J’ai faim, très très faim, tellement faim que je n’ai pas envie de chercher à manger. Je vais aller dans une ferme, sûr de trouver quelque chose de bon tout prêt.
Celle de la dernière fois était parfaite, je connais le chemin par coeur, et il y avait une foule d’amis qui auront bien quelque chose de bon à me proposer.
Voilà, j’arrive, je vois les mêmes Poules dans le jardin, qui picorent dans l’herbe. Je me dirige vers une qui est un peu à l’écart, je vais lui parler de ma grosse faim.
– bonjour mon amie, tu te souviens de moi ?
– oh, oui Koukïn, comment oublier cette fête entre nous l’autre jour, c’était génial.
– dis moi, tu n’aurais pas quelque chose de bon à manger, je meurs de faim.
– oui, pas de problème, tiens picore avec moi ces quelques graines dans l’herbe.
– heu, c’est que j’ai très faim, je crains que ces graines ne seront pas suffisantes.
– c’est vrai que ton estomac est plus gros que le mien. Je vais réfléchir à ce que je pourrais te trouver.
– j’ai peur de te déranger, mais j’ai trop faim, tu pourrais faire vite.
– dis moi, si je ne trouve pas très très vite, tu ne vas pas me manger ?
– te manger ! Quelle idée, non, je t’assure, je ne te mangerai jamais.
– ouf, je suis rassurée. Quand on a très faim, comme toi en ce moment, on est capable de manger n’importe quoi qui se présente.
– bon, si tu traines trop, je pourrais peut être y penser, à te manger.
A peine mes mots prononcés, mon amie la Poule s’en va en courant. Je ne sais pas si c’est pour m’aider à me chercher à manger, ou si elle a eu peur de ce que je viens de dire.
– eh, la Poule, où cours tu comme ça ? Tu as eu peur de ce que je viens de dire ou tu vas me chercher un repas.
– les deux !
Quelques minutes plus tard, la voilà qui revient avec pleins de légumes et de fruits, un plein panier. Qu’elle est gentille, et trop rigolote avec son panier entre son bec !
– voilà Koukïn, je crois que je ne risque plus rien, avec tout ce que je te ramène, tu vas pouvoir te rassasier.
– viens là mon amie.
– tu vas pas me manger ?
– non, viens là, je vais faire bien mieux que ça.
Quand elle est tout près de moi, je lui fais un gros câlin, je frotte mon museau contre sa petite tête, elle est trop contente.
– merci mon amie !
– et toi, merci pour ce moment si tendre, reviens quand tu veux, je t’apporterais toujours quelque chose à manger, si c’est pour avoir un si bon câlin après.

Photo trouvée sur internet sans crédit

Mon Amie la Poule

Mon Amie la Poule

Publicités