Et si j’allais dans une ferme, ça fait un bon bout de temps que je n’ai pas vu tous mes amis, qui vivent dans certaines d’entres elles. Je vais voir comment ils vont, s’ils préparent Noël, et si certains d’entre eux n’ont pas d’idée, je me ferai une joie de les aider.
Une bonne journée en perceptive, remplie de l’esprit de Noël, cette belle fête ne se produit qu’une fois par an, pour moi c’est la fête de l‘amour pour les uns les autres.
Je descends d’un pas léger mais sur, je ne suis pas pressé, je me suis levé très tôt, car j’ai fait une longue route hier, et me suis endormi d’un sommeil qui est venu tout de suite.
Mais qu’est ce que je vois derrière ce tronc d’arbre ? J’aperçois deux petites oreilles, elles peuvent appartenir à beaucoup d’animaux. Ce ne sont pas des oreilles de Lapins, elles sont bien plus longues, pas celles non plus d’un Chat, elles sont plus petites, pas cette d’une bête à cormes, car il n’y en a pas. Bon j’arrête là mes interrogations, je vais direct voir qui se cache.
Au fur et à mesure que j’avance, je vois deux petits yeux, j’ai déjà vu ce regard, mais pour le moment je ne me souviens pas où je l’ai croisé.
Me voilà tout près du tronc d’arbre, de la paire d’oreilles, et de la paires de yeux. Et oui je la reconnais, sans aucun doute possible c’est Koukïne !
– hello ma jolie, que fais tu ici ?
– je te cherchais.
– tu me cherchais ? Mais pourquoi donc ?
– premièrement tu me manques.
– et deuxièmement ?
– deuxièmement, je voulais te voir, alors je suis partie.
– il y a un troisièmement ?
– non.
– bon c’est déjà ça, Koukïne, c’est très gentil ce que tu me dis, mais c’est pas prudent de partir toute seule, tu l’as dit à ta maman ?
– ben non.
– tu imagines son inquiétude, quand elle ne te verra pas, il faut vite retourner à ton terrier.
– je peux pas.
– et pourquoi, tu ne peux pas ?
– premièrement je veux pas te quitter.
– oh ! Comme c’est trop mignon, et deuxièmement ?
– je sais pas comment retrouver le chemin.
– moi je le connais par coeur, je vais te ramener.
– déjà ! Mais ça fait même pas deux minutes que je t’ai trouvé.
– viens, j’ai une idée.
Je remonte la colline, pour prendre le chemin du terrier de Malicia, en espérant qu’elle ne soit pas trop inquiète. J’espère aussi qu’elle est partie chercher à manger aux filles, et ne s’est pas aperçu que Koukïne n’était plus là.
Ouf, Malicia n’est pas là ! Quel soulagement, ça évite tant de soucis qu’elle aurait pu se faire.
– bon Koukïne, je vais rester un long moment, on pourra jouer tous les deux, et avec tes soeurs.
– super ! Et deuxièmement ?
– sacré coquine, tu portes bien ton nom ! Bon, ok, deuxièmement je viendrais souvent te voir, au moins une fois par semaine.
– c’est bien quand même les premièrement et les deuxièmement, non ?
– oui, sacré Koukïne.

Crédit photo : Edwin Kats

x-Renardeau(Edwin Kats)

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