Mon sommeil est arrivé dès que je me suis mis en boule sous le grand arbre, bien à l’abri. Il ne fait pas du tout froid, et c’est un régal de dormir à la belle étoile. J’en profite avant que le grand froid de l’hiver arrive.
Je dormais à pattes fermées, lorsque j’ai senti quelqu’un me lécher le front, quel doux réveil. J’ouvre les yeux et…
– maman ! C’est toi maman, comme je suis content !
– bonjour Koukïn, moi aussi je suis contente de te revoir.
– je t’ai cherché toute la journée hier, je suis même allé dans le verger des pommiers, mais tu n’y étais pas.
– les pommes ne sont pas tout à fait mures, c’est pour ça que je n’y étais pas.
– mais j’ai crié aussi, très fort, mais ni toi, ni Filou, ni Malicia et ni Vénus ou même Loupiot ne sont venus.
– si, je t’ai entendu, j’ai accouru aussitôt, mais lorsque que je suis arrivée tu dormais, je n’ai pas voulu te réveiller, alors, j’ai dormi toute la nuit près de toi, pour pouvoir être là à ton réveil.
– oh, maman, ma délicieuse maman !
– mais tu sais où est Filou et Malicia ?
– oui, surtout Malicia, j’étais avec elle hier.
– oh, et elle va bien ?
– pour ça oui, elle va très très bien.
– je voudrai la voir, tu peux me dire où la trouver ?
– tu connais le chemin qui mène au grand pré, tu le suis jusqu’à la petite bergerie. Là, à droite, tu montes la colline, tu vas tout droit, jusqu’en haut, au sommet tu regarderas à gauche vers le bas, tu verras un terrier, c’est le sien, enfin son nouveau terrier. Je crois que Filou sera là aussi, et une surprise t’y attend !
– une surprise ? Oh, j’ai hâte, mais je vais passer la journée avec toi, il faut que je te raconte mon voyage.
– rien ne me ferait plus plaisir, alors tu l’as vu ton Ours Blanc ?
– oh oui, et bien plus encore, écoutes…

Crédit photo : Georges Laruelle

Ma Délicieuse Maman

Ma Délicieuse Maman

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