Quelle journée hier ! J’ai vraiment hâte de raconter ça à beaucoup de mes amis, au moins s’ils vont dans ce coin, il ne se feront pas avoir comme moi.
Bon, j’espère qu’aujourd’hui, je ferai la connaissance de quelqu’un de bien vivant.
Comme presque tous les jours, je scrute droit devant moi, puis de droite, de gauche, en haut, en bas, enfin de partout. Et bien ça grouille de partout, quelle chance, vers qui je vais me diriger ?
Je vois perché sur une branche un petit Oiseau bleu, il est vraiment très beau, les oiseaux sont vraiment gâtés par la nature pour toutes ces couleurs qu’ils ont. Celui là me plait particulièrement car il a quelque chose dans le bec qui semble énorme par rapport à lui.
– bonjour, Oiseau bleu, que tiens tu dans ton bec ?
Bien sur pas de réponse, il ne peut rien dire la bouche pleine, je vais donc parler pour lui, il suffira qu’il hoche la tête pour dire « oui » ou « non ».
– si je comprends bien, tu as péché ce gros Poisson ?
Il fait signe de « oui ».
– et si je continue à bien comprendre, tu ne sais pas comment l’avaler ?
Il fait encore signe de « oui ».
– et si je continue encore à bien comprendre, tu aurais peut être besoin de mon aide ?
Il fait bien sur signe de « oui ».
– bon, je vois, je vois… La solution est toute simple, tu le poses devant toi, et je t’aide à le couper en morceaux, et tu n’auras plus qu’à le manger morceaux par petits morceaux.
Il fait cette fois signe de « non ».
– comment ça non ? T’as pas confiance ?
Il fais encore signe de « non ».
– tu peux, je t’assures.
Il me regarde l’air vraiment dubitatif, et comme il a raison. Mais ne faisant rien
paraitre de ne pas me faire confiance, foi de Renard !
– allez, pose le, tu n’as pas le choix, à moins de t’étouffer, c’est la seule solution.
Et là j’ai gagné ! Il baisse sa tête et pose le poisson devant lui. Et hop ! Le poisson saute dans l’eau trop content de retrouver sa rivière.
– là ! Tu es content Renard, c’est bien ce que tu espérais ?
– et oui, difficile de résister à la malice des Renards, mais petit Oiseau, non seulement je t’ai sauvé la vie, à éviter de t’étouffer avec un Poisson trop gros pour toi, mais en plus j’ai fais un heureux de pouvoir nager à nouveau.
– oui, je sais, maman me dis toujours que j’ai les yeux plus gros que mon ventre, mais j’ai tellement faim.
– oh ! Pauvre piou, allez viens chez moi, j’ai de bonnes réserves à la dimension de ton ventre.

Crédit photo : Clo Lachat

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