Ah ! Enfin ! Il pleut… Bon, c’est vrai que c’est bien le soleil, la chaleur et tout, et tout… Mais cette pauvre nature a besoin d’eau, et nous aussi en même temps.
J’entends un joli gazouillement, quel merveilleux petit Oiseau se cache derrière ce joli chant ? Il ne me reste plus qu’à marcher en levant la tête, sans faire comme Loupiot quand même, et mon bel Oiseau apparaitra.
Le voilà, délicatement posé sur une branche, vêtu d’un beau plumage de couleurs sombres, son ventre par contre est tout blanc, mais le plus beau, c’est la couleur de ses yeux, d’un bleu limpide et rare.
– mais que tu es beau !
– merci pour le compliment, je crois que je te reconnais, tu es Koukïn ?
– oui, on s’est déjà vu ?
– oui, enfin tu n’étais qu’un bébé, mon nid était dans l’arbre tout près du terrier de ta maman, je me rappelle de toi, avec ton frère et ta soeur.
– moi je ne me rappelle pas de toi, c’est surement parce que tu ne restais pas longtemps dans ton nid, car je me rappelle très bien de tous les arbres autour de notre terrier, et je n’ai aucun souvenir de toi.
– c’est normal, tous les ans quand arrive l’automne, je pars très loin, pour échapper à l’hiver, nous les Hirondelles nous ne supportons pas le grand froid.
– mais tu es allé où ?
– en Afrique.
– en Afrique ? C’est loin ? Et comment c’est ?
– non ce n’est pas très loin, enfin à vol d’oiseau, il faut traverser la mer, et on y est. L’Afrique c’est magnifique, c’est très différent de cette région, il y a une foule d’animaux, très différents aussi.
– wahou ! Je voudrais y aller !
– il ne te reste plus qu’à trouver le moyen de t’y rendre, mais tu sembles très emballé, alors fais toi confiance, tu trouveras surement un transport pour faire ce grand voyage…

Photo trouvée sur le web sans crédit
Colorisation : Marie Moulin

Le Voyage de l'Hirondelle

Le Voyage de l’Hirondelle

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