Ce matin je me réveille sans me poser aucune question sur mon humeur. Je suis trop dégouté de ce qui m’est arrivé hier, comme quoi le soleil et le beau temps ne font pas toujours de bonnes journées. Mais bon, en réfléchissant un peu, c’est pas grave d’avoir perdu cette course à cause de la tricherie des Aigrettes, l’essentiel est d’être en pleine forme.
Sur qui je vais tomber aujourd’hui ? Je pense que je vais éviter des Oiseaux, j’ai eu ma dose hier. Je vais trouver un ami les pattes sur terre. Tiens, j’aperçois un Blaireau, je vais m’avancer tout près de lui pour qu’il me voit, car je sais qu’il a une très mauvaise vue.
– bonjour Blaireau, tu vas bien ?
– non, je vais pas bien du tout.
– allons bon, qu’est ce qui t’arrive ?
– j’ai plus de maison.
– comment ça, explique moi tout.
– ben, hier je suis rentré chez moi, comme je le fais tous les jours. Il faisait nuit, on n’y voyait rien, déjà que j’ai une mauvaise vue. Une fois rentré à l’intérieur de mon terrier, il y avait quelqu’un qui dormait ! Et j’ai pas pu voir qui c’était.
– tu ne lui as pas demandé ?
– il dormait, et si je l’avais réveillé et qu’il s’était mis en colère, qu’est ce que j’aurais fait ?
– ben, c’est chez toi quand même, tu aurais pu lui dire. Et si tu ne voulais pas le voir partir au milieu de la nuit, tu aurais pu lui proposer l’hospitalité pour la nuit. Le lendemain, il serait parti à la recherche d’une maison à lui.
– ouais, tu as peut être raison, mais ça c’est pas passé comme ça, et aujourd’hui, j’ai plus de maison.
– allez, on va réparer ça. Conduis moi vers ton terrier.
– Quelque minutes plus tard, nous arrivons à l’entrée de son terrier, enfin celui qui était à lui avant cette nuit. On entend ronfler quelqu’un  à l’intérieur, l’intrus est toujours là, c’est une chance qu’il y soit encore, on va pouvoir s’expliquer.
– ého, qui est là en train de dormir dans le terrier du Blaireau ?
– t’as pas peur Koukïn, et si c’était quelqu’un de féroce ?
– t’inquiète pas, s’il rentre dans ton terrier, il ne doit pas être plus grand que toi et moi.
A ce moment là, celui qui était en train de ronfler, s’arrête, on l’entend marcher vers la sortie du terrier. Mon ami Blaireau est terrifié, planqué derrière moi, il est pétrifié, quel penaud. Quand tout à coup un museau apparait et…
– salut frèrot !
– ah, c’était donc toi ! Quelle peur tu m’as fait, et surtout de ne plus avoir de maison. Mais tout finit bien, je suis content de ta visite ! Et merci Koukïn de m’avoir aidé.
– de rien, mon ami, j’adore les histoires de ce genre, passez une bonne journée.
– et que dirais tu de la passer avec nous ?
– ah, ça oui, je veux bien, car une journée qui commence bien, finira bien, tout est bien ! Heu, je crois que tout le monde a compris que c’est bien…

Photo trouvée sur internet sans crédit

Le Blaireau sans Maison

Le Blaireau sans Maison

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