Archives de la catégorie Janvier

J’hésite à sortir car dehors il y a une tempête de neige très forte, on n’y voit pas à 1 mètre, je l’ai vu pour avoir mis le nez juste à l’entrée de mon terrier, puis je suis retourné à l’intérieur, c’est plus prudent…
Quelques heures plus tard, je retourne et constate que la neige a faibli, le vent aussi, et la clarté est bien meilleure, je ne sais pas si je fais bien, mais l’envie de courir est plus forte, alors : c’est parti pour une balade, et surtout une nouvelle rencontre.
Ça ne fait que quelques minutes que je me promène, je suis loin de mon terrier, autour de moi une vaste étendue de neige, tout autour, mais assez loin, je vois des montagnes impressionnantes, et voilà que la neige se met à retomber de plus belle, le vent souffle assez fort, et la visibilité est de plus en plus mauvaise, mince, je ne sais pas où m’abriter, je n’y vois presque plus rien, allez courage je vais bien trouver.
J’avance, tête baissée pour essayer de sentir une piste, quand je heurte du bout de mon nez quelque chose de dur, mais chaud, c’est drôle comme sensation, comme si je venais de rentrer dans un rocher chauffant ! Mais à ma grande surprise un rocher qui parle…
– Hé là, qui me rentre dedans ?
– heu, ce n’est qu’un pauvre petit Renard, perdu dans cette tempête, pardon le rocher.
– je ne suis pas un rocher, je suis un Boeuf Musqué, je vis dans les montagnes et la neige n’est pas du tout un problème pour moi, et même les tempêtes de neige.
– tu as bien de la chance, faut dire que tu as l’air solide comme un roc, d’où je t’ai confondu avec un rocher, par contre moi j’aimerai bien retrouver mon terrier avant d’être transformé en glaçon !
– écoute, je n’ai aucune idée du chemin que tu dois suivre, par contre viens te blottir sous mon ventre, je te protègerai de la tempête, quand ce sera fini tu pourras rentrer chez toi.
– oh ! Comme c’est gentil, ok, je vais faire ça, merci, et pendant ce temps on fera la causette.
La tempête terminée je sors de dessous ce Boeuf bien douillet, on a discuté un long moment, il m’a raconté des histoires bien jolies, et moi je lui ai raconté celle du Lapin Magicien et celle du cousin du Lapin Magicien, il a beaucoup ri, mais par contre il ne souhaite rencontrer ni l’un ni l’autre, de peur d’attraper la maladie du Boeuf Musqué fou !

Crédit photo : Lionel Hausseguy

Un Boeuf bien Douillet

Un Boeuf bien Douillet

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Comme pratiquement tous les matins, je mets du temps à me réveiller, je m’étire de-ci, de-là, me retourne, me remets en boule, essaie d’ouvrir un oeil, puis le referme, essaie d’ouvrir les deux yeux, puis les referme… Et ça dure, et enfin je me décide, allez c’est bon cette fois, je me mets debout et vaquer à mes occupations en commençant par ma toilette, tout en réfléchissant où je vais bien pouvoir trouver mon petit déjeuner.
Voilà j’ai fini, je suis prêt, je me dirige vers la sortie de mon terrier, et j’aperçois quelque chose qui en bouche une partie, qu’est ce que c’est ? J’avance prudemment, on ne sait jamais.
Mais c’est tout simplement un colis, livré par un animal de la poste, il est enveloppé dans du papier orange, fermé par une ficelle, il y a mon nom et mon adresse :
– Renard Koukïn
– Terrier des 3 Pierres Blanches
– Alpes
Pas de doute, c’est bien moi, mais qu’est ce qu’il y a dans ce colis ? Et qui me l’a envoyé ?
Je me poserai la question de l’auteur de ce cadeau plus tard, en attendant je suis pressé de voir son contenu, j’ouvre le paquet, j’aperçois des jolies couleurs au fur et à mesure, voilà je l’ai complètement ouvert…
Oh ! Quelle merveille ! Un tableau, un tableau d’artiste, il représente un oiseau, un Bouvreuil ? Non, cette fois j’en suis sure, c’est un Rouge Gorge, comme il est joli, comme il est bien peint ! En plus il est sur un tas de neige, autour de lui des branches d’arbre, bien sur sans feuille, si ce n’est que quelques unes qui s’accrochent à cet arbre trop tristes de le laisser seul, et tout à côté une des premières fleurs, l’annonce d’un printemps proche, en ce moment on est au coeur de l’hiver, donc ça restera un souvenir gravé dans ma mémoire.
Il ne me reste plus qu’à l’accrocher dans mon terrier, à côté de 2 autres photos dont je ne me sépare jamais, mais je t’en parlerai plus tard, histoire d’en faire une histoire !

Peinture de : Patricia Hyvernat

Un Cadeau pour Koukin

Un Cadeau pour Koukin

Bon, qu’est ce qui m’attend aujourd’hui, hier j’ai passé une super journée, trop content de mon physique, est ce que je vais rencontrer quelqu’un qui est comme moi, ou alors l’inverse ?
C’est ce qu’on va voir, et pas pour longtemps, car à peine sorti de mon terrier, je vois une tête qui sort d’un autre terrier juste à coté du mien, et il me semble reconnaitre cet individu, j’en ai déjà vu, mais jamais rencontré, enfin de près.
C’est bien ce que je disais, j’ai une super vue, j’ai bien reconnu un Blaireau, mais sa posture me dit qu’il ne va pas très bien, allons bon… c’est reparti pour une confession !
– bonjour, le Blaireau, on dirai que tu as un soucis ?
– pour ça oui, et même deux !
– je vais t’écouter et voir ce que je peux faire.
– le premier, c’est que je suis complètement miro, j’y vois pas à plus d’un mètre, et tout le monde me traite de « blaireau » mais pas dans le sens du vrai terme, enfin du sens d’un animal.
Ouf, ça fait beaucoup à résoudre, comment je vais m’y prendre ? Ah oui, je sais !
– pour ton premier problème, c’est simple, tu n’y vois pas très bien, pas d’importance, je sais que tu entends très bien, et c’est ça ton guide principal, tu sais même les humains ont parfois ce problème, et même certains sont complètement aveugles, c’est les bruits qui les guident et ils s’en sortent très bien !
– ok, je vais utiliser mon ouïe, et c’est vrai, j’entends le moindre bruit, la chance que j’ai ! Mais pour « blaireau » comment faire ?
– alors là, c’est encore plus simple, les animaux te traite de « blaireau » mais sais tu que « blaireau » veut dire « bête », et seul dans le langage des hommes le mot « bête » est péjoratif, pour nous les animaux « bête » c’est notre espèce, un pur synonyme de « animal ». Fais moi confiance, aucun animal sur cette terre n’est malfaisant, tous sont charmants !
– ah bon, et bien voilà qui va m’aider à continuer ma vie dans la sérénité, merci Koukïn !
– et pour finir, je dois t’avouer quelque chose : tu es vraiment très beau, tu as une tête splendide, et crois moi ça aide…

Crédit photo : Denis Girard

Les Problèmes du Blaireau

Les Problèmes du Blaireau

Aujourd’hui j’ai fait une rencontre à laquelle je ne m’attendais vraiment pas, je vais te raconter.
Je me suis levé avec un peu le cafard, ça arrive quelquefois, on ne sait pas trop pourquoi, à vrai dire on ne cherche pas vraiment, peut être de peur d’aggraver l’évènement…
Je pars vite faire mon petit tour, surtout histoire de me changer les idées un peu noires de ce matin, je me dirige vers le lac que j’ai vu hier soir en rentrant et qui brillait au clair de lune, je n’espère pas jouer avec les Poissons coincés sous la glace, mais les voir nager derrière cette glace va très vite me faire oublier mes mauvaises pensées, ils sont trop marrants.
J’arrive sur le lac, penche la tête au dessus, et qu’est ce que je vois ?
Les Poissons?
Non !
Moua ! Voui : MOI !
Mais que je suis beau ! La montagne, la neige, mais surtout cet air froid, pur et limpide, m’ont donné un poil magnifique, ma fourrure rousse a doublé de volume, mes poils blancs autour de ma bouche sont lumineux, ma truffe noire est brillante, mes oreilles plus droites que jamais, et ma queue un véritable panache ! Et le pompom, ou la cerise sur le gâteau, ou le bouquet (bon ça suffit…) des cristaux de neige posés ça et là sur ma fourrure me pare d’un véritable bijou !
Si je ne laisse encore plus aller, je peux ajouter que je suis « Le Phénix des hôtes de ces bois. »
« Le Phénix des hôtes de ces bois ? » : ah non, c’est pas moi ! Ça c’est une autre histoire, je te la raconterai dès que j’aurai trouvé « Le Phénix » en question, je ne t’en dis pas plus… Surprise !
Bon, je m’éloigne de ce reflet de moi dans ce lac, car j’ai l’impression que mes chevilles enflent un peu !

Crédit photo : Lionel Hausseguy

Koukïn un peu Narcissique

Koukïn un peu Narcissique

J’ai eu une journée très chargée, j’ai cherché le cousin du Lapin Magicien, où n’importe quel animal qui aurait eu affaire avec lui, histoire de voir s’il n’a pas dérapé avec ses tours de magie de novice.
Rien de rien, alors comme la nuit tombe, je rentre chez moi, retrouver mon douillet terrier.
Sur le chemin du retour, tout en haut d’une butte d’herbe, un spectacle magnifique : un Cerf !
Un Cerf au clair de lune, je ne distingue que sa silhouette, et un de ses bois sur le reflet de la lune, il est là sans bouger, je crois qu’il m’a senti.
– que fais tu ici ? Tu es perdu ? Tu n’as pas de maison ?
– eh bien, Koukïn, tu ne connais pas le mode de vie des cerfs ?
– pas vraiment, si ce n’est que ta femme est une Biche, et ton bébé un Faon.
– c’est déjà pas mal, nous les Cerfs, nous sommes de grands gambadeurs, nous ne nous perdons jamais et toute la forêt est notre maison, si je suis là en ce moment c’est que je croyais que la lune était pleine et venais l’admirer, mais je me suis trompé elle n’est pas pleine.
– tu as raison, cette lune que tu vois là est montante, je vais te dire un petit truc pour te repérer avec elle : quand tu vois la lune et que tu peux y dessiner un « P » c’est que la lune monte, d’où Premier quartier, quand tu dessines un « D » c’est qu’elle descend d’où Dernier quartier.
– un Koukïn savant, voilà ce que tu es, et merci pour l’info, je vais la faire passer à tous mes amis !

Crédit photo : Alain Pons

Le Cerf au Clair de Lune

Le Cerf au Clair de Lune

Ce matin il faut que je parte à la recherche de ce Lapin Blanc dont m’a parlé le chamois hier, j’ai quelques questions à lui poser.
J’ai toute la journée pour le retrouver, mais voir un Lapin Blanc sur cette neige blanche, j’ai besoin de bien regarder tout ce qui bouge.
Au bout de quelques heures, je vois quelque chose de tout blanc qui fait des bonds, pas trop gros, mais détail important, je distingue quelque chose de noir qui bouge en même temps, je crois que ce petit détail me dit que j’ai trouvé mon énergumène !
C’est bien lui, mon Lapin Blanc, avec un chapeau noir sur sa tête, comme me l’a décrit le Chamois.
– bonjour Lapin Blanc, hier j’ai rencontré un Chamois qui m’a parlé de toi, et j’ai quelques questions concernant ce que tu lui a fait.
– vas y je t’écoute, Koukïn…
Eh bien décidément tout le monde me connait !
– tu as dit au Chamois qu’il pouvait manger du Poisson, et je trouve ça un peu bizarre, ça me rappelle qu’un jour, j’ai rencontré un Lapin qui a transformé mes gouts alimentaires, moi je ne m’en porte pas plus mal, mais imagine un Chamois qui mange du Poisson, tu veux qu’il attrape la maladie du Chamois fou ?
– mais non, je ne veux pas qu’il lui arrive ce genre de chose, et pour le Lapin que tu as rencontré c’est mon cousin, il m’a appris des tours de magie, et hier j’ai commencé par ce Chamois.
– bon, je comprends mieux, mais retourne voir ce Chamois, sort ta baguette magique, fait tourner ton chapeau, enfin fais ce que tu veux, mais dis à ce Chamois qu’il doit se nourrir avec de la végétation, comme à son habitude, sinon gare à tes oreilles ! Et la prochaine fois réfléchis un peu à ce que tu fais, tu es bien mignon, mais faudrait que tu ne fasses pas ce genre de farce à mes potes, après ils viennent me voir et je dois trouver des solutions à leurs problèmes, ok Lapin Blanc ? Cousin du Lapin Magicien ?
– ok, je vais faire des tours de magie en réfléchissant à ce que tu viens de me dire. Allez je pars immédiatement trouver quelqu’un, et puis je te l’envoie et tu me diras si c’est bon.
– pffff, et bien j’ai pas finis moi !

Photo trouvée sur : « mon wallpaper »
Montage gif : Marie Moulin

Le Cousin du Lapin Magicien

Le Cousin du Lapin Magicien

Je suis réveillé par un bruit infernal ce matin, ça vient juste en dessus de mon terrier, je vais voir qui fait ça, et il va m’entendre, c’est dimanche aujourd’hui et comme tous les dimanche : grasse matinée !
– hé là ! Ca va pas non ? Il y en a qui veulent dormir !
C’est un Chamois, il fait des bonds pas possible, il court dans tout les sens, il affiche un sourire des plus généreux, il se prend pas pour un Putois quand même ?
– bonjour Koukïn, je suis trop content ce matin c’est pour ça que je fais des bonds et que je souris autant !
– tu n’aurais pas rencontré un Putois ?
– non, pourquoi ? Je devrais ?
– non, laisse tomber, dis moi pourquoi tu es si content, j’adore quand on est heureux, histoire de partager.
– j’ai rencontré un Lapin, il était magnifique, tout blanc, et tu sais ce qu’il m’a dit ?
– ben non, allez racontes…
– il m’a dit que dès aujourd’hui je mangerai du Poisson, et je viens de le faire, c’est trop bon !
– et ce Lapin, il n’avait pas de baguette magique ?
– non, il avait juste un chapeau noir sur sa tête.
– hum, hum, je vois, je vois… Je vais aller faire un tour et essayer de rencontrer ce Lapin, je veux en savoir plus, allez, bye, bye le Chamois et ne vide pas la rivière en attendant que j’arrange tout ça !

Photo trouvée sur : « wallpaper abyss »

Le Chamois trop Content

Le Chamois trop Content

Ah ! Comme c’est bon de bien dormir dans un terrier, enfin une vraie maison !
Je suis de très bonne humeur aujourd’hui, je peux rencontrer n’importe qui, n’importe quoi, tout sera bienvenue. Je vais faire un tour du côté des lieux que j’ai vu en arrivant dans cette belle montagne.
Et qui je rencontre… Mon ami le Putois qui m’avait si gentiment offert de partager son terrier.
– bonjour mon ami, j’ai trouvé un terrier, c’est un Ecureuil qui m’a aidé, et je voulais te rencontrer pour te remercier de m’avoir proposé de m’héberger l’autre jour.
– de rien, c’est normal, tu avais l’air perdu, au fait je connais ta réputation et tu vas peut être m’aider, je suis très maladroit dans mes relations avec les autres, dès que je rencontre quelqu’un, je sais pas ce qu’il se passe mais tous s’en vont vite, pourtant je dis rien de méchant, ne dis rien de mal, et même toi je t’ai offert mon toit et tu es parti ! Mais qu’est ce que je ne fais pas bien ?
– hum, hum… c’est pas ce que tu fais ou ce que tu dis qui fait fuir les autres, c’est, comment dirai je… que tu dégages une odeur pas très agréable.
– ah bon ? Et comment faire, c’est ma nature, je suis né comme ça.
– oui je sais, mais j’ai une solution car je sais pourquoi : tu ne sens pas très bon quand tu as peur, et ton corps dégage aussitôt une mauvaise odeur, alors fais moi confiance, personne ne te veut de mal, aborde les autres avec un large sourire et tu verras ils resteront pour bavarder avec toi, et si par malheur tu n’es pas le bienvenu, pars en courant et comme ça ils ne te sentiront pas !
– je savais que tu aurais la solution, j’ai compris et je vais faire exactement ce que tu dis, merci Koukïn, et si par hasard tu as besoin de passer une nuit dans mon terrier, je serai vraiment trop content, et promis je n’aurai pas peur !

Photo trouvée sur le web, crédit : Paul Marinari

Le Putois Maladroit

Le Putois Maladroit

Je me lève très tôt ce matin, j’ai passé encore une nuit dans l’igloo, et comme je disais hier c’est bien mais je veux un terrier, je vais chercher un nouvel ami pour qu’il me dise s’il connait un terrier vide.
Je me dirige vers la forêt, c’est là que j’ai le plus de chance de trouver quelqu’un.
En effet, dès le premier arbre j’entends du bruit, je lève la tête et vois immédiatement d’où vient ce bruit, sur une branche pas très haute un Ecureuil en pleine action, mais de quoi ?
– salut l’Ecureuil, j’ai besoin de toi, tu vas peut être m’aider.
– paa dse plomebe, che chui cha toua dè que che chini mech cheserve.
– quoi ? What ? Que dis tu ?
– PAA DSE PLOMEBE, CHE CHUI CHA TOUA DÈ QUE CHE CHINI MECH CHESERVE !
– ok, t’énerves pas, j’ai compris
Heureusement que Koukïn sais lire sur les lèvres, l’Ecureuil dit : « pas de problème, je suis à toi dès que je finis mes réserves ».
L’Ecureuil termine ce qu’il faisait, c’est à dire qu’il met dans sa bouche tout ce qu’il peut y loger, et le dépose dans son trou d’arbre, c’est sa réserve d’aliments pour les jours qui viennent.
– ça y est j’ai fini, que veux tu Koukïn ?
– comment ça « Koukïn » tu me connais ?
– ben oui, tout le monde te connait, les rumeurs sur ton compte vont vite, tu es tellement célèbre.
– j’en suis très content, mais aujourd’hui c’est moi qui ai besoin d’aide, je cherche un terrier vide pour y faire ma nouvelle maison dans le coin, tu en connais un ?
– tu tombes à pic, il y a une semaine, une maman Renard et ses trois bébés sont partis vivre plus bas dans le sud, elle avait peur que ses bébés prennent froid, tu vois cette butte en dessus du rocher tout noir, c’est juste derrière, elle avait mis trois petites pierres blanches devant l’entrée du terrier, tu ne peux pas te tromper.
– comment te remercier ? Si tu as besoin de moi tu sais où me trouver !

Crédit photo : Georges Laruelle

L'Ecureuil qui fait des Réserves

L’Ecureuil qui fait des Réserves

J’ai passé la nuit (tu as surement trouvé quand tu as lu le titre) dans un igloo !
Toute la journée j’ai cherché un terrier, mais aucun n’était libre, les occupants n’ont pas été très hospitaliers, sauf un…
Par contre je ne suis pas resté car c’était le terrier d’un Putois ! Il était bien gentil, mais je préfère dormir à la belle étoile, tu devines surement pourquoi : l’odeur ! Dommage il était si mignon, promis, je lui rendrai visite un de ces jours et te raconterai son histoire.
J’ai pensé à me réfugier dans une grange, ou une basse court, ou encore dans une cabane, mais j’avais pas envi de détaler en trombe si j’étais découvert par un humain, les humains ne m’aiment pas du tout, ils ont toujours peur que je fasse des dégâts.
Ah, s’ils pouvaient savoir comme je suis gentil…
La nuit c’est bien passée, et j’ai très bien dormir dans cet igloo, mais je préfère un terrier, c’est tellement plus confortable, dès le lever du jour je pars à la rencontre de quelqu’un qui sait surement où je peux trouver mon futur terrier, ma future maison…
Oh, my sweet home ! C’est Fox qui serait content de savoir que je parle anglais !

Crédit photo : Georges Laruelle

La découverte d'un Igloo

La découverte d’un Igloo

Après bien des kilomètres, comme m’a dit Fox, j’atterris dans un paysage rempli de neige, il y en a partout, et des tas ! Sur les chemins, dans les arbres, et même sous les arbres, à moi la belle vie, et le plus beau dans tout ça, c’est que je vais rencontrer des animaux alpins, j’en ai trop peu vu jusqu’à présent.
Mais en premier lieu, il va falloir que je cherche un terrier, pour dormir, pour me reposer, mais surtout pour me préserver du froid.
Depuis que je suis né j’ai changé de terrier plusieurs fois :
– la première fois c’était quand j’étais encore un bébé, maman avait dû tous nous emmener, ma soeur et mon frère et moi, loin de notre terrier où nous sommes nés, en effet il y avait danger, je suis né en juillet et en septembre c’était l’ouverture de la chasse de ces stupides hommes ! Comme s’ils n’avaient pas assez à trouver à manger dans les magasins, il ne chassent pas les Renards mais maman avait peur d’une balle perdue.
– la deuxième fois, le premier jour de mon indépendance, j’avais trouvé un super terrier, mais le problème, c’est qu’il était déjà occupé, et quand le Lièvre est revenu le soir dans sa maison, il m’a fait partir, il ne voulait pas la partager, par contre il a été super gentil, il m’a hébergé pour la nuit et le lendemain je suis parti en chercher un autre. Par ailleurs, j’aimerai bien le revoir ce Lièvre, enfin s’il n’a pas fini dans une casserole de ces stupides chasseurs !
– et le terrier suivant a été le bon, c’est celui que j’ai occupé jusqu’à hier. Bon c’est pas tout de blaguer, il faut trouver ce nouveau terrier, et demain je te raconterai la suite, allez ciao !

Crédit photo : Marie Moulin

Enfin des tas de Neige

Enfin des tas de Neige

Je suis déçu ce matin, il y a peu de neige, rien sur les arbres, quelques plaques seulement, placées aux endroits qui sont à l’ombre, il faut dire que par ce soleil c’est normal, il faut que je trouve un moyen de trouver beaucoup de neige, j’aime trop ça.
Je suis dans la forêt, autour de moi que des arbres, et un bruit dans un arbre tout près attire mon attention, je vais voir ce qu’il y a sur les branches, je devrais trouver quelqu’un, et pourvu que ce soit un futé qui va me renseigner où trouver de la neige…
Ce que je vois dans ce chêne bien vert, je vous le donne en mille !
Un Renard ! Un Renard roux en plus, comme moi.
– hello mon pote, je n’espérai pas trouver aussi futé comme rencontre, car j’ai besoin de bons conseils.
– tu peux compter sur moi, que veux tu ?
– comment tu t’appelles, entre Renard c’est important de savoir.
– mon nom est Fox.
– Fox ? ça veut dire Renard en anglais non ?
– exactement !
– bon question futé, j’ai pas trop vu juste, s’appeler Fox pour un Renard, tu aurais pu trouver plus original.
– exact, mais j’y suis pour rien, faut demander ça à mes parents, bon allons au plus court, que veux tu savoir ?
– un endroit plein de neige, des centimètres de neige, des mètres de neige, des kilomètres de neige …
– ben pour un Renard t’es pas futé non plus ! La neige tu en trouveras en quantité souhaitée plus au nord, prends cette direction là en allant tout droit, mais il va te falloir courir pas mal de kilomètres et tu en trouveras.
– hé, là, je suis futé autant que toi, autant que tous les Renards réunis, mais je suis jeune, et je ne peux pas tout savoir, c’est en rencontrant pleins d’animaux qu’on apprend, au fil des jours on s’enrichit des autres en prenant le meilleur pour avancer, en tout cas merci Fox, et au plaisir de te revoir !

Crédit photo : Marie Moulin

Koukïn rencontre Fox

Koukïn rencontre Fox

Comme j’ai bien dormi cette nuit, j’ai fait de très beaux rêves aussi, c’est normal après cette journée d’hier à courir comme un fou dans ce paysage tout enneigé.
Bon, je suis prêt à rencontrer quelqu’un aujourd’hui, allez c’est parti !
Je me dirige dans la forêt car je veux voir les arbres pleins de neige, et marcher dessous c’est trop rigolo, car parfois des paquets de neige me tombe dessus, je suis tout blanc, impossible de me voir, je me confonds avec la neige.
Sous un arbre, je lève la tête pour voir si un tas de neige va me tomber dessus, et j’aperçois un joli oiseau avec une gorge toute rouge.
– bonjour Rouge-Gorge !
– je ne suis pas un Rouge Gorge, mais un Bouvreuil, et en parlant de gorge je n’arrive plus à chanter aujourd’hui.
– tu es surement enroué, normal par un temps pareil, on attrape vite froid.
– non, je ne pense pas, je vais très bien.
– alors comment ça se fait que tu ne puisses plus chanter ?
– je n’en sais vraiment rien, hier j’étais tellement content de voir la neige, que j’ai chanté à en perdre la tête, j’ai chanté du matin au soir, et même j’ai chanté en dormant, ce matin je me suis réveillé et plus rien ne sort de ma gorge !
– mais c’est pas étonnant que tu ne puisses plus rien sortir de ta gorge, tu es aphone, mon petit oiseau, ta gorge est aussi rouge dedans que dehors, accordes toi quelques heures de silence et tu verras, tu vas pourvoir chanter à nouveau.
– sympa Koukïn, tu es toujours là pour tout savoir, je suis rassuré, merci !
Là dessus je repars en me disant « heureusement qu’il neige rarement, sinon plus un seul chant d’oiseau, que ce serait triste »…

Crédit photo : Georges Laruelle

Le Bouvreuil sans Voix

Le Bouvreuil sans Voix

Wahoou ! Ça y est ! Il a neigé cette nuit !
Alors là, je ne veux voir personne, je veux profiter de cette journée seul à gambader dans la neige…
Je suis comme un fou dans cette neige, j’attends ça depuis 10 mois maintenant, elle a disparu complètement en mars l’année dernière, c’est tellement marrant de faire des bonds dedans, d’enfouir mon museau dedans, de me rouler tout entier dedans !
Je me souviens l’année dernière j’avais fait beaucoup de rencontres, tous les animaux aiment la neige, je crois que c’est parce que ça ne dure pas longtemps, et puis c’est tellement beau, tout est blanc, immaculé, silencieux, allez encore une petite course, puis je vais déjeuner, puis courir encore, puis diner avant d’aller dans mon terrier, demain je serai plus disponible pour bavarder avec de nouveaux copains !
Bye, bye, à demain !

Crédit photo : Georges Laruelle

Koukin et la Neige

Koukin et la Neige

Hou, là, là, il fait très froid ce matin, mais c’est normal, on est au coeur de l’hiver, je sens la neige pas loin, je pense que ça ne va pas tarder, et à moi de batifoler dedans !
Alors je vais rencontrer qui ? A l’heure qu’il est tout le monde est réveillé et cherche son petit déjeuner.
Entre deux branches, je vois un petit museau trop mignon, c’est une Fouine, j’ai bien reconnu ses yeux et son museau, mais surtout son air malin.
– en voilà une belle rencontre, bonjour la Fouine, tu cherches ton repas ?
– oui, oui, c’est ça je fouine !
– ben c’est très original de fouiner pour une Fouine, t’as pas l’air très futée toi…
– qu’est ce que tu veux que je te dise d’autre, une Fouine qui fouine c’est logique non ?
– pour ça oui, mais t’as pas un vocabulaire plus riche ?
– monsieur Koukïn,

« En ce beau matin de janvier neigeux,
« Comme tous les animaux joyeux,
« Je me déplace en ces lieux merveilleux,
« Mes pattes foulant le sol sinueux,
« Mes yeux grands ouverts curieux,
« Mon coeur palpitant chaleureux,
« Mes poumons respirant cet air frileux.

– Alors monsieur Koukïn, c’est mieux ?
– je crois que ça va aller petite poète, une Fouine poète c’est ingénieux !

Crédit photo : Georges Laruelle

La Fouine Poète

La Fouine Poète

Cette rencontre d’aujourd’hui, je ne m’y attendais vraiment pas ! Cet animal est si rare, voire pas du tout à sa place parmi les animaux en Europe, je vais te la raconter.
J’avais tellement soif que je suis allé directement à la rivière, j’étais en train de boire quand je me sens observé par deux yeux un peu effrayants, je lève la tête et je vois planté de l’autre côté de la rivière : un Crocodile !
Oui un Crocodile, incroyable !
– euh, bonjour le Crocodile, c’est surprenant de te voir ici, comment as tu atterri dans cet environnement qui n’est pas le tien ?
– bonjour Koukïn, je te connais de réputation, et j’espérais vraiment te rencontrer pour te raconter ma venue dans cette région. J’étais un tout petit bébé quand j’ai été capturé, j’ai fait un long voyage, je dis long car ça a pris beaucoup de temps, puis je me suis retrouvé dans une famille, où j’étais pas trop mal, puis un jour ces gens m’ont mis ici, je sais pas trop pourquoi, mais ça me plait bien d’être parmi toi et tes amis…
– ah, les humains, certains n’ont aucun respect envers les animaux, je vais te dire ce qui t’est arrivé : tu as été capturé pour être vendu à des hommes qui ont soif de posséder des animaux qui n’ont rien à faire dans des maisons, et puis tu as grandi, trop grandi à leur gout, tu devenais encombrant, alors ils t’ont abandonné dans la nature, comme des lâches… Mais moi, je vais t’accueillir du mieux que je peux, en cherchant des personnes dignes de confiance qui viendront te chercher pour te relâcher dans un environnement qui te conviendra mieux.
– je savais que je pouvais compter sur toi Koukïn pour m’expliquer ce qui m’est arrivé, et en attendant si tu as besoin de mon aide pour pincer les fesses de personnes pas respectueuses de n’importe quel animal, fais le moi savoir, j’ai de très bonnes dents !

Crédit photo : Marie Moulin

Le Crocodile Abandonné

Le Crocodile Abandonné

Enfin la neige est annoncée, mais pas pour aujourd’hui, le soleil est bien là, de temps en temps il se cache derrière un nuage puis apparaît rayonnant.
Il est temps de partir faire mon petit tour, tout en marchant je vais regarder dans les arbres, j’aimerai bien découvrir un Oiseau, n’importe lequel pourvu qu’il me parle un peu.
J’entends des bruits d’ailes, c’est bon signe, mais à en juger ce bruit c’est un gros Oiseau, chic !
Une Chouette, la chance, j’adore !
Oh, ces yeux, mais quel regard ! Je fonds… C’est tellement beau !
– je peux t’aider ?
Car ses battements d’ailes et son regard perçant semblent trahir qu’elle est un peu perdue.
– le soleil me gêne et m’aveugle, je ne peux pas retrouver l’arbre avec mon nid dans un trou, et il faut que je fasse vite car mes yeux souffrent.
– tes yeux souffrent ? Ben on dirait pas… Ils sont magnifiques.
– ça ne se voit pas encore mais ça va pas tarder si je reste là.
– bon suis moi, je ne sais pas où est ton arbre, mais j’en connais un qui pourrait t’héberger en attendant la nuit pour retrouver ton arbre à toi.
Je l’emmène vers le Chêne qui a un coeur d’amoureux gravé sur une branche, et je me rappelle avoir vu un trou assez grand pour loger cette pauvre Chouette. Le Chêne et la Chouette sont ravis de faire connaissance, et à mon avis je crois qu’elle va rester là dans l’arbre de l’amour !

La Chouette au Soleil

La Chouette au Soleil

Je n’ai rencontré aucun animal ce matin, même pas un insecte, pas une fleur, et aucun arbre. Je suis dans une plaine où il n’y a qu’un immense champ d’herbe, je vais quand même continuer, je vais bien trouver quelqu’un.
Et voilà, qu’est ce que je te disais : quatre pattes bien hautes, au bout des pattes des petits sabots, un corps tout poilu, avec des poils marron très clair tachés de blanc, une petite queue qui bouge beaucoup, et une tête avec de beaux yeux beige, des petites oreilles pointues qui remuent beaucoup comme la queue, deux petites cornes, et pour fini une barbichette…
Tu as deviné ?
Une Chèvre !
Elle broute l’herbe, elle a l’air affamé car elle ne s’arrête pas en me voyant.
– tu as bien faim la petite Chèvre, et pourquoi donc ?
Elle s’arrête un tout petit instant et m’explique :
– je fais une expérience, hier j’ai mangé des feuilles, avant hier des fleurs, avant avant hier des légumes, encore avant des fruits, et encore avant des céréales, je teste tout ça pour savoir ce qui me va le mieux, et une fois que j’aurai trouvé, j’en parlerai à monsieur Seguin pour qu’il plante ça dans son jardin, comme ça je ne partirai plus de son enclos, car j’ai vu un Loup traîner par ici et j’ai pas envie de finir dans son ventre !
– bien vu petite Chèvre, tu es savante d’apprendre tout ça, et crois moi ça va te sauver la vie, car j’ai vu moi aussi le Loup hier, et crois moi il doit être très en colère, donc laissons le ruminer sa colère tranquillement loin de notre vue…

Crédit photo : Marie Moulin

La Chèvre Savante

La Chèvre Savante

Aujourd’hui je flâne beaucoup, j’ai du mal à partir de mon terrier, il faut dire que j’ai fait un beau rêve et qu’il m’est difficile de me réveiller complètement, pour prolonger mon rêve même éveillé, mais il faut y aller, une aventure m’attend !
Derrière un arbre je vois une silhouette, mais de là je ne vois pas très bien qui c’est, je m’approche pour découvrir mon ami du jour…
Un Loup !
Même pas peur… Enfin si, quand même un peu…
– bonjour monsieur le Loup, tu vas bien ? Tu as quelque chose à me raconter peut être ?
– ah, monsieur Koukïn tu tombes à pic ! J’ai entendu dire que tu as rencontré un Lapin, une Poule, un Rat, des Pélicans et 3 en plus, une Grenouille, un Chevreuil, un Âne aussi, alors ma question est : où les trouver ?
– oh là… Pourquoi faire ?
– simple question, alors tu me dis ou pas ?
– l’endroit où je les ai rencontré ne te mènera à rien car ils n’y sont plus à l’heure qui l’est.
J’ai bien compris pourquoi ce loup me demande tout ça, il est mort de faim, et je sais pas si le Lapin aura le temps de changer ça avec sa baguette magique, et puis je ne vends pas mes copains, parole de Koukïn !
– écoute le Loup, je ne sais pas où tu peux les trouver, par contre je peux te dire pour la Grenouille, et aussi j’ai vu dans une cabane verte quelque chose que tu pourrais apprécier.
– ok, merci pour ces renseignements, je te revaudrai ça !
La tête du Loup quand il va voir que la Grenouille est en peluche ! Et dans la cabane, des Champignons mauvais à manger… J’aimerai le suivre en étant une petite souris pour voir sa réaction !

Crédit photo : Marie Moulin

Le Loup très Coquin

Le Loup très Coquin

Encore une belle journée, décidément ! J’aimerai bien voir la neige un de ces jours, j’adore courir dans la neige et fourrer mon museau dedans, après il est tout blanc.
Je vais aller faire un tour près de la ferme, où j’ai vu il y a quelques jours des sacs de blé, car si je me souviens bien j’ai cru voir un Âne assez spécial.
M’y voilà et je vois mon Âne dans son enclos, et je vois aussi ce que j’avais trouvé bizarre, il a un pinceau dans la bouche !
– salut Picasso, qu’est ce que tu fais avec un pinceau dans la bouche ?
– ça se voit pas : je peins !
Tout à côté de lui un tableau posé sur son chevalet, mais le tableau est de dos je ne vois pas ce qu’il a peint.
– j’ai le droit de voir ton oeuvre ?
– ah ça oui, et tu vas être super content…
J’ose à peine à me décider pour voir sa peinture, je crains le pire… Voilà qu’est ce que je te disais ! C’est bien du Picasso !
L’Âne a peint notre Koukïn mais d’une façon assez spéciale, il n’est pas sûr qu’il a apprécié, mais c’est pas tous les jours qu’on voit un Âne qui peint, alors respect !

Crédit photos : Marie Moulin

L'âne qui Peint

L’âne qui Peint

La Peinture de l'Ane : c'est Koukïn !

La Peinture de l’Ane : c’est Koukïn !

Je me réveille doucement, comme d’habitude, et pars faire mon petit tour matinal, il fait très froid aujourd’hui, un vent glacial emporte tout sur son passage, je vais éviter les plaines et me mettre à l’abri dans la forêt.
Je m’assois au pied d’un immense arbre, si grand que je ne vois pas le ciel en levant la tête, je cherche s’il n’y a pas un Oiseau qui serait perché, ou un Ecureuil, ou tout autre animal qui se protègerai dans les branches.
– eh oh… Y a personne ?
– si il y a moi.
– qui moi ? Je ne vois rien qui bouge ?
– si mes branches bougent, et aujourd’hui encore plus avec ce vent fort.
– quoi ? C’est toi l’Arbre qui parle ?
– oui, c’est bien moi !
– ça c’est extraordinaire, un Arbre qui parle !
– oui, mais pas n’importe quel Arbre, je suis un Chêne, je suis là depuis plus de 200 ans, et j’en ai vu des choses.
– je ne te le fais pas dire, et qu’as tu vu de plus beau ?
– tous les jours, je contemple le temps qu’il fait, les animaux qui viennent nicher dans mes branches, mais ce que j’ai vu de plus beau c’est un couple, ils sont montés sur mes premières branches, se sont embrassés et ont gravé un coeur avec leurs noms à l’intérieur, c’était magnifique ! Regarde c’est juste un peu plus haut.
En effet je vois bien ce joli coeur avec des noms à l’intérieur, ah l’amour ! C’est beau l’amour !

Crédit photo : Marie Moulin

Le Chêne de l'Amour

Le Chêne de l’Amour

J’entends des pleurs aujourd’hui, allons bon une journée qui commence mal, je vais essayer d’arranger ça…
Je cherche, je cherche, je ne trouve rien, je me rapproche pourtant, les sanglots sont tous près, je vais prendre ma loupe, ça peut m’aider.
Enfin grâce à ma loupe je trouve ! Une petite Chenille, pas très jolie du reste, qui sanglote sur une branche.
– oh là, ma jolie (hum hum) je peux t’aider si tu me dis ce qui t’arrive.
– je suis trop laide, tout le monde le dis, et en plus je me suis vue dans le reflet de l’eau, et c’est vrai… OUIN… OUIIINN !
– mais tes parents ne t’ont pas parlé de ton avenir ?
– non, mes parents travaillent toute la journée, ils n’ont pas trop le temps de tout me dire le soir et les week end.
– bon, c’est pas grave moi j’ai le temps, quand tu seras prête tu vas devenir très très belle, mais alors vraiment très très belle, tu vas te transformer en Papillon !
– wahou, c’est vrai ?
– parfaitement, j’en suis sûr, j’ai bien observé la nature, et j’ai vu des Chenilles comme toi devenir en très peu de temps un merveilleux Papillon.
– merci Koukïn, je suis rassurée.
La voilà qui affiche un magnifique sourire dans lequel j’ai vu le Papillon qu’elle deviendrai…

Illustration animée : Marie Moulin

La Chenille qui Pleure

La Chenille qui Pleure

Ce matin je n’ai pas eu à chercher un compagnon avec qui échanger quelques mots, il est venu à moi !
J’étais paisiblement en train de me réveiller doucement, à m’étirer les pattes pour me lever sans précipitation, et une fois bien réveillé, je vois deux yeux bien ronds qui me regardent.
– hé là, qui va là ?
– heu, ce n’est que moi le Chevreuil, je vadrouille depuis ce matin, dès le lever du soleil, pour trouver pleins de choses à contempler, je t’ai vu tout endormi, j’ai pas fait de bruit pour ne pas te réveiller, et te voir émerger doucement de ton sommeil, et ben dis donc, je peux te dire que tu en as mis du temps !
– comment ça j’ai mis du temps ? Pourquoi je devrai me dépêcher ? Tu ne fais pas de même ?
– Oh non ! Je suis toujours aux aguets, j’ai toujours peur, je ne dors que d’un oeil, et mes réveils sont presque toujours très brusques.
– mais mon pauvre ami, fais donc comme moi, tu as bien vu que je ne risque rien puisque tu m’as observé, petit Chevreuil curieux… Dis toi que d’avoir peur ne changera en rien ta journée, ton destin, prends la vie comme elle vient, et tu verras que peu à peu tu prendras confiance, et ça va bouleverser ta vie ! Tu vas trouver la sérénité qui va te permettre de tout apprécier, tes balades, tes repas, ton sommeil, et surtout ta relation avec les autres.
– merci Koukïn, en fait je suis venu exprès, on m’a dit de venir te voir pour de bons conseils, et la curiosité a été plus forte que la peur !
J’ai fait encore ma BA aujourd’hui !!!

Crédit photo : Georges Laruelle

Le Chevreuil Curieux

Le Chevreuil Curieux

Aujourd’hui je retourne à la mare pour voir si mes 3 zigues d’hier n’y sont pas.
Et non pas de Pélicans en vue, ils sont en train d’écrire leur nouvelle histoire, il leur faut plus de temps…
Qu’est ce que ça qui flotte dans la mare ?
On dirait une Grenouille, une Grenouille sur une feuille, je vais aller lui faire la causette.
– hé, la Grenouille, ça va ?
Pas de réponse, elle est posée sur sa feuille, ne bouge pas, ne parle pas, elle dérive doucement sur la mare.
– oh ! oh ! La Grenouille…
Rien de rien, bizarre, elle a pourtant l’oeil vif, aller, je rentre dans l’eau et je vais la voir de plus près, elle est peut être sourde.
Tout près de la Grenouille je vois qu’elle n’est pas vivante, c’est une Grenouille en peluche, posée sur sa feuille en peluche, bon je la laisse là, elle est trop jolie !
Après réflexion, je pense que les peluches sont vivantes, à condition de leur prêter une âme, il y a beaucoup d’enfants qui en ont, leur « doudou », leur confident, et même des adultes, ceux qui ont tout compris pour garder leur âme d’enfant, faudra qu’un jour j’aille visiter quelques maisons, quand les gens ne sont pas là, je pourrais voir combien d’entres eux ont des peluches de Renard !

Illustration animée : Marie Moulin

La Grenouille en Peluche

La Grenouille en Peluche

C’est parti pour une nouvelle rencontre, on est le 7 janvier et toujours un temps radieux, près de la marre je devrais trouver quelqu’un avec qui passer un moment.
Voilà, qu’est ce que je te disais, je vois pas un, pas deux, mais trois Pélicans, ils semblent super heureux.
– salut les comiques, racontez moi votre joie, que je la partage.
C’est le 1er Pélican qui me répond :
– on vient de finir notre livre et nous sommes prêts à le faire publier.
Le 2ème Pélican rajoute :
– c’est une belle histoire, ça devrait plaire à tout le monde.
Le 3ème Pélican finit :
– je vais te la raconter, c’est l’histoire d’un loup et de nous trois : Paco (Pélican n° 1) construit une maison de paille pour se protéger du Loup, mais il souffle très fort et la maison s’envole, Peter (Pélican n° 2) construit une maison en bois, mais le Loup souffle très fort et la maison s’envole aussi, alors moi Pipin (Pélican n° 3) je construis une maison en briques, je fais entrer mes copains qui n’avaient plus de maison, le Loup arrive souffle, re-souffle, encore et encore plus fort, à s’en perdre les poumons, et rien n’y fait la maison est trop solide. On a gagné ! Le Loup repart trop énervé ! Voilà c’est notre livre, mais il y a pleins de détails, des belles images aussi.
A leur grande surprise je leur dit :
– mais c’est un plagiat ! Vous n’avez pas le droit ! C’est la célèbre histoire des 3 petits Cochons, allez oust… Recommencez une nouvelle histoire, je repasse d’ici peu pour voir ce qu’il en est.

Illustration animée : Marie Moulin

Les 3 Pélicans

Les 3 Pélicans

Toujours aussi beau temps ce 6 janvier, l’idéal pour rencontrer quelqu’un, tout le monde profite de ce soleil aujourd’hui, il serait dommage de s’en priver.
C’est tout de suite après cette réflexion que je vois un bel Ours venir dans ma direction, mais il a l’air si triste.
– bonjour l’Ours, t’as pas l’air en forme ?
– c’est vrai je suis triste, car mon voeu pour cette nouvelle année était que je me transforme en homme.
– en homme ? Mais tu n’y penses pas, oh toi, tu ne connais pas leur expression : “métro, boulot, dodo“ ? C’est d’un monotone… Adieu la liberté de vivre la vie que tu voudrais avoir, soit TA VIE à toi l’Ours, comme la mienne, comme celle de tous les animaux libres autour de nous.
– c’est vrai tu as raison, mais j’aimerai être un homme quand même.
A cet instant je m’assois pour mieux le convaincre, et il s’assoit lui aussi derrière moi, sa tête appuyée contre mon dos, affichant un air vraiment abattu. Un Oiseau vole au-dessus de nous, et il me vient une idée pour le convaincre.
– tu vois cet Oiseau qui vole là haut, et bien essaie de l’imaginer dans une cage… Et maintenant fais la relation de l’Oiseau qui vole, c’est à dire nous, et l’Oiseau dans sa cage, c’est à dire la vie des hommes.
Un sourire illumine sa belle gueule, il a compris ! Il se relève et part vivre sa vie d’Ours, la plus belle vie de liberté qui puisse exister !

Dessin de Nancy Vanadia

L'ours qui voudrait être un Homme

L’ours qui voudrait être un Homme

La journée de ce 5 janvier a été très surprenante, je m’attendais pas du tout à une telle rencontre.
Tout d’abord j’ai entendu chanter, une belle voix, un peu aiguë, mais belle voix, j’ai tout de suite pensé que cet être quel qui soit devrait se présenter à un télé-crochet, je vais aller voir d’où ça vient et lui en parlerai, j’ai des adresses !
Au détour d’une butte toute en mousse je vois un Rat, et c’est bien lui qui chante… il ne fait pas que chanter, il mange aussi !
– bonjour petit Rat, à ce que je peux voir tu vas très bien.
– bonjour petit Renard, oui, je vais bien, et toi ?
– oui, moi aussi, mais j’ai une question à te poser, comment tu fais pour chanter en mangeant ?
– je chante pas, pourquoi tu dis ça  ?
– ben tout simplement j’ai entendu une voix, je me suis laissé guidé vers elle et je t’ai découvert, et je t’assure c’est bien toi qui chante !
Le Rat Chanteur me lance un regard très curieux, comme si je fabulais, un peu comme si j’étais fada, non mais il sait pas à qui il a affaire, il sait pas que les Renards sont le fin du fin des animaux ?
– ah mais j’ai compris ! Pas fou Koukïn ! Tu es tellement content de manger que tu chantes en même temps sans t’en rendre compte ! Mais c’est parfait, continue, c’est super, attention de pas t’étouffer quand même, allez au revoir le Rat Chanteur et bon appétit !

Crédit photo : Georges Laruelle

Le Rat Chanteur

Le Rat Chanteur

Et nous voilà le 4 janvier, toujours un temps splendide, même pas froid aujourd’hui.
J’aimerai bien trouver un peu de blé pour le petit déjeuner, allez c’est parti !
Et qui je croise… une Poule… oui, une Poule !
Je pense que tu connais la réputation que j’ai envers les Poules, et bien non je ne la chasserai pas, je veux savoir ce qu’elle a à me raconter.
En plus elle est vraiment rigolote, une houppette sur la tête, non mais je rêve là ! Intouchable la Poule à la Houppette, trop belle !
– alors la Poule tu fais quoi dans les environs ?
– je cherche de partout mes Poussins, j’ai fait une petite sieste, mes Poussins étaient blottis contre moi, et puis au réveil, disparus ! Je m’inquiète. Mais toi le Renard tu ne les aurais pas croisé ?
– non, mais comme tu as l’air si perdue je vais t’aider à les retrouver, j’irai manger mon blé après.
Je la questionne plus longuement pour en savoir un peu plus, et elle ajoute qu’elle était dans son poulailler lors de la disparition de ses Poussins, et tout près du poulailler il y a une mare aux Canards, avec toute une famille qui barbotait, papa Canard, maman Canard et Canetons.
– ne cherche plus, tes Poussins sont avec les Canetons, c’est bien connu les enfants cherchent toujours la compagnie des enfants, jouer c’est leur vraie passion.
– ok, merci Koukïn, j’y vais tout de suite.
Quelques minutes plus tard, coup de téléphone, c’est maman Poule qui m’annonce qu’elle a retrouvé ses bébés, en compagnie des Canetons bien évidemment, et elle ajoute que plus jamais elle ne fuira les Renards…
Surtout des Renards mangeur de blé !

Illustration animée : Marie Moulin

La Poule à la Houppette

La Poule à la Houppette

Dès mon réveil ce 3 janvier, je pars en exploration, il fait un peu frisquet quand même, sacrée chance d’avoir une telle fourrure…
Une cabane, je vois une cabane toute verte, quelle drôle d’idée de la peindre en vert, moi, j’aurais plutôt vu rose, violet, ou pourquoi pas orange comme moi, je vais entrer, je suis trop curieux, tout semble calme, pas de bruit, il n’y a surement personne.
Mais qu’est ce que tout ça ? Des choses à manger surement, je connais pas, jamais vu, et rien à voir avec tout ce que j’ai déjà mangé, bon un peu de prudence quand même, c’est peut être dégueux….
Ce sont des Champignons, et qui parlent qui plus est !
– heps, le renard, tu devrais passer ton chemin, nous sommes très mauvais pour toi, nous existons surtout pour la déco de la planète, pour te parler un peu de nous, nous nous nourrissons de pluie et d’un peu de terre, et pas besoin de chercher, la terre est toujours là, et la pluie toujours au bon moment, on y puise notre force pour grandir, on vit comme ça tranquilles toute notre vie.
– la chance ! Mais seulement pour question de nourriture, car vous êtes peut être tranquilles, mais vous ne connaissez pas ma vie, faite de rencontres, de balades dans la nature, de siestes sous un arbre, de barbotages dans la rivière, de rires, de larmes parfois, en sachant que ça ira mieux dans peu de temps, tout ça c’est ma vie…
– la chance c’est toi qui l’a Koukïn, dans une prochaine vie nous voudrons être Renards !
– bon, c’est pas tout, il faut que j’y aille, et que je trouve quelque chose de comestible, j’ai rencontré un Lapin hier, qui m’a fait découvrir la saveur du blé, je vais donc retourner près de cette grange, et je suis sûr de rencontrer quelqu’un pour passer un bon moment. Pour le savoir mes copains Champignons, je vous propose de vous connecter et de lire la suite de mes aventures !
Une vie tranquille c’est bien, mais peut être un peu ennuyeux, c’est mieux l’aventure, les passions, les rencontres, même si il y a parfois des risques ! Enfin bref une vie qui bouge…

Crédit photo : Georges Laruelle

La Cabane Verte

La Cabane Verte

Ce beau matin du 2 janvier, je trottine sur un sentier, il fait beau, pas un nuage, un soleil radieux, il ne fait pas du tout froid, juste un petit vent léger…
J’ai faim, c’est pour ça que je me retrouve à marcher, au lieu de me prélasser par un temps pareil, mais que trouver à me mettre sous la dent, rien ne bouge, pas un Oiseau, pas un seul petit Rat des champs, ou des villes, ça me serait bien égal.
Il y a bien des baies de fruits sauvages, des herbes hautes, vertes et fraîches, et même du blé dans ces sacs près de cette grange, mais c’est pas ça qui va me régaler.
Et puis surgit un beau Lapin, les oreilles bien dressées, le pelage brillant, les yeux aux aguets, avec son regard confiant il avance dans ma direction… Quelle aubaine !
A ma grande surprise le Lapin me dit :
– je cherche le chemin du ruisseau, je meurs de soif !
– ben moi, je cherche plutôt une viande bien tendre, et tu me parais parfait…
– hou, là, là, on se calme petit Renard, mais on peut s’arranger, je te trouve à manger et tu m’indiques le ruisseau, ok ?
– ça me semble possible, alors tu me proposes quoi ?
Ce que notre Renard ne savait pas, c’est que c’est « Lapin Magicien » élevé par le plus grand magicien du monde, il sort sa baguette magique et d’un coup transforme les goûts culinaires de Koukïn, de viande fraîche avant, il raffolera de fruits maintenant, et d’herbes de toutes sortes, et même de blé… Enfin tout ce qu’il vient de voir quelques temps plus tôt.
Quel bon échange, Lapin Magicien s’en sort à merveille, de plus envers un Renard !
Tout en dégustant mes végétaux, j’accompagne Lapin Magicien vers le ruisseau, je savais parfaitement où il était, car un jour j’avais fait le mort tout près, pour mieux attraper un Poisson.
La ruse d’un côté, et la magie de l’autre, ont fait le bonheur de chacun, mais surtout la survie de Lapin Magicien !

Montage vidéo : Marie Moulin sur une vidéo réalisée par Georges Laruelle

C’est moi Koukïn, Renard depuis toujours…
Mes yeux malicieux te regarde, mais sans que tu puisses y lire quoi que ce soit, je cache tout, et c’est pour ça que je suis si rusé, si je révèle mes secrets je perds tout pouvoir !
C’est aujourd’hui 1er janvier que mes histoires commencent, enfin celles que je vais te raconter.
J’ai bons nombres d’histoires dans ma tête, mais celles que tu vas entendre sont spéciales, car elles racontent mes rencontres avec des animaux exceptionnels, toutes sortes d’animaux, mêmes des insectes, qui eux n’en sont peut être pas, mais peuvent vraiment prendre une place parmi mes amis, car certains sont trop beaux pour ne pas être cités, il y aura aussi des contes avec des fleurs, des arbres… Et même avec des humains ! Mais que des enfants… Ils sont tellement plus marrants !
Tu vas pouvoir rire quand tu liras certaines histoires, car certaines sont très rigolotes, et c’est tellement bon de rire ! Certaines sont un peu tristes, tout simplement pour démontrer que la vie peut être parfois un peu difficile, mais n’oublie jamais qu’après la pluie vient toujours le beau temps.
Enfin toute la nature réunie dans des histoires pendant 365 jours de cette nouvelle
année qui commence aujourd’hui…
N’en oublie jamais d’en lire, ou de te les faire lire, une par jour, je suis sure que tu le feras car tous les jours tu vas languir de connaître mes aventures quotidiennes.
Ce sont les histoires de « Mes Rencontres d’un Jour »…

Crédit photo : Georges Laruelle

Koukin

Koukin

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