour toutes ces couleurs qu’ils ont. Celui là me plait particulièrement car il a quelque chose dans le bec qui semble énorme par rapport à lui.
– bonjour, Oiseau bleu, que tiens tu dans ton bec ?
Bien sur pas de réponse, il ne peut rien dire la bouche pleine, je vais donc parler pour lui, il suffira qu’il hoche la tête pour dire « oui » ou « non ».
– si je comprends bien, tu as péché ce gros Poisson ?
Il fait signe de « oui ».
– et si je continue à bien comprendre, tu ne sais pas comment l’avaler ?
Il fait encore signe de « oui ».
– et si je continue encore à bien comprendre, tu aurais peut être besoin de mon aide ?
Il fait bien sur signe de « oui ».
– bon, je vois, je vois… La solution est toute simple, tu le poses devant toi, et je t’aide à le couper en morceaux, et tu n’auras plus qu’à le manger morceaux par petits morceaux.
Il fait cette fois signe de « non ».
– comment ça non ? T’as pas confiance ?
Il fais encore signe de « non ».
– tu peux, je t’assures.
Il me regarde l’air vraiment dubitatif, et comme il a raison. Mais ne faisant rien
paraitre de ne pas me faire confiance, foi de Renard !
– allez, pose le, tu n’as pas le choix, à moins de t’étouffer, c’est la seule solution.
Et là j’ai gagné ! Il baisse sa tête et pose le poisson devant lui. Et hop ! Le poisson saute dans l’eau trop content de retrouver sa rivière.
– là ! Tu es content Renard, c’est bien ce que tu espérais ?
– et oui, difficile de résister à la malice des Renards, mais petit Oiseau, non seulement je t’ai sauvé la vie, à éviter de t’étouffer avec un Poisson trop gros pour toi, mais en plus j’ai fais un heureux de pouvoir nager à nouveau.
– oui, je sais, maman me dis toujours que j’ai les yeux plus gros que mon ventre, mais j’ai tellement faim.
– oh ! Pauvre piou, allez viens chez moi, j’ai de bonnes réserves à la dimension de ton ventre.

Crédit photo : Clo Lachat

Après une bonne nuit de sommeil, je me lève en pleine forme. Prêt à faire une nouvelle rencontre, et de pouvoir faire un brin de causette, comme d’habitude.
Je trotte depuis quelques heures, et rien, aucun être vivant en vue, mais où sont ils donc tous passées ? Il y a bien quelques oiseaux dans le ciel, mais ils volent trop haut, même en criant très fort, aucun ne m’entendrait. Plus qu’à continuer, je vais bien tomber sur quelqu’un, allez, restons positif.
Ça y est ! Je vois, plutôt je distingue devant une forêt, car il est assez loin, un animal qui m’a l’air assez gros, et quand je plisse les yeux il y a des cornes tout autour de sa tête. Bizarre, j’en ai jamais vu de tel, chouette, aujourd’hui je vais faire la connaissance d’une toute nouvelle espèce.
Me voilà tout près, et ben dis donc, qu’est qu’il est gros ! Et c’est bien des cornes autour de sa tête, j’avance à côté de lui et commence à lui parler.
– bonjour, je me présente, je m’appelle Koukïn, et j’adore rencontrer de nouveaux amis.
Rien, aucune réponse, alors je continue.
– tu ne parles pas, tu es muet ?
Toujours rien, peut être qu’il dort ? C’est drôle car il a les yeux ouverts. Bon je ne me décourage pas, je continue la conversation.
– tu ne parles pas, c’est une évidence, tu es peut être muet, ou sourd à ne pas pouvoir m’entendre, mais c’est pas grave, je vais te raconter des histoires, et si tu es sourd je comprendrai bien à un moment ou à un autre que tu n’entends rien, car j’ai des histoires très rigolotes, et si je te vois sourire, c’est que tu n’es pas sourd. Je raconte, encore et encore, et pas un brin de signe de cette drôle de bête.
– allo, il y a quelqu’un ?
C’est vraiment bizarre quand même, je veux bien croire à ce qu’il soit muet, ou même sourd, ou les deux, mais il devrait bouger un peu, ça fait un bon bout de temps que je suis devant lui et il n’a pas bronché d’un poil.
Je m’approche tout près de lui et je vais lui donner un petit coup de patte sur son museau, là il devrait donner signe de vie.
Oh ! Mais il est dur comme de la pierre ! Mais j’y suis, il n’est pas vrai, c’est une sculpture, je me suis bien fait avoir. Il est vraiment superbe, tellement bien réalisé que j’ai vraiment cru à un vrai animal.
Il me reste qu’à visiter les alentours et je découvrirai peut être d’autres sculptures. Je fais à peine quelques mètres et pleins d’autres animaux tout aussi étranges les uns que les autres, jamais vu de telles espèces. Et puis je vois un panneau disant :
« Bienvenue dans l’ère des dinosaures ! Vous allez pouvoir admirer toutes les sculptures de ces animaux datant de plusieurs millions d’années, bonne visite ! »
Plusieurs millions d ‘années ! C’est sur qu’ils peuvent tous être sourds et muets, haha ! En tout cas je me délecte déjà, racontant cette aventure d’aujourd’hui à mes amis, tous étant en parfait état d’entendre et de parler.

Crédit photo : Clo Lachat

Je me suis baladé tout seul, toute la journée. La neige a pratiquement toute fondue, Il y a encore quelques plaques dans des endroits placés au nord. Puis, après mon repas de midi, je me suis assoupi sur un tas de foin, sous la chaleur du soleil. Hum ! Comme j’étais bien…
Puis je me suis réveillé dès qu’il a disparu derrière les collines, et je me suis rendu compte que j’étais bien loin de mon terrier, et que j’y arriverai quand il fera nuit noire.
Sauf qu’il a une belle lune, elle tombe à point celle là, je peux distinguer ma route et éviter de me tromper et perdre du temps.
Je lève la tête et je la contemple, elle est magnifique, et dire que c’est le soleil qui l’éclaire pour nous offrir ce spectacle ! Le monde est magnifique quand même !
Et à côté de la lune une étoile brille particulièrement, elle est bien plus petite, mais tout aussi brillante, sinon même plus. Je me demande comment s’appelle cette planète, j’ai tant de chose à découvrir…
A cet instant même quelqu’un me bande les yeux avec ses deux pattes. Mais qui ça peut il bien être ? Le principe de ce jeu est de deviner, mais j’ai tant d’ami que je ne sais pas vraiment. Je demande alors un indice.
Ce quelqu’un me répond en voilant sa voix, sinon ça aurait été si facile.
– je m’appelle exactement comme la petite planète à côté de la lune.
– ben zut ! J’étais justement en train de me dire que j’ignorais son nom.
– bon, alors je vais te donner un autre indice, je suis une fille.
– maman ? Non, elle déteste sortir la nuit, Malicia, non plus elle est surement à veiller sur ses filles.
– alors il reste qui ? En plus on s’aime beaucoup.
– Vénus !
– et oui, c’est moi, alors tu la trouves comment cette surprise ?
– heu comment dire, délicieuse ! Et en plus j’ai appris le nom de cette superbe étoile, tout comme toi…

Photo trouvé sur le web, sans crédit.

J’ai bien dormi, soulagé d’avoir établi ma liste de cadeaux pour ma famille pour Noël, dehors je n’entends rien, mais il me semble reconnaitre ce bruit, si on peut dire un bruit.
Et en passant la tête hors de mon terrier, je ne me suis pas trompé, ce bruit, en fait ce silence plus justement, c’est la neige !
Les gouttes de pluie se sont transformés en flocon de neige, et tu peux deviner ma joie, ce que j’aime le plus c’est les traces de mes pattes sur ce tapis blanc immaculé. Ça me donne vraiment l’impression d’exister, d’être vivant, et de profiter à fond de la vie.
Mais ce bonheur de fouler mes pas sur cette neige a été interrompu par des pleurs. Mais qui peut pleurer en une aussi belle journée ? Ça vient de plus bas, derrière ces arbres tout proches, je crois même savoir qu’une ferme est justement placée à cet endroit.
En contournant les arbres je vois qui verse ces larmes, c’est une bien jolie Dinde.
– et bien ma belle, qu’est ce qui ne va pas ?
– pour moi, et mes soeurs, et amies, c’est une période très difficile.
– ah bon, et pourquoi ?
– à l’approche des fêtes de fin d’années, les humains ont pour habitude d’en choisir quelques une d’entre nous pour nous manger, ça fait partie de leurs traditions.
– vous manger pour les fêtes de fin d’années, mais c’est absurde !
– je ne te le fais pas dire, mais c’est ainsi, alors j’ai peur de passer à la casserole plutôt que de faire la fête comme tout le monde.
– comme je te comprends, je vais réfléchir, quelques minutes et je te promets de trouver une solution pour remédier à ce sort si cruel.
Je m’isole un peu, m’assois, ferme les yeux, et passe en revue tout ce qui peut s’offrir à moi, et sauver ainsi cette pauvre Dinde, et ses soeurs et amies. Et j’ai trouvé, en fait c’était pas très difficile…
– ça y est j’ai une bonne idée !
– ah oui, et c’est quoi, dis moi, je languis de savoir.
– j’ai un ami, c’est un Lapin, il est magicien, il est très bon, parfois il fait un peu des gourdes, mais avec le temps il s’améliore, surtout quand c’est un problème sérieux à transformer, je vais le retrouver et je reviens.
Je n’ai pas mis trop de temps à le retrouver, j’ai crié son nom à plusieurs endroits où il se trouve souvent, et le voilà qui arrive.
– Koukïn, que me vaut ta visite ?
Je lui explique donc les mésaventures de la Dindes et bien sur, il a fait son tour de magie en un coup de baguette.
– allez, va vite lui dire, et à bientôt Koukïn.
Je reviens vers la Dinde et lui annonce la bonne nouvelle.
– ça y est, c’est réglé, toi et tes copines, vous n’avez plus aucun soucis.
– super ! Et comment il a fait ton Lapin magicien ?
– tout simplement en vous rendant très maigre, soit immangeable, regarde toi, tu vois comme tu es maigre. Et c’est pareil pour toutes les Dindes du monde.
– ah oui, je suis toute maigre, merci mon ami, grâce à toi nous allons toutes être détendues, et passer des fêtes comme tout le monde dans le bonheur et la joie.
– et comment ! Allez bye, la Dinde… Profite à fond !

Crédit photo : Clo Lachat

Comme j’ai bien dormi, je suis en pleine forme, je vais me balader toute la journée. Mais c’est pas la pluie que j’entends ? Ben si, justement il pleut et pas qu’un peu, c’est un véritable déluge, même promener en forêt sous les arbres ferait que je sois trempé jusqu’aux os.
Il ne me reste plus qu’à flâner dans mon terrier, faire les cents pas du fond de mon terrier jusqu’à son entrée, pour voir si la pluie a cessé. Mais c’est complètement idiot de faire ça, c’est perdre son temps alors qu’il suffit de réfléchir et de trouver quelque chose à faire d’intéressant.
Et voilà j’ai trouvé ! Je vais établir ma liste de cadeaux pour ma famille, comme ça dès demain je vais mettre tout en oeuvre pour tout préparer.
Commençons par maman, ça c’est prévu depuis quelques semaines, elle adore les pommes, plus qu’à trouver un panier pour les présenter dedans.
Puis Malicia, je pense à ma rencontre d’hier du sanglier qui ramassait des Bruyères pour les offrir à sa maman, je pense que ma soeurette serait ravie d’un pot de Bruyères.
Ensuite mes trois nièces, Foly, Kokine et Maline, j’ai aussi prévu leurs cadeaux, un trèfle à quatre feuille chacune, que je collerai dans un beau cadre.
Et pour mon frérot Filou, comme je sais que c’est un grand enfant, je vais dénicher une belle peluche, j’ai déjà ma petite idée.
Il reste papa, et comme maman c’est un gourmand, je pense à un pot de miel, ou un bon fromage, l’un ou l’autre n’est pas difficile à obtenir.
Pour finir ma grand mère et mon grand père, alors là c’est pas du tout difficile, ils se font un peu vieux, leur pelage est moins dense, une bonne couverture les tiendra bien au chaud.
Et voilà ma liste est finie ! Je mange un bout et je mets ça par écrit, pour ne rien oublier, et dès demain je pars faire mes emplettes. Quelle bonne journée, une journée de préparation de Noël !

Crédit photo : pixabay

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