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Encore une petite balade dans la savane, comme hier, j’espère rencontrer un animal un peu plus humble aujourd’hui, et mon Lion, j’aimerai tant le revoir, peut être dans quelques minutes ?
Et non, pas de Lion en vue, mais un Chien, tiens il y a des Chiens dans la savane ? Si c’en est un je vais bien m’amuser, les Chiens sont d’éternels joueurs, en plus ils sont tellement sociables.
Quand je m’approche de plus en plus, je vois que l’animal ressemble fortement à un Chien, mais ce n’en est pas un, je vais le questionner pour savoir.
– coucou toi, je voudrai faire ta connaissance, j’adore me faire de nouveaux amis.
La bête ne répond pas, elle me fait simplement un hochement de tête.
– tu ne parles pas ?
Elle me répond toujours avec des mouvements de sa tête, et la bouge comme pour me dire non.
– ben, tu es muet ?
Elle bouge sa tête cette fois pour me dire oui.
– quel dommage ! Mais on va essayer de communiquer en langage des signes. Tu n’as jamais parlé, ou c’est récent.
– c’est très récent…
– ah ! Voilà tu parles ! Et pourquoi tu m’as dit être muet ?
– parce que je ne veux plus qu’aucun son ne sorte de ma bouche.
– apparemment ça sort bien, alors dis moi pourquoi tu as décidé de ne plus parler.
– parce que tout le monde se moque de ma voix.
– mais qu’est ce qu’elle a ta voix ?
– on dit que lorsque je parle, surtout quand je suis content, ça fait comme un rire pas beau du tout.
– moi je trouve pas, essaie d’être content, que je teste.
Et alors j’entends une sorte de ricanement le plus rigolo que j’ai jamais entendu, à l’entendre je m’étouffe de rire…
– tu vois, qu’est ce que je te disais, à m’entendre tu es mort de rire.
– c’est vrai, mais si tu veux mon avis, ne te prives pas d’être joyeux, c’est très communicatif, et je ne me moque pas du tout de toi, c’est un régal ta façon de t’exprimer, et si tu as l’impression qu’on se moque de toi, c’est faux, tu es tout naturellement très marrant, un conseil : continues, ne sois surtout plus jamais muet !

Photo trouvée sur le web sans crédit

La Hyène Muette

La Hyène Muette

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Aujourd’hui, il fait un peu moins chaud, ou alors je m’habitue au climat africain, je vais m’éloigner un peu du lac, je vais faire mon tour dans la savane, j’aimerai bien revoir le roi des animaux, j’en ai pas assez appris sur lui, il doit connaitre un tas d’animaux, et surtout là où je peux les rencontrer.
J’aperçois deux très hautes cornes qui dépassent des feuillages, elles sont bien plus grandes que celles des Cerfs, des Bouquetins aussi, enfin les plus longues cornes que j’ai jamais vu, mais surtout leur aspect, je vais aller voir ça de plus près.
– hello toi, on peut se parler, histoire de faire connaissance ?
– pourquoi pas, et que veux tu savoir sur moi ?
– le nom de ton espèce, et puis si tu veux bien parler d’un peu de tout.
– je suis un Koudou.
– enchanté Koudou, tu as de splendides cornes !
– n’est ce pas ?
Il me dit ça en me regardant un peu de haut, un tantinet prétentieux, un tantinet orgueilleux.
– le roi des animaux, notre Lion, n’en a pas de si belles !
– ça non, mais il a de belles dents.
– oh, ça va hein ! C’est pas parce que Monsieur le Roi des Animaux a de belles dents, qu’il faut qu’il se la joue ! Il se prend pour le plus puissant à cause de ses dents, mais il y a d’autres animaux qui ont de belles dents, ils ne fanfaronnent pas pour autant. Par contre moi, j’ai de belles cornes, très longues et toutes vrillées à la perfection, tu les vois bien hein ?
Et Monsieur Koudou se pavane devant moi me laissant admirer ses belles cornes.
– pour ça oui, on ne voit que ça, et comment dire ? Tu dis que le Lion fait son fier, mis à part que j’en doute un peu, par contre toi c’est une évidence !

Crédit photo : Alain Pons

Le Koudou un peu Orgueilleux

Le Koudou un peu Orgueilleux

Alors qui je vais rencontrer aujourd’hui ? Un gros animal ? Un petit ? Un tout petit ? Un qui vole ? Un qui nage ? Quel suspens !
Et bien, ça sera un Oiseau, un gros Oiseau, il est tout noir, avec seulement quelques touches rouges autour de sa tête, il a de très beaux yeux, bordés de longs cils, un vrai charmeur, je cours vers lui pour lui parler, je sens que je vais encore découvrir de belles choses.
– bonjour Oiseau, je suis nouveau dans la région, et tous les jours je rencontre de beaux animaux, et je dois dire que tu en fais partie, tes yeux sont magnifiques, mais surtout ton regard.
– bonjour petit Renard, merci pour le compliment, tes yeux à toi aussi sont très beaux, peut être un peu moins charmeur, mais comment dire ? Voilà, j’y suis : des yeux très coquins !
– d’où mon nom, je m’appelle Koukïn, ça vient de coquin, maman a vu dès mes premiers jours que j’étais un véritable coquin, et n’a pas cherché très longtemps pour me donner ce nom.
– belle histoire !
– dis moi un peu, avec ce regard, tu as beaucoup d’amis, et amies, non ?
– je suis un sentimental, et je t’avoue que c’est idéal pour faire des amis. Dès que je m’approche de quelqu’un, je pose mon regard sur lui, ou elle, et si je bats un peu des cils, celui que je rencontre fond immédiatement !
– belle communication ! Et ça marche à tous les coups ?
– oui, je te l’assure, un jour je suis tombé sur une Lionne, elle était très énervée, je t’avoue que j’ai un peu perdu les pédales, puis je me suis repris, je l’ai regardé, j’ai battu une ou deux fois de mes longs cils, et elle s’est calmée, on a même pu bavarder pendant quelques heures, c’est te dire…
– ne change rien ! Et surtout transmets le plus que tu peux ton savoir faire, tu es magique !

Crédit photo : Alain Pons

Le Calao Sentimental

Le Calao Sentimental

Bon, il fait trop chaud, je vais pas me faire piéger à me trouver loin du lac, donc je mets le cap directement vers là bas. Un bon bain, un bon petit déjeuner et une grosse sieste, quel bon programme ! Et bien sur, une nouvelle rencontre, ça c’est primordial…
A peine arrivé près de l’étendue d’eau, j’entends crier mon nom !
– Koukïn ! Koukïn ! Koukïn !
– ben qui m’appelle ?
– moi, le Crocodile, regarde je suis près du bord, sur ta droite.
– ça y est je te vois, mais comment me connais tu ?
– c’est Fanfan, l’éléphant, qui t’a rencontré l’autre jour, il m’a parlé de toi, et tellement bien décrit que je t’ai reconnu.
– les nouvelles vont vite à ce que je vois, je suis heureux de te rencontrer.
– dis moi, j’aimerai jouer avec toi, tu serais d’accord ?
– oui, volontiers, j’adore ça, tu connais un jeu ?
– non, je te fais confiance pour en trouver un bon.
– on va jouer au bâton, c’est un jeu que je fais avec mes amis Chiens, je vais te lancer un bâton et tu me le rapporteras, je te le relance et ainsi de suite.
– super !
Le problème c’est que tous les bâtons que je lui lance se cassent en deux entre ses dents, c’est pas marrant, mais je crois avoir une petite idée.
– on va appeler Fanfan, il te lancera des plus gros bâtons, moi je ne peux pas les soulever.
– ok, pas de problème, j’adore Fanfan, et lui m’aime beaucoup aussi, et il m’a dit qu’il t’adorait, on fera une belle bande d’amis !
Fanfan arrive au bout de quelques minutes, le temps de lui expliquer le jeu est rapide, il a tout de suite compris, faut dire que c’est pas très compliqué…
– ben, Koukïn, tu ne peux plus jouer du coup !
– ne crois pas ça, je suis l’arbitre !

Photo trouvée sur le web sans crédit

Le Crocodile qui veut Jouer

Le Crocodile qui veut Jouer

Ouf qu’il fait chaud dans ce pays ! Le lac est trop loin pour me rafraichir, mais j’aperçois un très gros arbre, je vais me caler dessous, bien à l’ombre, je repartirai à la fraicheur du soir.
Pas plus tôt couché au pied de ce gros arbre, et j’aurai dû m’en douter, le voilà qu’il me parle !
– bonjour petit Renard, tu viens me faire une visite ?
– je n’avais pas prévu que tu me parlerais, mais c’est bien volontiers que je ferai un brin de causette avec toi, alors racontes moi un peu ta vie, qui es tu ? Et qu’as tu à m’apprendre ?
– je suis un Baobab, je suis très vieux, je suis ce qu’on appelle un arbre à palabres, c’est à dire que beaucoup d’humains viennent autour de moi et racontent pleins d’histoires.
– pleins d’histoires, la chance ! Alors tu peux m’en raconter quelques unes.
Et il passe des heures à narrer beaucoup d’histoires qu’il a entendu depuis fort longtemps, des contes qu’on raconte aux enfants, des décisions importantes des gens des villages, et aussi les réunions de ces mêmes personnes venant régler leurs problèmes.
– hou, la, la… C’est impressionnant, moi aussi j’ai des histoires que je peux te raconter, des histoires que j’ai vécu dans tous les coins que j’ai visité, tu veux les entendre ?
– oh, oui ! Avec grand plaisir.
Et je lui raconte tout ce qui me vient en premier, je n’aurais pas assez de la journée pour tout lui dire, il semble très intéressé, passionné même, c’est tellement bon de pouvoir partager ces histoires entre nous, nous avons la passion de raconter et d’écouter des fables, des contes, des faits réels, enfin tout ce qui fait le beau d’une vie. La nuit tombe, il faut que je songe à partir et à le quitter.
– je vais suivre mon chemin Baobab, je me suis régalé à t’écouter, je partirai un jour dans mon pays à moi, mais, si tu veux bien je repasserai pour t’écouter encore pour que mes oreilles se délectent de tes beaux dires.
– je compte bien là dessus, et moi aussi, tout mon tronc, mes branches et mes feuilles vibrent au son de ta voix !

Crédit photo : Alain Pons

Le Vieux Baobab

Le Vieux Baobab

Je me promène tranquillement dans la savane, tout près de l’endroit où j’ai rencontré le roi des animaux, le Lion, quand j’entends un râle qui m’annonce rien de bon. C’est une plainte, comme si quelqu’un souffrait, je vais bien trouver qui ne va pas bien, mais ma plus grosse crainte est de pas pouvoir faire quelque chose pour aider ce pauvre animal… Allez du courage, je verrai bien.
Au détour d’un gros talus d’herbe, j’aperçois une sorte de Lion, ça ne m’étonne pas puisque je suis sur leur réserve, mais ce qui m’étonne c’est qu’il n’a pas du tout la même apparence que celui que j’ai rencontré, il a beaucoup moins de poils autour de son cou, c’est peut être ça son problème, en fait il râle parce qu’il a perdu ses poils, si c’est ça c’est pas du tout grave, je vais lui demander.
– bonjour Lion, pourquoi tu gémis comme ça ?
– d’abord je suis pas un Lion mais une Lionne !
– bon je recommence, bonjour Lionne, pourquoi tu gémis comme ça ?
– j’ai un mal aux dents pas croyable, ça a commencé il y a quelques jours, mais là c’est plus tenable.
– ouvres la bouche que je regarde ça.
Elle ouvre grand la bouche, je regarde bien toutes ses dents, entre parenthèse quelle dentition ! Faudrait pas l’énerver, si tu vois ce que je veux dire.
– ah, je vois ce qui te fais souffrir, tu as une belle carie, et je crois que ta dent est foutue, il faudrait l’arracher.
– l’arracher ? Mais tu n’y penses pas ! Ça doit faire un mal de Lion.
– pas forcément, fermes les yeux, concentres toi sur ce que tu aimes le plus dans la vie, et pendant ce temps je te l’enlèverai, et le plus beau dans tout ça c’est que tu ne souffriras plus après.
– allez, vas y, je ferme les yeux, je vais penser à mon petit Lionceau et me dire que je ne souffrirai plus…
Et hop, en un tour de patte, je lui ôte sa dent, qui ne tenait plus guère d’ailleurs.
– alors, tu commences car j’ai peur de pas tenir longtemps à penser.
– mais c’est fini !
– merveilleux, tu es merveilleux, le meilleur dentiste que j’ai jamais connu, je note bien ton nom pour t’appeler en cas de besoin pour toute la tribu des Lions.

Crédit photo : Alain Pons

La Lionne qui a Mal aux Dents

La Lionne qui a Mal aux Dents

Un Oiseau… J’ai envie de voir, de rencontrer, un Oiseau, et d’en faire un nouvel ami. Le ciel en est rempli, dans les arbres je n’ai que l’embarras du choix, et près du grand lac, il doit y en avoir aussi, un Oiseau qui vit près de l’eau, c’est parti pour en rencontrer un là bas.
Bien vu, j’en aperçois un, il est haut sur ses pattes, il ressemble à un Héron, à une Aigrette aussi, c’est surement un échassier, il est beau, des plumes d’un bleu rare, avec quelques unes blanches, parfaitement plantées au bout de ses ailes, et puis cette tache rouge sur son dos, quelle magnifique touche de gaieté.
– salut grand Oiseau !
– salut toi ! Tu tombes à pic, j’ai besoin d’un copain pour chercher et trouver quelque chose de spécial, et un peu d’aide ne me ferait pas de mal, car c’est vraiment pas courant ici.
– je suis ton homme… Heu, ton animal ! Que puis faire pour t’aider ?
– c’est simple, je cherche un balai.
– un balai ? J’ai bien compris là?
– oui, tu as bien compris, un balai, le même qu’on trouve dans les maisons des humains, un balai qui balaye.
– merci, je sais à quoi sert un balai, mais que veux tu faire d’un balai ? Tu dois balayer un endroit ?
– mais non, gros bêta, pas pour balayer, mais un balai pour voler.
– tes ailes ne fonctionnent plus ?
– si, elles marchent très bien, mais j’en ai besoin pour ressembler à un sorcier, tu sais ce que c’est un sorcier ?
– gros bêta toi même, bien sur que je sais, c’est une sorte de magicien.
– voilà tu y es, un sorcier, c’est aussi une sorte de Marabout, exactement comme s’écrit mon espèce, alors pour y ressembler encore plus il me faut un balai.
– compris, mais bon je ne pense pas qu’on en trouve ici, alors je te propose d’en fabriquer un, on va prendre un roseau, on va y attacher à un bout des herbes, et le tour sera joué.
– oh, merci, toi tu es un vrai pote !
On se met à la tache pour fabriquer le balai en question, et quelques minutes plus tard, un beau balai fait maison est posé devant le Marabout trop content de l’enfourcher et de s’envoler avec…

Crédit photo : Alain Pons

Le Marabout Cherche un Balai

Le Marabout Cherche un Balai

Ah, je vois ma Panthère de l’autre jour, elle n’a pas l’air en forme encore, allons bon, qu’est ce qui ne va pas pour elle, décidément pas de chance, je vais l’aider, comme l’autre jour, je trouverais bien un moyen pour qu’elle aille toujours bien.
– coucou ! C’est moi !
– C’est moi ? Qui moi ?
– ben tu me reconnais pas ? Mais à bien te regarder, moi non plus je ne te reconnais pas, je t’ai pris pour mon ami Panthère que j’ai rencontré l’autre jour, je lui ai remonté le moral, et quand je l’ai quitté elle semblait aller bien.
– à défaut de Panthère, je suis un Guépard, et si tu as remonté le moral à la Panthère, peut être que tu peux faire quelque chose pour moi.
– mais bien sûr, allez racontes, je t’écoute.
– depuis deux ou trois jours, je suis fatigué, mais fatigué de chez fatigué, moi qui suis le roi de la course, j’arrive à peine à mettre une patte devant l’autre.
– ah bon, dis moi en plus, que je puisse t’aider.
– ben, mis à part que je ne fais que courir, et ça tous les jours, du matin au soir, pour savoir si je suis toujours le plus rapide des félins, j’ai rien changé à ma vie.
– je vois, je vois, et bien tu vas changer quelque chose : repose toi de temps en temps, à force de courir sans arrêt, ton corps ne suit plus, à partir de maintenant, tu cours une heure, tu te reposes deux heures, et ainsi de suite.
– tu as peut être raison, je vais faire comme tu dis, si je courais comme ça c’est pour me prouver que je suis toujours le plus rapide.
– mais rassures toi, tu seras toujours le plus rapide, puis que la nature t’a donné ce don, ne doutes pas de toi, seulement prends soin de toi.
– tu es un génie toi, dis moi !
– oh pas du tout, je réfléchis, c’est tout ! Pour commencer ton nouveau régime, on va s’allonger tous les deux sous cet arbre, on va faire une sieste de deux heures, et puis on repartira frais comme des fleurs !

Crédit photo : Alain Pons

Le Guépard Fatigué

Le Guépard Fatigué

Ouf, qu’il fait chaud aujourd’hui ! Vite, un petit tour à la grande étendue d’eau où j’ai assisté au bal des Zèbres, au loin j’ai vu de très grosses bêtes qui faisaient des éclaboussures géantes, je vais aller les voir et leur demander si je peux me baigner avec eux, et surtout si je peux jouer avec eux, en plus je vais faire la connaissance de ces sortes d’Eléphants.
Ah, je les vois là bas, au même endroit que la dernière fois, et ils sont en train de prendre un bain mémorable, je sens que je vais m’amuser comme un fou !
– bonjour vous ! Je peux venir me baigner avec vous ?
– pas de problème, plus on est de fous, plus on rit !
– ah, je connais bien cette expression, et je suis complètement d’accord avec vous.
Je fais un grand plongeon et me retrouve avec eux, ce bain est un vrai régal, et pour couronner le tout, je me mets sur leur gros museau, ils me balancent en l’air, je vole très haut, fais un grand saut, pour tomber tête première dans l’eau !
– wahou ! C’est trop bien, encore…
– et bien, tu te régales toi.
– et comment, vous êtes les meilleurs Eléphants d’eau que j’ai jamais vu !
– ben, on n’est pas des Eléphants ?
– je me disais aussi, car mis à part la grande taille, vous ne leur ressemblez pas vraiment, vous avez un nez plus court mais plus gros, et comment vous vous appelez alors ?
– des Hippopotames, voyons !
– ben les Hippopotames, je suis ravi d’avoir fait votre connaissance, on s’amuse bien avec vous. Je pourrais revenir ?
– c’est quand tu veux, nous aussi, on s’est régalé, il y a peu d’animaux qui jouent comme toi, un vrai plaisir.
– promis, je reviendrais…
– et à qui on a à faire ?
– Koukïn, je m’appelle Koukïn, je suis arrivé en Afrique pour rencontrer plein d’animaux que je ne connaissais pas, et j’avoue que jusqu’ici tout est terrible !

Crédit photo : Alain Pons

Un Bain avec les Hippopotames

Un Bain avec les Hippopotames

Je ne t’ai pas encore parlé des paysages d’Afrique, c’est très différent de ma région natale, rien n’est pareil, la végétation, les cours d’eau, les étendues d’eau, les arbres, et la flore aussi, mais il y a une chose pareille, c’est le ciel, avec les nuages, le soleil, les étoiles, tout est identique, peut être seulement une façon différente de voir tout ça, les nuages sont peu nombreux, le soleil plus éclatant et les étoiles semblent plus proches. C’est magique ce continent, on dirait que rien n’a changé depuis des millénaires, peut être parce que les hommes qui vivent là sont restés plus près de la nature…
Bon, assez parlé du paysage, je vais à la recherche de mon nouvel ami. Je le vois d’ailleurs, perché sur un arbre, il est très gros, presque comme le Lion, mais ses couleurs sont pas du tout les mêmes. Il semble un peu triste, allons bon, qu’est ce qui lui arrive ?
– bonjour genre Lion, mais pas de la même couleur…
– qu’elle drôle de comparaison, on ne m’avait jamais dit ça, mais j’aimerai bien être un Lion parfois.
– pourquoi tu dis ça ? Ça va pas dans ta tête ?
– ben à vrai dire pas trop, je me fais du soucis pour pas finir en manteau de fourrure, les Lions eux sont tranquilles, car on ne fait pas de manteau en fourrure de Lion, par contre la fourrure de Panthère, c’est très mode.
– ah, ici aussi il y a des chasseurs !
– oui, chez toi aussi ?
– et oui, il y en a partout dans le monde.
– et qu’est ce qu’on pourrait faire pour arrêter ça ?
– j’ai une idée, on va tous se réunir un jour, tous les animaux du monde entier, et s’énerver très fort, dire qu’on a en marre, qu’il faut qu’ils arrêtent de nous chasser.
– entièrement d’accord !
– et pour ajouter un poids supplémentaire, je connais beaucoup d’humains qui luttent pour nous défendre, je suis sûr qu’ils se joindront à nous.
– plus que parfait, on commence quand ?
– c’est parti à l’instant !

Crédit photo : Alain Pons

La Panthère Soucieuse

La Panthère Soucieuse

Comme je passe de superbes journées, et de belles nuits aussi, c’est vraiment bien l’Afrique, je suis très content d’être venu. Et qu’est ce que je vais bien rencontrer aujourd’hui, ça pullule d’animaux, il y en a dans tous les coins, dans les airs, sur la terre, dans l’eau, enfin partout !
Je marche en tournant la tête de tous les côtés, et je vois entre de hautes herbes, une tête de ce qu’il y a de plus parfait que j’ai jamais vu, cet animal ressemble à s’y méprendre à un Lynx, mais je suis sûr que c’est une autre espèce, je vais lui demander, et il va me raconter quelque chose en plus.
– hello, je suis nouveau dans la région, tu ressembles fortement à un animal qui vit chez moi, mais toi quelle est ton espèce ?
– moi je suis un Caracal, et ton animal à qui je ressemble comment s’appelle t il ?
– un Lynx, tu connais ?
– mais oui bien sûr, c’est pratiquement la même espèce que moi, moi je vis en Afrique, c’est ça notre différence, avec quelques petits détails.
– mais dis moi, comment ça se fait que tu sois aussi parfait ?
– parfait ? Comment ça, j’ai pas mal de défaut.
– je veux parler de ton apparence, ta tête, en autre, est d’une symétrie impeccable, tes deux yeux entourés de noir de la même façon, ton museau où sont plantées des moustaches identiques, deux petits traits noirs de chaque côté de ton front, tes oreilles, tes couleurs, tout… enfin tout !
– ah non, regarde bien, il y a un petit défaut, j’ai une oreille moins poilue, et le plumeau en dessus est par contre plus fourni et plus noir.
– attends voir, je m’approche.
– là regarde bien, la gauche
– oh, là, tu titilles !
– ben non, juste pour te dire que je ne suis pas parfait, personne ne l’est d’ailleurs, et fort heureusement, car déjà qu’il y a beaucoup de jaloux, qu’est ce que ça serait si a perfection existait !
– là tu as raison, mais tu es vraiment très beau, j’insiste.
– merci, et passe le bonjour à ton ami Lynx quand tu le verras.
– pas de problème, j’y penserai, et lui décrirai ta beauté, car ça, je suis sur de ne pas l’oublier.

Crédit photo Alain Pons

Le Caracal Parfait

Le Caracal Parfait

Oh là là… Quelle beauté ! Je vois tout près de moi, posé sur une tige, un magnifique petit Oiseau, il est d’une splendeur rare, des couleurs à m’en couper le souffle, et d’une finesse si élégante. Je ne peux pas m’empêcher d’aller lui parler, et ainsi je vais profiter de sa beauté en lui faisant la causette.
– bonjour magnifique Oiseau !
– oh, quel beau compliment de bon matin, ça fait plaisir, mais toi non plus tu n’es pas mal.
– bof, moi je suis tout en poils avec des couleurs assez uniformes, mais toi, ces couleurs ! Oh là là, ces couleurs !
– tu sais tout le monde est beau, tout le monde a ses valeurs, il suffit seulement de bien chercher, même les animaux avec une seule couleur, qu’il soit de plumes, de poils, d’écailles, ont toujours une réelle beauté.
– oui, c’est vrai ce que tu dis, mais parfois il faut dire que certains ne sont pas gâté par la nature.
– écoutes, un jour j’ai rencontré un pauvre Oiseau qui avait eu un accident, ses plumes étaient toutes éparses, son bec était tordu, et pour finir il avait perdu un oeil, je lui est parlé et cherché en lui ce qu’il y avait de beau dans son coeur, et je peux t’assurer que c’est un être d’une gentillesse immense, d’une délicatesse que je n’avais jamais vu, et du coup je l’ai trouvé le plus beau de la terre !
– quelle belle leçon de vie tu me donnes là ! Et je te promets que lorsque je ferai une rencontre d’un animal, ou autre, comme cet Oiseau que tu as rencontré, je me rappellerai ce que tu m’as appris, et je suis sûr de trouver une beauté dans son coeur.
– tu as tout compris toi, et je peux t’assurer qu’avec la beauté de ton âme tu vas faire des ravages !
– ben dis donc, quelle belle rencontre, décidément tout est beau aujourd’hui …

Crédit photo : Alain Pons

Le Gentil Martin Pêcheur

Le Gentil Martin Pêcheur

Je me suis vraiment régalé hier avec mon nouvel ami l’Eléphant, et il ne m’a pas écrasé, je suis indemne, pas une égratignure ! On a passé la journée à bavarder, il m’a appris beaucoup de choses sur l’Afrique, et m’a donné des conseils pour voir le maximum d’espèces, et surtout où et comment les trouver. Du coup je ne partirai pas sans le revoir, pour le remercier, mais encore plus, pour passer du temps avec lui.
Je me dis ça, quand j’aperçois au loin un troupeau de Moutons, mais comment c’est possible ? Comment ils ont fait pour venir jusqu’ici en Afrique ? Ils ont dû mobiliser toute une escadrille d’Oiseaux pour tous les emmener, c’est pas possible, allons voir ça de plus près.
Mais plus j’avance, plus les soit disant Moutons sont beaucoup plus gros que ce que je connais, ils ressemblent plus à des Boeufs qu’à des Moutons. Je vais leur demander pourquoi ils marchent comme les Moutons.
– heps, bonjour, euh ? Je connais pas votre espèce ?
– nous sommes de Gnous.
– des Gnous, quel drôle de nom, et pourquoi vous marchez tous comme des Moutons, tous à la queue leu leu.
– ben, on sait pas ce que marcher à la « queue leu leu » veut dire, mais c’est notre façon de marcher, on est bien comme ça, comme les Moutons surement.
– parfait, mais dites moi, vous savez chanter ?
– ça nous arrive parfois, pourquoi cette question aussi ?
– c’est la chanson des Moutons, et je vais vous l’apprendre, vous allez voir, plus jamais vous ne passerez inaperçus, et vous aurez un succès fou…
Et je leur apprends la célèbre chanson « A La Queue Leu Leu » des Moutons que j’ai vu en février, et j’avoue que, mis à part les Moutons et le décor, c’est très ressemblant..

Crédit photo : Alain Pons

Les Gnous comme les Moutons

Les Gnous comme les Moutons

Non mais quel vacarme ! Je dormais là, tranquillement, au pied d’un gros arbre, très bien installé à l’ombre, quand tout à coup j’ai senti la terre qui tremblait. J’ai tout de suite pensé à un tremblement de terre bien sur, puis j’ai vu un nuage de poussière tout droit devant moi, j’ai grimpé alors dans l’arbre pour voir ce qu’il se passait, et je vois un énorme bête qui courait dans ma direction.
– eh ben dis donc, t’en fais un boucan !
– oh, Koukïn, désolé, mais je savais que tu étais là, et je ne voulais pas te rater, alors j’ai couru aussi vite que j’ai pu.
– Koukïn ? Mais ? Comment tu me connais ? C’est pas possible, je ne suis arrivé que depuis peu.
– notre roi me l’a dit à moi l’Eléphant, et je n’avais pas vu de Renard de ma vie, alors voilà pourquoi tant de précipitation.
– enchanté Eléphant, moi non plus je n’ai jamais vu d’Eléphant de ma vie, et je t’avoue que j’en ai plein les yeux, je t’imaginais grand, mais à ce point ! J’étais loin de la vérité, tu es un véritable spectacle à toi tout seul.
– c’est vrai ?
– vrai de vrai.
– oh, comme je suis content que tu me dises ça, je sens qu’on va faire une belle paire d’ami !
– ça tombe bien, je n’ai pas encore d’ami, j’ai laissé mon meilleur ami dans ma région, c’est un Loup, il est super gentil, on s’entend à merveille. Et oui, je veux bien être ton ami, mais ça va pas être simple, je suis si petit à côté de toi, j’ai peur que tu ne me vois pas toujours, et que tu m’écrases.
– t’inquiètes pas, tu n’auras qu’à dire « aïe »…
– en espérant en avoir le temps ! Tu me plais toi, t’es un rigolo !

Peinture de Patricia Hyvernat

Le Vacarme de l'Eléphant

Le Vacarme de l’Eléphant

Je suis resté très tard à contempler les Zèbres, je ne me lassais pas de les regarder, et comme je l’avais prévu, on a pris un bon bain ensemble, puis la nuit est tombée et je suis resté tout près pour dormir.
Combien j’ai bien fait, car dès le lever du jour un spectacle grandiose m’attendait dans le lac, des centaines d’Oiseaux barbotaient, mais des Oiseux d’une couleur superbe… Ah, si maman et Malicia étaient là, c’est leur couleur préféré : rose… Des Oiseaux roses !
– salut les amis, et amies, je me suis approché de vous pour vous parler de votre couleur, on vous a jamais dit qu’elle est très belle ?
– bonjour Renard, non pas vraiment, parfois on entend des humains faire des : oh ! Nous pensons que c’est au sujet de notre look.
– vous avez dit : Renard !
– ben oui, tu es bien un Renard ?
– parfaitement, un Renard roux.
– et tu manges des oranges, des abricots ou des carottes ?
– quelle drôle d’idée, oui j’en mange, mais aussi beaucoup d’autres choses, pourquoi ?
– pour ta couleur, tu nous fais des éloges pour notre couleur, sais tu que c’est grâce à toutes les crevettes qu’on mange qu’on a cette couleur ?
– ah non, je savais pas, alors si je comprends bien si on mange beaucoup d’aliments d’une seule couleur, elle déteint sur notre corps ?
– pour nous, ça marche.
– bon, ben j’aimerai bien être violet, donc si je mange des tonnes de myrtilles je deviendrai violet ?
– on sait jamais, essaies.
– non mais, je rigolais là, vous m’imaginez violet !

Crédit photo : Alain Pons

Les Flamants tout Roses

Les Flamants tout Roses

De là où je suis j’entends un grand bruit, des pas mêlés à des éclaboussures d’eau, ça vient de ma droite, je cours voir qui fait un tel tapage, et je vais en profiter pour me baigner, et par chance jouer dans l’eau avec ceux qui font tout ce raffut.
A peine sorti du fourré, où d’ailleurs j’ai passé une super nuit, je vois une immense étendue d’eau, comme un lac, ou une grande mare, sur le bord j’aperçois de drôles de Chevaux en train d’aller et venir dans l’eau, quelles étranges couleurs ils ont, et quel drôle de comportement aussi, je vais m’avancer auprès d’eux et j’aurais surement une explication.
– hello, les Chevaux, vous faite quoi exactement ?
– mais, nous ne sommes pas des Chevaux, d’où tu sors ça ?
– ah bon, et vous êtes des quoi alors ?
– hou, la, la, t’es pas d’ici toi ! Nous sommes des Zèbres.
– bien vu, je suis en Afrique depuis peu, et je découvre plein d’animaux que je n’ai jamais vu, alors je recommence : hello, les Zèbres, vous faites quoi ?
– on répète une danse qu’on va présenter pour une fête, on t’invite d’ailleurs.
– je viendrais bien volontiers, c’est quand cette fête ?
– le 21 juin, le jour le plus long de l’année.
– je ne serais plus là peut être, mais si je reste jusqu’à cette date, je viendrais, promis.
– super, bon puisque tu es là, dis nous si nous sommes bien synchronisés, c’est important la synchronisation.
– ok, allez y, je regarde et vous dirai pour la synchronisation.
Et j’assiste à un très beau ballet de Zèbres dans l’eau, ils tournent, ils font des petits bonds de temps en temps, ils avancent en même temps, se rejoignent, pour faire demi tour, tout ça accompagné de l’eau qui retombe dans le lac, pas besoin de musique, le bruit des gouttes d’eau et des sabots s’en chargent : magnifique !
– bravo, c’est parfait… la synchronisation au top, et la musique le summum !

Crédit photo : Alain Pons

Le Bal des Zèbres

Le Bal des Zèbres

J’ai dormi comme pas possible, c’est trop bien ici, pas besoin de terrier, il fait si bon, un simple coin près d’un rocher, au pied d’un arbre ou au milieu d’un fourré est suffisant.
C’est mon deuxième jour, je pars à la rencontre d’un nouveau ami, ce qu’il y a de bien, c’est que les animaux sont tellement grands ou gros, que je n’ai aucun mal à en trouver.
Tiens, justement, j’en vois un très grand, il dépasse les arbres, je vais m’approcher et discuter avec lui, je suis curieux de savoir pourquoi il est si grand, il se contorsionne autour d’une branche, il va pas s’emmêler quand même.
– Hou, hou ! Toi là haut, tu m’entends, tu me vois ?
– oui ? C’est à quel sujet ?
– tout simplement faire ta connaissance, j’adore me faire des amis, et si tu veux bien je te choisis toi aujourd’hui.
– oui je veux bien, tu t’appelles comment ?
– Koukïn, et toi tu as un nom ? Et quelle est ton espèce ? Et pourquoi tu as un si long cou ? Et comment tu as fait pour avoir de si belles taches sur ta peau ?
– ben, ça en fait des questions… Alors dans l’ordre, je m’appelle Sophie, je suis une Girafe, j’ai un long cou qui me permet d’atteindre les plus hautes branches afin de manger, et pour finir mes taches sur ma fourrure sont une sorte de camouflage.
– ah, merci pour ces réponses, je m’endormirai moins bête ce soir… Et dis moi, quand je t’ai aperçu tu semblais te faire des noeuds avec ton long cou et les branches, t’as pas peur que ça t’arrive un jour ?
– t’inquiètes pas petit Koukïn, je suis une véritable acrobate du cou, si je me contorsionne autour d’une branche c’est pour éviter de me déplacer, je limite mes mouvements au plus que je peux, un peu fainéante sur les bords, alors mon cou fait plein de tours pour que j’arrive à attraper le maximum de feuilles.
– ah, je suis rassuré… Allez, on va faire une ballade ?
– avec plaisir ! Pour l’occasion je vais arrêter la fainéantise !

Crédit photo : Alain Pons

La Girafe Acrobate

La Girafe Acrobate

Voilà Céleste m’a laissé au bord de la savane, je meurs d’envie de rencontrer mon premier ami. Qui sera-t-il ? Un gros, un maigre, un grand, un petit ? Je vais vite trouver, car ça bouge dans tous les coins, je crois que je vais me régaler !
J’aperçois une espèce de très gros Chat qui dort paisiblement, je m’approche doucement, je ne voudrais pas le réveiller en sursaut, je ne sais pas à qui j’ai à faire, il est vraiment très gros, laissons le calme, on ne sait jamais.
– qui va là ?
– c’est moi Koukïn, je suis nouveau dans la région, je viens juste d’arriver, tu semblais dormir, mais en fait pas du tout.
– bonjour Koukïn, enchanté, je ne dors que d’un oeil, comme pratiquement tous les félins.
– comme je te disais, je suis nouveau, je suis un Renard, je rêvais de venir en Afrique, pour rencontrer des espèces différentes de celles de mon pays, toi qui es tu ?
– un Lion, je suis aussi le roi des animaux, tu n’en as jamais entendu parlé ?
– le roi des animaux ! Quelle chance de te rencontrer ! Je ne pouvais pas mieux tomber pour une première rencontre, commencer pas le roi des animaux !
– eh bien, tu es content toi, ça fait plaisir, et bienvenue en Afrique.
– merci Lion, j’adore me faire des amis, et toi tu es le premier ici, le roi des animaux, mais quelle aubaine !
– si tu as besoin de quoi que ce soit, reviens me voir, je sais tout sur tout, les animaux, la végétation, le temps qui va faire, les points d’eau, les insectes aussi, sans oublier les oiseaux, et bien plus encore.
– oh ça, je n’y manquerai pas. A savoir tout sur tout, c’est pas pour rien que tu es le roi des animaux !

Crédit photo : Alain Pons

Le Roi des Animaux

Le Roi des Animaux

Le voyage s’est déroulé à merveille, tout d’abord on a survolé la région que je connais si bien, puis j’ai aperçu la mer, que c’est beau, que c’est géant la mer ! Je ne l’avais jamais vu, et pour le coup j’ai eu ma dose…
Au bout de quelques heures, Céleste a voulu atterrir pour se reposer, c’était sur une île, j’en ai profité pour faire la sieste avec lui, et on est reparti, moi entre ses serres, lui battant des ailes, un moment inoubliable, j’avais l’impression d’être le roi du monde avec lui.
– Koukïn, tu vois la côte là bas ?
– où là bas ?
– regarde tout droit, en direction de mon bec, tu apercevras la terre d’Afrique, on est arrivé.
– youpi ! C’est génial, je suis trop content !
– d’abord tu vois la côte comme je t’ai dit, il y a une grande ville, puis plus loin la campagne, et encore plus loin le désert, tu trouveras d’étapes en étapes des amis pour te guider afin que tu rencontres le plus d’animaux possible qui vivent en Afrique.
– ok, ne t’inquiètes pas, j’ai une grande habitude à me faire des amis, où tu me déposes ?
– tout près de la savane, tu pourras ainsi rencontrer beaucoup d’animaux, puis tu gèreras ton périple.
– et toi, tu fais quoi après ?
– comme toi, je parcours le monde pour me faire des amis, c’est le but de ma vie. Au fait tu veux que je te ramène quand tu voudras rentrer ?
– comme c’est gentil d’y penser, mais je crois que je trouverai un autre moyen, l’Hirondelle m’a dit qu’on pouvait aller en Afrique soit en volant, soit en nageant. Je sais très bien que je pourrais pas arriver à nager aussi longtemps, alors j’ai pensé rentrer avec un autre ami, qui sait très bien nager. Je suis sûr de rencontrer celui qui me ramènera par la mer.
– et bien tu es un sacré débrouillard toi, très content d’avoir fait ta connaissance, et j’espère qu’on se reverra un jour, ta compagnie est plus que merveilleuse !
– merci Céleste, oui on se reverra, promis, ça ne peut pas en être autrement…

Photo trouvée sur le web sans crédit

Koukïn est en Afrique

Koukïn est en Afrique

– toc, toc, toc, y a quelqu’un ?
Je suis réveillé par ces mots, quelqu’un est devant l’entrée de mon terrier, vite, je vais voir qui c’est, mais j’en ai une petite idée…
– bonjour Koukïn, alors tu es prêt ?
– oh ! Quel bonheur, un Vautour, le Vautour dont m’a parlé Faucon Blanc, tu es venu me chercher ?
– ben oui, quelle question !
– si tu savais comme je suis content, je vais partir en Afrique, découvrir ce beau et grand continent, on m’a dit qu’il y a tant d’espèces, des animaux que je n’ai jamais vu, même pas en photo.
– oui, tu vas découvrir tout ça, mais il faut partir maintenant, le voyage va être assez long, et par bonheur il fait un temps splendide, on arrivera demain, on fera escale de temps en temps pour que je me repose, tu es prêt ?
– complètement prêt ! Dis moi Vautour comment tu t’appelles, c’est important, on va être ensemble un bon bout de temps.
– mon nom est Céleste, maman avait donné le nom du ciel dans tous les genres possible, pour mes frères et soeurs et moi bien sur ! Une façon de faire un beau clin d’oeil à notre univers.
– parfait Céleste, partons, peux tu voler sur ma région quelques minutes ? Je voudrai dire au revoir à quelques uns, je te dirai au fur et à mesure.
– si ça ne dure pas trop longtemps pas de problème, en plus j’adore faire des connaissances.
En premier, je veux voir ma maman, puis Filou et Malicia, ensuite ma douce Vénus, et pour finir Loupiot mon meilleur ami.
Je les ai vu tous et m’ont souhaité un bon voyage et un bon séjour, Céleste était ravi de les rencontrer, il est comme moi ce Vautour, rencontrer, partager, aimer…

Crédit photo Lionel Hausseguy

Le Voyage avec le Vautour

Le Voyage avec le Vautour

Je sens que mon Oiseau ne va pas tarder, c’est comme ça, un genre de sixième sens, beaucoup d’animaux ont ce sixième sens, ça aide beaucoup, une sorte de petit doigt d’humain, tu sais quand les hommes disent « c’est mon petit doigt qui me l’a dit ».
Je vais monter sur cette montagne, c’est la plus haute de la région, de là haut je vais contempler le paysage, mon beau paysage, histoire de faire le plein de souvenir, d’encrer au plus profond de moi les images de ma région.
Et elle est belle ma région, tout est tellement vert, des centaines d’arbres, des ruisseaux, des rivières, des étangs, des champs, des maisons, des fermes, enfin regarde l’image qui illustre cette histoire, tu pourras partager mon paysage.
Tiens il y a quelques nuages, mais le vent semble les emporter vite au loin, la pluie c’est pas encore pour aujourd’hui, et demain ? Je serais où demain ?
Je reste longtemps sur ma montagne à tout bien admirer, je scrute aussi le ciel, et qui vient vers moi ? Faucon Blanc !
– bonjour Koukïn.
– bonjour Faucon Blanc.
– alors tu es prêt ?
– plus que jamais !
– et bien c’est pour demain, j’ai rencontré un Vautour, il veut bien t’emmener, il est super gentil et rigolo en plus, tu vas te régaler.
– comment te remercier Faucon Blanc ? Sans toi je n’aurais peut être jamais trouvé un Oiseau pour traverser la mer et voir l’Afrique.
– comment me remercier ? C’est simple, envoie moi de belles cartes postales de tous les endroits que tu as adoré.
– promis, allez, je vais vite rentrer, dormir, pour être fin prêt demain. Enfin dormir je sais pas… Je suis tellement excité pour partir faire ce grand voyage. En passant je vais dire au revoir à Vénus, lui dire que je reviendrai vite, et lui raconterai mon périple.

Crédit photo : Thomas Capelli

Mon Paysage

Mon Paysage

Mais c’est pas possible, quel beau temps encore, c’est une chance inouïe ce soleil, mais où sont les nuages ? Je pense qu’ils jouent avec la lune la nuit, car ça fait des jours et des jours qu’ils ne jouent pas avec le soleil, il va finir pas être jaloux, allez, t’inquiète pas soleil, ils vont bien arriver un de ces jours…
Hier j’ai vu de magnifiques fleurs multicolores, je suis sûr qu’il y avaient beaucoup d’insectes qui butinaient, mais c’était trop difficile de les dénicher parmi toutes ces couleurs, il faut que je trouve des fleurs blanches. Donc tu as bien compris, j’ai très envie de rencontrer un insecte, n’importe lequel, tout m’ira.
Je découvre très vite un beau tapis de fleurs très blanches, il y en a des milliers, impossible de pas rencontrer un insecte, ils sont tous à l’affut en cette saison, à retrouver les joies du printemps. J’en distingue un, tout noir, je crois bien que c’est une Fourmi, et oui, exact, une grosse Fourmi noire. Grosse ? Question de parler…
– bonjour Fourmi, on te voit bien sur ce lit de fleurs d’un blanc limpide, tu fais quoi en ce moment ?
– je cherche la cigale de l’été dernier, je me suis mise sur ces fleurs pour bien me faire remarquer, apparemment ça marche, tu ne l’aurais pas vu des fois ?
– mais ma pauvre, c’est pas encore le temps des Cigales, elles arrivent un peu plus tard, vers la fin du mois de juin, si tu as besoin d’aide, je peux le faire, que veux tu ?
– tu ne peux pas remplacer la Cigale, elle chante comme pas deux, ce matin j’ai un cafard monstre, et son chant m’a tellement fait du bien l’année dernière, voilà pourquoi je la cherche.
– bon je peux t’aider comme je t’ai dit, à défaut de Cigale, je te propose d’écouter des Oiseaux, leur chant est aussi un véritable antidépresseur.
– et où je les trouvent tes Oiseaux ?
– PARTOUT ! Il y en a partout… Hou, la, la, t’es vraiment pas bien toi, vite, mets toutes tes oreilles en mode radar, il y en a plein, écoute, ferme les yeux et écoute…
– ça y est je les entends, oh, comme ça fait du bien ! Ça va déjà beaucoup mieux, mais vivement le mois de juin que je la retrouve ma Cigale !

Photo trouvée sur le web sans crédit

La Fourmi Cherche sa Cigale

La Fourmi Cherche sa Cigale

 

Je suis en super forme ce matin, il faut dire que tout est réuni pour que je le sois, il fait si beau, toujours si beau, je profite à fond de mes journées, projette toujours mon futur voyage en Afrique et attends que mon Oiseau vienne me chercher, tout ça me fait aimer encore plus ces belles journées, je ne suis pas impatient, tout vient à point, j’ai tant à faire… Je vais faire une belle ballade dans un pré où poussent une multitude de fleurs, plus belles les unes que les autres.
M’y voilà, que c’est beau ! Que de couleurs ! Ça me donne envie de les peindre pour les immortaliser, il me faudra beaucoup de couleurs pour pouvoir les reproduire, c’est fou quand même tout ce que peut donner la nature.
– hello Koukïn, alors tu viens nous faire une petite visite ?
– vous parlez !
– bien sur, tu es étonné ?
– non, pas vraiment, j’ai bien entendu des arbres me parler, et même des Perce Neige, alors pourquoi pas des belles fleurs de printemps.
– et oui, tout être vivant peut communiquer, il suffit seulement de bien savoir s’y prendre.
– mais moi j’ai rien fait de spécial, alors pourquoi vous arrivez à me parler ?
– oh, Koukïn ! Tu es un être exceptionnel, tout le monde le sait, tu es tellement gentil attentionné, respectueux, que la communication se fait toute seule.
– ben ça c’est vraiment gentil de votre part, mais vous savez c’est pas difficile d’être comme ça, un peu de bonne volonté, un soupçon d’ouverture d’esprit, une pincé de joie de vivre, et beaucoup d’amour, et le tour est joué, c’est à la portée de tout le monde, l’essentiel est de le savoir.
– quelle bonne recette du bonheur, on va la noter, consommer sans modération et surtout la partager !

Photo trouvée sur le web sans crédit

Les Belles Fleurs du Printemps

Les Belles Fleurs du Printemps

Bon c’est bien beau de sauver tout le monde, mais j’aimerai bien trouver un ami oiseau, grand et gros, je veux vraiment partir, le plus vite possible, j’aime bien ma région, c’est pas ça, mais quand j’ai quelque chose dans la tête, j’arrive rien d’autre à projeter, c’est plus fort que moi, têtu le Koukïn !
Quelle merveille d’Oiseau, il semble assez grand, je le vois là bas posé sur une branche, il est vraiment magnifique, ce serait un plaisir de faire le voyage en Afrique avec lui.
– bonjour L’Oiseau, tu fais quoi dans les prochains jours ?
– bonjour Koukïn, pourquoi une telle question ?
– j’ai un projet, et pour ça j’ai besoin d’un Oiseau grand et gros.
– je suis un Faucon, je ne suis pas très gros, ni grand, à côté d’un moineau peut être, mais il y a bien plus grand que moi, c’est quoi ton projet au juste ?
– je voudrais aller en Afrique, et pour y aller les seuls moyens sont nager ou voler, j’ai choisi de voyager par les airs, donc je cherche un Oiseau qui pourrait m’y emmener.
– je crois pas ça possible avec moi, je serais épuisé, tu es un peu trop lourd, pour un petit voyage ça serait envisageable, mais l’Afrique c’est trop loin.
– oh, dommage, j’aurais été tellement content de partir avec toi, tu es tellement beau !
– merci Koukïn, c’est vraiment gentil un si beau compliment, mais je vais t’aider, tu sembles si décidé, je vais voler dans la région toute la journée, je vais bien rencontrer, un Aigle, un Vautour, ou un autre grand Oiseau capable de te porter.
– ça c’est super sympa ! Merci à mon tour !
– de rien Koukïn, dès que j’ai trouvé un Oiseau qui est d’accord, je te l’envoie, pas besoin de l’adresse, je suis sur qu’il te trouvera, tout le monde arrive à trouver quelqu’un quand il s’agit de porter une aide.

Crédit photo Roland Dallanoce

Faucon

Et quand est ce que je vais trouver mon oiseau moi ? Il faut que je me remette à sa recherche aujourd’hui encore, je vais bien finir par le rencontrer mon gros et grand oiseau…
Je marche lentement, je scrute comme un fou tous les horizons possible, comme hier, la forêt et ses arbres, la prairie, les points d’eau et pourquoi pas près d’une ferme, au cas qu’un petit curieux de gros et grand oiseau aimerait rencontrer une poule, une chèvre, une vache…
Je longe la mare, quand j’entends des pleurs, hou, la, la, j’aime pas ça, qui est malheureux à ce point ? Derrière des arbres au bord de la mare, je vois un Castor, il a ses pattes dans son visage, il pleure à chaudes larmes, vite, je cours pour voir si je peux l’aider.
– bonjour petit Castor, tu a l’air vraiment malheureux, je peux t’aider ?
– j’ai perdu ma maison… ouin…
– comment ça tu as perdu ta maison ?
– j’ai mis des jours à la construire, là tout près de ces arbres, et je ne la vois plus… ouin… ouin…
– allez, sèches tes larmes, je vais t’aider.
– oh, trop gentil Koukïn.
Là dessus arrive un autre Castor, il semble bien le connaitre, car il l’appelle par son nom, et je sais pas pourquoi, ça annonce quelque chose de bon.
– et alors Nestor, tu as encore oublié tes lunettes  ! Tiens les voilà je te les ai apporté.
– comment ça il a oublié ses lunettes ? Nestor le Castor porte des lunettes ?
– oui, je suis myope, j’y vois pas deux mètres.
– alors voilà pourquoi tu ne trouves pas ta maison, pose tes lunettes sur le bout de ton nez, et tu vas la retrouver très vite.
– ah ! La voilà ! Je la vois elle juste à quelques mètres.
– pfff… Tu m’as fait un de ses soucis toi, mais le principal est que tout aille bien, et n’oublies pas de porter toujours tes lunettes, en plus ça te va très bien, tu es magnifique, un véritable bijou ces lunettes !

Crédit photo : Lionel Hausseguy

Le Castor Malheureux

Le Castor Malheureux

Bon, c’est pas tout, mais il faut vraiment que je trouve un copain qui va m’emmener en Afrique… Pour ça je peux aller n’importe où, dans la forêt car sur les arbres il a une foule d’oiseaux, dans les prairies où ils aiment à se faire admirer, et dans les étangs où ils viennent boire comme tout le monde.
Oh, j’en vois un justement près de la mare, il n’a pas l’air très costaud pour pouvoir me transporter, peut importe allons voir quand même. Il semble très affairé, j’aimerai bien voir qu’est ce qu’il fait.
C’est un beau Héron, monté sur ses petites pattes frêles, mais plus je m’approche et plus j’entends des petits cris, mais qu’est ce qu’il fait ce coquin de Héron, j’y vais en courant, je ne voudrais pas rater ce qu’il fait.
– héla, le Héron, tu fais quoi là ? C’est bien un pauvre petit rat qui crie si fort, et que tu as dans ton bec ?
– che peux pas parchler, ché la bouche pleichne.
– ben lâche le !
– cha va nonch ?
– si ça va très bien, lâche ce petit Rat tout de suite !
Devant mon ton très autoritaire, le Héron lâche le petit rat, trop content de s’échapper.
– voilà, tu es content ! C’était mon repas de midi ! Et maintenant qu’est ce que je vais bien pouvoir manger ?
– ben il y a une foule de choses, des herbes, des fleurs, des graines, des baies… Si tu cherches tu trouveras, et si tu fais un petit détour par une ferme, là c’est innombrable ce que tu peux trouver à manger…
– mais j’avais envie d’un Rat !
– ben, pas pour cette fois ci, je déteste entendre crier un animal, c’est plus fort que moi, il faut que je le sauve !
– bon ça va, t’as raison.
– dis moi, puisque je te rencontre, tu ne te sentirais pas de m’emmener en Afrique, toi qui sait voler, j’ai très envie d’y aller.
– je ne pense pas mon ami, tu es un peu trop gros, et moi trop menu, mais j’y pense, si je mange pleins de Rats, pourquoi pas ?
– OUBLIES !

Crédit Photo : Clo Lachat

Le Héron et le Petit Rat

Le Héron et le Petit Rat

Aujourd’hui, petite promenade dans les prés, j’ai envie de voir des fleurs, le printemps apporte avec lui la renaissance des fleurs, j’en ai déjà vu beaucoup, mais pas de très près, l’autre jour en me baladant avec Vénus, j’ai aperçu un immense champ tout jaune, je suis sûr que c’était des fleurs, je sais parfaitement où il se situe, allez, suis moi…
Oh ! Magnifique, superbe, grandiose… Des Jonquilles, des milliers de Jonquilles, merveilleuses clochettes jaunes, montées sur des tiges d’un vert profond, je vais m’y baigner dedans, car c’est un vrai bain, on ne voit que ma tête qui dépasse tellement elles sont hautes, presque sur chaque fleur, un insecte qui fouille comme s’il cherchait un trésor, et comme ils ont raison, ces fleurs sont de vraies trésors !
Au dessus de moi passe un oiseau, ça me rappelle ma nouvelle amie l’Hirondelle, elle m’a parlé de l’Afrique, et il faut que je trouve un moyen d’y aller.
– hé, l’Oiseau, tu sais pas comme je pourrai aller en Afrique par hasard ?
– en Afrique ? Mais c’est loin, et il faut soit nager, soit voler pour y arriver.
– ben, je sais pas voler, mais je sais très bien nager.
– le problème est qu’il faut nager très longtemps, être un Poisson par exemple.
– bon, je ne suis ni un Poisson, ni un Oiseau, alors comment je fais ?
– je vois, je vois… Attends que je réfléchisse… Ça y est j’ai trouvé !
– dis moi vite !
– trouves un ami Poisson assez gros, ou un ami Oiseau assez gros aussi, l’un ou l’autre se feront un plaisir de t’y emmener.
– c’est une très bonne idée, merci l’Oiseau !
– tu sais c’est pas difficile de réfléchir quand on est dans un si beau champ de fleurs, ça inspire pour trouver des idées.

Crédit photo : Philippe Gorde

Le Champ de Jonquilles

Le Champ de Jonquilles

Que la journée d’hier a été magique ! Vénus et moi nous nous sommes tant raconté de choses, tout ce qui nous est arrivé depuis notre naissance, elle m’a parlé de sa maman, combien elle l’aime, puis tout ce qu’elle a fait avec ses frères, ils sont des coquins comme Filou et moi, puis elle m’a fait aussi beaucoup pensé à Malicia, il faudra qu’elle la rencontre un jour, je suis sûr qu’elles seront très amies, à se régaler pour se raconter des histoires de filles.
Bon, c’est pas tout, il faut que je me ravitaille un peu, mon ventre grogne, il faut que je trouve à manger.
Ah, voilà une cabane, je crois qu’elle appartient à un berger, je l’ai vu l’autre jour, il est rentré à l’intérieur pendant que ses bêtes broutaient dans le pré, et qui dit cabane de berger, dit qu’il y a à manger, je vais bien trouver un petit trou pour me glisser à l’intérieur.
Pendant que je me dis ça, j’ai l’impression d’être observé, et je vois au milieu du près un oeil qui me regarde, faisons comme si de rien était, on verra bien.
Je trouve un bon morceau de pain, du fromage, et des pommes… Un vrai régal, mais qu’est devenu l’oeil qui me surveillait ?
Je ressors et fais semblant de partir, en vérité je me cache derrière un arbre, j’attends de voir à qui appartient cet oeil. Et qui je vois ? Qui arrive en faisant des petits bonds ? Monsieur Lapin ! Ah, le coquin, il m’a suivi pour voir si il n’y avait rien à craindre pour entrer dans la cabane, et surtout pour voir si je me lèche les babines, signe d’un bon repas.
– alors, on m’espionne ?
– bou ! Tu m’as fait peur Koukïn !
– Lapin Magicien ! Je t’ai reconnu ! Tu vas bien ? Je  vois que tu ne perds pas le nord, allez entre, et régale toi, je suis sûr que le berger n’y verra que du feu s’il lui manque de la nourriture, et peut être qu’il en laisse pour nous ? A très bientôt, content de t’avoir revu…

Crédit photo : David Huerta

Mon Coquin de Lapin

Mon Coquin de Lapin

Ce matin, c’est pas pareil, je me réveille très tôt, j’ai pas trop dormi, mais peu importe, j’ai mieux à faire, mon voeu va peut être se réaliser, c’est mon étoile qui me l’a dit, et j’y crois, c’est le mieux pour que ça arrive.
Il fait si beau encore, le soleil est éclatant, la nature si verte, une merveille de tout ! Le jour idéal pour une belle rencontre…
Je monte, je descends, je vais à droite, puis à gauche, je fais un tour dans la forêt, mais il y a trop d’arbres, je pense que c’est mieux dans les prairies, ou en bordure de forêt, ma vue peut mieux scruter tout ce qui se passe, au moindre bruit, au moindre mouvement, je suis sûr de bien y voir.
Et… La voilà ! Quelle beauté ! Quelle merveille ! Je suis aux anges ! J’ai des étoiles dans les yeux, des mélodies dans les oreilles, l’odeur des fleurs autour de mon nez, et des ailes à la place des pattes !
Je cours, plutôt, je vole avec mes étoiles, ma musique et mes fleurs, au devant d’elle, je vais enfin la rencontrer, la connaitre…
– oh ! Bonjour toi ! Si tu savais…
– bonjour toi aussi, si tu savais quoi ?
– que c’est toi !
– moi ? Moi qui ? Moi quoi ?
– je vais tout te dire, cette nuit j’ai fais une ballade au clair de lune, j’ai vu une étoile filante, j’ai fais un voeu, et mon voeu c’est de te rencontrer, de rencontrer ma douce.
– ça alors ! Moi aussi j’ai vu une étoile filante cette nuit, j’avais envie de me promener au clair de lune moi aussi, j’ai vu une étoile filante, j’ai fait le même voeu que toi.
– que dire ? C’est le bonheur absolu, on est fait pour se rencontrer, et surtout se revoir souvent, comment tu t’appelles ?
– Vénus, je suis née par une belle nuit, ma maman a regardé le ciel et nous a trouvé nos noms dans le ciel pour nous trois, j’ai deux frères, Saturne et Mercure.
– magnifique ! Allez viens on va faire encore plus connaissance, moi c’est Koukïn.
– Koukïn ? Que rêver de mieux ! Moi et le célèbre Koukïn…
Vénus et Koukïn, le voeu réalisé pour la vie !

Crédit photo : Georges Laruelle

Ma Douce Amie

Ma Douce Amie

Aujourd’hui, j’ai décidé de faire une ballade la nuit, j’ai très peu vu ce qui se passe la nuit, une fois ou deux, pas plus, et je me souviens que c’était trop bien, tout est si calme, et le ciel est inondé d’étoiles.
Donc je me lève assez tard, je vais faire un petit tour et une grosse sieste, je serai en pleine forme pour profiter de cette ballade nocturne…
Voilà le soleil se couche, la lune monte, elle semble presque pleine, je pense qu’elle le sera demain ou après demain, mais pour moi c’est suffisant, car le plus beau ce sont les étoiles, il y en a des milliers, un jour j’essaierai de les compter, je pense que j’aurai quand même besoin d’aide, il faut que je trouve un ami pour m’aider à les compter, peut être Loupiot ?
Je suis couché sur le dos, mes quatre pattes de chaque côté de mon corps, je suis si bien, puis tout à coup je vois une étoile filante, et comme le veut la tradition, je vais faire un voeu, en y pensant très fort, il se réalisera peut être, en tout cas j’y crois ferme, un peu comme les voeux des trois Chevêches.
Mon voeu est de rencontrer ma douce amie, demain ce serait si bien, et je lui raconterai ma ballade et mon voeu de cette nuit magique !
Et pourquoi pas que ce soit avec elle que je compte les étoiles ?

Crédit photo : Georges Laruelle

Ma Ballade de Nuit

Ma Ballade de Nuit

Toujours un temps magnifique pour ce 1er Mai, le printemps dans toute sa splendeur, un vrai printemps ! Je vais en voir des choses par un temps pareil…
Pas sitôt je me dis ça, que mon regard est attiré par un battement d’ailes, c’est tout petit, je m’approche et je vais faire la connaissance de ce petit être.
– bonjour monsieur, ou madame, ou encore mademoiselle, dis moi en plus.
– je suis une madame Libellule, et toi ?
– moi ? Je suis un Renard, je m’appelle Koukïn.
– enchantée, c’est une première pour moi de rencontrer un Renard.
– et pour moi aussi de rencontrer une Libellule ! Et en ce 1er Mai ça tombe bien… Une première pour tout !
– je cherche quelque chose de bon à manger, tu n’aurais pas une idée où je pourrais trouver ça ?
– et bien, ça ne manque pas, regarde autour de toi, il y a une foule de bonnes choses.
– oui, je sais, mais je suis gourmande, je voudrais découvrir un met qui sort de l’ordinaire.
– ok, je vois, tu vas aller dans une ferme, et là tu vas trouver beaucoup de sortes de nourriture, et le top, c’est qu’il fait beau, la maison aura ses fenêtres ouvertes, dirige toi dans la cuisine, au moment des repas, petite comme tu es, tu passeras inaperçue, et régales toi, après tu me raconteras.
– merci Koukïn, c’est d’accord, je te raconterai, allez, au revoir !
Bon, je ne vais pas l’attendre aujourd’hui, car avec le gros ventre qu’elle aura après son festin, elle ne pourra voler que demain…

Crédit photo : Georges Laruelle

La Libellule Gourmande

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