Je regarde mon calendrier, nous sommes le 12 décembre, ça va, j’ai encore quelques jours pour le cadeau de Filou, je n’ai aucun soucis, je sais très exactement où aller le chercher.
Je redescends donc vers les fermes, car hier, mon plan a été bousculé, sacré Koukïne ! Elle sait de qui tenir cette petite Renarde, sa maman a eu du flair de l’appeler par le nom féminin de Koukïn ! Elle me ressemble tellement.
Je vois une tache blanche, avec un peu de gris clair, ça ressemble à un Oiseau, mais il marche, il ne vole pas. Je m’assois un moment pour l’observer. Il y a bien une demi heure qu’il marche, en fait, je dirai même qu’il tourne en rond, j’espère qu’il n’est pas blessé, et ça expliquerai qu’il ne puisse plus voler, oh ! Non ! J’espère tant me tromper, car je n’ai jamais soigné des ailes d’Oiseaux.
Je vais à sa rencontre et je verrai bien ce qu’il en est.
– bonjour, bel Oiseau, c’est la première fois que je vois cette espèce d’Oiseau ici, tu viens d’où ?
– c’est bien là le problème, je sais pas.
– comment ça, tu ne sais pas d’où tu viens ?
– ben non, je suis parti ce matin, j’ai volé très, très longtemps, et quand j’ai vu que j’étais trop fatigué pour continuer, je me suis posé ici.
– ouf !
– quoi ouf ?
– ça fait un moment que je t’observe, j’ai cru que tu avais un problème à tes ailes.
– non, mes ailes ça va bien, mais j’ai bien un problème, je ne retrouve plus mon chemin.
– bon, détend toi, dis moi, ou plutôt décris moi la région où tu vis.
– la chose la plus importante, c’est la mer, puis encore les rochers d’où on peut voir la mer, ou des plages tout près de la mer. Et là j’ai beau tourner en rond je ne vois la mer nulle part.
– je vois, je vois, tu es un Oiseau des mers, et la mer est assez loin, mais tu tombes bien pour m’avoir rencontré, je connais parfaitement le chemin qui mène à la mer, pour m’y être rendu plusieurs fois.
– hourra ! Je vais voir mon chez moi, et comment on fait pour y aller ? Tu ne voles pas.
– là j’ai ma petite idée. Ne bouge pas, je reviens très vite.
Je monte au dessus d’un gros rocher, je repère le nid de Céleste et l’appelle aussi fort que je peux. Pas plus de dix minutes plus tard, je vois un point dans le ciel qui grossi, et me fait deviner que Céleste arrive.
– et bien Koukïn, que me vaut le plaisir de m’appeler ?
Je lui raconte la mésaventure de l’Oiseau qu’on aperçoit en bas toujours à tourner en rond. Nous descendons à sa rencontre.
– mais tu es une Mouette, je reconnais bien la ce plumage blanc et gris, ce bec jaune, et ces pattes palmées du même jaune. Alors comme ça on joue les aventurières ? Et on est perdue ?
– ben oui, tu peux arranger ça ?
– mais bien sur, allez c’est parti, suis moi, on en a pour une petite heure, et toi Koukïn, monte, tu en meurs d’envie !
– Wahououou !

Photo trouvé sur le web, sans crédit

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